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Information

Un Décret publié le 10 juillet dernier, organise la sortie de l’état d’urgence et confirme certaines dispositions d’assouplissement dans le cadre des célébrations religieuses (article 47).

  • L’article 1er du décret précise que les mesures d’hygiène (lavage de mains, etc.) et de distanciation sociale, incluant la distanciation physique d’au moins 1 mètre entre deux personnes, dites « barrières » continuent d’être la norme « en tout lieu et toute circonstance », et ce jusqu’au 30 octobre 2020.

-> Nous devons être en mesure de garantir le respect de ce 1er article.
-> Nous ne sommes plus tenus à condamner une rangée de bancs sur 2.

  • L’article 47 précise :

I.   – Les établissements de culte sont autorisés à recevoir du public dans le respect des dispositions qui leur sont applicables et dans des conditions de nature à permettre le respect des dispositions de l’article 1er.
Toutefois, les personnes appartenant à un même foyer ou venant ensemble dans la limite de dix personnes ne sont pas tenues de respecter une distanciation physique d’un mètre entre elles dans ces établissements.

II.  – Toute personne de onze ans ou plus qui accède ou demeure dans ces établissements porte un masque de protection. L’obligation du port du masque ne fait pas obstacle à ce que celui-ci soit momentanément retiré pour l’accomplissement des rites qui le nécessitent.

III.  – Le gestionnaire du lieu de culte s’assure à tout moment, et en particulier lors de l’entrée et de la sortie de l’édifice, du respect des dispositions mentionnées au présent article.

IV.  – Le préfet de département peut, après mise en demeure restée sans suite, interdire l’accueil du public dans les établissements de culte si les conditions de leur organisation ainsi que les contrôles mis en place ne sont pas de nature à garantir le respect des dispositions mentionnées au présent article.

  • Enfin, à partir du 20 juillet, le port du masque devient obligatoire dans les lieux clos. Cela vaut pour les personnes se présentant dans les accueils paroissiaux ou à la maison diocésaine et pour les différente salles de réunions.

 

Merci de contribuer à l’application de ces consignes pour la santé de tous.

Bon été. Bien fraternellement,

Abbé François DURAND,
Vicaire général

 

 

 

 

 

 

 

Information

Des initiatives pour maintenir le lien et soutenir les plus fragiles

Depuis le 16 mars 2020, la France est confinée, en standby dans quasiment tous les secteurs d’activité et nous réduisant à l’isolement les uns des autres. Plus le droit de sortie sans justificatif, plus de visite autorisée, plus de célébrations religieuses avec assemblées ni de rassemblement, et télétravail obligatoire quand cela est possible. La lutte contre la propagation du Coronavirus a bouleversé nos habitudes et notre quotidien a dû s’inventer autrement.

Les difficultés liées à cette pandémie sont particulièrement éprouvantes pour les malades eux-mêmes, ceux touchés de plein fouet par le Covid-19. Directement impactés aussi, les professionnels de la santé mis à rude épreuve et plus spécialement encore dans les régions fortement touchées. Mais nous avons vite pris conscience des conséquences dramatiques et véritablement douloureuses pour des millions de personnes en situation de fragilité : les personnes âgées dépendantes et les résidents d’Ehpad ; les personnes seules et isolées, les personnes déjà malades et nécessitant des soins journaliers ; mais aussi les personnes incarcérées, les sans domicile fixe, les personnes en grande précarité, celles et ceux qui ont perdu leur travail, celles et ceux qui ont perdu un proche…

Mais…

Mais dans la nuit des ces personnes éprouvées, endeuillées, angoissées, des initiatives – grandes ou petites – ont constellé l’obscurité de lueurs d’espoir. Un peu partout, nous avons pu être témoins d’actions diverses pour se voir autrement, prendre des nouvelles de personnes seules, maintenir le contact, faire des courses pour ceux qui ne le peuvent pas, faire rire, coudre des masques, partager un plat, offrir un don, prier…

Très modestement, nous avons voulu recueillir quelques témoignages de ce qui s’est mis en place sur notre diocèse. Cette rubrique n’est pas exhaustive, mais invite à nous arrêter et à apprécier ces gestes de charité, de foi et d’espérance.

