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Information

Le père Joseph Salles est retourné à Dieu le vendredi 22 novembre 2019 à l’âge de 91 ans.

Ses obsèques ont été célébrées le lundi 25 novembre dernier en l’église Saint-Étienne d’Aumont.

Après avoir écouté les différentes étapes et les différentes missions qu’a accompli l’abbé Joseph Salles dans sa vie de prêtre, j’aimerais brièvement témoigner de ce qu’ j’ai pu ressentir lors de mes rencontre avec lui.

Je ne parlerai pas de ses brillantes études et de sa responsabilité comme directeur du collège Rocroy-Saint-Léon à Paris dont il aimait beaucoup parler. Ni de ses années de vicaire-instituteur à Aumont, ni de son profond attachement à Mgr Jean-Antoine Trocellier, son oncle, évêque au Mackenzie au Pôle-Nord Canadien et pour lequel il avait une grande estime. C’est lui par ailleurs qui l’avait ordonné prêtre.

Partout où l’abbé Joseph Salles avait travaillé, il n’avait qu’un seul but : évangéliser. Ne pouvant plus assumer un ministère paroissial ou autre, il a cependant durant ses nombreuses années retiré à Aumont, célébré chaque dimanche la messe à la maison de retraite, jusqu’au moment où son état de santé ne lui permettait plus de sortir.

Lors de mes séjours à Aumont quand je revenais du Pérou, et tout spécialement ces dernières années, j’ai eu l’occasion de mieux connaitre le père Joseph Salles. Nous le connaissions dans le diocèse pour le sérieux et l’exigence qu’il mettait dans les responsabilités qu’il devait assumer. Mais ce qui m‘a le plus marqué, c’était la solidité de sa vocation sacerdotale, profondément ancrée (indéracinable), ce qui pouvait l’amener parfois à avoir des jugements directs et entiers qui n’étaient que le reflet de sa fidélité à une spiritualité ecclésiale fortement marquée par une formation assez stricte.

L’abbé Joseph Salles, durant ses longues années vécues dans sa maison à Aumont, lisait beaucoup et suivait avec beaucoup d’intérêt l’évolution positive et négative de notre société et de notre Église. Il aimait en parler et il portait tout cela dans la prière. Il priait beaucoup.

J’ai vu chez lui un vif intérêt à la mission universelle de l’Église. Son cœur de prêtre battait au rythme de l’Église. Il aimait l’Église, même s’il ne comprenait pas toujours certaines orientations. Mais il essayait de comprendre. Sa fidélité était totale.

Lors de ma dernière visite, il me disait : « Tu vois, maintenant, je désire fortement que le Seigneur m’appelle ».
Ce Dieu auquel il avait donné toute sa vie a répondu à son désir.

Mgr François d’Alteroche

Flash

Le père Louis Aldebert est retourné à Dieu le samedi 5 octobre 2019 à l’âge de 87 ans.

Ses obsèques ont été célébrées le 9 octobre en l’église de Chirac.

L’abbé Louis Aldebert est né le 12 septembre 1932 à Fournels. Il était l’aîné d’une fratrie de sept enfants. Son père, boulanger, es décédé alors qu’il n’avait que 10 ans.

Après l’école publique de Fournels et un passage en sixième à Marvejols, il a rejoint le petit séminaire de Mende en 1945. Puis il est entré au grand séminaire de Mende pour se préparer à sa mission de prêtre, vocation qui lui est venue vers l’âge de 10 ans. Sa formation est interrompue par le service militaire qu’il effectue à Béziers de 1953 à 1955. Il reprend ensuite le grand séminaire et est ordonné prêtre le 22 mars 1958 par Mgr René Boudon, à Mende.

Les grandes étapes de son ministère

Il commence à Villefort comme vicaire-instituteur puis comme vicaire (tout court) chargé, dans le secteur, de la Jeunesse agricole chrétienne (JAC). Après un bref passage à Chanac (vicaire), puis à Marseille (paroisse Saint-Marcel), il est envoyé au Collet-de-Dèze dans les Cévennes.
Être curé en Cévennes était considéré comme une punition. Ce ne fut pas le cas. Il y est resté 12 ans, aussi bien accueilli par les familles protestantes que catholiques.

