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Information Congrès Mission 2019 à Paris

Le Congrès Mission s’est déroulé à Paris du 27 au 29 septembre 2019.

« Pourquoi te désoler ô mon âme, et gémir sur moi ? Espère en Dieu ! De nouveau je rendrai grâce : il est mon sauveur et mon Dieu ! » C’est avec ce refrain du psaume 41 que je rentre du Congrès Mission à Paris.

Avec notre évêque et les autres membres du conseil épiscopal, j’y ai rencontré des gens qui aiment profondément l’Église, des jeunes qui se bougent pour annoncer Jésus aujourd’hui, des délégations venues de toute la France.

Dans les discussions comme dans les ateliers de travail, dans les messes comme sur les stands, j’ai été témoin d’une belle énergie, pétrie de lucidité et d’enthousiasme. L’Esprit-Saint est à l’œuvre et suscite des témoins ardents et audacieux. Avec humilité et sérieux, dans les villes comme dans les campagnes, ils sont créatifs et pleins d’initiatives pour que d’autres personnes – ne serait-ce qu’une seule ! -rencontrent Jésus.

Le Seigneur a un projet pour notre diocèse, pour notre paroisse ou plutôt pour la mission que sont notre diocèse et notre paroisse. Je reviens avec le désir de mieux servir ensemble ce projet de Dieu et avec la volonté d’associer le plus grand nombre de personnes possible à cette transformation missionnaire. Elle est d’ailleurs déjà engagée ! J’en suis convaincu.

P. François Durand

Flash Conférence des évêques de France

GROUPE BIOÉTHIQUE                           Paris le 18 mai 2019

Déclaration

Une ambition : la protection des plus fragiles

Monsieur Vincent Lambert, dans son immense fragilité, nous convoque tous au respect de l’éthique et de l’État de droit. Prenons le temps de la réflexion.

1. Commençons par l’État de droit. M. Vincent Lambert a le droit à une protection adéquate, comme toute personne handicapée. Chaque personne handicapée, aussi fragile soit-elle, a des droits égaux à toute autre personne. La France le sait puisqu’elle a ratifié la Convention internationale relative aux droits des personnes handicapées. Le Comité international des droits des personnes handicapées (CIDPH) de l’ONU a été saisi au sujet de M. Vincent Lambert, et a répondu que cette saisine était recevable. Le Comité a demandé que les soins prodigués à M. Vincent Lambert soient maintenus tant qu’il ne s’était pas prononcé sur le fond. Le Gouvernement a donné son avis au Comité en affirmant que ce maintien des soins n’était pas envisageable car il « priverait d’effectivité le droit du patient à ne pas subir d’obstination déraisonnable ». Après ce refus, le CIDPH vient de réitérer sa demande que l’alimentation et l’hydratation de Vincent Lambert « ne soient pas suspendues pendant le traitement de son dossier ».

Pourquoi ne pas attendre la réponse sur le fond de la part du Comité de l’ONU ? M. Vincent Lambert est un citoyen qui a le droit au respect des règles démocratiques dont le minimum est la cohérence avec les conventions signées. Pourquoi l’État français, qui met son honneur dans la promotion des droits de l’Homme, se dispenserait-il du respect de cette Convention pour M. Vincent Lambert ? Pourquoi cette précipitation pour le conduire vers la mort ? On peut répéter que la décision prise ne concerne bien sûr que M. Vincent Lambert car sa situation est unique et complexe. Mais qui garantira que toutes les personnes partageant un handicap analogue au sien seront effectivement protégées par l’État qui, tout en s’y engageant officiellement, bafouerait aujourd’hui son engagement ? La crédibilité de l’État passe par le respect de sa parole donnée. Il paraît donc sage et nécessaire d’attendre la réponse sur le fond du Comité de l’ONU.

2. Venons-en à l’éthique. La protection des personnes les plus fragiles demeurera toujours le signe et la mesure de l’humanité d’une société. Cette protection demande un accompagnement le plus ajusté possible et des soins les plus appropriés à chaque situation de fragilité. Cette protection nécessite une solidarité active de toute une société et une ambition internationale. Par la loi, notre société a confié aux médecins la mission de prendre soin de la santé physique et psychique de chaque personne fragile. Notre loi française leur donne un cadre pour que ce soin soit donné le mieux possible en évitant toute obstination déraisonnable. Pour les médecins s’occupant de M. Vincent Lambert, l’État français a jugé qu’ils n’avaient pas enfreint la loi. Pour autant, l’État ne s’est pas prononcé sur la décision éthique elle-même : arrêter l’hydratation et l’alimentation par voie entérale, et mettre en œuvre une sédation continue et profonde jusqu’au décès. Car heureusement, ni l’État ni les juges n’ont le pouvoir de se prononcer sur de telles décisions !

Reste donc la question éthique proprement dite. On peut supposer que les médecins, entourés du personnel soignant et de la famille, y ont mûrement réfléchi et qu’ils ont pris leur décision selon la loi éthique du respect de la vie et de la sollicitude envers la personne fragilisée comme l’est M. Vincent Lambert, et dont témoigne l’article 16 du Code civil. Cependant, puisque cette décision a un retentissement qui dépasse largement l’espace limité d’un bureau et d’une chambre d’hôpital, il serait juste et bon que nous comprenions tous la décision des médecins et que nous continuions ainsi à les soutenir dans leur délicate et indispensable mission. En effet, des interrogations restent en suspens : Pourquoi M. Vincent Lambert n’a-t-il pas été transféré dans une unité de soins spécialisée et adaptée à son état ? Exprime-t-il une souffrance récurrente et impossible à apaiser ? N’a-t-il pas le droit d’être nourri et hydraté par voie entérale puisque ce sont des soins de base auxquels tout être humain a droit ? À quels cas exceptionnels son hydratation et son alimentation actuelles correspondent-elles à une obstination déraisonnable ? De plus, comment connaissons-nous avec suffisamment de certitude la volonté de M. Vincent Lambert dans un contexte familial où s’exprime un désaccord profond ?

Du point de vue éthique, il serait bon que la conscience des citoyens ne soit pas troublée ni par la décision inexpliquée qui laisse penser que M. Vincent Lambert a été conduit vers la mort, ni par le non-respect de la parole que l’État a donnée en signant la Convention internationale. Le Défenseur des droits a jugé que l’État pouvait déroger à la demande du Comité de l’ONU en « justifiant de circonstances exceptionnelles » et « qu’il ne lui appartient pas de résoudre cet éventuel conflit de normes » entre la Cour européenne des droits de l’Homme (CEDH) et le Comité international des droits des personnes handicapées (CIDPH). Pourtant, n’y a-t-il pas urgence à trouver la juste voie éthique ? Cela permettrait de résoudre ce conflit de droit international sur une question essentielle de notre vie ensemble afin d’apaiser nos sociétés déjà trop clivées.

