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La lettre pastorale de Mgr Benoît Bertrand

Ce sont plus de cent personnes qui ont assisté samedi 7 mars 2020 à la présentation de la première lettre pastorale de Mgr Benoît Bertrand : prêtres, diacres, religieux-ses, laïcs en mission ecclésiale, responsables de mouvements et associations d’Église, personnes œuvrant à la mai- son diocésaine.

Ces personnes étaient invitées à découvrir le contenu de la lettre pastorale organisée en sept parties : un préambule, trois grands chapitres, une conclusion, un calendrier diocésain et une invitation à travailler ce document très riche.

Dans son introduction « Le temps de la rencontre », Mgr Bertrand explique la genèse de sa lettre pastorale et sa première année d’évêque mise à profit pour la rencontre et l’écoute. Suivent ensuite trois chapitres, pierres angulaires de la réflexion à mener sur notre diocèse. Ces trois parties définissent les orientations pastorales et les décisions prises pour les quatre années à venir.
Les trois chapitres se découpent ainsi :

1- Appels évangéliques pour notre mission ;
2- Orientations pastorales pour notre diocèse ;
3- Décisions missionnaires pour nos paroisses.

Le premier chapitre traite de la mission au travers de la fin des quatre évangiles. Il nous enracine dans la Parole et nous envoie en mission.

Le chapitre deux – découpé en cinq sous-parties – expose les orientations pastorales qui s’inscrivent dans un monde rural en mutation, avec l’urgence d’une conversion à l’écologie humaine et intégrale, et l’importance de prendre soin de ce monde rural. Il y aborde aussi notre manière d’évangéliser qui doit évoluer vers plus de fraternité, d’ouverture, de convivialité et le besoin de nous former. La synodalité enfin y tient une place importante. La synodalité, c’est « faire ensemble », davantage en collabo- ration et en confiance les uns avec les autres.

Le troisième chapitre comporte sept décisions missionnaires pour notre Église de Lozère, indissociables les unes des autres.

1- La création d’équipes d’animation paroissiale et d’économe paroissial
2- Le service de proximité avec des «veilleurs»
3- La rédaction d’un projet paroissial missionnaire
4- Du temps pour des «visitations»
5- La confirmation des adultes
6- La formation
7- La refonte des services diocésains de la famille et de la solidarité

Pour conclure sa lettre, Mgr Bertrand dresse un calendrier diocésain avec des échéances pour accompagner la mise en œuvre de ces orientations. La lettre pastorale est maintenant à découvrir, à travailler, à partager. Téléchargeable sur le site internet diocésain, vous pouvez également vous la procurer auprès de votre paroisse.

 

 

 

 

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Deux jours de prière, de travail et d’échanges chez les sœurs dominicaines de Langeac (Haute-Loire), c’est ainsi que Monseigneur Benoît Bertrand et son conseil épiscopal ont débuté l’année pastorale, les 2 et 3 septembre dernier.

Nous avons commencé par nous mettre, personnellement et ensemble, à l’écoute du Seigneur à travers une matinée de récollection. A la synagogue de Nazareth (Luc 4, 16-30), Jésus ouvre le rouleau du prophète Isaïe et « annonce une année favorable accordée par le Seigneur ». Seigneur, que veux-tu que nous vivions cette année ? C’est « aujourd’hui que ce passage de l’Écriture s’accomplit ». Portés par la prière de la communauté des religieuses, partageant avec elles offices et eucharisties, nous avons pris le temps d’approfondir des thématiques transversales mais aussi de préciser la mise en œuvre de projets pastoraux pour notre diocèse.

Deux sujets de fond ont nourri nos réflexions :

– annoncer l’Évangile dans le monde rural,
– promouvoir un esprit synodal dans nos paroisses et le diocèse.

