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Flash Copyright Diocèse de Mende - Signature du bail emphytéotique avec la mairie de Mende pour l'ermitage Saint-Privat

Le diocèse de Mende et la mairie de Mende ont signé un bail emphytéotique concernant l’ermitage Saint-Privat.

Le 21 août, c’est à l’évêché que Mgr Benoît Bertrand, évêque de Mende, a reçu M. Laurent Suau, maire de Mende, pour la signature d’un bail emphytéotique de 50 ans en vue de la rénovation et la restructuration de l’ermitage Saint-Privat.

Étaient également présents Mme Régine Bourgade, première adjointe, Mme Minet-Treneule, adjointe en charge du tourisme, Mme Paoli, conseillère municipale en charge du patrimoine, M. Hervé Adelin, directeur général des services de la mairie et pour le diocèse le Père François Durand, vicaire général, le Père Paul Palmier, curé de la paroisse Saint-Privat de Mende, Mme Brigitte De Carvalho, économe diocésain, Mme Nolwenn Bottou, chargée de communication, des paroissiens engagés dans l’animation du pèlerinage, dans l’accueil et les visites à l’ermitage ainsi que des journalistes de la presse locale.

 

Monseigneur Bertrand a pris la parole pour accueillir ses invités et exprimer sa satisfaction de voir aboutir ce projet de longue date.
Il a rappelé que la ville de Mende s’est développée à partir du culte des reliques de saint Privat. L’ermitage du Mont-Mimat est un haut lieu où les catholiques et tous ceux qui le souhaitent font mémoire de saint Privat, premier évangélisateur du pays des Gabales, notre Lozère. Il est aussi un prestigieux patrimoine pour notre département. Son héritage historique et spirituel trouve un nouvel élan dans le projet porté conjointement avec la mairie. La réhabilitation des lieux va leur donner un nouveau souffle. « C’est vivre le présent avec beaucoup d’audace en se tournant vers l’avenir. »

Copyright Diocèse de Mende - Signature du bail emphytéotique avec la mairie de Mende pour l'ermitage Saint-Privat

Monsieur Suau, s’est dit « fier d’être là en tant que premier magistrat de la ville pour signer ce partenariat »
Il voit se concrétiser le long travail effectué en amont avec l’évêque de Mende et l’ensemble des services du diocèse et de la mairie pour donner un avenir à l’ermitage. « Dès qu’on évoque ce lieu, dit-il, ça parle à beaucoup de monde à Mende, sur la communauté de communes et sur la Lozère en général. »Ce lieu vit déjà avec les sportifs, les marcheurs, les promeneurs… mais aussi avec l’engagement de la paroisse Saint-Privat de Mende qui assure, grâce à des équipes de bénévoles, l’accueil et les visites des lieux pendant la période estivale.

« Si Mende est une ville tolérante qui sait accueillir, c’est qu’au fil des siècles et dès son origine, elle a su accueillir nombre de pèlerins sur le tombeau de saint Privat », termine le maire.

Copyright Diocèse de Mende - Signature du bail emphytéotique avec la mairie de Mende pour l'ermitage Saint-PrivatLe bail emphytéotique est signé pour 50 ans. La mairie s’engage à réaliser des travaux de rénovation et de mise en sécurité des divers bâtiments avant décembre 2025, au plus tard. Il s’agit aussi de poursuivre la sécurisation des falaises.

Cette réhabilitation a deux vocations principales :
– maintenir le site ouvert et accessible. La chapelle et les grottes-chapelle demeurent bien sûr affectées au culte catholique pour les messes et les pèlerinages.
– favoriser le tourisme avec l’accueil des randonneurs, touristes et pèlerins dans le gîte qui sera aménagé dans la maison la plus ancienne, dite « maison des chapelains ».

Un bel avenir donc pour l’ermitage et l’entretien du patrimoine de Mende et de la Lozère.

Nolwenn Bottou

 

Information © N.Bottou/Diocèse de Mende - Ermitage Saint-Privat à Mende (Lozère)

Accueil et visites de l’ermitage l’été

Pendant la période estivale, l’accueil et les visites à l’ermitage sont assurés par des bénévoles les après-midi de 15h environ et jusqu’en début de soirée.

A l’arrivée sur le site – soit par le Chemin de croix soit par la route – la chapelle est grande ouverte. Chacun est libre d’y entrer pour simplement regarder, prendre un temps de silence ou de prière, visionner sur écran le diaporama sur saint Privat et l’ermitage…
On peut aussi y découvrir le Chemin de croix réalisé en fer forgé par Roger Couderc, un ferronnier mendois, ou encore déposer un lumignon. A l’intérieur, des bougies sont allumées, des bouquets de fleurs fraiches sont disposés et le soleil sublime la lumière qui filtre des vitraux. C’est beau et apaisant.

