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Paris, le 28 avril 2020
COVID_19

Communiqué du Conseil permanent suite aux annonces du premier ministre concernant le déconfinement

Le Premier Ministre a annoncé ce 28 avril 2020 que les célébrations avec assemblées ne pourraient reprendre qu’à partir du 2 juin, même si les lieux de cultes pourraient rester ouverts comme ils le sont aujourd’hui, que la liturgie des obsèques pourrait toujours être célébrée, tant dans les églises que dans les cimetières, en limitant le nombre de participants à 20.

Le Conseil Permanent de la Conférence des évêques de France, au nom de tous les évêques, prend acte avec regret de cette date qui est imposée aux catholiques et à toutes les religions de notre pays. Nous partageons le souci du Gouvernement de limiter au maximum la circulation de l’épidémie, mais nous voyons mal que la pratique ordinaire de la messe favorise la propagation du virus et gène le respect des gestes barrières plus que bien des activités qui reprendront bientôt. La dimension spirituelle et religieuse de l’être humain contribue, nous en sommes persuadés, à la paix des cœurs, à la force dans l’épreuve, à la fraternité entre les personnes, et à toute la vie sociale. La liberté de culte est un élément constitutif de la vie démocratique. C’est pourquoi les évêques souhaitent rencontrer les pouvoirs publics, nationaux ou locaux, pour préparer la reprise effective du culte.

Les catholiques ont respecté et respecteront les consignes du Gouvernement. Le Conseil Permanent des évêques de France encourage vivement les familles qui seraient frappées par un deuil à ne pas renoncer aux obsèques religieuses, même si tous les membres de leur famille ne peuvent pas se réunir. Elle encourage aussi les fidèles à se rendre dans les églises pour y prier individuellement ; elle recommande aux diocèses et aux paroisses de continuer à proposer les moyens nécessaires à leur vie de foi. L’Église de France évaluera par ailleurs comment ce cadre nouveau permet la reprise de certaines activités caritatives étant données les situations de précarité dont elle est témoin.

La fête de la Pentecôte devrait marquer, sauf reprise de l’épidémie, la fin du confinement sévère en matière de vie liturgique et sacramentelle. Le Conseil Permanent des évêques de France invite les catholiques à vivre le mois de mai comme un mois « au Cénacle » dans une prière instante pour le don de l’Esprit Saint et comme un mois marial.

Mgr Éric de Moulins-Beaufort, archevêque de Reims, Président de la CEF,
Mgr Dominique Blanchet, évêque de Belfort-Montbéliard, vice-président de la CEF,
Mgr Olivier Leborgne, évêque d’Amiens, vice-président de la CEF,
Mgr Michel Aupetit, archevêque de Paris,
Mgr Jean-Pierre Batut, évêque de Blois,
Mgr Jean-Marc Eychenne, évêque de Pamiers,
Mgr Dominique Lebrun, archevêque de Rouen,
Mgr Philippe Mousset, évêque de Périgueux,
Mgr Matthieu Rougé, évêque de Nanterre,
Mgr Pascal Wintzer, archevêque de Poitiers.

 

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Communiqué final de l’assemblée plénière des évêques de France du 24 avril 2020

Paris, le 24 avril 2020

La Conférence des évêques de France s’est réunie en assemblée plénière exceptionnelle par visio-conférence ce vendredi 24 avril après-midi. Il s’agissait pour les évêques de se retrouver, alors qu’ils n’ont pas pu tenir leur Assemblée de printemps à Lourdes, notamment pour évoquer ensemble les délais et les modes du « déconfinement » non seulement des cérémonies liturgiques mais aussi des activités catéchétiques et caritatives de l’Église.

Les évêques sont profondément conscients de l’impatience des fidèles à se retrouver pour célébrer et nourrir leur foi et la partagent. Ils entendent l’urgence que tous ceux qui le peuvent puissent s’impliquer davantage auprès des plus pauvres.

Avec tous les fidèles catholiques, ils veulent, de plus, être pleinement solidaires des efforts collectifs pour lutter contre une épidémie qui demeure menaçante et difficile à maîtriser.

Le Président de la Conférence des évêques a pu témoigner de la qualité du dialogue engagé tant avec le Président de la République qu’avec le Gouvernement. Tous se sont réjouis de la convergence de vue entre le Pape François et le Chef de l’État sur les enjeux internationaux et humanitaires de la pandémie.

Un plan de déconfinement alliant le désir résolu de permettre à nouveau aux fidèles de participer aux sacrements et un grand esprit de responsabilité sanitaire a été présenté et discuté. Il sera communiqué aux pouvoirs publics dès aujourd’hui pour que le dialogue puisse se poursuivre, tant au niveau national qu’au plan local des préfets et des maires. Ce plan attire aussi l’attention sur la situation particulière des sanctuaires.