Ses nombreuses affectations lui ont été enrichissantes. Les réformes conciliaires étaient bien acceptées. Son rôle de prêtre était aussi bien de rassurer les inquiets du changement, que de faire patienter ceux qui voulaient aller plus vite. Il a été très heureux d’avoir à collaborer à la mise en application du Concile Vatican II.

Outre son ministère en paroisse, il a été cinq ans aumônier de l’Action catholique des enfants (ACE) pour le diocèse de Mende, avec durant trois ans, une responsabilité régionale.

En 1982, il rejoint l’équipe pastorale de Marvejols. En 1986, il prend le large – Fidei donum – vers le diocèse de Carcassonne, à la paroisse Saint-Laurent de la Cabrerisse.

En 1992, il revient au diocèse de Mende à Langogne, puis devient prêtre auxiliaire à Marvejols en 1999.

En 2007, à l’âge de 75 ans, il se retire à Marvejols (rue du Couvent), puis à la Villa Saint-Jean de Chirac, en 2009.

A la suite d’une maladie assez longue, il s’est rendu compte qu’il ne pouvait plus se suffire à lui-même et il a continué au ralenti son ministère de prêtre.

Cette année, et surtout les derniers mois, sa santé s’est dégradée. Il nous a quitté le samedi 5 octobre 2019 à l’hôpital de Marvejols.
Il rejoint les membres de sa famille et laisse parmi nous ses deux sœurs et ses nombreux cousins et amis.

Notre ami

Louis était un bon confrère, passionné, généreux, à l’écoute, fraternel.
Il était présent à tous et à tout ce qu’il faisait. C’était un prêtre de la génération Vatican II, ce qui veut dire : attention à la vie, attention aux personnes, importance du laïcat, place donnée aux laïcs, analyse des situations, curiosité intellectuelle et théologique, sens pastoral, sens de l’Église. Il était par ailleurs fin observateur de la vie de l’Église.

L’ACE et l’action catholique en général, l’ont beaucoup marqué et il s’y est beaucoup investi. Il reflétait Dieu par son écoute, sa bonté, sa patience et son espérance.

Lors de ses obsèques, ses confrères ont rendu grâce pour tout le bien qu’a fait Louis. Et à lui : « Merci Louis.  »

P. Robert Solignac

 

 

Information

Le père Raymond Martin est retourné à Dieu le mercredi 2 octobre 2019 à l’âge de 86 ans.

Ses obsèques ont été célébrées le 8 octobre en l’église du Born.

Né le 10 avril 1933 au Born, il a été ordonné prêtre le 23 mai 1959 à Mende.

Ses ministères connus sont les suivants :

1959 : Surveillant au petit séminaire de Mende

1962 : Vicaire à Grandrieu

1968 : Vicaire à Langogne

1979 : Curé de Badaroux durant 25 ans !

Il s’est retiré en résidence personnelle sur Mende en 2004, âgé alors de 71 ans.

Décédé le 2 octobre 2019, il a été inhumé au Born le 8 octobre 2019.

 

Information

Le père Jean-Marie Paradan s’en est retourné vers le Père le 25 juin 2019, à l’âge de 71 ans.

Père Jean-Marie Paradan est né le 4 février 1948 à Marvejols en Lozère.

Ses obsèques religieuses ont été célébrées le vendredi 28 juin à 15h en l’église de Champerboux, suivies de l’inhumation au cimetière.

 

Information Soeur Marie Pierre Ursuline

Sœur Marie Pierre, ursuline, est retournée vers le Père

Sr Marie Pierre, Rosa PAJOT est née le 5 septembre 1927, à Ste Eulalie en Lozère. Ses parents étaient agriculteurs ; elle était l’avant dernière d’une fratrie de 9 enfants.

A 18 ans, elle répond à l’appel du Seigneur, et entre chez les Ursulines à Ispagnac, où elle fait profession le 9 Septembre 1948.

Elle fait la formation d’aide-soignante et obtient ce diplôme en 1969. Elle travaille dans l’établissement des handicapés : I.M.P. Ste Angèle à CHIRAC, jusqu’à 65 ans, âge de la retraite.

