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Suite à l’incendie de la cathédrale Saint-Pierre-et-Saint-Paul de Nantes le 18 juillet 2020, Mgr Benoît Bertrand, évêque de Mende, exprime sa profonde communion envers les Nantais, au micro de Jean-Claude Astruc, journaliste de RCF Lozère.

L’évêque de Mende,  Mgr Benoît Bertrand,  a été très choqué par l’incendie de la Cathédrale de Nantes. Ordonné prêtre pour le diocèse de Nantes le 29 juin 1991, puis nommé vicaire général du diocèse de Nantes en 2010, Mgr Bertrand connaît bien ce monument dont certaines parties ont été ravagées par les flammes.   

« Ce sont des pertes colossales, c’est aussi un choc pour tous les chrétiens ! »

Mgr Bertrand, comment avez-vous vécu l’incendie de la cathédrale de Nantes ?

« Avec les Français et les Nantais, j’ai été médusé devant les images de la cathédrale de Nantes saisie par les flammes. Les dommages sont beaucoup moins importants qu’à Notre-Dame de Paris, mais j’ai vraiment été ahuri devant cet incendie, d’autant que c’est en ce lieux que j’ai été ordonné prêtre en juin 1991. J’y ai célébré à de nombreuses reprises de grands évènements de la vie diocésaine, et c’est aujourd’hui l’incompréhension. Une enquête est en cours, la justice est au travail. Est-ce un acte de malveillance ? Est-ce un court-circuit généralisé avec trois départs de feu ? L’enquête le dira.

Je veux dire ma profonde reconnaissance envers les pompiers qui ont véritablement sauvé la cathédrale Saint Pierre et Saint Paul, comme envers les membres du gouvernement qui ont fait preuve d’attention et de délicatesse en venant rapidement sur les lieux. Je dis aussi ma profonde communion envers les Nantais, mon ancien diocèse est toujours en attente d’un évêque. C’est pour la communauté catholique de Nantes une lourde épreuve. »

Vous aviez vu en 1972 le premier incendie de cette cathédrale ?

« Oui, j’avais douze ans à l’époque… Le 28 janvier 1972, un incendie considérable de près de huit heures avait embrasé la toiture de chêne de la cathédrale. J’ai aussi été le témoin de l’incendie de la basilique Saint-Donatien -toujours à Nantes- en juin 2015, la toiture en pin a été détruite en 25 minutes. Ces incendies répétitifs nous invitent à une extrême prudence lors de travaux et posent évidemment la question de la sécurisation des lieux de culte. J’espère de tout mon cœur n’avoir jamais à vivre un pareil drame en notre cathédrale à Mende ! »

 Comment voyez-vous la  sécurisation des cathédrales ?

« Nous sommes les affectataires et c’est l’État qui est propriétaire des cathédrales. Je vais, de nouveau, me mettre en contact avec les responsables de la préfecture pour voir comment avancent les travaux de sécurisation de notre cathédrale. Nous sommes en collaboration étroite les uns avec les autres : DRAC, ABF, pompiers… Je sais que des rencontres sont programmées sur ces questions de sécurité incendie… C’est pour le curé de la cathédrale et pour moi une priorité : la sécurisation des lieux doit être optimale ! On le sait, 95% des incendies naissent au cours de travaux ; cela nous engage tous à la plus grande vigilance. À Nantes, un orgue de quatre siècle a été détruit par le feu, ainsi qu’un tableau d’Hippolyte Flandrin, un des plus grands peintres religieux du XIXe siècle, « Saint Clair guérissant les aveugles ». L’œuvre se trouvait dans le bras droit du transept, tout proche du tombeau de François II. La toile monumentale  était placée au-dessus d’une armoire électrique qui a complétement brulé.