De toute évidence, la décision prise concernant M. Vincent Lambert a un enjeu beaucoup large que la résolution d’un simple dilemme médical. Respecter les droits des personnes les plus fragilisées et les plus faibles, nos frères et sœurs en humanité, en les accompagnant et en les soignant chacune selon sa situation demandera toujours du courage. Les interrogations existentielles et douloureuses que soulèvent de telles situations sont en effet lourdes à porter. Ce courage est vécu au quotidien par nombre de familles envers leurs proches et par le personnel soignant vis-à-vis des patients, aussi bien dans l’accompagnement que dans les prises de décision. Ensemble, soutenons ce courage vécu dans la discrétion, et osons affronter ces lourdes interrogations qui nous provoquent à toujours plus d’humanité. Ensemble, nous sommes capables de plus de sollicitude que nous l’avions imaginé dans nos précipitations et nos envies d’évacuer ces graves interrogations.

Pensant à la souffrance vécue par les uns et les autres autour de M. Vincent Lambert, nous prions pour tous ceux qui sont concernés directement par sa situation et pour Vincent Lambert lui-même.

Le 18 mai 2019

Mgr Pierre d’Ornellas, archevêque de Rennes, responsable du Groupe bioéthique de la Conférence des évêques de France
Mgr Pierre-Antoine Bozo, évêque de Limoges
Mgr Olivier de Germay, évêque d’Ajaccio
Mgr Hervé Gosselin, évêque d’Angoulême
Mgr Vincent Jordy, évêque de Saint-Claude
Mgr Matthieu Rougé, évêque de Nanterre
Père Brice de Malherbe, Collège des Bernardins à Paris
Père Bruno Saintôt, Centre Sèvres à Paris

Flash Dossier Europe de la CEF

Conférence des évêques de France

Déclaration du Conseil permanent de la Conférence des évêques de France

Élections européennes : Quelle Europe voulons-nous ?

Prochainement auront lieu les élections au Parlement européen et cela dans un contexte difficile, tant au plan national qu’européen. Dire que l’Europe n’a pas bonne presse est une banalité : pour beaucoup de nos concitoyens elle semble lointaine, technocratique, souvent inefficace.

Et pourtant, il nous semble important d’inviter les catholiques, et au-delà l’ensemble des citoyens, à participer aux élections des députés au parlement européen et à s’exprimer, non d’abord sur des enjeux nationaux, mais en fonction des projets portés par les différentes listes qui se présenteront au suffrage des électeurs. Il ne s’agit pas de s’enfermer dans un schéma manichéen (pour ou contre l’Europe) mais de dire quelle Europe nous voulons, le modèle économique, social, culturel et spirituel qui nous semble le plus adapté pour notre continent aujourd’hui.

Les pouvoirs du Parlement européen ont été accrus au fil des ans et il est bon de nous rappeler que beaucoup de décisions européennes influent sur notre vie quotidienne, par les politiques communes (agricole par exemple), l’échange des biens et services, la circulation des personnes, la mise en place depuis vingt ans d’une monnaie commune, l’harmonisation des réglementations, la politique commerciale internationale.

L’Europe est un continent marqué par son histoire, douloureuse et conflictuelle. Pas moins de trois guerres franco-allemandes en moins d’un siècle, deux guerres mondiales y ont été déclenchées, les totalitarismes du XXème siècle y sont nés. L’Église catholique a toujours été attentive à cette consolidation de la paix dans la construction européenne. Nous en voyons encore la fragilité, particulièrement après avoir commémoré le centenaire de la fin de la première guerre mondiale, en nous souvenant des millions de morts qu’elle a entraînés. Si la paix en Europe semble aujourd’hui acquise pour les jeunes générations, rappelons-nous que la guerre est aussi à notre porte, hier dans les Balkans, aujourd’hui en Ukraine.

Cette histoire difficile et complexe a aussi permis de progresser en Europe vers une vision de l’homme et de la société qui comporte un grand nombre de valeurs et de principes communs entre nos pays (droits humains, respect de la personne, solidarité et recherche d’un bien commun), dont beaucoup sont issus du christianisme. « Personne et communauté, comme le disait le pape François, sont donc les fondements de l’Europe que, en tant que chrétiens nous voulons et pouvons contribuer à construire. Les pierres de cet édifice s’appellent : dialogue, inclusion, solidarité, développement et paix. » (1)

Chacun voit bien que certaines solutions ne peuvent être trouvées sur une seule base nationale. Ainsi en est-il de la question des migrants. Le pape François l’a rappelé aux responsables européens : « On ne peut pas penser que le processus migratoire soit un processus sans discernement et sans règles, mais on ne peut pas non plus ériger des murs d’indifférence ou de peur ». (2)

Un autre aspect qu’il nous faut souligner dans les enjeux actuels du débat européen est la question de la place de l’Europe dans le monde et dans le fonctionnement d’une économie mondialisée. Plus que nous ne le pensons et l’imaginons, l’Europe est attendue et regardée par d’autres pays et d’autres ensembles en construction (Amérique du Sud, Asie…). « En vingt ans le monde a profondément changé et il est clair qu’il n’est plus centré sur l’Europe. La question est bien de voir si ce que l’Europe a pu apporter au monde dans sa compréhension de l’homme, de sa dignité inaliénable, de ses droits fondamentaux, de sa capacité relationnelle et solidaire, pourra encore être affirmé demain et proposé comme un idéal sur d’autres continents. » (3) . Devant les mutations très rapides des équilibres géopolitiques entre les grandes puissances, si nous plaidons pour des relations internationales mieux organisées et davantage régulées, tant au point de vue politique qu’économique et commercial, c’est bien l’Europe, et sans doute elle seule aujourd’hui, qui peut en être la cheville ouvrière et le fer de lance.

Nous avons à aider les citoyens européens à discerner la nature des choix à effectuer pour que l’Europe réponde davantage à leurs attentes mais aussi à sa mission propre dans l’évolution du monde. Catholiques de France et d’Europe, prions les saints patrons de notre continent pour ses habitants et ses élus (4).

