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Dans l’intimité du Carmel

Les carmélites de Mende partagent ce qu’elles retiennent de la période du confinement, à la lumière de Pentecôte

Rencontrées au sein du carmel de Mende pendant le déconfinement lié à la crise sanitaire, fin mai 2020, les sœurs partagent les moments forts vécus pendant le confinement.

Elles témoignent avec simplicité de ce qui les a marquées et s’appuient dans leur réflexion, des textes de la fête de Pentecôte.

 

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Tribune de Mgr Benoît Bertrand

La Semaine Sainte et les fêtes de Pâques furent déroutantes et, pour tout dire, bouleversantes ! Nous étions confinés, d’une certaine manière, dépouillés mais recentrés sur le Christ en Croix : le Christ du mystère pascal. Nous avons vécu ces jours en profonde et intense communion les uns avec les autres. Je garde en mémoire cette image étonnante, rapportée par les médias, de l’archevêque de Paris à genoux au pied de la croix plantée dans le chœur de la cathédrale Notre-Dame, une croix majestueusement tournée vers la voûte déchirée laissant apparaître un ciel d’espérance.

Chaque soir vers 19h15, un décompte éprouvant est établi : celui des trop nombreuses victimes… Aujourd’hui, le plateau semble atteint avec des chiffres peu à peu à la baisse. Certains m’interrogent parfois : cette crise sanitaire appelle-t-elle de votre part des réflexions ? Le Covid-19 et ses conséquences nous convoquent-ils à remettre, collectivement, les pendules à l’heure ? Cette épreuve nous incite-t-elle aussi à mettre, personnellement, de l’ordre dans notre cœur ? Je souligne trois enjeux pour une attention intensifiée à l’essentiel !

Admiration

Devant cette pandémie particulièrement difficile à combattre, je me sens invité, tout d’abord, à l’admiration pour l’engagement à la fois courageux, innovant et, pour beaucoup, désintéressé de nos soignants. Oui, je suis admiratif devant les soignants qui ont accepté, par exemple à Châteauneuf de Randon, de rester confinés avec les personnes âgées. Le virus peut assurément être mortel mais l’isolement et la tristesse de nos anciens peuvent l’être également. J’ose le dire : il y a de la noblesse dans les gestes de délicatesse, d’attention, de sollicitude !

J’ai aussi été particulièrement édifié par l’esprit de solidarité et de responsabilité de nos concitoyens. En Lozère, le confinement est fort bien respecté, des masques ont été rapidement confectionnés, des initiatives solidaires ont spontanément vu le jour. Ce qui est essentiel et redécouvert par l’épidémie ce sont bien la richesse de nos relations humaines, la profondeur de notre attention aux plus vulnérables, la nécessaire interrogation sur le sens de la vie, de ces vies qu’ils faut sauver « quoi qu’il en coûte ».

Interrogation

Que nous est-il donc arrivé ? Pourquoi ce virus venu de Chine a-t-il si rapidement traversé notre planète ? Pourquoi nous a-t-il, à ce point, mis ko ? Il faudra bien qu’on finisse par s’interroger. L’enjeu est vital. Et les questions arrivent en cascade. Des questions liées à la globalisation marchande, à notre autonomie pour produire en France masques et médicaments, à notre système de santé qui semble avoir tenu mais est aujourd’hui épuisé… D’autres questions viennent aussi interroger nos modes de vie, nos priorités, la place de notre famille… Des questions existentielles ou spirituelles pourraient bien aussi se bousculer ! « Notre vie ne tient qu’à un fil » me disait une personne encore jeune. Les religions ont assurément en pleine crise sanitaire une place emblématique pas simplement pour « remonter le moral des troupes » mais pour offrir un horizon de sens.

Il est aussi une autre interrogation à aborder. Les problématiques écologiques, devant l’épidémie, ne sont pas lointaines. Les scientifiques l’affirment : le réchauffement climatique multipliera, à l’avenir, les pandémies. Notre monde n’est pas simplement un « stock » ou un « décor » ! Nous avons à le recevoir comme un don. De ce point de vue, l’encyclique du pape François, Laudato si, nous convoque à la conversion écologique. Le cynisme de certains dirigeants ne doit pas nous décourager. Comment allons-nous nous sensibiliser les uns les autres ? Le temps consacré aux plus fragiles, nos rythmes de vie, la maltraitance de la terre, de la biodiversité et de la production… Une fois la crise sanitaire passée, ces questions et bien d’autres encore nous inviteront à refuser l’amnésie et les processus d’échappement. Rappelons aussi que le Christ ressuscité est pris, au matin de Pâques, pour un jardinier ! J’y vois un nouvel appel, discret et magnifique, à respecter le Jardin que Dieu nous a confié !