Tout cela a disparu. Ce sont des pertes colossales, c’est aussi un choc pour les chrétiens. Comment être davantage attentifs à ces joyaux cultuels et culturels que sont nos cathédrales ? Elles sont comme des sentinelles de la transcendance au cœur de nos villes. Elles sont, bien sûr, des lieux d’accueil et de prière, de silence, de célébration et de veille au cœur de nos cités. Nos cathédrales élèvent nos esprits vers le haut ! Elles sont le symbole de notre communion fraternelle et universelle qu’il s’agit de préserver absolument. »

Propos recueillis par Jean-Claude Astruc, pour RCF Lozère

 

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Tribune de Mgr Benoît Bertrand

La Semaine Sainte et les fêtes de Pâques furent déroutantes et, pour tout dire, bouleversantes ! Nous étions confinés, d’une certaine manière, dépouillés mais recentrés sur le Christ en Croix : le Christ du mystère pascal. Nous avons vécu ces jours en profonde et intense communion les uns avec les autres. Je garde en mémoire cette image étonnante, rapportée par les médias, de l’archevêque de Paris à genoux au pied de la croix plantée dans le chœur de la cathédrale Notre-Dame, une croix majestueusement tournée vers la voûte déchirée laissant apparaître un ciel d’espérance.

Chaque soir vers 19h15, un décompte éprouvant est établi : celui des trop nombreuses victimes… Aujourd’hui, le plateau semble atteint avec des chiffres peu à peu à la baisse. Certains m’interrogent parfois : cette crise sanitaire appelle-t-elle de votre part des réflexions ? Le Covid-19 et ses conséquences nous convoquent-ils à remettre, collectivement, les pendules à l’heure ? Cette épreuve nous incite-t-elle aussi à mettre, personnellement, de l’ordre dans notre cœur ? Je souligne trois enjeux pour une attention intensifiée à l’essentiel !

Admiration

Devant cette pandémie particulièrement difficile à combattre, je me sens invité, tout d’abord, à l’admiration pour l’engagement à la fois courageux, innovant et, pour beaucoup, désintéressé de nos soignants. Oui, je suis admiratif devant les soignants qui ont accepté, par exemple à Châteauneuf de Randon, de rester confinés avec les personnes âgées. Le virus peut assurément être mortel mais l’isolement et la tristesse de nos anciens peuvent l’être également. J’ose le dire : il y a de la noblesse dans les gestes de délicatesse, d’attention, de sollicitude !

J’ai aussi été particulièrement édifié par l’esprit de solidarité et de responsabilité de nos concitoyens. En Lozère, le confinement est fort bien respecté, des masques ont été rapidement confectionnés, des initiatives solidaires ont spontanément vu le jour. Ce qui est essentiel et redécouvert par l’épidémie ce sont bien la richesse de nos relations humaines, la profondeur de notre attention aux plus vulnérables, la nécessaire interrogation sur le sens de la vie, de ces vies qu’ils faut sauver « quoi qu’il en coûte ».

Interrogation

Que nous est-il donc arrivé ? Pourquoi ce virus venu de Chine a-t-il si rapidement traversé notre planète ? Pourquoi nous a-t-il, à ce point, mis ko ? Il faudra bien qu’on finisse par s’interroger. L’enjeu est vital. Et les questions arrivent en cascade. Des questions liées à la globalisation marchande, à notre autonomie pour produire en France masques et médicaments, à notre système de santé qui semble avoir tenu mais est aujourd’hui épuisé… D’autres questions viennent aussi interroger nos modes de vie, nos priorités, la place de notre famille… Des questions existentielles ou spirituelles pourraient bien aussi se bousculer ! « Notre vie ne tient qu’à un fil » me disait une personne encore jeune. Les religions ont assurément en pleine crise sanitaire une place emblématique pas simplement pour « remonter le moral des troupes » mais pour offrir un horizon de sens.