 

 

 

Evénement Photo by Bruno van der Kraan on Unsplash

Message du père François Durand pour la fête de Pâques, en situation extra-ordinaire d’épidémie

Aucune traversée ne se fait sans danger. Aucun passage ne se fait sans péril. Aucune expérience vitale ne se fait sans vaincre la peur. Pâques est là, tout proche… et « les nations sont affolées et désemparées … Les hommes meurent de peur dans l’attente de ce qui doit arriver au monde » (voir Luc 21, 25-26). L’épidémie violente que nous traversons nous plonge dans une tempête au silence inouï, silence du confinement… ponctué çà et là du bruit des nouvelles angoissantes.

« Soudain, nous réalisons que nous sommes tous embarqués dans le même bateau, riches et pauvres », affirme l’écrivain tchadien Moustapha Dahleb tandis que le Pape François commente, face à une place Saint-Pierre vidée de ses fidèles et balayée par la pluie, le passage de la tempête apaisée (Marc 4, 35-41) : « Dans la barque, nous sommes seuls et ensemble… La tempête manifeste notre vulnérabilité ».

Qui aurait pu imaginer que notre Carême se prolonge dans une quarantaine mondiale ? Qui aurait pu penser, voici quelques jours encore, que nous ne pourrions pas nous rassembler pour célébrer la Semaine Sainte dans les églises ? Ces jours-ci, la prière des psaumes prend une saveur étonnante d’actualité. Affaiblis, nous crions vers le Seigneur. Poursuivis par un invisible Ennemi, nous nous jetons dans les bras du Seigneur en confessant notre péché commun.

Ce péché, le Pape n’a pas hésité à le nommer. Il résonne étrangement avec les insultes que Jésus subit sur la croix : « Sauve-toi toi-même… descends de la croix ! ». Notre ego superficiel, « tout ce qui nous fait avancer et ne fait pas avancer notre âme », dit le Pape, a entretenu en nous l’illusion de ne pas avoir besoin d’un Sauveur et de pouvoir esquiver la Croix. « Nous sommes allés trop vite. Nous ne nous sommes pas arrêtés devant les appels, les injustices. Nous n’avons pas bougé devant le drame des pauvres, des malades. Nous avons suivi notre chemin. » Dieu nous invite pourtant à le laisser nous conduire, à renoncer à tout maîtriser. A l’avant du navire, il est au gouvernail, par la Croix.

Le danger est toujours là. Les soignants partent au front « la boule au ventre », inquiets du risque qu’ils prennent, non pas tant pour eux-mêmes que pour leurs proches et pour les malades à qui ils sont envoyés. Des familles sont cruellement touchées par la perte d’un être cher, avec la douleur de ne pas avoir pu être à ses côtés alors qu’il souffrait. Des personnes fragilisées par le grand âge, le handicap, la maladie, la misère sociale, l’incarcération subissent de plein fouet un isolement aussi violent qu’inattendu. Des employeurs et des salariés sont inquiets des graves retombées économiques et sociales de la crise que nous traversons. Telle est la réalité que nous devons affronter aujourd’hui sans chercher à établir trop vite des analyses prématurées.

« Pourquoi êtes-vous si craintifs ? » (Marc 4, 40). « Soyez sans crainte » (Matthieu 28, 10). Pour passer la mer, pour tenir bon dans cette épreuve, nous voici sommés de faire confiance, de grandir concrètement dans la foi. Nous n’avons pas le choix. Dans la prière et le service qui nous relient au Seigneur et à nos frères humains, Dieu agit et ouvre des chemins de salut. Il est là Celui qui a vaincu la peur. Rien ne peut nous séparer de l’amour du Christ ; Il se donne jusqu’au bout. Par sa mort sur la croix et par sa résurrection d’entre les morts, il nous relève ; Il nous donne d’accomplir avec lui cette traversée périlleuse. « Il vit le Christ et il nous veut vivants ».

C’est ce que nous célébrons chaque dimanche et dans chaque sacrement. C’est ce dont nous avons à vivre chaque jour, en nous offrant nous-mêmes par amour. Désinstallés de nos habitudes, que cette Pâque inédite nous donne de redécouvrir la puissance du mystère pascal, la puissance de la mort et de la résurrection de Jésus, au plus concret de nos vies.

P. François Durand,
Vicaire général

 

Evénement

A l’occasion de l’évènement Illuminons l’Annonciation, Mgr Benoît Bertrand a souhaité adresser un message aux Lozériens

Pour la fête de l’Annonciation, l’ensemble des évêques de France ont invité les Français à un geste commun le mercredi 25 mars

Les catholiques ont souhaité donner une signification particulière en cette fête de l’Annonciation avec un temps de communion de pensée et de prière avec les défunts, les malades et leurs proches, avec tous les soignants et tous ceux qui rendent possible la vie de notre pays.