Conviction

Cette conviction est simple. Elle peut même se résumer en une phrase : il nous faut garder foi en l’avenir mais avec un appel à entendre : vivre dans une sobriété heureuse. Cette grande cause, personnelle et collective, n’est pas une sorte de retour en arrière mais une expérience joyeuse à vivre pour aujourd’hui. Comment allons-nous vivre une humanité plus simple et plus frugale, plus respectueuse de la terre avec probablement moins de biens mais plus de liens ? Comment allons-nous transformer nos besoins ? Cet appel, à la fois spirituel et évangélique, est prophétique ! La sobriété heureuse s’expérimente. Elle nous tourne vers la sauvegarde de la terre et des êtres vivants. Elle nous redit aussi combien le climat est un bien commun et que nous n’avons qu’une seule Maison commune.

Il n’y a pas d’amour sans révoltes intérieures. Si Henri Dunant n’avait pas été bouleversé par le spectacle du champ de bataille de Solférino, la Croix-Rouge n’aurait pas existé. Si Raoul Follereau n’avait pas été révolté par la façon dont les lépreux étaient parqués dans des maladreries, la journée mondiale des lépreux n’existerait pas. Combien d’ordres religieux ont été fondés à partir de révoltes intérieures ? Que ferait aujourd’hui St Vincent de Paul devant les nouvelles pauvretés ? Que ferait St Louis-Marie Grignion de Monfort devant le sécularisme actuel ? Que feraient Sts Louis et Zélie Martin au service de la vie, de la famille et de la fidélité ? Que ferait Mgr Boudon devant les défis de l’éducation ? Qu’inventeraient-ils ? Devant cette pandémie qu’allons-nous, à notre tour, initier ? Le combat contre le Covid-19 va certainement accélérer la recherche, la coopération scientifique et l’élaboration d’un plan d’État au service de nos hôpitaux. Mais suscitera-t-il une confiance renouvelée en l’avenir avec l’appel impérieux à vivre une sobriété heureuse ? Cet enjeu n’est pas d’abord une consigne redoutable mais une promesse…

Tous, nous sommes désormais tournés vers le 11 mai… Jour d’un déconfinement dont on sait qu’il ne sera que très progressif et nous appellera, encore et encore, à la vigilance et à la responsabilité. Sans oublier cette date, les chrétiens sont aussi orientés vers un autre jour, celui de la Pentecôte, cinquante jours après Pâques. L’Esprit-Saint, lui, n’est pas confiné ! Il est offert à chacun et à nos communautés chrétiennes, à l’Église et au monde. Puissions-nous demander à l’Esprit de Pentecôte de venir renouveler la face de la terre, apaiser les cœurs et éclairer les réponses à notre question : que nous est-il donc arrivé ?

+ Benoit Bertrand
   Évêque de Mende   

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Des initiatives pour maintenir le lien et soutenir les plus fragiles

Depuis le 16 mars 2020, la France est confinée, en standby dans quasiment tous les secteurs d’activité et nous réduisant à l’isolement les uns des autres. Plus le droit de sortie sans justificatif, plus de visite autorisée, plus de célébrations religieuses avec assemblées ni de rassemblement, et télétravail obligatoire quand cela est possible. La lutte contre la propagation du Coronavirus a bouleversé nos habitudes et notre quotidien a dû s’inventer autrement.