Il est aussi une autre interrogation à aborder. Les problématiques écologiques, devant l’épidémie, ne sont pas lointaines. Les scientifiques l’affirment : le réchauffement climatique multipliera, à l’avenir, les pandémies. Notre monde n’est pas simplement un « stock » ou un « décor » ! Nous avons à le recevoir comme un don. De ce point de vue, l’encyclique du pape François, Laudato si, nous convoque à la conversion écologique. Le cynisme de certains dirigeants ne doit pas nous décourager. Comment allons-nous nous sensibiliser les uns les autres ? Le temps consacré aux plus fragiles, nos rythmes de vie, la maltraitance de la terre, de la biodiversité et de la production… Une fois la crise sanitaire passée, ces questions et bien d’autres encore nous inviteront à refuser l’amnésie et les processus d’échappement. Rappelons aussi que le Christ ressuscité est pris, au matin de Pâques, pour un jardinier ! J’y vois un nouvel appel, discret et magnifique, à respecter le Jardin que Dieu nous a confié !

Conviction

Cette conviction est simple. Elle peut même se résumer en une phrase : il nous faut garder foi en l’avenir mais avec un appel à entendre : vivre dans une sobriété heureuse. Cette grande cause, personnelle et collective, n’est pas une sorte de retour en arrière mais une expérience joyeuse à vivre pour aujourd’hui. Comment allons-nous vivre une humanité plus simple et plus frugale, plus respectueuse de la terre avec probablement moins de biens mais plus de liens ? Comment allons-nous transformer nos besoins ? Cet appel, à la fois spirituel et évangélique, est prophétique ! La sobriété heureuse s’expérimente. Elle nous tourne vers la sauvegarde de la terre et des êtres vivants. Elle nous redit aussi combien le climat est un bien commun et que nous n’avons qu’une seule Maison commune.

Il n’y a pas d’amour sans révoltes intérieures. Si Henri Dunant n’avait pas été bouleversé par le spectacle du champ de bataille de Solférino, la Croix-Rouge n’aurait pas existé. Si Raoul Follereau n’avait pas été révolté par la façon dont les lépreux étaient parqués dans des maladreries, la journée mondiale des lépreux n’existerait pas. Combien d’ordres religieux ont été fondés à partir de révoltes intérieures ? Que ferait aujourd’hui St Vincent de Paul devant les nouvelles pauvretés ? Que ferait St Louis-Marie Grignion de Monfort devant le sécularisme actuel ? Que feraient Sts Louis et Zélie Martin au service de la vie, de la famille et de la fidélité ? Que ferait Mgr Boudon devant les défis de l’éducation ? Qu’inventeraient-ils ? Devant cette pandémie qu’allons-nous, à notre tour, initier ? Le combat contre le Covid-19 va certainement accélérer la recherche, la coopération scientifique et l’élaboration d’un plan d’État au service de nos hôpitaux. Mais suscitera-t-il une confiance renouvelée en l’avenir avec l’appel impérieux à vivre une sobriété heureuse ? Cet enjeu n’est pas d’abord une consigne redoutable mais une promesse…

Tous, nous sommes désormais tournés vers le 11 mai… Jour d’un déconfinement dont on sait qu’il ne sera que très progressif et nous appellera, encore et encore, à la vigilance et à la responsabilité. Sans oublier cette date, les chrétiens sont aussi orientés vers un autre jour, celui de la Pentecôte, cinquante jours après Pâques. L’Esprit-Saint, lui, n’est pas confiné ! Il est offert à chacun et à nos communautés chrétiennes, à l’Église et au monde. Puissions-nous demander à l’Esprit de Pentecôte de venir renouveler la face de la terre, apaiser les cœurs et éclairer les réponses à notre question : que nous est-il donc arrivé ?

+ Benoit Bertrand
   Évêque de Mende   

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A l’issue de la messe de Pâques célébrée in privatum en la cathédrale Notre-Dame-et-Saint-Privat de Mende, Mgr Benoît Bertrand adresse à tous un message de Pâques en vidéo.