Le 25 mars 2019

Le Conseil permanent de la Conférence des évêques de France

Mgr Georges PONTIER, Archevêque de Marseille, président de la CEF
Mgr Pierre-Marie CARRÉ, Archevêque de Montpellier, vice-président de la CEF
Mgr Pascal DELANNOY, Évêque de Saint-Denis, vice-président de la CEF
Mgr Michel AUPETIT, Archevêque de Paris
Mgr Jean-Pierre BATUT, Évêque de Blois
Mgr François FONLUPT, Évêque de Rodez
Mgr Stanislas LALANNE, Évêque de Pontoise
Mgr Philippe MOUSSET, Évêque de Périgueux
Mgr Benoît RIVIÈRE, Évêque d’Autun
Mgr Pascal WINTZER, Archevêque de Poitiers

Regard de l’Église sur l’Europe

Dossier Europe de la CEF

Cliquer sur le lien ci-dessus pour découvrir le Dossier réalisé par la Conférence des évêques de France :

Migrations, écologie, paix, économie, défense, aide au développement…

 

Flash

Du 21 au 24 février 2019, le pape François réunit les présidents des Conférences épiscopales du monde entier pour une rencontre sur la protection des mineurs dans l’Église.
Pendant ces quatre jours, ils vont travailler avec les membres de la Curie romaine, échanger avec des experts et rencontrer des personnes victimes d’abus sexuels.

Objectifs de la rencontre :

À son retour de Panama, le pape François a expliqué que l’objectif de cette rencontre était d’aider les évêques à comprendre comment ils doivent agir. Pour lui, cette démarche s’apparente à une catéchèse qui passe en premier par les présidents des conférences épiscopales.

Il s’agit de poursuivre à favoriser une prise de conscience de cette tragédie, la souffrance des victimes, et développer à tous les niveaux de la communauté ecclésiale le sens des responsabilités.
Faire connaître les procédures à suivre et les responsabilités de chacun.
Avec cette rencontre inédite, le pape François compte sur les conférences épiscopales pour prendre leur part dans la lutte contre les abus sexuels sur mineurs.

Les participants :

  • Le pape (présent pendant toute la durée de la rencontre) ;
  • Les présidents des Conférences épiscopales : 115 (36 d’Afrique ; 24 des Amériques ; 18 d’Asie ; 32 d’Europe ; 4 d’Océanie) ;
  • Les Chefs des Églises orientales catholiques : 14 ;
  • Les évêques sans Conférence épiscopale : 15 ;
  • 12 supérieurs généraux (d’ordres religieux masculins) ;
  • 10 supérieures générales (d’ordres religieux féminins) ;
  • 4 Chefs de Dicastères de la Curie romaine ;
  • 5 Membres du Conseil des cardinaux ;
  • Organisateurs et Modérateur : 5

Total : environ 180 participants

La Conférence des évêques de France :

Pour la Conférence des évêques de France, c’est Mgr Georges Pontier, archevêque de Marseille et Président qui y participe. Il souhaite porter des points et des questions spécifiques à ce sommet. Mgr Pontier tient également à ce que cette rencontre soit pour lui l’occasion un temps d’échange de pratiques avec les autres présidents de conférences épiscopales.

Mgr Pontier souhaite plus particulièrement aborder les questions suivantes portant sur des points spécifiques du droit canon :

  1. Proposer la création d’une instance pénale ecclésiale nationale ou provinciale
  2. Un échange sur les règles en matière d’archivage et de communicabilité et des archives par rapport au droit français

Mgr Pontier a rencontré à plusieurs reprises des personnes victimes :

 

Flash

Dans la suite du message du pape François adressé à tous les catholiques le 20 août dernier, les évêques réunis pour le premier Conseil Permanent de rentrée ce 12 septembre adressent un message au Peuple de Dieu qui est en France.

Déclarations des évêques de France
suite à la lettre du Pape François adressée au peuple de Dieu

Dans la suite du message du pape François adressé à tous les catholiques le 20 août dernier, les évêques réunis pour le premier Conseil Permanent de rentrée ce 12 septembre adressent un message au peuple de Dieu qui est France.

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Déclaration du Conseil permanent

Depuis plusieurs mois maintenant, notre Église est durement mise à l’épreuve. Laïcs, clercs, consacrés, nous sommes profondément affectés par les révélations d’abus qui se font jour à travers le monde et dans notre pays. Face à la souffrance imprescriptible des victimes et de leurs proches, nous sommes tristes et honteux.

In this photo dated Wednesday, April 11, 2018, Pope Francis arrives in St.Peter's Square at the Vatican for his weekly general audience. In an extraordinary letter published Wednesday April 11, 2018, Pope Francis has admitted he made "grave errors" in judgment in Chile's sex abuse scandal and invited the abuse victims he had discredited to Rome to beg their forgiveness.(AP Photo/Andrew Medichini)

Lettre du Pape François au Peuple de Dieu

« Si un membre souffre, tous les membres souffrent avec lui » (1 Cor 12,26). Ces paroles de saint Paul résonnent avec force en mon cœur…

 

 

 

Flash

Lettre du Pape François publiée ce 20 août 2018 :

« Si un membre souffre, tous les membres souffrent avec lui » (1 Cor 12,26).

Ces paroles de saint Paul résonnent avec force en mon cœur alors que je constate, une fois encore, la souffrance vécue par de nombreux mineurs à cause d’abus sexuels, d’abus de pouvoir et de conscience, commis par un nombre important de clercs et de personnes consacrées. Un crime qui génère de profondes blessures faites de douleur et d’impuissance, en premier lieu chez les victimes, mais aussi chez leurs proches et dans toute la communauté, qu’elle soit composée de croyants ou d’incroyants. Considérant le passé, ce que l’on peut faire pour demander pardon et réparation du dommage causé ne sera jamais suffisant. Considérant l’avenir, rien ne doit être négligé pour promouvoir une culture capable non seulement de faire en sorte que de telles situations ne se reproduisent pas mais encore que celles-ci ne puissent trouver de terrains propices pour être dissimulées et perpétuées. La douleur des victimes et de leurs familles est aussi notre douleur ; pour cette raison, il est urgent de réaffirmer une fois encore notre engagement pour garantir la protection des mineurs et des adultes vulnérables.

1. Si un membre souffre

Ces derniers jours est paru un rapport détaillant le vécu d’au moins mille personnes qui ont été victimes d’abus sexuel, d’abus de pouvoir et de conscience, perpétrés par des prêtres pendant à peu près soixante-dix ans. Bien qu’on puisse dire que la majorité des cas appartient au passé, la douleur de nombre de ces victimes nous est parvenue au cours du temps et nous pouvons constater que les blessures infligées ne disparaissent jamais, ce qui nous oblige à condamner avec force ces atrocités et à redoubler d’efforts pour éradiquer cette culture de mort, les blessures ne connaissent jamais de «prescription». La douleur de ces victimes est une plainte qui monte vers le ciel, qui pénètre jusqu’à l’âme et qui, durant trop longtemps, a été ignorée, silencieuse ou passé sous silence. Mais leur cri a été plus fort que toutes les mesures qui ont entendu le réprimer ou bien qui, en même temps, prétendaient le faire cesser en prenant des décisions qui en augmentaient la gravité jusqu’à tomber dans la complicité. Un cri qui fut entendu par le Seigneur en nous montrant une fois encore de quel côté il veut se tenir. Le Cantique de Marie ne dit pas autre chose et comme un arrière-fond, continue à parcourir l’histoire parce que le Seigneur se souvient de la promesse faite à nos pères: «Il disperse les superbes. Il renverse les puissants de leurs trônes, il élève les humbles.Il comble de biens les affamés, renvoie les riches les mains vides» (Lc 1, 51-53); et nous ressentons de la honte lorsque nous constatons que notre style de vie a démenti et dément ce que notre voix proclame.