Durant sa vie :

Sr Marie Pierre s’est beaucoup investie ; son dynamisme, ses talents manuels, sa joie de vivre lui ont permis d’accompagner des groupes d’enfants de l’ACE où elle sera responsable de club, des enfants du catéchisme et encore des enfants de l’école Sainte Angèle à Chirac.

Elle s’est investie dans la paroisse : mettant ses talents au service de la liturgie, tant pour le chant que pour la proclamation de la Parole de Dieu. Sollicitées par les familles, elle est heureuse de réaliser des compositions florales, pour les mariages, baptêmes, jubilés, ou tout autre fête.

Elle savait être présente auprès des familles partageant leurs joies et leurs peines.

Sœur Marie-Pierre rentre à la Villa St Jean, le 28 juillet 2005 où elle a été très active durant de nombreuses années. Peu à peu sa santé s’est dégradée, sa Foi et sa dévotion à la Vierge Marie lui ont permis d’accepter sa dépendance.

 Après sa dernière hospitalisation, ses forces s’amenuisent et elle s’éteindra mardi 7 mai 2019 dans l’après-midi.

Elle a rejoint son Seigneur. Rendons grâce pour cette vie donnée au service de l’Évangile !

 

Information A Dieu Père Gaston Jalbert

Le père Gaston Jalbert est décédé le vendredi 26 avril 2019 à l’âge de 99 ans.

Tel l’un des robustes fayards de cette terre de Margeride, l’abbé Gaston n’a rendu l’âme qu’au dernier coup de cognée du bûcheron.

… Il l’aimait de tout son cœur, cette église de Lajo où il avait été baptisé, fait sa première communion… Là aussi s’était éveillée sa vocation de prêtre et célébré ses premières messes. Eglise toute proche de la chapelle de Saint Roch avec la foule de ces pèlerins et de ces marcheurs sur le chemin de Saint Jacques.

C’était un immense plaisir pour lui que de revenir passer quelques jours de détente à La Roche, en famille, dès qu’il le pouvait.

Il est entré au petit séminaire de Marvejols en octobre 1931 en même temps que Louis Bouniol et son cousin Auguste Tichit de Saint-Denis-en-Margeride, avant d’entrer en fin de Première, à quinze jeunes au grand séminaire.
Avec eux et le père Bouniol, il ne se doutaient pas qu’un peu plus tard, la majorité vivraient les années de « chantiers de jeunesse » et surtout le « travail obligatoire » en Allemagne… Une période qui a pesé lourd pour beaucoup de séminaristes !

A la suite de cette période, Gaston et Auguste reprirent leurs études au grand séminaire. Ils furent ordonnés à la prêtrise le 21 décembre 1946. Il fut nommé ensuite à Rouveret dès 1947, sur le Causse Méjean. Il était accessible à « bras ouverts », donnant lieu à une paroisse chaleureuse.
Avec le père Bouniol nommé dans les Gorges-du-Tarn en 1948, ils se retrouvaient régulièrement pour des réunions de travail avec leurs aumôniers de jeunesse, sous la direction du père Raymond Fages, fondateur du Centre de Batipaume. Une période d’après-guerre où nous manquions même du nécessaire et où il fallait tout réorganiser, tout repenser… autant sur le plan humain  que chrétien. Ceux qui n’ont pas connu ces années-là ne peuvent avoir aucune idée des problèmes vécus en cette période. L’abbé Gaston fut sur le Causse Méjean un acteur irremplaçable de cette réorganisation.

En 1954, il aura l’adjonction de la grande paroisse du Mas-Saint-Chély. Une somme de travail trop importante pour lui car en 1960, il doit partir cinq ans pour se reposer chez lui à La Roche. Et il se remettra difficilement au travail. …Trop marqué par son séjour en Allemagne.
En 1965, il passera une année au petit séminaire de Mende en semi-repos, comme professeur-adjoint, puis envoyé de nouveau respirer l’air du Causse ; mais cette fois-ci, à Saint-Rome-de-Dolan sur le Sauveterre.

En 1967, Mgr Boudon alors évêque de Mende, lui propose d’aller à Lunel avec le père Lucien Robert, proposition qu’il accepte.
Avec le père Lucien, il y passera 12 ans  de sa vie de prêtre et faira du bon travail.