 

 

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Message de Mgr Benoît Bertrand pour vivre la Semaine Sainte 2020 en période de confinement

Frères et sœurs,
Chers amis,

Le Dimanche des Rameaux et de la Passion nous ouvre sur une semaine particulière. Quel mot assez fort pourrait la qualifier ? La tradition l’a appelée la « Semaine Sainte ». Une semaine bouleversante. Les événements se précipitent. Qui peut dire comment l’affaire va se terminer ? D’un triomphe populaire jusqu’à une mort atroce sur une croix, en passant par un repas testament entre amis et un procès étrange, une terrible farce ! Pourtant, ces événements vont traverser les siècles et les générations. Ils vont lancer, et pour toujours, le christianisme dans l’histoire. Ce sont des événements fondateurs. Ils vont inspirer des foules immenses.

Ces événements de la Passion, de la mort et de la résurrection du Seigneur, nous allons les célébrer en des temps éprouvants : crise sanitaire mondiale, confinement, préoccupations pour nos proches, les plus anciens en particulier. Devant les milliers de malades et de victimes du COVID-19, nous voici comme contraints à nous placer devant nos finitudes humaines, notre pauvreté, nos peurs… Nous aurons assurément, plus tard, à nous interroger : que nous est-il donc arrivé ? Pour le moment, vivons cette Semaine Sainte 2020 comme des pauvres, incertains de nous, mais sûrs de Dieu. Je vous invite à vous unir spirituellement aux Offices célébrés, par un prêtre seul, dans les églises paroissiales ou à la cathédrale*. Les horaires vous seront donnés. Le site internet du diocèse de Mende et celui de la Conférence des évêques de France mais aussi les rendez-vous radiotélévisés (KTO, Le Jour du Seigneur sur France 2, RCF Lozère, France Culture…) vous permettront de vivre la Semaine Sainte dans le contexte de l’épidémie.

Si notre traditionnelle bénédiction des Rameaux avec la procession qui l’accompagne avant la célébration de la messe sont rendues, cette année, impossibles, je vous propose, personnellement, en famille ou en communauté, de placer un rameau de buis ou de laurier sur une des croix dans votre logement puis de lire le récit de la Passion en Saint Matthieu (Mt 26,14-27,66). Il nous donne à méditer l’ensemble des faits : une foule en liesse, la solitude à Gethsémani, la trahison, la peur panique, le reniement de Pierre, la dérobade de Pilate, et tout ce qui s’est passé un vendredi après-midi de l’histoire vers 15h00, au Golgotha, à Jérusalem. Dieu s’y est fait connaître en se donnant. Par la Passion de Jésus, Dieu a dit son dernier mot en ce monde, le mot le plus lourd de sens. Cette Passion est présentée, en ces temps de pandémie, à celles et ceux qui souffrent et qui meurent dans les hôpitaux, les cliniques, les EHPAD ou seuls chez eux. Le Fils de Dieu est venu assumer nos souffrances et la réponse à nos questions viendra du tombeau vide au petit matin de Pâques. En vous unissant dans la prière à la messe célébrée, les prêtres béniront vos familles et vos rameaux.

La messe chrismale, célébration diocésaine par excellence, est reportée au mardi 26 mai 2020 entre la fête de l’Ascension et celle de la Pentecôte. Si la situation sanitaire le permet, nous nous retrouverons à Florac à 18h où les urnes contenant les huiles saintes seront apportées dans le chœur de l’église. Je vous invite à penser aux enfants, jeunes et adultes qui accueilleront, l’année prochaine, les dons du Seigneur pour leur vie. Par ses dons, Dieu se fait proche des catéchumènes, il console et réconforte les malades, il provoque la joie des confirmés en les envoyant témoigner de l’Évangile.

Certains s’interrogent : comment vais-je célébrer, cette année, le sacrement de la réconciliation ? Cette question est aussi la mienne ! Avec le devoir de rester chez nous, il ne nous sera pas possible, avant la fête de Pâques, de venir rencontrer un prêtre. Mais, chers amis, approchez-vous quand même de la Miséricorde de Dieu : prenez le temps de « mettre de l’ordre » dans votre cœur, désignez en vérité ce qui n’a pas été et serait à convertir, reconnaissez humblement votre péché en parlant à Dieu. Demandez-Lui pardon, récitez l’acte de contrition, prenez la résolution -lorsque l’épidémie sera passée- de rencontrer un prêtre puis dites le Notre Père et soyez en paix… Je précise qu’il n’est pas possible de recevoir l’absolution par téléphone ou visioconférence.