Avec honte et repentir, en tant que communauté ecclésiale, nous reconnaissons que nous n’avons pas su être là où nous le devions, que nous n’avons pas agi en temps voulu en reconnaissant l’ampleur et la gravité du dommage qui était infligé à tant de vies. Nous avons négligé et abandonné les petits. Je fais miennes les paroles de l’alors cardinal Ratzinger lorsque, durant le Chemin de Croix écrit pour le Vendredi Saint de 2005, il s’unit au cri de douleur de tant de victimes en disant avec force: «Que de souillures dans l’Église, et particulièrement parmi ceux qui, dans le sacerdoce, devraient lui appartenir totalement ! Combien d’orgueil et d’autosuffisance ! […] La trahison des disciples, la réception indigne de son Corps et de son Sang sont certainement les plus grandes souffrances du Rédempteur, celles qui lui transpercent le cœur. Il ne nous reste plus qu’à lui adresser, du plus profond de notre âme, ce cri: Kyrie, eleison – Seigneur, sauve-nous (cf. Mt 8, 25)» (Neuvième Station).

2. Tous les membres souffrent avec lui

L’ampleur et la gravité des faits exigent que nous réagissions de manière globale et communautaire. S’il est important et nécessaire pour tout chemin de conversion de prendre connaissance de ce qui s’est passé, cela n’est pourtant pas suffisant. Aujourd’hui nous avons à relever le défi en tant que peuple de Dieu d’assumer la douleur de nos frères blessés dans leur chair et dans leur esprit. Si par le passé l’omission a pu être tenue pour une forme de réponse, nous voulons aujourd’hui que la solidarité, entendue dans son acception plus profonde et exigeante, caractérise notre façon de bâtir le présent et l’avenir, en un espace où les conflits, les tensions et surtout les victimes de tout type d’abus puissent trouver une main tendue qui les protège et les sauve de leur douleur (Cf. Exhort. ap. Evangelii Gaudium, n.228). Cette solidarité à son tour exige de nous que nous dénoncions tout ce qui met en péril l’intégrité de toute personne. Solidarité qui demande de lutter contre tout type de corruption, spécialement la corruption spirituelle, «car il s’agit d’un aveuglement confortable et autosuffisant où tout finit par sembler licite: la tromperie, la calomnie, l’égoïsme et d’autres formes subtiles d’autoréférentialité, puisque « Satan lui-même se déguise en ange de lumière » (2Co11,14) » (Exhort. ap. Gaudete et Exsultate, n.165). L’appel de saint Paul à souffrir avec celui qui souffre est le meilleur remède contre toute volonté de continuer à reproduire entre nous les paroles de Caïn: «Est-ce que je suis, moi, le gardien de mon frère?» (Gn 4,9).

Je suis conscient de l’effort et du travail réalisés en différentes parties du monde pour garantir et créer les médiations nécessaires pour apporter sécurité et protéger l’intégrité des mineurs et des adultes vulnérables, ainsi que de la mise en œuvre de la tolérance zéro et des façons de rendre compte de la part de tous ceux qui commettent ou dissimulent ces délits. Nous avons tardé dans l’application de ces mesures et sanctions si nécessaires, mais j’ai la conviction qu’elles aideront à garantir une plus grande culture de la protection pour le présent et l’avenir.

Conjointement à ces efforts, il est nécessaire que chaque baptisé se sente engagé dans la transformation ecclésiale et sociale dont nous avons tant besoin. Une telle transformation nécessite la conversion personnelle et communautaire et nous pousse à regarder dans la même direction que celle indiquée par le Seigneur. Ainsi saint Jean-Paul II se plaisait à dire: «Si nous sommes vraiment repartis de la contemplation du Christ, nous devrons savoir le découvrir surtout dans le visage de ceux auxquels il a voulu lui-même s’identifier» (Lett. ap. Novo Millenio Ineunte, n.49). Apprendre à regarder dans la même direction que le Seigneur, à être là où le Seigneur désire que nous soyons, à convertir notre cœur en sa présence. Pour cela, la prière et la pénitence nous aideront. J’invite tout le saint peuple fidèle de Dieu à l’exercice pénitentiel de la prière et du jeûne, conformément au commandement du Seigneur1, pour réveiller notre conscience, notre solidarité et notre engagement en faveur d’une culture de la protection et du «jamais plus» à tout type et forme d’abus.

Il est impossible d’imaginer une conversion de l’agir ecclésial sans la participation active de toutes les composantes du peuple de Dieu. Plus encore, chaque fois que nous avons tenté de supplanter, de faire taire, d’ignorer, de réduire le peuple de Dieu à de petites élites, nous avons construit des communautés, des projets, des choix théologiques, des spiritualités et des structures sans racine, sans mémoire, sans visage, sans corps et, en définitive, sans vie2. Cela se manifeste clairement dans une manière déviante de concevoir l’autorité dans l’Église – si commune dans nombre de communautés dans lesquelles se sont vérifiés des abus sexuels, des abus de pouvoir et de conscience – comme l’est le cléricalisme, cette attitude qui «annule non seulement la personnalité des chrétiens, mais tend également à diminuer et à sous-évaluer la grâce baptismale que l’Esprit Saint a placée dans le cœur de notre peuple»3. Le cléricalisme, favorisé par les prêtres eux-mêmes ou par les laïcs, engendre une scission dans le corps ecclésial qui encourage et aide à perpétuer beaucoup des maux que nous dénonçons aujourd’hui. Dire non aux abus, c’est dire non, de façon catégorique, à toute forme de cléricalisme.

Il est toujours bon de rappeler que le Seigneur, «dans l’histoire du salut, a sauvé un peuple. Il n’y a pas d’identité pleine sans l’appartenance à un peuple. C’est pourquoi personne n’est sauvé seul, en tant qu’individu isolé, mais Dieu nous attire en prenant en compte la trame complexe des relations interpersonnelles qui s’établissent dans la communauté humaine: Dieu a voulu entrer dans une dynamique populaire, dans la dynamique d’un peuple» (Exhort. ap. Gaudete et Exsultate, n.6). Ainsi, le seul chemin que nous ayons pour répondre à ce mal qui a gâché tant de vies est celui d’un devoir qui mobilise chacun et appartient à tous comme peuple de Dieu. Cette conscience de nous sentir membre d’un peuple et d’une histoire commune nous permettra de reconnaitre nos péchés et nos erreurs du passé avec une ouverture pénitentielle susceptible de nous laisser renouveler de l’intérieur.

