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Le 12 octobre 2019, de 9h30 à 16h30 au lycée Notre-Dame à Mende, les prêtres curés, les diacres, les responsables des services diocésains et les membres des équipes locales d’animation se retrouvent pour une journée de rencontre festive avec notre évêque Mgr Benoît Bertrand.

Ensemble, nous serons envoyés pour donner un nouvel élan à la mission au sein de nos paroisses et du diocèse.

Si ce n’est déjà fait, merci aux personnes concernées de s’inscrire sans plus tarder à secretaire.eveque@diocese-mende.fr

D’ores et déjà, nous prions le Seigneur de renouveler son Église, particulièrement au cours de cette journée, avec la prière composée par notre évêque. Nous manifestons notre communion, dans les communautés religieuses et lorsque nous nous rassemblons en communautés locales, en reprenant ensemble cette prière :

Seigneur Jésus,
tu es avec nous tous les jours…
Ton Père et notre Père, par amour, n’abandonne personne.
Dans la force de l’Esprit Saint,
tu nous appelles à marcher ensemble sur les chemins de la mission.
Ton Évangile est, pour nous, source de paix et de joie.

Donne à nos cinq paroisses de croire, vivre et célébrer les mystères de ta Vie.
Tu invites les prêtres et les diacres,
les consacrés, les membres des Équipes locales d’animation,
les fidèles laïcs et les jeunes en particulier,
à vivre en un peuple fraternel, appelé à faire le bien, attentif aux plus petits.

Avec ton Église en Lozère,
Seigneur Jésus, tu nous appelles à la sainteté
pour témoigner au monde que tu nous aimes, nous appelles et nous veux vivants !

Trinité Sainte fais fructifier en nous les dons reçus de Toi
et nous deviendrons des disciples-missionnaires.
Que les Saints et les Saintes de notre diocèse intercèdent pour nous.

Amen.

+ Benoit BERTRAND
Évêque de Mende

 

 

Information Père Louis Vernhet, Père Blanc originaire de Lozère

Père Louis Vernhet,
dont 51 ans de vie missionnaire essentiellement en RD Congo et en France

Le père Louis Vernhet, Père Blanc originaire de Saint-Pierre-des-Tripiers, est décédé le dimanche 3 mars 2019 à Vic-en-Bigorre près de Tarbes, à l’âge de 78 ans.

Ses obsèques ont eu lieu le vendredi 8 mars 2019 à Pau.
Une messe à son intention a également été célébrée le samedi 9 mars 2019 en l’église Saint-Pierre-des-Tripiers.

Extraits d’un article sur la vie du Père Louis Vernhet,
paru sur le site des Pères Blancs

Père Louis Vernhet est né en 1940 à Saint-Pierre-des-Tripiers.
Il a grandi au milieu des garrigues et des troupeaux de brebis, entre les gorges du Tarn et la Jonte.

Il avait rencontré l’Afrique à l’occasion de son service militaire, en Algérie nouvellement indépendante. Il avait même commencé à apprendre l’arabe et demandé à entrer chez les « Pères Blancs » avec le Maghreb pour horizon.

Il a 28 ans lorsqu’il est ordonné prêtre. A sa grande surprise, il est nommé au Congo, pas dans la brousse mais dans la grande ville.
Dès son arrivée, Louis est mis dans le bain. Sa première résidence est pauvre. Pour sa première nuit, il s’installe entre un fauteuil et un divan qui lui servira de lit ; il case ses cantines dans le couloir. « On t’attendait pour agrandir la maison. Tu n’as jamais fait de construction ? Ne t’en fais pas, tu apprendras sur le tas ! »

Bienvenu chez les pauvres !

Les premiers contacts avec les Africains sont tout simples : un regard, un sourire, des mains serrées fraternellement, quelques salutations en français, et puis un flot de sons et de mots inintelligibles.

La première tâche sera donc d’apprendre le lingala, la langue parlée par la plus grande partie de la population.

Comme avec toutes les langues bantous il faut se familiariser avec le système des classes : il n’y a ni masculin ni féminin, mais huit ou dix classes différentes, avec des préfixes qui se retrouvent dans le sujet, le verbe, les adjectifs. Que l’on parle de la personne humaine, d’une chose inanimée, d’un animal, d’une plante, d’un sentiment ou d’une idée, chaque fois il s’agit d’une classe différente. Petit à petit les mécanismes deviennent naturels.