Les difficultés liées à cette pandémie sont particulièrement éprouvantes pour les malades eux-mêmes, ceux touchés de plein fouet par le Covid-19. Directement impactés aussi, les professionnels de la santé mis à rude épreuve et plus spécialement encore dans les régions fortement touchées. Mais nous avons vite pris conscience des conséquences dramatiques et véritablement douloureuses pour des millions de personnes en situation de fragilité : les personnes âgées dépendantes et les résidents d’Ehpad ; les personnes seules et isolées, les personnes déjà malades et nécessitant des soins journaliers ; mais aussi les personnes incarcérées, les sans domicile fixe, les personnes en grande précarité, celles et ceux qui ont perdu leur travail, celles et ceux qui ont perdu un proche…

Mais…

Mais dans la nuit des ces personnes éprouvées, endeuillées, angoissées, des initiatives – grandes ou petites – ont constellé l’obscurité de lueurs d’espoir. Un peu partout, nous avons pu être témoins d’actions diverses pour se voir autrement, prendre des nouvelles de personnes seules, maintenir le contact, faire des courses pour ceux qui ne le peuvent pas, faire rire, coudre des masques, partager un plat, offrir un don, prier…

Très modestement, nous avons voulu recueillir quelques témoignages de ce qui s’est mis en place sur notre diocèse. Cette rubrique n’est pas exhaustive, mais invite à nous arrêter et à apprécier ces gestes de charité, de foi et d’espérance.

 

 

 

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Paris, le 28 avril 2020
COVID_19

Communiqué du Conseil permanent suite aux annonces du premier ministre concernant le déconfinement

Le Premier Ministre a annoncé ce 28 avril 2020 que les célébrations avec assemblées ne pourraient reprendre qu’à partir du 2 juin, même si les lieux de cultes pourraient rester ouverts comme ils le sont aujourd’hui, que la liturgie des obsèques pourrait toujours être célébrée, tant dans les églises que dans les cimetières, en limitant le nombre de participants à 20.

Le Conseil Permanent de la Conférence des évêques de France, au nom de tous les évêques, prend acte avec regret de cette date qui est imposée aux catholiques et à toutes les religions de notre pays. Nous partageons le souci du Gouvernement de limiter au maximum la circulation de l’épidémie, mais nous voyons mal que la pratique ordinaire de la messe favorise la propagation du virus et gène le respect des gestes barrières plus que bien des activités qui reprendront bientôt. La dimension spirituelle et religieuse de l’être humain contribue, nous en sommes persuadés, à la paix des cœurs, à la force dans l’épreuve, à la fraternité entre les personnes, et à toute la vie sociale. La liberté de culte est un élément constitutif de la vie démocratique. C’est pourquoi les évêques souhaitent rencontrer les pouvoirs publics, nationaux ou locaux, pour préparer la reprise effective du culte.

Les catholiques ont respecté et respecteront les consignes du Gouvernement. Le Conseil Permanent des évêques de France encourage vivement les familles qui seraient frappées par un deuil à ne pas renoncer aux obsèques religieuses, même si tous les membres de leur famille ne peuvent pas se réunir. Elle encourage aussi les fidèles à se rendre dans les églises pour y prier individuellement ; elle recommande aux diocèses et aux paroisses de continuer à proposer les moyens nécessaires à leur vie de foi. L’Église de France évaluera par ailleurs comment ce cadre nouveau permet la reprise de certaines activités caritatives étant données les situations de précarité dont elle est témoin.

La fête de la Pentecôte devrait marquer, sauf reprise de l’épidémie, la fin du confinement sévère en matière de vie liturgique et sacramentelle. Le Conseil Permanent des évêques de France invite les catholiques à vivre le mois de mai comme un mois « au Cénacle » dans une prière instante pour le don de l’Esprit Saint et comme un mois marial.

Mgr Éric de Moulins-Beaufort, archevêque de Reims, Président de la CEF,
Mgr Dominique Blanchet, évêque de Belfort-Montbéliard, vice-président de la CEF,
Mgr Olivier Leborgne, évêque d’Amiens, vice-président de la CEF,
Mgr Michel Aupetit, archevêque de Paris,
Mgr Jean-Pierre Batut, évêque de Blois,
Mgr Jean-Marc Eychenne, évêque de Pamiers,
Mgr Dominique Lebrun, archevêque de Rouen,
Mgr Philippe Mousset, évêque de Périgueux,
Mgr Matthieu Rougé, évêque de Nanterre,
Mgr Pascal Wintzer, archevêque de Poitiers.