Tout ce qui se fait pour éradiquer la culture de l’abus dans nos communautés sans la participation active de tous les membres de l’Église ne réussira pas à créer les dynamiques nécessaires pour obtenir une saine et effective transformation. La dimension pénitentielle du jeûne et de la prière nous aidera en tant que peuple de Dieu à nous mettre face au Seigneur et face à nos frères blessés, comme des pécheurs implorant le pardon et la grâce de la honte et de la conversion, et ainsi à élaborer des actions qui produisent des dynamismes en syntonie avec l’Évangile. Car «chaque fois que nous cherchons à revenir à la source pour récupérer la fraîcheur originale de l’Évangile, surgissent de nouvelles voies, des méthodes créatives, d’autres formes d’expression, des signes plus éloquents, des paroles chargées de sens renouvelé pour le monde d’aujourd’hui» (Exhort. ap. Evangelii Gaudium, n.11).

Il est essentiel que, comme Église, nous puissions reconnaitre et condamner avec douleur et honte les atrocités commises par des personnes consacrées, par des membres du clergé, mais aussi par tous ceux qui ont la mission de veiller sur les plus vulnérables et de les protéger. Demandons pardon pour nos propres péchés et pour ceux des autres. La conscience du péché nous aide à reconnaitre les erreurs, les méfaits et les blessures générés dans le passé et nous donne de nous ouvrir et de nous engager davantage pour le présent sur le chemin d’une conversion renouvelée.

En même temps, la pénitence et la prière nous aideront à sensibiliser nos yeux et notre cœur à la souffrance de l’autre et à vaincre l’appétit de domination et de possession, très souvent à l’origine de ces maux. Que le jeûne et la prière ouvrent nos oreilles à la douleur silencieuse des enfants, des jeunes et des personnes handicapées. Que le jeûne nous donne faim et soif de justice et nous pousse à marcher dans la vérité en soutenant toutes les médiations judiciaires qui sont nécessaires. Un jeûne qui nous secoue et nous fasse nous engager dans la vérité et dans la charité envers tous les hommes de bonne volonté et envers la société en général, afin de lutter contre tout type d’abus sexuel, d’abus de pouvoir et de conscience.

De cette façon, nous pourrons rendre transparente la vocation à laquelle nous avons été appelés d’être «le signe et le moyen de l’union intime avec Dieu et de l’unité de tout le genre humain» (Conc. OEcum. Vat.II, Lumen Gentium, n.1).

« Si un membre souffre, tous les membres souffrent avec lui », nous disait saint Paul. Au moyen de la prière et de la pénitence, nous pourrons entrer en syntonie personnelle et communautaire avec cette exhortation afin que grandisse parmi nous le don de la compassion, de la justice, de la prévention et de la réparation. Marie a su se tenir au pied de la croix de son fils. Elle ne l’a pas fait de n’importe quelle manière mais bien en se tenant fermement debout et à son coté. Par cette attitude, elle exprime sa façon de se tenir dans la vie. Lorsque nous faisons l’expérience de la désolation que nous causent ces plaies ecclésiales, avec Marie il nous est bon «de donner plus de temps à la prière» (S. Ignace de Loyola, Exercices Spirituels, 319), cherchant à grandir davantage dans l’amour et la fidélité à l’Église. Elle, la première disciple, montre à nous tous qui sommes disciples comment nous devons nous comporter face à la souffrance de l’innocent, sans fuir et sans pusillanimité. Contempler Marie c’est apprendre à découvrir où et comment le disciple du Christ doit se tenir.

Que l’Esprit Saint nous donne la grâce de la conversion et l’onction intérieure pour pouvoir exprimer, devant ces crimes d’abus, notre compassion et notre décision de lutter avec courage.

Du Vatican, le 20 août 2018.

FRANÇOIS

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1- «Mais cette sorte de démons ne se chasse que par la prière et par le jeûne» (Mt 17,21).

2- Cf. Lettre au peuple de Dieu en marche au Chili, 31 mai 2018.

3- Lettre au Cardinal Marc Ouellet, Président de la Commission Pontificale pour l’Amérique Latine, 19 mars 2016.

Evénement Copyright Diocèse de Mende

La fête de Pentecôte a embrasé les cœurs et les esprits ce samedi 19 mai 2018.

Le feu a pris dès la cérémonie de lancement de SpiriTous au théâtre.
L’animation a été assurée par toute une équipe de jeunes et de musiciens. Il y a eu des chants, un temps prière, la lecture par deux enfants du texte Monsieur Saint Esprit (extrait du livre Jade et les sacrés mystères de la vie, de François Garagnon), un jeu participatif avec public, etc. Les gens ont ri et chanté ; et dès le début, une joyeuse cohésion et une fraternité se sont installées.

La cérémonie d’ouverture en photos et vidéo :

A l’issue de cette cérémonie de lancement, les participants sont sortis dans le jardin public pour l’apéritif servi par les Scouts et Guides de France et d’Europe. Les échanges allaient bon train et chacun faisant l’éloge de ce temps lancement. L’enthousiasme était communicatif. Le temps clément a permis de poursuivre par un pique-nique géant dehors ; un temps très convivial !

L’apéritif et le déjeuner en photos et vidéo :

Les ateliers et animations de l’après-midi en photos et vidéo :

A partir de 13h30, les animations ont démarré.

La foule s’est dispersée : à l’espace événements pour les différents ateliers et animations, à la salle Urbain V pour des conférences-débats avec les médias catholiques locaux et nationaux, dans le jardin pour les balades en poneys, dans jeux, réalisation d’une fresque, contes pour enfants et/ou adultes, etc. Des plus petits aux plus âgés, en bonne santé ou en situation de handicap, tout le monde a pu y trouver son compte. Buvette, vente de souvenirs, musique et danses folkloriques ont agrémenté ces temps de détentes et découvertes.

