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Sœur Maryvonne est décédé le 18 avril 2020

Notre sœur Maryvonne Toqueboeuf était née au Bruel (Esclanèdes) en 1929. Toute jeune encore elle est venue à l’Adoration de Mende pour faire ses premiers pas dans un postulat qui la préparait à entrer au noviciat à Paris en août 1946. Sœur Maryvonne compte parmi les très nombreuses jeunes filles qui, depuis la fondation de l’Adoration de Mende en 1802, ont rejoint notre Congrégation des Sœurs des Sacrés Cœurs.

Très adroite et méticuleuse Sœur Maryvonne se vit confier des services manuels minutieux qu’elle apprit et remplit avec beaucoup de soins : couture et repassage étaient sa partie.  Sa santé fluctuante et un équilibre fragile ne l’empêchèrent pas d’être aussi une sœur précieuse et dévouée au service des communautés de Chartres et du Mans comme auprès des dames et des élèves.

En octobre 1964 Sœur Maryvonne retrouvait avec grande joie sa Lozère natale. Le service de l’accueil fut sa grande passion : aimable, gentille et prévenante, elle savait y faire avec tous les gens qui se présentaient à l’Adoration. Sa mémoire fidèle lui permit de connaître et reconnaître la succession des générations accueillies à la Maison de l’Adoration. Ses sorties dans les rues de la ville étaient légendaires : on s’étonnait de ne plus la rencontrer lorsque ses jambes ne lui permirent plus de « faire les courses » pour la communauté et pour les résidents de la Maison de Retraite de l’Adoration.

Fortement éprouvée dans sa santé ces dernières années, Sœur Maryvonne eut bien de la peine à lâcher son emploi qui était devenu sa vie.

Très attachée à sa famille, notre sœur portait les siens dans sa prière d’adoration à laquelle elle est demeurée fidèle, même si c’était douloureux de demeurer assise un peu longtemps, d’autant plus que ses yeux ne pouvaient plus déchiffrer l’écriture de l’office.

Sœur Maryvonne est décédée samedi 18 avril, très tôt le matin. Elle a été exaucée dans son désir souvent exprimé : elle voulait que ce soit la Sainte Vierge Marie, quelle invoquait sous le vocable de Notre Dame de Miséricorde, qui lui ouvre la porte du Paradis.

Au revoir chère sœur Maryvonne, vous avez aimé le beau. En ce mois d’avril où vous avez rejoint la Maison du Père, la nature a revêtu ses plus beaux atours. Et c’est important car les circonstances du confinement empêchent la présence de la communauté et de vos nombreux amis. Les fleurs, les arbres, les oiseaux nous remplacent et disent pour nous l’action de grâce qui monte de nos cœurs pour votre vie de Sœur consacrée aux Sacrés Cœurs de Jésus et de Marie.

Sœur Jeanne Cécile Deloustal, ss.cc. et la communauté de Mende

 

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Le père Jacques Virolleau s’en est retourné vers le Père le mercredi 26 février 2020 à l’âge de 98 ans.

Prêtre du diocèse de Saint-Flour, il s’était retiré à Mende afin d’être plus proche de ses neveux.

Depuis quelque mois, il avait rejoint la maison de retraite de Vic-sur-Cere (15).

Ses obsèques ont été célébrées le samedi 29 février 2020 en l’église de Chaudes-Aigues (15).

 

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Le père René Nurit est décédé le vendredi 17 janvier 2020. Ses obsèques ont été célébrées le 21 janvier en l’église du Massegros. Il a ensuite été inhumé au cimetière de Saint-Rome-de-Dolan.

Le père René Nurit nous quitte à l’âge de 85 ans. Malgré son état de santé fragile ces derniers temps, il a assumé son ministère de prêtre jusqu’au bout de ses forces auprès de la communauté des Gorges du Tarn qu’il aimait tant ! Aujourd’hui, nous l’entourons de la prière reconnaissante de notre diocèse, avec vous sa famille et ses proches, mais aussi avec le souvenir et la prière de ceux qui l’ont connu et accompagné durant sa vie de prêtre.

René est né à la Villedieu le 15 novembre 1934, il était le 7ème d’une fratrie de 9 enfants (6 garçons et 3 filles). Les produits de la ferme familiale ne suffisant pas à nourrir cette grande famille, pour arrondir les fins de mois, son papa travaillera aussi comme tailleur de pierres.

En 1947, il entre au petit séminaire à Mende pour effectuer sa scolarité dans le secondaire ; puis arrive une période troublée de notre histoire de France et le voila parti en Algérie en 1958 et va y rester pendant 2 ans : période qui l’aura beaucoup marqué.

De retour d’Algérie, le 23 décembre 1961, a l’âge de 26 ans, René sera ordonné prêtre à la chapelle du grand séminaire de Mende par Mgr Boudon : a ce sujet, il aimait faire remarquer que ce jour-là l’évêque avait moins de 50 ans et qu’il y avait pas moins de 300 prêtres dans notre diocèse.

Son ministère de prêtre serviteur du Christ Prêtre, le père Nurit l’aura vécu avec beaucoup d’attention, de goût pour les réalités bien conduites et bien suivies : ». Ce sens de la vocation de prêtres, il n’aura de cesse de l’approfondir inlassablement :

  • tout d’abord dans le secteur de Villefort de 1962 à 1967 où il s’occupait avec fierté des jeunes avec un grand enthousiasme et un grand dynamisme.
  • De 1967 à 1975, remarqué par ses talents d’animateur de la jeunesse il deviendra Aumônier fédéral de J.A.C et du M.R.J.C en Région Languedoc-Roussillon. Période durant laquelle il aura la douleur de perdre ses parents à 4 mois d’intervalle.
  • De 1975 à 2009 : le Père René Nurit se voit confier la charge pastorale de la paroisse du Malzieu, il y laissera de nombreux souvenirs. Ses talents d’organisateur de kermesses lui feront une extraordinaire réputation.
  • Puis en septembre 2009, c’est une longue page qui se tourne ; il choisit de se retirer à St Rome de Dolan, près de son frère Roger avec lequel il est profondément lié. Alors que beaucoup parlent de retraite ; René lui, continuera jusqu’au bout à être ‘’Serviteur’’ de la communauté des Gorges du Tarn. L’an dernier, le décès de sa dernière sœur l’avait beaucoup affecté : « il ne reste plus que mon frère Roger et moi » disait-il. Au bout de ce long chemin, il ne reste plus que son frère Roger que nous accompagnons de notre prière aujourd’hui.

Le Père Nurit aimait les gens et plus encore la ‘’fraternité’’ sacerdotale, le 16 décembre dernier il était encore avec l’équipe des prêtres de la paroisse de Florac pour partager le traditionnel repas de Noël. La Parole de Dieu qui a été choisie éclaire bien la personnalité, la foi profonde, et le service pastoral du père Nurit. L’image du Bon pasteur aura inspiré toute sa vie de prêtre consacrée à guider ceux qui lui ont été confiés. Telle était sa destinée qui peut s’ouvrir maintenant à l’appel de Dieu vers la Vie transformée, transfigurée, ressuscitée. Dans son ministère, il n’a pas cessé d’être un signe de la miséricorde du Christ pour chacun. Nous prions pour qu’il  soit maintenant accueilli dans la miséricorde de Dieu le Père.