 

Flash

Message de Mgr Benoît Bertrand pour vivre la Semaine Sainte 2020 en période de confinement

Frères et sœurs,
Chers amis,

Le Dimanche des Rameaux et de la Passion nous ouvre sur une semaine particulière. Quel mot assez fort pourrait la qualifier ? La tradition l’a appelée la « Semaine Sainte ». Une semaine bouleversante. Les événements se précipitent. Qui peut dire comment l’affaire va se terminer ? D’un triomphe populaire jusqu’à une mort atroce sur une croix, en passant par un repas testament entre amis et un procès étrange, une terrible farce ! Pourtant, ces événements vont traverser les siècles et les générations. Ils vont lancer, et pour toujours, le christianisme dans l’histoire. Ce sont des événements fondateurs. Ils vont inspirer des foules immenses.

Ces événements de la Passion, de la mort et de la résurrection du Seigneur, nous allons les célébrer en des temps éprouvants : crise sanitaire mondiale, confinement, préoccupations pour nos proches, les plus anciens en particulier. Devant les milliers de malades et de victimes du COVID-19, nous voici comme contraints à nous placer devant nos finitudes humaines, notre pauvreté, nos peurs… Nous aurons assurément, plus tard, à nous interroger : que nous est-il donc arrivé ? Pour le moment, vivons cette Semaine Sainte 2020 comme des pauvres, incertains de nous, mais sûrs de Dieu. Je vous invite à vous unir spirituellement aux Offices célébrés, par un prêtre seul, dans les églises paroissiales ou à la cathédrale*. Les horaires vous seront donnés. Le site internet du diocèse de Mende et celui de la Conférence des évêques de France mais aussi les rendez-vous radiotélévisés (KTO, Le Jour du Seigneur sur France 2, RCF Lozère, France Culture…) vous permettront de vivre la Semaine Sainte dans le contexte de l’épidémie.

Si notre traditionnelle bénédiction des Rameaux avec la procession qui l’accompagne avant la célébration de la messe sont rendues, cette année, impossibles, je vous propose, personnellement, en famille ou en communauté, de placer un rameau de buis ou de laurier sur une des croix dans votre logement puis de lire le récit de la Passion en Saint Matthieu (Mt 26,14-27,66). Il nous donne à méditer l’ensemble des faits : une foule en liesse, la solitude à Gethsémani, la trahison, la peur panique, le reniement de Pierre, la dérobade de Pilate, et tout ce qui s’est passé un vendredi après-midi de l’histoire vers 15h00, au Golgotha, à Jérusalem. Dieu s’y est fait connaître en se donnant. Par la Passion de Jésus, Dieu a dit son dernier mot en ce monde, le mot le plus lourd de sens. Cette Passion est présentée, en ces temps de pandémie, à celles et ceux qui souffrent et qui meurent dans les hôpitaux, les cliniques, les EHPAD ou seuls chez eux. Le Fils de Dieu est venu assumer nos souffrances et la réponse à nos questions viendra du tombeau vide au petit matin de Pâques. En vous unissant dans la prière à la messe célébrée, les prêtres béniront vos familles et vos rameaux.

La messe chrismale, célébration diocésaine par excellence, est reportée au mardi 26 mai 2020 entre la fête de l’Ascension et celle de la Pentecôte. Si la situation sanitaire le permet, nous nous retrouverons à Florac à 18h où les urnes contenant les huiles saintes seront apportées dans le chœur de l’église. Je vous invite à penser aux enfants, jeunes et adultes qui accueilleront, l’année prochaine, les dons du Seigneur pour leur vie. Par ses dons, Dieu se fait proche des catéchumènes, il console et réconforte les malades, il provoque la joie des confirmés en les envoyant témoigner de l’Évangile.

Certains s’interrogent : comment vais-je célébrer, cette année, le sacrement de la réconciliation ? Cette question est aussi la mienne ! Avec le devoir de rester chez nous, il ne nous sera pas possible, avant la fête de Pâques, de venir rencontrer un prêtre. Mais, chers amis, approchez-vous quand même de la Miséricorde de Dieu : prenez le temps de « mettre de l’ordre » dans votre cœur, désignez en vérité ce qui n’a pas été et serait à convertir, reconnaissez humblement votre péché en parlant à Dieu. Demandez-Lui pardon, récitez l’acte de contrition, prenez la résolution -lorsque l’épidémie sera passée- de rencontrer un prêtre puis dites le Notre Père et soyez en paix… Je précise qu’il n’est pas possible de recevoir l’absolution par téléphone ou visioconférence.