Le Jeudi Saint, en communion avec vos prêtres et vos diacres, vous ferez mémoire, seul, en communauté ou en famille, de la Cène du Seigneur. Comme un signe de la tendresse de Dieu qui s’approche de son peuple, je demanderai à Dieu présent dans l’Eucharistie sa bénédiction pour les habitants de Mende et pour tous les Lozériens, ceux qui croient et ceux qui ne croient pas, les malades et les soignants en particulier. A 19h30, avant la messe célébrée in privatum en la cathédrale, je vous bénirai avec le Saint Sacrement. Ce sera un signe de protection et d’attention du Seigneur offert à tous. Nous Lui demanderons son aide pour combattre le virus et nous soutenir fraternellement. 

Le Vendredi Saint nous pourrons, personnellement, célébrer le Chemin de Croix et nous unir aux Offices de la Passion du Seigneur célébrés en privé. Les méditations et livrets de prières (Préparons dimanche, Prions en Église, Magnificat…) et autres Missels nous seront bien utiles. Au cœur du Mystère Pascal se dresse la Croix du Seigneur. Essayons, là où nous sommes, de garder le recueillement en cette journée de jeûne et de prière. La Passion s’adresse aussi à tous ceux et toutes celles qui aiment, servent, soignent, se donnent. En elle se vérifie jusqu’où va l’amour véritable : être capable d’aimer jusqu’au pardon total, désintéressé, être capable d’aimer jusqu’au bout ! L’amour de Dieu est sans limite. Élargissons nos regards. Nous vivons confinés et non pas repliés.

Au terme d’un Samedi Saint, vécu dans une attente active et une prière confiante, nous serons unis aux célébrations, sans peuple, des Veillées Pascales en la cathédrale et dans nos églises paroissiales. Nous prierons pour les 8 catéchumènes dont les baptêmes seront reportés au samedi soir de Pentecôte. Notre diocèse de Mende est comme encouragé sur son chemin de foi et de conversion par celles et ceux qui demandent aujourd’hui le baptême. L’une d’elles témoigne, je la cite :« Aussi loin que je me souvienne, j’ai toujours cru en Dieu. J’ai toujours prié à ma manière. Je n’ai jamais eu d’éducation religieuse mais j’ai toujours parlé à Dieu. Aujourd’hui je suis heureuse d’affirmer ma foi, d’oser en parler à ma famille… ma décision est réfléchie mais surtout elle s’impose à moi comme une évidence dans ma vie ».

Avec le Saint jour de Pâques, le Christ ressuscité nous appellera à passer des ténèbres à son admirable lumière ! Les grands maîtres de la spiritualité chrétienne l’ont souvent répété : ou bien le christianisme est un chemin de lumière et de vie ou bien il n’existe pas ! Si notre existence personnelle en est un signe, elle sera un témoignage : « Celui qui a été capable de changer ma vie au point de vouloir marcher à sa suite, je te dis qu’Il est capable de changer ta vie ». Avec la triste épidémie et le confinement, nous serons conduits, une nouvelle fois, à offrir au Seigneur une prière de communion de désir, elle est à votre disposition sur le site du diocèse.  

Puissions-nous vivre, chers amis, cette Semaine Sainte 2020 en profonde communion spirituelle les uns avec les autres, unis à l’Église du ciel et de la terre. Le Seigneur nous l’assure : « Le royaume de Dieu s’est approché de vous ». Notre-Dame, Saint Privat et Saint Roch, priez pour nous.

+ Benoît Bertrand,
  Évêque de Mende

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La lettre pastorale de Mgr Benoît Bertrand

Ce sont plus de cent personnes qui ont assisté samedi 7 mars 2020 à la présentation de la première lettre pastorale de Mgr Benoît Bertrand : prêtres, diacres, religieux-ses, laïcs en mission ecclésiale, responsables de mouvements et associations d’Église, personnes œuvrant à la mai- son diocésaine.