Heureusement, les Africains sont indulgents. Ils apprécient qu’un Blanc fasse l’effort de parler leur langue. Patients et pleins d’humour, ils guident le nouvel arrivant dans ses premiers contacts avec la culture congolaise.

Les Communautés chrétiennes

La meilleure façon pour apprendre est d’aller à la rencontre des gens. Chaque jour, Louis part sur la route, salue les passants, s’arrête pour serrer des mains, se présenter, demander où habite un ami. Il se laisse inviter par une famille, partage éventuellement un repas, noircit son carnet de noms et de notes sur chacun pour ne rien oublier. Et ainsi, petit à petit, il fait partie de la communauté.

Lorsqu’on a parlé de la famille, des voisins, du village lointain, du travail et de la vie du pays, un sujet revient souvent : la vie chrétienne, les prières à enseigner, le catéchisme pour les enfants, les catéchumènes à suivre. Une priorité se fait jour : l’organisation de communautés chrétiennes à l’échelle du quartier. « Ça serait bien de se rencontrer entre voisins ; nous nous rencontrons chaque dimanche à l’église, mais ça ne suffit pas. Il faudrait partager la Parole de Dieu, approfondir notre foi, prier ensemble, prendre ensemble quelques initiatives pour que l’évangile soit proclamé dans tout le quartier. »

Ainsi démarre la formation des laïcs, les ‘bakambi‘. Pour chaque groupe, quelques animateurs sont appelés pour assurer la continuité des réunions, étudier quelques problèmes éventuels, rester en lien avec toute la paroisse. « Le sel de la terre, c’est vous. Le sel de Kinshasa, c’est vous. La lumière du quartier, c’est vous ! » Le concile du Vatican est à peine terminé que son enseignement est diffusé pour être mis en pratique.

L’église n’est pas simplement une façade. L’essentiel est dans l’éducation de la foi. Louis et ses confrères organisent des sessions de formation pour les laïcs. L’enseignement de Vatican II, le concile qui vient de se conclure, donne beaucoup de nouvelles idées à étudier. Régulièrement des hommes et des femmes se rencontrent pour un approfondissement de leur foi, étudier la doctrine, la Parole de Dieu, la liturgie, les sacrements, la morale chrétienne. Petit à petit les sessions prennent forme tout au long de l’année, les week-ends sont réguliers. Les laïcs découvrent petit à petit leur vocation : « L’Eglise, le Corps du Christ, c’est nous ! »

Louis est nommé supérieur régional du Congo. Il s’agit d’une nouvelle aventure, faite d’écoute des missionnaires de brousse, de partage et d’encouragements dans des moments parfois très difficiles. Après six ans de service il repart pour Kinshasa. L’agitation politique a envahi tout le Congo ; les bandes armées circulent librement, les combats entre factions font rage. Louis est au milieu de la tourmente, parfois au risque de sa vie.
Les missionnaires d’Afrique font appel à lui, pour une nouvelle aventure, à Paris, cette fois, entre la Bastille et la place des Vosges : il est économe provincial. A Paris il retrouve l’Afrique et fréquente souvent les chrétiens venus de tous les pays de ce continent. Et puis, au moment où il pensait repartir chez lui, au Congo, nouvelle “tuile”! le Provincial de France, Gérard Chabanon est élu Général, et Louis se trouve propulsé à sa place, bien malgré lui. A quand le retour chez ses amis des rives du Congo ?
Heureux partout
où Il m’envoie.

« Comment se fait-il que moi, le Lozérien, qui ai grandi au cœur des Cévennes, qui avais rêvé des sables du désert, je me suis retrouvé dans une grande capitale, avec ses turbulences, ses agitations débordantes ? Partout où j’ai été envoyé, que ce soit à Kinshasa, aux Grands Lacs ou en plein cœur de Paris, j’ai été heureux, pleinement heureux. Mais je garde tout de même au fond du cœur le désir de repartir pour le Congo, où tant d’amis m’attendent ! »

Extrait de Louis Vernhet & Voix d’Afrique