Proche de 60 ans, il est fatigué et rejoindra la Lozère avant d’entrer en 1979 à la maison de retraite de Villefort où lui sera proposé le service de l’aumônerie.
Qui aurait pu prédire que ce service auprès des personnes âgées malades ou infirmes, il allait l’assurer 40 ans durant ! Et en parfaite symbiose avec le personnel soignant.

Le père Gaston Jalbert est décédé le vendredi 26 avril 2019 à l’âge de 99 ans.
Ses obsèques ont été célébrées le mardi 30 avril 2019 à 14h30 en l’église de Lajo. Il a été inhumé au cimetière de Lajo.

 

Flash L'Arche de Jean Vanier

Décès de Jean Vanier, fondateur de L’Arche

Aujourd’hui, mardi 7 mai 2019, Jean Vanier, fondateur de l’Arche est décédé à l’âge de 90 ans. Jean Vanier était entré depuis quelques jours en soins palliatifs à la Maison Jeanne Garnier (Paris) où il s’est éteint.

Né le 10 septembre 1928, Jean Vanier était l’avant dernier d’une fratrie de cinq enfants. Alors qu’il se destinait à une carrière militaire –comme son père- il quitta tout à l’âge de 22 ans sentant une attirance grandissante pour un cheminement spirituel.

En septembre 1950, il rejoignit l’Eau vive, un centre de formation théologique pour laïcs. Il s’y installa afin de suivre des études en vue de devenir prêtre. En 1964 alors qu’il visitait un asile psychiatrique dans le sud de la banlieue parisienne, il fut touché par la détresse de deux personnes internées : Raphaël Simi et Philippe Seux. Jean Vanier décida de s’installer et de vivre avec eux. C’est en juillet 1964 qu’il trouva une maison à Trosly-Breuil (Oise), c’est le début de l’Arche.

Les communautés de L’Arche sont des lieux de vie où les personnes qui ont une déficience intellectuelle et ceux qui sont venus les aider partagent leur quotidien. Accompagnants et accompagnés tissent des relations mutuelles qui vont au-delà de l’aide et du travail. Ensemble, les membres de L’Arche, qu’ils aient ou non une déficience intellectuelle, construisent leur vie communautaire : participation aux tâches, aux décisions, aux réflexions, aux fêtes et rassemblements, au souci les uns des autres. Chacun est invité à contribuer à la vie ensemble, selon ses aptitudes et ses désirs.
Aujourd’hui, l’Arche accueille plus de 1 200 personnes en situation de handicap mental au sein de 33 communautés reconnues comme des établissements médico-sociaux. La fédération internationale de l’Arche est quant à elle présente dans 38 pays avec 154 communautés sur les 5 continents.

Jean Vanier fut également à l’origine de plusieurs autres mouvements. En 1968, suite à la prédication d’une retraite qu’il fit à Toronto, naquit le Mouvement « Foi et Partage » qui propose des retraites rassemblant religieux, laïcs mais aussi des personnes avec un handicap. Cette même année, Jean Vanier et Marie-Hélène Matthieu organisent un premier pèlerinage-rencontre pour des personnes ayant un handicap mental. Ils renouvelèrent l’expérience à Pâques 1971.

Conférence des évêques de France

 

 

Information Père Marcel Ricard du diocèse de Mende

Marcel Ricard est né au Tensonnéeu-du-Recoux le 11 octobre 1931 dans une famille d’agriculteurs, et son père était aussi forgeron au village.
Marcel était le 3ème enfant d’une fratrie de quatre : Julien, Thérèse, Marcel et Paulette. Paulette est la seule en vie aujourd’hui et sa santé est très fragile.

Marcel a fréquenté l’école communale de Tensonnéeu. En octobre 1943, il entre en classe de 6ème au petit séminaire de Marvejols. En octobre 1949, il rejoint le grand séminaire de Mende.
Pendant ses études, il est appelé pour le service militaire dans les Chasseurs Alpins. Il est ordonné prêtre le 22 décembre 1956 au Recoux et Marcel est nommé surveillant au petit séminaire de Mende. Son premier poste en paroisse le conduit en 1958 à Saint-Alban-sur-Limagnole comme Vicaire.

En 1963, il devient Vicaire à Saint-Chély d’Apcher avec de plus, la responsabilité du cinéma « Le Familial ».
En 1968, il quitte les Hautes-terre de la Margeride pour les Gorges-du-Tarn et les Causses : il est nommé Curé à Sainte-Enimie.