La Vigile de Pentecôte en photos et vidéo :

En fin d’après-midi, juste après le lâcher de ballons et la photo par drone sur le parvis de la cathédrale, le cœur de la fête est arrivé avec la messe de vigile de Pentecôte.
Préparée avec une minutie exemplaire, la célébration s’est déroulée sans encombre et avec un timing parfait, et ce bien que la cathédrale ait été remplie.
La messe a été superbe et les trois sacrements de l’initiation ont pu être vécus dans une atmosphère joyeuse et priante à la fois : un baptême, dix premières communions et une centaine de confirmations célébrés sous la présidence de Mgr François Jacolin et concélébrés avec l’archevêque de Montpellier, Mgr Carré et Mgr François d’Alteroche, le vicaire général, ainsi que des prêtres du diocèse, le père abbé de Notre Dame des Neiges et la présence de pasteurs et de frères orthodoxes.

La soirée :

La soirée s’est ouverte avec le repas festif et plus de 600 convives à l’espace événements décoré par des mains adroites, sur le thème de l’Esprit Saint. Un excellent menu a honoré les convives avec notamment un aligot que même Mgr Jacolin a participé à faire filer.
La fête s’est poursuivie avec le concert de louange du groupe UNI’T au théâtre de Mende avec des participants de tous âges totalement conquis.
Sur une majorité de sons rocks, Frédérick Caramia le chanteur, son frère et le reste du groupe ont par deux fois entraînés les spectateurs à la prière. Des temps forts qui ont beaucoup touché.

Des témoignages enthousiastes :

SpiriTous a été une réussite. Les échos qui nous en parviennent et les témoignages partagés sont beaux et forts.
Il s’est vécu de grandes choses, beaucoup de grâces ont été reçues et de nombreuses personnes nous ont partagé leur joies et leurs émotions.

En plus des photos partagées ci-dessus, retrouvez l’ensemble des clichés professionnels de la photographe Rachel Rocherieux et disponibles à la vente sur son site : https://www.jingoo.com/rachel-rocherieux/

Remerciements

Un grand – très grand – merci aux mécènes, partenaires et nombreux bénévoles qui se sont impliqués dans la préparation et le déroulement de la journée.

Hyper U Cœur-Lozère et La Lozère Nouvelle ont été exceptionnels pour leur généreux soutien. La Société générale et l’Enseignement catholique aussi. Qu’ils en soient profondément remerciés.

Un gros travail et une très généreuse participation du groupe Bayard a permis de réaliser un reportage spécial du journal Pèlerin, avec un hors-série de 12 pages sur le diocèse de Mende. Ils nous ont offert une distribution très importante de ces tirés-à-part ainsi qu’une version nationale dont le hors-série était encarté à l’intérieur. Ce partenariat a aussi permis la réalisation du Livret de journée du participant avec Prions en Église. Des publications de grande qualité qui ont largement concouru à la réussite de la SpiriTous.

D’autres partenaires nous ont apporté leur aide : Le centre d’Équitation Éthologique d’Alteyrac, RCF Lozère, la Ciergerie du Sud-Est, Secret de Cacao (Maître artisan-chocolatier de Langogne), le Crédit agricole, Lozère évasion, le Secours Catholique, le Département.

Enfin, un autre merci particulier à la Mairie de Mende pour son appui au niveau logistique pour l’espace événements, le théâtre et la salle Urbain V.

Nous exprimons notre sincère reconnaissance aux élus locaux qui nous ont fait l’honneur de leur présence, de leur participation et/ou de leurs encouragements.

Copyright Diocèse de Mende / NBottou

 

Merci à chacun pour cet élan missionnaire partagé ensemble.
Vous êtes tous invités à envoyer vos témoignages et clichés à : communication@diocese-mende.fr

Que l’esprit de Pentecôte continue d’embraser notre diocèse de Lozère !

 

Evénement SpiriTous l'embrasement, grande fête du diocèse de Mende

Grande fête diocésaine de Pentecôte :
SpiriTous l’Embrasement

Le samedi 19 mai 2018, pour la Vigile de Pentecôte, la fête diocésaine SpiriTous revient pour nous embraser

Dans la presse

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Vivre l’Esprit Saint au cœur de la fête.

Une fête diocésaine d’ampleur
Tout le diocèse se rassemblera le samedi 19 mai 2018 pour une journée festive articulée autour de l’Esprit Saint à l’occasion de Pentecôte. Au cours de la vigile, tous les confirmands du diocèse, jeunes et adultes réunis, recevront le sacrement de la confirmation des mains de Mgr François Jacolin, évêque de Mende et de Mgr Pierre-Marie Carré, archevêque de Montpellier.

Pourquoi cette fête
SpiriTous est le nom donné à ce rassemblement de Pentecôte, lors de la 1ère édition en 2011. Ce nom évoque le Saint Esprit mais aussi l’idée d’être tous réunis (avec l’orthographe « tous »).
Qui peut dire qu’il n’aime pas retrouver les siens pour partager des moments forts ? Qui peut vivre sans prendre du temps avec d’autres ? Combien d’entre nous ont la vocation d’ermite ?… Peu d’entre nous semble-t-il. Car oui, l’être humain est un être de relation. Nous avons besoin des autres comme les autres ont besoin de nous. Et l’Église affirme que « Personne n’est trop pauvre pour n’avoir rien à partager ».
Il est donc nécessaire de vivre des temps de rencontres, de retrouvailles ; des temps forts pour être heureux ensemble et faire la fête. Les modes de vie actuels donnent trop peu d’occasions de rassemblements et de fêtes, si ce n’est à caractère commercial. Or, la foi chrétienne nous voit frères et sœurs en Christ.

L’Église a donc son rôle à jouer en générant des moments d’échanges, de partage et de joie. Oui, et il est primordial qu’ici, en Lozère, notre Église diocésaine favorise la culture de la rencontre et de la joie ; de faire la fête ensemble, en ayant le souci des autres, de ceux pour qui la vie est dure, de ceux qui sont trop seuls, de ceux qui ont besoin d’échanges et de joie. Soyons convaincus aussi de la richesse des fêtes intergénérationnelles.

Pas de doute
Enfin, si des doutes sur le bien fondé d’un tel rassemblement peut survenir, il convient d’être vigilant au tentateur qui ne cherche qu’à diviser.  C’est la recherche de la paix et de la joie, pour nous et surtout pour les autres qui importe. Soyons des acteurs, des initiateurs de fête !

Retour sur le 1er rassemblement
L’Église de Lozère a déjà vécu en 2011 une première édition de SpiriTous. Une fête diocésaine d’envergure qui a mobilisé toutes les paroisses et rassemblé tout le diocèse, des plus jeunes aux plus âgés, pour vivre un réel moment de joie et de fraternité. Au cœur de cette fête, l’Esprit Saint. C’est pour cette raison que SpiriTous est fêté à la vigile de Pentecôte.
L’adhésion a été très forte et SpiriTous a été une réussite. Les prêtres et les participants ont été nombreux à relever combien la célébration de Vigile de Pentecôte avait été priante et joyeuse en même temps.