Le Jeudi Saint, en communion avec vos prêtres et vos diacres, vous ferez mémoire, seul, en communauté ou en famille, de la Cène du Seigneur. Comme un signe de la tendresse de Dieu qui s’approche de son peuple, je demanderai à Dieu présent dans l’Eucharistie sa bénédiction pour les habitants de Mende et pour tous les Lozériens, ceux qui croient et ceux qui ne croient pas, les malades et les soignants en particulier. A 19h30, avant la messe célébrée in privatum en la cathédrale, je vous bénirai avec le Saint Sacrement. Ce sera un signe de protection et d’attention du Seigneur offert à tous. Nous Lui demanderons son aide pour combattre le virus et nous soutenir fraternellement. 

Le Vendredi Saint nous pourrons, personnellement, célébrer le Chemin de Croix et nous unir aux Offices de la Passion du Seigneur célébrés en privé. Les méditations et livrets de prières (Préparons dimanche, Prions en Église, Magnificat…) et autres Missels nous seront bien utiles. Au cœur du Mystère Pascal se dresse la Croix du Seigneur. Essayons, là où nous sommes, de garder le recueillement en cette journée de jeûne et de prière. La Passion s’adresse aussi à tous ceux et toutes celles qui aiment, servent, soignent, se donnent. En elle se vérifie jusqu’où va l’amour véritable : être capable d’aimer jusqu’au pardon total, désintéressé, être capable d’aimer jusqu’au bout ! L’amour de Dieu est sans limite. Élargissons nos regards. Nous vivons confinés et non pas repliés.

Au terme d’un Samedi Saint, vécu dans une attente active et une prière confiante, nous serons unis aux célébrations, sans peuple, des Veillées Pascales en la cathédrale et dans nos églises paroissiales. Nous prierons pour les 8 catéchumènes dont les baptêmes seront reportés au samedi soir de Pentecôte. Notre diocèse de Mende est comme encouragé sur son chemin de foi et de conversion par celles et ceux qui demandent aujourd’hui le baptême. L’une d’elles témoigne, je la cite :« Aussi loin que je me souvienne, j’ai toujours cru en Dieu. J’ai toujours prié à ma manière. Je n’ai jamais eu d’éducation religieuse mais j’ai toujours parlé à Dieu. Aujourd’hui je suis heureuse d’affirmer ma foi, d’oser en parler à ma famille… ma décision est réfléchie mais surtout elle s’impose à moi comme une évidence dans ma vie ».

Avec le Saint jour de Pâques, le Christ ressuscité nous appellera à passer des ténèbres à son admirable lumière ! Les grands maîtres de la spiritualité chrétienne l’ont souvent répété : ou bien le christianisme est un chemin de lumière et de vie ou bien il n’existe pas ! Si notre existence personnelle en est un signe, elle sera un témoignage : « Celui qui a été capable de changer ma vie au point de vouloir marcher à sa suite, je te dis qu’Il est capable de changer ta vie ». Avec la triste épidémie et le confinement, nous serons conduits, une nouvelle fois, à offrir au Seigneur une prière de communion de désir, elle est à votre disposition sur le site du diocèse.  

Puissions-nous vivre, chers amis, cette Semaine Sainte 2020 en profonde communion spirituelle les uns avec les autres, unis à l’Église du ciel et de la terre. Le Seigneur nous l’assure : « Le royaume de Dieu s’est approché de vous ». Notre-Dame, Saint Privat et Saint Roch, priez pour nous.

+ Benoît Bertrand,
  Évêque de Mende

*

 

 

Flash

Pendant la période de confinement, les personnes qui souhaitent contacter l’Église catholique doivent s’adresser en premier à leur paroisse

  • Paroisse Saint-Jacques de Saint-Chély d’Apcher :  04 66 31 16 05
  • Paroisse Sainte-Thérèse de l’Enfant Jésus de Langogne :  04 66 69 01 85
  • Paroisse Saint-Frézal de Marvejols :  04 66 32 01 67
  • Paroisse Saint-Privat de Mende :  04 66 49 13 99
  • Paroisse Saint-Joseph de Florac :  04 66 45 04 12

Pour les personnes particulièrement éprouvées

Elles-mêmes ou leurs proches par cette pandémie et qui souffrent de la situation actuelle peuvent appeler :

  • soit le n° vert national : 0806  700  772
  • soit le diocèse au 04 66 45 98 69  – de 9h à midi – du lundi au vendredi.