Ces personnes étaient invitées à découvrir le contenu de la lettre pastorale organisée en sept parties : un préambule, trois grands chapitres, une conclusion, un calendrier diocésain et une invitation à travailler ce document très riche.

Dans son introduction « Le temps de la rencontre », Mgr Bertrand explique la genèse de sa lettre pastorale et sa première année d’évêque mise à profit pour la rencontre et l’écoute. Suivent ensuite trois chapitres, pierres angulaires de la réflexion à mener sur notre diocèse. Ces trois parties définissent les orientations pastorales et les décisions prises pour les quatre années à venir.
Les trois chapitres se découpent ainsi :

1- Appels évangéliques pour notre mission ;
2- Orientations pastorales pour notre diocèse ;
3- Décisions missionnaires pour nos paroisses.

Le premier chapitre traite de la mission au travers de la fin des quatre évangiles. Il nous enracine dans la Parole et nous envoie en mission.

Le chapitre deux – découpé en cinq sous-parties – expose les orientations pastorales qui s’inscrivent dans un monde rural en mutation, avec l’urgence d’une conversion à l’écologie humaine et intégrale, et l’importance de prendre soin de ce monde rural. Il y aborde aussi notre manière d’évangéliser qui doit évoluer vers plus de fraternité, d’ouverture, de convivialité et le besoin de nous former. La synodalité enfin y tient une place importante. La synodalité, c’est « faire ensemble », davantage en collabo- ration et en confiance les uns avec les autres.

Le troisième chapitre comporte sept décisions missionnaires pour notre Église de Lozère, indissociables les unes des autres.

1- La création d’équipes d’animation paroissiale et d’économe paroissial
2- Le service de proximité avec des «veilleurs»
3- La rédaction d’un projet paroissial missionnaire
4- Du temps pour des «visitations»
5- La confirmation des adultes
6- La formation
7- La refonte des services diocésains de la famille et de la solidarité

Pour conclure sa lettre, Mgr Bertrand dresse un calendrier diocésain avec des échéances pour accompagner la mise en œuvre de ces orientations. La lettre pastorale est maintenant à découvrir, à travailler, à partager. Téléchargeable sur le site internet diocésain, vous pouvez également vous la procurer auprès de votre paroisse.

 

 

 

 

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Le samedi 7 mars 2020, Mgr Bertrand, évêque de Mende, publie sa première Lettre pastorale.
 

 
Prêtres, diacres, séminariste, religieux-ses, membres des conseils de l’évêque, des services et mouvements diocésains, membres des Équipes locales d’animations, laïcs en mission ecclésiale, salariés du diocèse et personnes œuvrant à la maison diocésaine, chefs d’établissement de l’Enseignement catholique et acteurs de la pastorale des jeunes, tous sont invités le matin du 7 mars pour découvrir et recevoir cette lettre pastorale.

Dans ce texte intitulé « Le Royaume de Dieu s’est approché de vous » (Luc 10,9), Mgr Bertrand s’adresse à toute l’Église de Lozère pour lui confier de nouvelles orientations pastorales.
Cette lettre est à lire, à s’approprier, à partager pour construire ensemble l’Église d’aujourd’hui, en Lozère.

 

 

Information

Nous sommes bien conscients des enjeux formidables que recouvrent aujourd’hui les questions liées à la santé, notre santé, celle de nos proches. Je pense ici à ceux qui sont atteints par une leucémie, une dépression, une maladie d’Alzheimer ou de Charcot… La maladie grave, le handicap, le grand âge avec les fragilités qui l’accompagnent sont une épreuve. Devant les souffrances du corps et de l’esprit, il y va de l’homme et de la femme tout au long de leur vie, de la conception à la mort. Les enjeux sont immenses dans leur relation à ceux qui les soignent, dans le mystère de la vie et de la mort, dans ce qui est le cœur même de leur dignité. Notre santé est un bien précieux !