A l’extérieur, voisine de la chapelle, une première grotte a été creusée dans la roche. Plus à droite et collée contre la roche, une envolée de marches en pierres mène à deux autres grottes à visiter.

La première, tout petite, est occupée par une statue ancienne de bois peint, représentant saint Privat. Derrière, dans un renfoncement, sont protégés une partie des ex-voto déposés en ces lieux au long des siècles.
Vous apprendrez en visitant l’ermitage (si vous ne le savez pas déjà) que saint Privat est mort sous le règne de l’empereur Valérien, entre 255 et 260. Ce sont les Alamans, lors de leur invasion de la Gaule sous le commandement de leur chef Chrocus, qui trouvèrent l’évêque du pays gabale dans une crypte du mont Mimat. Ils le martyrisèrent pour n’avoir pas livré le peuple qui lui était confié (cf. Saint Privat évangélisateur du Gévaudan, de Félix Buffière – édité par l’association Les amis de l’ermitage, 1994).

Dans la grotte située au-dessus et qui servait d’abri au saint, des reliques sont exposées sur le petit autel. En face, des bancs permettent un temps de recueillement.
De quoi écrire est mis à disposition pour permettre aux pèlerins et touristes de confier leurs intentions de prière. Toujours dans cette grotte, une petite source continue de filtrer dans un creux au sol (sous une autre statue de saint Privat). Les Mendois lui attribuent l’origine de plusieurs guérisons.
L’endroit est paisible, on s’y sent bien. Et apparemment, presque tous les visiteurs partagent ce même ressenti.

Le site est aussi réputé pour le splendide panorama qui s’ouvre sur la ville et les montagnes environnantes.
Dans la cour, au bas des marches et en face de la chapelle, se trouve l’ermitage (la maison des chapelains) ainsi qu’une croix de granit datant de 1667.

Rencontre avec Brigitte et Françoise

C’est par groupe de deux bénévoles chaque semaine, qu’est assuré l’accueil à l’ermitage.

Brigitte et Françoise forment le duo souriant et chaleureux que je rencontre courant août.

Elles se tiennent dans la cour à proximité de la chapelle et vont au devant des personnes qui arrivent.
La parole est facile, le contact spontané et le rire s’ajoute à la conversation. Elles renseignent, font visiter les lieux, mais écoutent aussi. Les échanges sont chaleureux et les visiteurs apprécient leur présence. Certains se confient et c’est l’occasion de partages plus fraternels encore.

Dans la cour, une table est installée avec des chaises pour permettre aux passants d’écrire un mot dans le livre d’or. Des cartes postales, médailles,  chapelets de Jérusalem et un livre sur saint Privat y sont aussi proposés à la vente. Une carte prière est aussi offerte à qui le souhaite.

Chaque jour, les bénévoles tiennent un cahier de bord et y inscrivent les endroits d’où viennent les visiteurs : Nancy, Paris, Le Havre, Gaillac, le Puy-de-Dôme… et aussi de l’étranger (même la Chine a été représentée).

Le nombre de visiteurs varie entre une quinzaine et une centaine de personnes par jour. Mais la moyenne est d’environ une quarantaine de personnes chaque jour.
On compte davantage de monde que l’an dernier disent nos équipes d’accueil. La fréquentation a augmenté, sans doute à la fois par la communication et le bouche à oreille, mais aussi grâce au guide-conférencier de la mairie de Mende qui parle de l’ermitage et invite ceux qui le veulent à aller le visiter.

Le site a été particulièrement bichonné avant la mise en place des équipes d’accueil. Des bénévoles s’étaient retrouvés pour procéder à un grand nettoyage des lieux… et il y a eu de quoi faire. Des bouquets on aussi été apportés (et renouvelés) pour faire de l’ermitage un lieu toujours plus accueillant et agréable.

Françoise a relevé que les enfants semblent particulièrement se plaire en ce lieu culminant de Mende. Ils sont heureux d’avoir grimpé jusque là et veulent tout découvrir.

Une marcheuse qui arrive tout juste du Chemin de croix apprécie elle aussi la sérénité des lieux. Depuis son séjour en Lozère, cela fait plusieurs fois qu’elle monte à l’ermitage. Ici dit-elle, on est un peu comme isolés du monde. Elle aime cette sensation de réconfort que l’on éprouve en arrivant, après l’effort fourni pour monter !

Nolwenn Bottou


Pour l’avenir

Fin août, un bail emphytéotique va être signé entre le diocèse de Mende, propriétaire des lieux, et la mairie de Mende. La commune souhaite en effet développer un projet d’accueil au sein de la maison des chapelains pour faire vivre ce patrimoine.

RDV pour clore la période estivale à l’ermitage

Mercredi 21 août 2019 : à l’occasion de la fête liturgique de la Saint Privat, messe solennelle à 17h30 à la chapelle de l’ermitage.