Un geste commun :

  • à 19h30 : déposer une ou plusieurs bougies sur sa fenêtre en communion de pensée et de prière avec les défunts, les malades et leurs proches, les soignants et tous ceux qui rendent possible la vie de notre pays.
  • Méditer l’évangile de l’Annonciation (Évangile de Luc 1, 26-38)
  • Prier un  Notre Père  et 10  Je vous salue Marie

Demandons à Dieu par l’intercession de la Vierge Marie de remplir nos cœurs de foi, d’espérance et d’amour pour qu’en cette épreuve, nous soyons davantage fraternels envers tous.

  • à 20h : les cloches des église sonneront, en cette fête, pour dire notre communion de prière et notre soutien envers le personnel soignant, au moment-même où les Français leur rendent hommage.

Le message des évêques de France

 

 

Flash Communiqué

Mobilisation fraternelle et spirituelle

Frères et sœurs, Chers amis,

Des mesures de mobilisation générale viennent d’être annoncées par le Chef de l’Etat. L’ennemi est là ! Le COVID-19 est chez nous en France et en Lozère. C’est une réalité immédiate et pressante. Des mesures de protections exceptionnelles sont prises. Nous allons donc devoir rester dans nos maisons ou nos appartements… Il est assurément de la plus haute importance, que chacun et chacune, respecte cette décision à la fois grave et inédite. Je demande notamment aux prêtres, aux diacres, aux salariés et aux bénévoles du diocèse de rester chez eux. La maison diocésaine et les accueils paroissiaux sont ainsi fermés à partir d’aujourd’hui.

Entendons aussi le cri des soignants : nécessité des « mesures barrières », de confinement, de restriction de circulation et de contacts. Je le redis, cette épidémie nous oblige, comme citoyen et comme chrétien, à la responsabilité personnelle et collective. Ces décisions vont donc avoir un impact fort sur nos vies individuelles, familiales, ecclésiales, sociales et économiques.

Nous prierons, chaque jour, pour les malades et leurs proches. Nous confierons, chaque jour, au Père des miséricordes les défunts, ceux de nos familles et les très nombreuses victimes du virus à travers le monde. Il nous faut aussi être exceptionnellement reconnaissants envers les personnels soignants. Ils se battent, jours et nuits, pour sauver des vies. Peut-être, dans quelques heures, la nôtre ! Des médecins, infirmières ou aides-soignants vont probablement payer ce combat d’un prix fort, par leur engagement admirable.

Durant cette période si particulière, « que demeure l’amour fraternel » (Hébreux 13,1). Prenons le temps de communiquer avec nos proches, jouer avec les enfants, travailler au jardin, nous occuper des animaux, prier, lire et nous cultiver… Gardons le lien entre nous : téléphone, réseaux sociaux, service, prière… Au cœur de ce carême 2020, j’invite tous les catholiques à mettre l’Essentiel au cœur de l’urgence ! Que notre prière personnelle et familiale soit intense et profonde, une prière nourrie de la Parole de Dieu. Cette Parole veut nous encourager et nous apaiser, nous réconforter et nous convertir. Notre mobilisation doit être aussi spirituelle.

Après échanges avec les services de la Préfecture et des entreprises de pompes funèbres, je demande qu’à partir du mardi 17 mars et jusqu’à nouvel ordre, les funérailles chrétiennes ne soient plus célébrées dans les églises de Lozère. Une fiche sera proposée à la famille pour qu’elle puisse conduire elle-même un temps de prière chrétienne au cimetière. Prêtres, diacres et membres des équipes funérailles ne se rendront pas au cimetière. En revanche, une messe sera dite de façon privée (et donc en l’absence de fidèles) pour le défunt et sa famille, par l’un des prêtres de la paroisse, le jour-même de l’inhumation. Dès que les conditions sanitaires le permettront à nouveau, les curés inviteront les familles et les proches des défunts à participer à une messe dominicale. J’ajoute que les prêtres en Lozère, comme vous le savez, sont extrêmement dévoués mais que leur moyenne d’âge est actuellement de 82 ans. Leur santé et leur vie doivent aussi être protégées.

