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Nous sommes bien conscients des enjeux formidables que recouvrent aujourd’hui les questions liées à la santé, notre santé, celle de nos proches. Je pense ici à ceux qui sont atteints par une leucémie, une dépression, une maladie d’Alzheimer ou de Charcot… La maladie grave, le handicap, le grand âge avec les fragilités qui l’accompagnent sont une épreuve. Devant les souffrances du corps et de l’esprit, il y va de l’homme et de la femme tout au long de leur vie, de la conception à la mort. Les enjeux sont immenses dans leur relation à ceux qui les soignent, dans le mystère de la vie et de la mort, dans ce qui est le cœur même de leur dignité. Notre santé est un bien précieux !

Comment alors ne pas penser aux soignants, médecins, infirmières, kinésithérapeutes, aides-soignants… Il s’agit d’apprécier et d’encourager aussi les progrès des sciences médicales et pharmaceutiques. L’enthousiasme domine avec les immenses espérances de prévenir ou de guérir de terribles maladies et de réduire ainsi bien des souffrances. Dans ces relations de soin, on le sait, la dimension humaine et éthique est fondatrice de la relation médicale. Plus la médecine devient savante et technicienne, plus on peut redouter que le malade n’en devienne un objet passif !

Le 11 février prochain, l’Église universelle va célébrer Notre-Dame de Lourdes et la Journée mondiale du malade. Son thème cette année est le don de soi au service des plus fragilisés : « Vous avez reçu gratuitement, donnez gratuitement » (Mt 10,8). Elles sont nombreuses, dans notre diocèse de Mende, dans les paroisses, les hôpitaux, les Maisons de soins et de retraites, les personnes qui visitent, écoutent, accompagnent, prient, portent la communion, préparent la célébration d’un sacrement… Je veux ici leur rendre un hommage appuyé. Prêtres, diacres, consacrés et laïcs, ils se forment, relisent leur pratique, se mettent au service, se rendent disponibles de jour et, parfois, de nuit. Merci de votre témoignage dans le cadre de la pastorale de la santé : Service évangélique des malades, aumônerie des hôpitaux, pastorale des personnes handicapées.

Le pape François dans son message pour cette XXVIIIème Journée mondiale du malade précise : « Lorsqu’elle est malade, la personne ressent que, non seulement son intégrité physique est compromise, mais aussi ses dimensions relationnelle, intellectuelle, affective et spirituelle. Elle attend donc, en plus des thérapies, un soutien, une sollicitude, une attention… en somme de l’amour ». A l’occasion du Dimanche de la santé, certains recevront le sacrement des malades. Je prie pour eux. Je les confie à la tendresse de Dieu et à l’amitié de tous.

+ Benoit BERTRAND
   Évêque de MENDE