Prière à saint Privat  (proposée par la paroisse Saint-Privat de Mende)

Apôtre du Gévaudan,
Fidèle serviteur de Dieu,
Prédicateur infatigable de l’Évangile,
Destructeur des idoles,
Pacificateur des dissensions civiles,
Modèle de prière dans votre ermitage,
Confesseur et témoin du Christ,
Protecteur de ceux qui vous invoquent
Saint patron de notre paroisse et du diocèse de Mende, Priez pour nous.

 

Evénement Nuit des églises 2019

Carrefour en culte et culture avec la Nuit des églises

Depuis 2011, la Nuit des églises permet à de nombreux clochers d’ouvrir leurs portes le temps d’une nuit. Culte et culture se rejoignent alors pour offrir aux visiteurs habituels ou occasionnels des instants mémorables.

Les paroisses Saint-Privat de Mende et Saint-Frézal de Marvejols sont associées à cet événement cette année encore.

Vendredi 5 juillet 2019 – 20h
Église Saint-Sauveur au Monastier-Pin-Moriès

Dans le cadre de la Nuit des églises, l’église Saint-Sauveur du Monastier sera ouverte vendredi 5 juillet 2019 à 20 h afin que chacun puisse découvrir la richesse de son patrimoine.

Un temps de visite guidée est proposé par l’équipe locale d’animation de Chirac-le Monastier pour répondre à la question : « A quoi sert une église ? »

Rendez-vous à tous ceux qui souhaitent en savoir plus sur cette belle église !

 

Samedi 6 juillet 2019 – 21h
Cathédrale Notre-Dame-et-Saint-Privat de Mende

L’orgue, c’est un monde !

Une œuvre d’art à voir à l’extérieur : Buffet, anges musiciens, dates, Monument historique.
Mais aussi une œuvre d’art à l’intérieur. Grâce à la photo nous pouvons y pénétrer : console, tirants de jeux, transmissions, sommiers, familles de tuyaux et écoute de chacune d’elles, trois plans sonores, soufflerie…
Des artistes pour le servir et le faire sonner : L’art de la registration, plein jeu, grand jeu, grand chœur, facteurs, entretien… Les Amis de l’orgue.

Conclusion :
* L’orgue dans la Cathédrale, résonance des voutes ;

* L’orgue pour le chant liturgique, pour donner des couleurs à la célébration ;
* Le rôle de l’organiste liturgique ;
* Questions aux organistes ;
* Pour notre plaisir, ils exercent leur art.…

Pour ceux qui le souhaitent : Temps de prière. Complies

 

Dimanche 7 juillet 2019 – 20h
Église Notre-Dame de la Carce à Marvejols

  • 20h : « Messe sur le monde » sur un texte de Pierre Teilhard de Chardin (1881-1955) et une musique de François Clément. Concert contemporain enregistré à Clermont-Ferrand.
    Nous écouterons la diffusion de ce concert avec les textes diffusés sur écran. Ainsi nous pourrons apprécier l’acoustique de notre église ! 
  • 21h15 : Sur fond de musique d’orgue par Maryvonne Rouillé, visite de l’église et des tableaux avec l’APREM (Association pour la restauration de l’église de Marvejols). 
  • 22h : Prière itinérante dans l’église avec des disciples d’Emmaüs. 
  • 22h30 : tisane de clôture

Nuit des églises 2019

Pourquoi une Nuit des églises

Les clochers, identité même d’un village ou d’un bourg mais aussi incontournables des panoramas de nos régions, appartiennent aux communes pour beaucoup d’entre eux et sont entre-tenus avec sollicitude par quelques membres de la communauté locale, très attachée à son église comme signe implanté dans son terroir. Un héritage
Les chrétiens d’aujourd’hui sont les héritiers de ceux qui leur ont transmis ce patrimoine : architecture, sculptures, bannières, ornements, vitraux, peintures, plaques commémoratives, mobilier liturgique, ex voto.

Les églises ont toujours été des lieux de création artistique : la vision des artistes sur le monde permet de le réinventer, d’éveiller les sens à la beauté qui nous entoure, mais aussi, dans le cadre de l’art sacré, de créer une rencontre avec Dieu. Le patrimoine n’est pas seulement conservation de vieilles choses, il est nourriture pour le présent et partie intégrante de l’identité nationale. Les œuvres d’art, même modestes, qu’abritent les églises sont le souvenir des liturgies qu’elles ont servies ou des pratiques de dévotion qu’elles ont accompagnées. Et c’est en connaissant nos racines que l’on peut aller de l’avant. Faire redécouvrir aux visiteurs le pourquoi et le comment de ces ouvrages est impératif aujourd’hui : il s’agit de revêtir de sens ce qui semble l’avoir perdu.

Enfin, une occasion est offerte de nouer des relations entre artistes, élus locaux, responsables d’associations culturelles, paroissiens et habitants, tous attachés à leur église d’une manière ou d’une autre.