Les évêques de France redisent combien il leur semble essentiel que la vie ecclésiale puisse retrouver son caractère pleinement communautaire au même rythme que la vie scolaire, sociale et économique de notre pays à partir du 11 mai 2020.

Ils remercient solennellement le personnel soignant et tous ceux qui permettent à notre société de fonctionner malgré la crise sanitaire en cours. Ils assurent de leur profonde sollicitude les familles en deuil et toutes les victimes de la pandémie. Ils remercient les prêtres, les communautés chrétiennes et les mouvements de leur persévérance et de leur créativité pastorale pendant le confinement. Ils expriment leur ferme résolution de contribuer à la paix sociale et à l’espérance de tous en ce temps de rude crise partagée.

 

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Communiqué de Mgr Benoît Bertrand, évêque de Mende, concernant la célébration du dimanche en période de confinement pour lutter contre l’épidémie du Coronavirus

Frères et sœurs,

Chers amis,

Le vent mauvais de la pandémie se répand sur notre planète mais aussi, peu à peu, dans notre département. Devant la propagation du virus, les défis se multiplient. Face à l’obligation de vivre confinés dans nos maisons ou appartements, il en est un qui me préoccupe : comment allons-nous, selon nos vocations, âges et états de vie, célébrer le dimanche ? Comment allons-nous vivre les dimanches à venir dans ce contexte si éprouvant pour tous ? Comment nourrir notre vie intérieure sans ce rendez-vous dominical à l’église ?

Il s’agit, tout d’abord, de tenir ce que nous pourrions appeler l’exigence du devoir d’état : garder sérieusement le confinement, être attentifs aux mesures d’hygiène indiquées par les autorités de santé, servir la fraternité là où nous vivons, se donner une règle de vie personnelle ou familiale, soigner les relations par les réseaux sociaux avec des personnes âgées, isolées, handicapées, nous nourrir correctement, faire quelques pas pour prendre l’air, jardiner, lire, jouer avec les enfants, nous tenir au courant de l’évolution de la situation sanitaire, ne pas nous laisser fasciner par certaines émissions de télévision, garder un peu de recul vis-à-vis des commentaires ou des analyses dépressiogènes… De nombreuses préoccupations peuvent très légitimement nous troubler pour notre avenir proche ou lointain, personnel ou collectif. Rappelons-nous que nous sommes dans la main de Dieu et que sa main est solide ! J’aime ce chant de Taizé repris par les jeunes, souvent dans la nuit d’une veillée : « Nada te turbe, nada te espante, solo Dios basta… Que rien ne te trouble, que rien ne t’épouvante, Dieu seul suffit. »

Les chrétiens ont aussi à sanctifier le dimanche, c’est le Jour du Seigneur. « L’Eucharistie dominicale est source et sommet de la vie chrétienne », dit le Concile Vatican II. Notre participation à la célébration de la messe est donc structurante et constitutive pour nos vies de baptisés-confirmés. Mais le Code de droit canonique ajoute : « Si la participation à la célébration eucharistique est impossible, il est vivement recommandé que les fidèles s’adonnent à la prière pendant un temps convenable, seuls ou en famille » (CIC 1248). Les propositions alors ne manquent pas : messes radio-télévisées (Le Jour du Seigneur sur France 2, KTO, France Culture, RCF…), méditation des textes liturgiques avec les livrets liturgiques (Prions en Eglise, Magnificat...) ou sur les sites internet du diocèse de Mende ou celui de la Conférence des évêques de France… Pourquoi ne pas vivre, en famille, la liturgie de la Parole avec une méditation de l’Evangile du dimanche et ceci en communion avec les communautés religieuses de notre diocèse ? Un acte de communion spirituelle ou de désir vous est aussi proposé.

Bien sûr, les prêtres du diocèse célébreront la messe en privé. Ils prieront pour vous, en particulier pour les malades et les soignants, les défunts et leurs familles. Mais tous, nous avons à célébrer le dimanche. C’est une heureuse invitation, dans l’attente de pouvoir nous retrouver, dans une église ou à la cathédrale, pour célébrer ensemble le Christ ressuscité. Cette période peut être aussi une occasion favorable pour redécouvrir le sens profond de l’Eucharistie.