Comment alors ne pas penser aux soignants, médecins, infirmières, kinésithérapeutes, aides-soignants… Il s’agit d’apprécier et d’encourager aussi les progrès des sciences médicales et pharmaceutiques. L’enthousiasme domine avec les immenses espérances de prévenir ou de guérir de terribles maladies et de réduire ainsi bien des souffrances. Dans ces relations de soin, on le sait, la dimension humaine et éthique est fondatrice de la relation médicale. Plus la médecine devient savante et technicienne, plus on peut redouter que le malade n’en devienne un objet passif !

Le 11 février prochain, l’Église universelle va célébrer Notre-Dame de Lourdes et la Journée mondiale du malade. Son thème cette année est le don de soi au service des plus fragilisés : « Vous avez reçu gratuitement, donnez gratuitement » (Mt 10,8). Elles sont nombreuses, dans notre diocèse de Mende, dans les paroisses, les hôpitaux, les Maisons de soins et de retraites, les personnes qui visitent, écoutent, accompagnent, prient, portent la communion, préparent la célébration d’un sacrement… Je veux ici leur rendre un hommage appuyé. Prêtres, diacres, consacrés et laïcs, ils se forment, relisent leur pratique, se mettent au service, se rendent disponibles de jour et, parfois, de nuit. Merci de votre témoignage dans le cadre de la pastorale de la santé : Service évangélique des malades, aumônerie des hôpitaux, pastorale des personnes handicapées.

Le pape François dans son message pour cette XXVIIIème Journée mondiale du malade précise : « Lorsqu’elle est malade, la personne ressent que, non seulement son intégrité physique est compromise, mais aussi ses dimensions relationnelle, intellectuelle, affective et spirituelle. Elle attend donc, en plus des thérapies, un soutien, une sollicitude, une attention… en somme de l’amour ». A l’occasion du Dimanche de la santé, certains recevront le sacrement des malades. Je prie pour eux. Je les confie à la tendresse de Dieu et à l’amitié de tous.

+ Benoit BERTRAND
   Évêque de MENDE

 

Information

L’année pastorale 2019-2020 est marquée par la visite pastorale de Mgr Benoît Bertrand.

Cette visite pastorale est voulue par notre évêque auprès des jeunes pour les écouter, échanger avec eux et leur annoncer « une bonne nouvelle, bonne et nouvelle ».

Le fil rouge de cette visite pastorale est le très beau texte de l’exhortation du pape François : Christus vivit ! Il vit le Christ !
 

La rencontre des jeunes !

A la suite de l’exhortation apostolique du Pape François –Christus vivit– adressée aux jeunes et à tout le Peuple de Dieu, je vais aller à la rencontre du plus grand nombre de jeunes en Lozère. Quel bonheur ! Ces échanges vont se vivre à l’occasion d’une visite pastorale qui va se déployer tout au long de l’année 2019-2020. Cette visite de l’évêque, nous l’avons préparée avec Catherine Bauer, responsable de la pastorale des jeunes, et son équipe mais aussi avec les jeunes eux-mêmes.

Mais qu’est-ce qu’une visite pastorale ? Une promenade pour occuper l’évêque ? Une inspection en règle ? Un contrôle pour vérifier que tout va bien ? Non, il s’agit de la visite d’un Pasteur qui vient découvrir ce que vivent les jeunes : il écoute, encourage, soutient, réconforte, stimule… Le Pasteur commence par rendre grâce pour ce qui existe. L’évêque célèbre le Seigneur avec ceux et celles qu’il rencontre, il prie avec eux et pour eux. Il annonce la Bonne Nouvelle et se met au service des personnes, des institutions, des mouvements, groupes et communautés. L’évêque dit son attention à ce lien si précieux entre la foi et la vie ! Il invite à la rencontre avec Jésus. Cette visite pastorale des jeunes sera une belle occasion de porter un regard global sur ce qui est déjà proposé dans notre diocèse et de considérer, en tenant compte de la réalité, ce qui serait à accompagner, promouvoir ou créer !