SpiriTous, grande fête diocésaine pour recevoir l'Esprit Saint

SpiriTous l’Embrasement, une fête diocésaine avec l’Esprit Saint

L’édition 2018
En ce début d’année, Mgr François Jacolin a publié de nouvelles orientations pastorales pour notre diocèse. L’accent est mis sur deux priorités missionnaires :
– L’évangélisation des adultes dans la vie active ;
– une pastorale unifiée des trois sacrements de l’initiation.

La fête de Pentecôte est une invitation à vivre le sacrement de la confirmation. C’est pour cette raison aussi qu’une vaste campagne de sensibilisation a été lancée cette année pour favoriser l’accompagnement au sacrement de la confirmation pour les adultes. Le 19 mai 2018, tous les confirmands du diocèse, jeunes et adultes confondus, recevront ce sacrement lors de la vigile de Pentecôte. Ce sera un grand moment de réjouissance pour tout le diocèse.

« Vous allez recevoir une force »  Actes 1,8
SpiriTous l’Embrasement est la 2ème édition de cette fête diocésaine autour de l’Esprit Saint reçu à Pentecôte.
Le choix du terme « l’embrasement » n’est pas anodin. Souvent employé dans des chants ce terme signifie particulièrement bien combien le Saint Esprit se propage. La fête SpiriTous nous inscrits totalement dans cette dynamique missionnaire à laquelle nous entraîne notre évêque.
À nous de nous laisser embraser par la force de l’Esprit Saint, que nous soyons des évangélisateurs, des témoins vivants du Christ Ressuscité.

Au programme
La journée du 19 mai 2018 se déroulera dès le départ des cinq paroisses avec des animations spécifiques pour envoyer les participants à la fête, tel un pèlerinage. La journée se déroulera ensuite à l’espace événements de Mende ainsi qu’au théâtre et à la cathédrale. L’accueil se fera au théâtre de Mende avec un lancement qui nous embrasera avant le déjeuner et une après-midi riche de découvertes, de convivialité, d’intergénérationnalité et de surprises… Enfants, jeunes, familles, étudiants, jeunes pros, actifs, retraités, malades, personnes isolées, étrangers, bénévoles, religieux, prêtres… tous seront rassemblés, invités à partager et à se découvrir.

Préparez-vous à recevoir des langues de feu
La vigile de Pentecôte débutera en fin d’après-midi en présence de notre évêque Mgr Jacolin et de l’archevêque de Montpellier, Mgr Carré. Tous deux donneront le sacrement de confirmation aux jeunes et aux adultes, entourés de tous les prêtres de Lozère.

Après la messe, un dîner festif sera servi, célébrant notamment les confirmands. Puis, le groupe catholique de pop-louange UNI’T « mettra le feu » en donnant un concert au théâtre avec une prestation de grande qualité. Ce groupe composé de chrétiens engagés ravira toutes les générations et est adapté aux familles. C’est vraiment un moment de fête à vivre.

Alors réservez dès à présent le samedi 19 mai 2018 et tenez-vous informés de la préparation de SpiriTous l’Embrasement sur les feuilles paroissiales et le site internet www.diocese-mende.fr : le Saint Esprit vous y attend.

Nolwenn Bottou

Le groupe UNI’T,
un groupe de pop-louange exceptionnel

UNI’T. Quatre lettres derrière lesquelles se cache peut-être l’un des projets musicaux chrétiens les plus audacieux de ces dernières années. Fondé par deux frères, originaires des Yvelines, ce nouveau groupe de pop/louange bouscule les codes et les a priori avec un premier album intitulé “Ta Miséricorde”.

Musiciens surdoués, dotés de voix exceptionnelles, Fred et Alex Caramia, sont capables de passer du chant lyrique au répertoire rock du groupe Queen, avec la facilité déconcertante de ceux qui ont un vrai don.

A la suite d’une conversion au christianisme et d’un cheminement dans l’Église, ils décident de mettre leurs talents au service d’un projet de pop/louange et enregistrent un premier single “Les JMJ sont arrivées” afin d’inciter la jeune génération à participer aux Journées Mondiales de la Jeunesse, aux coté de Pape François, à Cracovie.


Rendez-vous le samedi 19 mai 2018 à 21h30 au théâtre de Mende pour un concert exceptionnel ! ^^

Ils se lancent alors dans l’enregistrement d’un album aux cotés de la maison de production Rejoyce Musique (Glorious, Les Guetteurs, Rona Hartner, Étienne Tarneaud…). Le résultat : onze titres pop/rock teintés  d’électro et de disco. Parmi ceux-ci, des chants d’une formidable énergie (“Seigneur tu es là”, “Disciple Missionnaire”, “Seigneur c’est Toi”) qui ne sont pas sans rappeler les plus grands noms de la pop actuelle tels que Mika ou Avicii. Mais aussi des titres plus profonds et méditatifs servis pas la pureté de la voix de Fred (“Il existe une Espérance”, « Tu es trois fois Saint” ou encore “Viens Esprit-Saint”).

Cet album est comme un débordement d’énergie, une vague musicale qui pourrait bien tout emporter sur son passage et porter la joie de l’Évangile jusqu’aux périphéries.

Flash Conférence des évêques de France

Dialogue de l’Église et de l’État

La CEF organise le 9 avril prochain une réception « à l’occasion de la fête de Pâques ».
Parmi ses invités, Mgr Georges Pontier, archevêque de Marseille et Président de la Conférence des évêques de France, comptera M. Emmanuel Macron, Président de la République. Seront aussi présents nombre d’évêques (membres du Conseil permanents, présidents de conseils et commissions, archevêques métropolitains, évêque aux Armées) ainsi que des représentants des mondes associatif, culturel, politique…

Déroulé prévisionnel

19h00 : Arrivée du Président de la République.

19h05 : Ouverture de la réception par Monseigneur RIBADEAU DUMAS, secrétaire général de la Conférence des évêques de France, suivie de trois témoignages de personnes en fragilité en binôme avec les bénévoles qui les accompagnent au sein d’associations catholiques.

19h25 : Intervention de Monseigneur PONTIER, archevêque de Marseille et président de la Conférence des évêques de France.

19h50 : Discours de M. le Président de la République

Les associations présentées

La Société de Saint-Vincent-de-Paul

Les bénévoles de la Société de Saint-Vincent-de-Paul accompagnent tout au long de l’année les personnes invisibles de notre société, là où elles vivent, à leur domicile, en maison de retraite, en prison, dans la rue. Ils tissent dans la durée des relations de confiance qui redonnent dignité et joie de vivre.La Société de Saint-Vincent-de-Paul est un réseau de charité de proximité qui réunit 17 000 bénévoles à travers toute la France. Fondée il y a près de 200 ans par Frédéric Ozanam, c’est une association catholique à vocation caritative, reconnue d’utilité publique. Elle est placée sous le patronage de saint Vincent de Paul, dont la spiritualité au service des plus pauvres inspire l’action des bénévoles. L’association est présente dans 150 pays avec 800 000 bénévoles dans le monde, qui suivent une Règle commune. Elle vit essentiellement de dons.