Si je le peux, je me rendrai – seul – en pèlerinage à la crypte de Saint Privat, en notre cathédrale, afin de prier notre Saint Fondateur pour les défunts et les malades mais aussi pour chacun et chacune d’entre vous. Je vous invite, en communion avec votre évêque, à réciter votre chapelet, chaque jour, à midi. Ce sera aussi notre rendez-vous quotidien de communion fraternelle près de Notre-Dame. Je vous demande, chaque dimanche, de suivre la messe à la radio ou à la télévision. La communion de désir ou spirituelle est une magnifique tradition ecclésiale dans l’attente de pouvoir, de nouveau, communier ensemble au Seigneur ressuscité. Des propositions diverses de méditations seront mises à votre disposition sur le site de la Conférence des évêques de France et sur celui du diocèse. Je vous invite à consulter régulièrement ce dernier pour vous tenir informés de l’évolution de la situation.

Que notre mobilisation soit fraternelle et spirituelle.

Je vous redis à tous, frères et sœurs, chers amis, ma profonde communion. Notre-Dame, Saint Privat et Saint Roch, priez pour nous.

Mende, le 16 mars 2020

+ Benoit Bertrand
Évêque de Mende

 

Flash

Aucune messe publique ne sera célébrée dans le diocèse de Mende jusqu’à nouvel ordre

 Suite à l’intervention de Monsieur le Premier Ministre ce samedi soir 14 mars, en accord avec notre évêque Monseigneur Benoît Bertrand, après échange avec la Préfecture de la Lozère, et face au développement de l’épidémie du COVID-19 y compris dans notre département, voici les nouvelles consignes à mettre en œuvre :

A partir du dimanche 15 mars inclus et jusqu’à nouvel ordre, les célébrations religieuses prévues le dimanche et en semaine sont suspendues. Ceci concerne les messes, les baptêmes et les mariages. Monseigneur Bertrand dispense les fidèles catholiques de l’obligation de la messe dominicale et invite chacun à un acte de communion spirituelle. Chacun pourra se joindre à la prière commune grâce aux messes radiotélévisées (Jour du Seigneur, KTO TV, France Culture), en méditant l’Evangile du jour (site AELF / Préparons dimanche sur le site du diocèse).

Les lieux de culte resteront ouverts.

Les prêtres célèbreront l’Eucharistie en privé (en l’absence de fidèles) en communion de prière avec les diocésains, particulièrement les personnes malades et les plus fragilisées. Les intentions de prière (offrandes de messes) données par des familles pour des défunts seront priées par les prêtres aux jours demandés par les familles.

Pour l’instant, seules les célébrations de funérailles peuvent avoir lieu dans une église, dans la stricte intimité familiale, à savoir les quelques personnes proches du défunt.

Les réunions, même lorsqu’elles concernent peu de personnes, doivent être annulées ou reportées à une date ultérieure encore indéterminée. L’accueil de la maison diocésaine et les accueils paroissiaux resteront fermés.

Chacun est encouragé à montrer l’exemple en respectant les geste-barrières et en évitant toute sortie ou rencontre non indispensables dans les semaines à venir.

Nous ne manquerons pas de vous tenir informés de l’évolution de la situation. Chacun est invité à consulter régulièrement le site internet du diocèse à cet effet.

Au cœur de cette épreuve, restons unis par la prière et la fraternité, comme nous le demande notre évêque, Mgr Bertrand, en priant chaque jour le Seigneur par l’intercession de Saint Roch pour nous accorder d’être libérés au plus vite de ce fléau et stimuler, en nous, une fraternité active.

 Glorieux Saint Roch, aimé et vénéré en Lozère,

animé d’une foi et d’une charité admirables,

tu as quitté une vie confortable pour servir tes frères malades.

Aujourd’hui tu es invoqué dans le monde entier.

Par ton intercession, que Dieu veille sur nous et sur tous ceux que nous te recommandons.

Qu’il nous délivre de tout mal du corps, de l’esprit ou de l’âme.

Inspire-nous les paroles et les gestes de réconfort ou de solidarité à l’égard de tous ceux qui souffrent sur nos chemins.

Fais de nous les témoins de l’amour et de la tendresse du Christ.

Garde-nous une santé suffisante pour assumer notre mission de chrétiens au service

de la paix, de la fraternité et des conditions de vie meilleure pour tous.

Enfin, après avoir fait route comme toi sur cette terre,

que nous obtenions la grâce d’être accueillis par toi dans la maison du Père.

Saint Roch, prie pour nous.

+ AMEN

14 mars 2020

Abbé François Durand

Vicaire général