A partir de 1978, « il agrandit sa ferme » (comme on dit chez nous) aux dimensions de la Lozère, et avec ses talents et l’aide de l’Esprit Saint, il devient responsable de divers mouvements et services de la pastorale diocésaine :

– en 1978 : l’enseignement religieux, le catéchuménat et la pastorale diocésaine ;
– en 1985 : la formation permanente des prêtres et des laïcs ;
– en 1988 : la catéchèse des personnes handicapées ;
– en 1992 : la direction de la radio Eaux Vives Lozère ;
– en 2001 : l’aumônerie du Carmel ;
– en 2004 : l’aumônerie de La Providence. Il est aussi aumônier des religieux et religieuses.

En 2013, il se retire à Mende rue de la Chicanette et en 1918, sa santé flanche : il est contraint d’entrer à la maison de retraite de l’Adoration. Il y décèdera le mercredi 13 février 2019 à l’âge de 87 ans.
Ses obsèques ont été célébrées le samedi 16 février 2019 en l’église du Recoux.

 

Les liens qui nous unissaient à lui ne sont pas brisés. Ils sont transformés. Marcel nous échappe mais pas totalement : il est dans notre cœur et dans le cœur de Dieu. Il a rejoint les siens (ses parents, famille, amis). Il nous attend. Nous lui disons « à Dieu ».

 

Information A Dieu Père Jean-Claude Trazic - originaire du diocèse de Mende

Le père  Jean-Claude TRAZIC est retourné auprès du Père le mardi 11 décembre 2018, à l’âge de 76 ans.

Il était originaire de Lozère.

Ses obsèques ont été célébrées vendredi 14 décembre, en l’église de Saint-Jean la Fouillouse.

Nous le recommandons à la miséricorde de Dieu et prions pour sa famille.

Information Copyright Diocèse de Mende

Père Pierre Bonnet est retourné à Dieu le lundi 6 août 2018 à l’âge de 91 ans.
Ses obsèques ont été célébrées le jeudi 9 août 2018, en l’église de Fournels.

« Sui Pierre dél Fustio, lou fustio d’Ourcieiro. »  Ce qui veut dire ‘Moi je suis Pierre du menuisier, celui d’Orcière.’ C’est en ces termes-là que Pierre Bonnet aimait se présenter, dans les rencontres où la langue du pays avait cours ; cette langue-là, vous le savez, il aimait la parler. Et il la parlait joliment.

Il est venu au monde le 8 juillet 1927. Ses parents habitaient alors Bagnols-les-Bains. Mais sa maman venait d’Orcières.  Hélas, Pierre et sa petite sœur n’étaient encore que des enfants quand ils se trouvèrent orphelins de père. A ce moment-là, leur douce maman, que beaucoup d’entre vous avez connue, obtint, à Chanac, une fonction de garde-barrière grâce à laquelle elle put élever ses enfants.

A l’âge de l’adolescence, Pierre fit de bonnes études secondaires au collège du Sacré Cœur, à Langogne. A leur issue, il voulut se préparer à devenir prêtre, en même temps que sa cadette s’orientait vers la vie religieuse. Il fut ordonné prêtre le 19 mai 1951, un jour d’abondantes neiges, au milieu du printemps. Il aimait le rappeler.

Qu’a-t-il fait, depuis 1951 ? Son ministère s’est déroulé en deux temps, de longueur comparable :
25 années d’activité auprès des écoliers, des collégiens, des lycéens.
31 ans auprès de vous qui habitez Fournels et son canton, comme curé de vos paroisses.
Vous avez donc eu le temps de le bien connaître l’abbé Bonnet.

Ayons un regard sur la première période de son activité : son ministère auprès des enfants et des adolescents.

Pour cela, rappelons-nous d’abord qu’au cours des années 50, plusieurs jeune prêtres reçurent la charge de Vicaire Instituteurs. Sous ce titre, ils venaient remplacer, dans les écoles des Cantons, les Frères des Ecoles Chrétiennes qui s’étaient peu à peu retirés.