La fondation OCH
La lumière d’une rencontre

L’office chrétien des personnes handicapées est au service des personnes malades ou handicapées, de leurs familles et de leur entourage.Attentif à tout type de handicap (mental, physique, sensoriel ou psychique) ? il poursuit plusieurs missions : écoute et conseil, journées et groupes d’échanges, conférence et sensibilisation, revue Ombres et Lumière, soutien d’initiatives pilotes.

L’Association pour l’Amitié (APA)

L’Association pour l’Amitié (APA) anime depuis 2006 des appartements partagés, où habitent ensemble des personnes qui étaient sans domicile fixe, et des personnes qui ne l’étaient pasIl s’agit d’une forme de « colocation solidaire » où vivent ensemble des personnes d’âges, d’origines, de cultures et de parcours et aussi aux caractères bien différents !Elle propose aussi des repas partagés le dimanche, ainsi que des séjours de vacances afin de lutter contre l’exclusion.

Information Salon international de l'agriculture

« Votre mission est unique et nécessaire »
Déclaration du Conseil permanent aux agriculteurs

Comme en 2016, une délégation d’évêques se rendra au Salon International de l’Agriculture de février 2018. Témoins à la fois de la passion avec laquelle les agriculteurs exercent leur métier et des difficultés auxquelles ils sont confrontés, les évêques veulent ainsi leur manifester leur proximité, leur attention et leur soutien.

Nous savons que la crise agricole que vous traversez est toujours là, profonde, complexe et multiforme. Beaucoup parmi vous souffrent et s’inquiètent pour leur avenir. Face à cette réalité, nous ne pouvons pas nous satisfaire des approches et des discours marqués par la situation de l’après-guerre et les années de forte croissance économique et d’amélioration des conditions de vie qui l’ont suivie. Aujourd’hui, nous mesurons à quel point les temps ont changé. Notre rapport au monde, au travail, à l’économie, à la technologie, à la terre, à la création soulève bien des questions et nous met devant de nouveaux défis, dont celui du respect de l’environnement, que nous sommes appelés à relever tous ensemble.

Ces défis dépassent votre seule profession : ils nous concernent tous et ils ont une dimension internationale. Ils nous interrogent notamment sur la société que nous voulons pour aujourd’hui et pour demain. Ils nous conduisent aussi à questionner les processus économiques tant mondiaux que locaux, pour que soit mieux pris en compte tout ce qui touche à la sauvegarde de notre maison commune et à son avenir. Et nous ne voulons pas ignorer vos solitudes et vos inquiétudes devant ces défis universels.

Mais alors, quelle agriculture voulons-nous pour demain ? Quels changements et conversions devons-nous opérer dans nos modes de vie ?

Nous ne pouvons pas nous résigner à un avenir incertain pour l’agriculture.  Voilà pourquoi, comme pasteurs de l’Église catholique, nous voulons vous adresser un message de soutien.

Nous croyons qu’il est vital que le travail agricole soit reconnu par l’ensemble de la société. Cette reconnaissance doit passer par une juste rémunération de votre travail, ce qui, hélas, n’est pas le cas dans bon nombre de filières. Votre travail permet de produire ces aliments dont nous avons tous besoin pour vivre. L’agriculture doit garder sa noble mission : offrir une nourriture de qualité, la plus accessible à tous, et contribuer à l’entretien des espaces ruraux auxquels nous sommes tant attachés.

La terre avec son sol vivant est la matière principale de votre métier ; c’est elle que vous travaillez. C’est d’elle que dépend notre pain quotidien. Aussi est-il vital de prendre soin de cette terre, de la protéger, comme le pape François nous y invite dans son Encyclique Laudato si’. Cultivons « cette ouverture à l’étonnement et à l’émerveillement », parlons « le langage de la fraternité et de la beauté dans notre relation avec le monde », ne soyons pas le « dominateur, consommateur ou pur exploiteur de ressources, incapable de fixer des limites à ses intérêts immédiats » (Laudato si’, n° 11).

La capacité à s’émerveiller devant la Création est le terreau de la conversion écologique attendue par beaucoup. Par votre métier, vous savez que cet étonnement et cet émerveillement se cultivent au quotidien. Vous êtes porteurs d’un savoir-faire unique que vous devez développer et transmettre.  C’est ainsi que notre terre pourra continuer à procurer à tous le pain quotidien sans être abimée et dégradée.Nous souhaitons que toute notre société prenne vraiment les moyens de vous écouter, de recueillir les fruits de votre savoir-faire et devienne ainsi toujours plus soucieuse d’une écologie intégrale.

Car la crise socio-environnementale que nous affrontons « requiert une approche intégrale pour combattre la pauvreté, pour rendre la dignité aux exclus, et simultanément pour préserver la nature » (Laudato si’, n° 139).Nous sommes témoins qu’au milieu des changements, souvent sources d’inquiétude, se développent de nombreuses initiatives créatrices et innovantes, pour produire dans le respect de l’environnement et la recherche d’une qualité croissante, pour progresser dans les domaines de la coopération et de la mutualisation des moyens. Nous encourageons et soutenons toutes ces initiatives.

Dans l’histoire, votre professionnalisme et votre amour de la terre ont témoigné de votre capacité à vivre des transitions, à surmonter bien des obstacles. Face à l’ampleur des défis d’aujourd’hui et à la lumière de la Foi, nous vous redisons notre confiance, notre solidarité et notre soutien. Nous appelons la société entière à œuvrer pour une meilleure reconnaissance de votre travail, de votre mission unique et nécessaire.

Le Conseil permanent de la Conférence des évêques de France
Mgr Georges PONTIER, Archevêque de Marseille, président de la CEF
Mgr Pierre-Marie CARRÉ, Archevêque de Montpellier, vice-président de la CEF
Mgr Pascal DELANNOY, Évêque de Saint-Denis, vice-président de la CEF
Mgr Michel AUPETIT, Archevêque de Paris
Mgr Jean-Pierre BATUT, Évêque de Blois
Mgr François FONLUPT, Évêque de Rodez
Mgr Stanislas LALANNE, Évêque de Pontoise
Mgr Philippe MOUSSET, Évêque de Périgueux
Mgr Benoît RIVIÈRE, Évêque d’Autun
Mgr Pascal WINTZER, Archevêque de Poitiers

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