+ Benoit BERTRAND
   Évêque de Mende

 

 

Evénement

Jeudi 9 janvier 2020, Mgr Benoît Bertrand présentait ses vœux à l’occasion de la nouvelle année à l’ensemble des prêtres, diacres, laïcs en mission ecclésiale et personnes œuvrant au sein de la maison diocésaine.

 

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Curieux climat que celui des fêtes de Noël que nous venons de vivre entre tensions sociales et fêtes familiales, entre conflits dans un monde peu apaisé et annonce d’une naissance étonnante avec le sentiment de n’y pas pouvoir grand-chose ! Une question vient, elle est irrésistible : que fait donc le Prince de la paix dont la venue a été célébrée à Noël ? Et que sera l’année 2020 ?

La paix de Noël nous est bel et bien donnée : « Je vous laisse la paix, je vous donne ma paix » (Jean 14,27). Cette promesse est ferme, claire, assurée. Elle est liée à la personne et à la présence du Seigneur Jésus en notre humanité et en notre monde. Mais cette paix, elle passe par le cœur des femmes, des hommes, des jeunes et des enfants de bonne volonté !

Alors, à vous tous habitants de Lozère, je vous souhaite d’accueillir la paix de Noël, de la vivre. Durant cette année 2020, ne nous enlisons pas dans l’indifférence au reste du monde.

Je vous souhaite de méditer l’Évangile de la paix durant cette année nouvelle, vous qui traversez la nuit accablante du doute ou de la résignation dans votre couple ou dans l’éducation de vos enfants. Le Verbe fait chair vous appelle à aimer au-delà des illusions. La paix est pour vous.

A vous qui vivez une retraite heureuse comme une nuit étoilée ou une vieillesse angoissée comme une nuit de cauchemars, je vous souhaite d’accueillir la lumière de la paix…. Entre lumière et ténèbres, le combat est parfois rude. Mais Jésus est venu éclairer tout homme en ce monde en nous offrant sa paix.

A vous qui subissez l’épreuve du handicap, du chômage, de l’usure ou de la solitude, recevez en vous, chez vous, une parole de paix et de consolation. Vous en faites l’expérience éprouvante : la Croix est plantée à côté de la crèche. A petits pas de courage, n’oubliez pas la joie du matin de Pâques : expérience de vie, de renouveau et de paix.

Et vous les jeunes, vous que je vais rencontrer cette année 2020 durant ma visite pastorale, demandez la grâce de la paix. N’hésitez pas à ouvrir, à élargir l’espace de votre tente, de votre cœur, de votre intelligence à Jésus. Il est la lumière qui éclaire tout chemin. Il est le Principe qui révèle l’homme à lui-même. Il nous appelle à être acteurs de sa paix. Il vient pour lever l’énigme de votre vie : le Verbe, la Parole n’est qu’Amour.

A vous les consacrés, frères prêtres et diacres, notre mission n’est-elle pas aussi de faire entendre la Parole comme une Parole de paix, d’en être les témoins, d’être aussi signes de compassion pour le monde ? Que notre foi, Seigneur, soit profondément nourrie de ta Parole contemplée, proclamée, partagée. Durant cette année nouvelle, donne-nous de méditer ta Parole, seul et avec d’autres, pour qu’elle pacifie les cœurs…

Je ne peux enfin oublier ceux qui me lisent et sont marqués par la maladie, le grand âge ou tout simplement un passage à vide… Comment vous dire avec assez de simplicité et de conviction que le Verbe fait chair s’adresse à vous ? Ne perdez pas confiance. La paix de Noël est  actuelle, elle est porteuse de vie, elle est pour vous !

La paix de Noël nous est donnée et elle passe par notre cœur. 2020 sera alors une année de grâce et de bienfaits. A tous, bonne et sainte année 2020 !

+Benoit Bertrand
Évêque de Mende