 

Information Photo by Ashkan Forouzani on Unsplash

Voici plusieurs ressources pour prier, cheminer et vivre la Semaine Sainte et les fêtes pascales

Les célébrations en direct et programmes spéciaux pour les Jeudi Saint, Vendredi Saint, Samedi Saint et Pâques en direct sur KTO TV


 

Prier avec les grands offices sur la radio RCF Lozère

  • Jeudi Saint – 9 avril
    18h10-19h30 : Célébration de la Cène et du lavement des pieds
  • Vendredi Saint – 10 avril
    18h10-19h30 : Cérémonie de la Passion
  • Samedi Saint – 11 avril
    21h-23h : Vigile Pascale
  • Dimanche de Pâques – 12 avril
    11h : Messe de la Résurrection suivi de la bénédiction Ubi&Orbi du Pape François en direct de Rome

Chemin de Croix de l’Aumônerie de l’enseignement public

L’AEP de Mende propose un chemin de Croix aux collégiens et lycéens (et tous ceux qui le souhaitent) à vivre le Vendredi Saint

Le livret Prions en Église

Bayard met gratuitement à disposition l’intégralité du numéro spécial Semaine Sainte en version PDF

Vivre la Semaine Sainte chez soi

Réalisé par le Service national de la pastorale liturgique et sacramentelle, ce guide vous offre un « prêt à prier ». A vivre seul, en couple ou en famille pour vivre l’essentiel de notre foi malgré le confinement

Livret de la Semaine Sainte pour les familles

Télécharger l’extrait du livret conçu par le père Pierre-Yves Girod, pour vous accompagner dans la Semaine Sainte avec vos enfants


La Semaine Sainte avec le Secours catholique

Télécharger les méditations et prières du Secours catholique et sa proposition spéciale Vendredi Saint



 

 

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Pour les enfants

Pour tous

♦ Le chapelet à midi

Chaque jour de confinement, notre évêque nous invite à être tous en union de prière en priant le chapelet tous les jours à midi.

Chemin de croix proposé par le Secours catholique Lozère


RCF Lozère se mobilise

Dans le contexte d’épidémie de coronavirus, RCF se mobilise pour ses auditeurs à trois temps forts en direct :

1 – Vous avez la parole
Du lundi au vendredi, de 9h à 10h, et de 21h à 22h pour un temps de libre antenne avec vous.
Par téléphone au 04 72 38 20 23 ou par mail à emissionspeciale@rcf.fr

2 – Célébrations quotidiennes

Messe en direct du lundi au vendredi de 11h à 11h30
Messe dominicale le dimanche à 18h15 avec Mgr Gobilliard (évêque auxiliaire de Lyon)

3 – Tous les jours le chapelet en direct de Lourdes
Mende : 97.9 Saint Chely : 99.9 Langogne : 95.6

Suivre la messe avec ‘Le jour du Seigneur’ sur France 2

Comme tout au long de l’année, France 2 diffuse la messe en direct dans son émission Le jour du Seigneur.
La messe est à suivre à 11h sur la chaîne télé France 2

Suivre la messe sur KTO TV

KTO diffuse en direct trois messes quotidiennes et dominicales : à 7h, à la chapelle Sainte-Marthe à Rome en partenariat avec Vatican media ; à 10h, à la grotte de Lourdes (à l’exception du mercredi où l’Audience papale est maintenue) ; à 18h15, à Saint-Germain-l’Auxerrois. Ces messes sont également diffusées le dimanche à 7h, 10h et 18h30.

Une émission quotidienne en direct : Le café du curé à 14h30
KTO ouvre sa ligne téléphonique et ses réseaux sociaux du lundi au vendredi. Autour d’un café, en direct, un curé de paroisse écoute, conseille et accompagne tous ceux qui sont confinés. Un échange spirituel et pastoral qui durera le temps de la crise pour tenir bon, en chrétien, dans l’épreuve. On peut poser ses questions en téléphonant au +33(0)1 73 02 22 84 ou par mail à cafeducure@ktotv.com. Une émission animée par Florent Lévêque.

Préparons Dimanche

Préparons Dimanche est une émission diocésaine diffusée sur RCF Lozère et disponible également en version PDF sur le site du diocèse. Préparons Dimanche partage une méditation de l’Évangile du dimanche. Une aide précieuse pour mieux goûter la Parole.

 

Avec le Secours catholique