Pierre fut de ceux-là, sitôt ordonne prêtre, pendant neuf ans. A Chanac d’abord, ensuite à Nasbinals.  De bons, de pittoresques souvenirs lui restaient de ces années de Maître d’école de village.

Elles prirent fin en 1960 parce que, cette année-là il  lui fut demandé de changer de niveau : il  vint enseigner au Collège catholique de Saint Chély. Il y fut pendant huit ans. Suffisamment longtemps  pour que l’on sache, à St Chély,  que chanter l’aidait à vivre. La paroisse en effet lui avait confié sa  chorale.

Arriva 1968, l’année des bouleversements. Pour Pierre aussi, elle le fut. Il dut en effet passer de son  Collège baraban à un lycée parisien, Rocroy-Saint-Léon.  Il y était envoyé pour être l’un des aumôniers de cet établissement important. Ce lycée était dirigé par l’un de ses fidèles amis, l’abbé Joseph Salles, qui venait lui aussi de Lozère.

De nouveau huit années, dans ce lycée parisien. Des années heureuses autant qu’exigeantes : il fallait en effet que Pierre du Menuisier ajuste son discours – facilement abondant, toujours vigoureux, pas toujours soucieux d’être académique – à l’esprit critique des gens de la capitale, et quelques fois du grand monde. Du travail, des efforts de mesure, mais que de bons souvenirs il gardait de cette période parisienne.

Il avait néanmoins un souci : Sa maman restée en Lozère. Car elle atteignait le grand âge, et Pierre souffrait, en son cœur très filial, de la voir loin de lui, et seule. Le Père Evêque le savait aussi. C’est pourquoi il offrit à Pierre, en 1976, de devenir curé de Fournels.  L’intéressé en fut très heureux, à cause de sa maman ; il la prit avec lui. A cause de vous, et de votre canton qui lui plaisait. A cause aussi du curé dont il devenait le successeur, le P Blanquet. Car, à l’égard de ce prêtre,  Pierre nourrissait une belle affection.

Ainsi il a été votre curé pendant 31 ans ; jusqu’au printemps 2007.  Ce printemps-là en effet un grave accident de la route l’a obligé à s’effacer, tout en restant parmi vous. Onze années de retraite, de lecture, de prière. Mais aussi de détachement, et de paix.

31 ans de service parmi vous !

Mieux que moi vous sauriez parler de son ministère ici : Vous en avez été les témoins, au fil des jours et des années. Et les bénéficiaires. Peut-être signaleriez-vous, avec une bon sourire, qu’il avait le verbe haut et la langue sonore, et qu’il a pu arriver que, certaines fois, il leur ait donné libre cours, plus que vous ne l’auriez fait à sa place. Mais ce n’était jamais méchant.

Je dois, quant à moi, relever ceci : il portait au Seigneur Jésus une touchante affection, en même temps qu’une belle humilité et une solide confiance. Il lui plaisait de faire entendre l’Evangile, la Bonne Nouvelle  que Jésus est pour l’humanité. Et qu’il était heureux de le faire comprendre !

Je relève aussi, pour terminer, qu’il est passé sur l’autre rive le jour où nous fêtions la Transfiguration de Jésus.  « Alors Pierre, en te disant l’adieu de tous tes confrères, je te dis aussi notre confiance que le Christ de Pâque est déjà venu te chercher dans la mort, pour te transfigurer en lui dans la Maison de notre Père. Qu’il doit te plaire alors de chanter sa Gloire, et Son Amour ! Pourquoi pas avec le Père Blanquet ? »

                                                                                                                    P. Louis Barlet

Témoignage :

« Prêtre du diocèse de Mende, Pierre Bonnet avait été envoyé par son évêque avec d’autres prêtres du même diocèse pour prendre la suite des oratoriens au lycée Rocroy Saint Léon à Paris.
Il y a été mon aumônier scout, mon animateur de catéchèse, mon professeur de musique et, surtout, un guide dans ma découverte du Christ et dans ma foi.
J’avais eu la joie, il y a quelques années, de passer une heure avec lui dans sa maison de retraite à Fournels. Nous nous étions quitté tous deux très émus.
J’ai appris hier son décès.
Il a été un bon et fidèle serviteur, qu’il entre dans la joie de notre Seigneur (Mt 25, 23). »

Bruno CINOTTI
Diacre du diocèse de Versailles