Nous avons unanimement apprécié la lettre pastorale des évêques d’Auvergne, parue en février dernier : « Espérer au cœur des mutations du monde rural ». Nous y avons reconnu la réalité et les défis dans lesquels l’Église de Lozère se trouve elle aussi engagée. Cette lettre pose un juste diagnostic et perçoit avec pertinence les appels adressés à l’Église dans les changements majeurs du monde rural. Elle ne donne pas de solutions mais invite les communautés chrétiennes à prendre des initiatives. Pour conjuguer fraternité, proximité et créativité, nous avons été sensibles à l’expérience de la présence de « veilleurs dans les hameaux les plus reculés » mais aussi au souci d’une pastorale « missionnaire », marquée par la visite des personnes et des communautés. « Par leur dimension spirituelle, les communautés chrétiennes apportent une proposition de sens et une vie en proximité avec tous » (p. 19) « Aujourd’hui, la mise en place de structures pastorales au service de la vie des communautés et de l’annonce de l’Évangile se déploie de manière heureuse et féconde lorsqu’elle est le fruit d’une collaboration étroite entre tous les fidèles : laïcs, prêtres et diacres, communautés religieuses. » (p. 29). Il nous semble important de pouvoir distribuer largement cette lettre dans le diocèse afin qu’elle soit lue et travaillée par les équipes de prêtres et diacres et par les équipes locales d’animation.

Une équipe se met actuellement en place dans notre diocèse pour préparer le rassemblement national Terres d’espérance d’avril 2020. Elle pourra travailler cette lettre avec différents acteurs du monde rural : infirmières libérales, agriculteurs, élus locaux, et être ainsi source de propositions. Dans l’année qui vient, et selon le souhait émis par le conseil presbytéral, un conseil diocésain de pastorale sera constitué. Pendant deux années, il consacrera l’essentiel de ces travaux à préciser concrètement comment notre Église peut être présente et agir au cœur des mutations de la ruralité.

Concernant la promotion d’un esprit synodal, nous nous sommes appuyés sur le discours du Pape François à l’occasion des 50 ans de l’institution du synode des évêques, un texte qui a fait évènement : « Le chemin de la synodalité est justement celui que Dieu attend de l’Église du 3ème millénaire ». Il s’agit de « marcher ensemble », idée facile à exprimer mais pas si simple à mettre en œuvre. Comment être renouvelés dans un esprit fraternel, missionnaire et synodal, à tous les niveaux de la vie du diocèse ? Nous ne partons pas de rien. La collaboration des équipes locales d’animation avec les prêtres et les diacres mérite d’être encouragée et dynamisée. La journée diocésaine du 12 octobre prochain : « Nos paroisses missionnaires, parlons-en ! » sera une journée de rencontre stimulante pour avancer davantage en ce sens.

La visite pastorale de notre évêque auprès des jeunes (collégiens, lycéens, étudiants et jeunes professionnels) est engagée. « Il te veut vivant ! » Cette citation du Pape François, dans l’exhortation Christus vivit, en est l’axe principal. Avec les rencontres de cet été (camps, écoles de prière, jeunes partis à Madagascar, etc.), la première phase « sur le terrain » est entamée. Elle va se poursuivre auprès des aumôneries de collèges et lycées, des groupes de scoutisme et d’ACE, des servants d’autel, des cinq collèges et cinq lycées de l’enseignement catholique. Monseigneur Bertrand ira visiter les uns et les autres, accompagnés de jeunes chrétiens du diocèse, avec le désir d’échanger avec le plus grand nombre. Une deuxième phase verra l’organisation de rencontres thématiques choisies par les jeunes eux-mêmes. Un rassemblement diocésain des jeunes sera le point d’orgue de la visite pastorale pour un envoi en mission festif. Des initiatives seront prises aussi à l’attention des jeunes qui s’interrogent sur une vocation spécifique, au sacerdoce ou à la vie consacrée.

Le service diocésain de la pastorale des familles mais aussi celui de la solidarité vont être remis sur pied. Cette session de rentrée nous a permis de repréciser ce qui est attendu de ces services et selon quelles modalités les reconstituer. Nous avons également évoqué la pastorale des funérailles, avec la nécessité de procéder à un état des lieux pour un meilleur accompagnement des laïcs, diacres et prêtres qui y sont impliqués.

D’autres sujets nous ont occupés comme la proposition de l’accompagnement spirituel dans le diocèse ou encore la volonté de nous informer sur le label « Église verte ». Des questions d’ordre matériel et immobilier, notamment l’avenir de l’aile Ouest de l’ancien grand séminaire, sont venues compléter cet ordre du jour déjà très dense.

Outre le travail et les thématiques abordées, ce conseil épiscopal de rentrée nous a permis de prendre davantage de temps ensemble et de grandir dans la connaissance réciproque, pour un meilleur service du diocèse.

P. François Durand