J’ajoute, enfin, que le Saint pape Jean-Paul II, dans une magnifique Lettre apostolique Dies Domini publiée en 1998, précisait aussi : « L’Eucharistie est un événement de fraternité et un appel à vivre la fraternité… Si c’est un jour de joie, il faut que le chrétien dise par ses attitudes concrètes qu’on ne peut être heureux ’tout seul’. Il regarde autour de lui, pour découvrir les personnes qui peuvent avoir besoin de son sens de la solidarité. Il peut arriver que, dans son voisinage ou dans le cercle de ses connaissances, il y ait des malades, des personnes âgées, des enfants, des immigrés, qui, précisément le dimanche, ressentent plus vivement encore leur solitude, leur pauvreté, la souffrance liées à leur condition. A leur égard, l’engagement ne peut certainement pas se limiter à des initiatives dominicales sporadiques, mais pourquoi, sur le fond de cette attitude d’engagement plus global, ne pas donner durant le jour du Seigneur une place plus grande au partage » (DD, 72). Nous ne pouvons séparer les tables de la Parole de Dieu, de l’Eucharistie et celle du frère. Et, de façon curieuse, avec l’épidémie, la charité envers nos frères et sœurs, passe par le confinement ! Comment allons-nous vivre, par la force de la communion spirituelle, l’isolement sans qu’il soit un repliement ? Il n’y a pas d’Eglise possible sans assemblée… Rattachons-nous, spirituellement et par le désir, à notre communauté chrétienne, notre paroisse. Nous continuons, ensemble, de célébrer la mort et la résurrection du Seigneur.

Je vous redis, chers amis, ma profonde communion fraternelle.

Notre-Dame, Saint Privat et Saint Roch, priez pour nous.

+ Benoit BERTRAND
   Évêque de Mende


Acte de communion spirituelle

Seigneur Jésus, chaque dimanche,
nous sommes invités à nous rassembler pour célébrer ta mort et ta résurrection.
A chaque messe, tu nous redis ta présence dans ta Parole,
dans l’assemblée qui célèbre, chante, prie, écoute.
Tu es présent dans le prêtre qui, en ton nom, préside.
Tu es là présent, au plus haut point, sous les espèces eucharistiques.

En ces jours, où nous sommes confinés pour nous protéger et combattre le virus,
nous ne pouvons pas nous rassembler dans une église.
Ce jeûne eucharistique est, pour moi, un manque.
Qu’il me donne faim de te recevoir réellement avec ton Corps et ton Sang.

Seigneur Jésus, je crois, de tout mon cœur, en ta Présence.
J’ai le désir ferme d’écouter ta Parole et d’en témoigner.
J’ai le désir ferme de communier à ta Vie, à ta mission
et à ta Présence aimante au milieu de nous.
Viens, en ce dimanche, me visiter spirituellement par ta grâce.
Viens me fortifier dans l’épreuve que nous traversons.
Donne-moi de marcher à ta suite.
Viens Seigneur Jésus. Viens.
  Amen +

Notre Père…

Gloire au Père, au Fils et au Saint-Esprit…

 

Flash Communiqué

Mobilisation fraternelle et spirituelle

Frères et sœurs, Chers amis,

Des mesures de mobilisation générale viennent d’être annoncées par le Chef de l’Etat. L’ennemi est là ! Le COVID-19 est chez nous en France et en Lozère. C’est une réalité immédiate et pressante. Des mesures de protections exceptionnelles sont prises. Nous allons donc devoir rester dans nos maisons ou nos appartements… Il est assurément de la plus haute importance, que chacun et chacune, respecte cette décision à la fois grave et inédite. Je demande notamment aux prêtres, aux diacres, aux salariés et aux bénévoles du diocèse de rester chez eux. La maison diocésaine et les accueils paroissiaux sont ainsi fermés à partir d’aujourd’hui.

Entendons aussi le cri des soignants : nécessité des « mesures barrières », de confinement, de restriction de circulation et de contacts. Je le redis, cette épidémie nous oblige, comme citoyen et comme chrétien, à la responsabilité personnelle et collective. Ces décisions vont donc avoir un impact fort sur nos vies individuelles, familiales, ecclésiales, sociales et économiques.

Nous prierons, chaque jour, pour les malades et leurs proches. Nous confierons, chaque jour, au Père des miséricordes les défunts, ceux de nos familles et les très nombreuses victimes du virus à travers le monde. Il nous faut aussi être exceptionnellement reconnaissants envers les personnels soignants. Ils se battent, jours et nuits, pour sauver des vies. Peut-être, dans quelques heures, la nôtre ! Des médecins, infirmières ou aides-soignants vont probablement payer ce combat d’un prix fort, par leur engagement admirable.

Durant cette période si particulière, « que demeure l’amour fraternel » (Hébreux 13,1). Prenons le temps de communiquer avec nos proches, jouer avec les enfants, travailler au jardin, nous occuper des animaux, prier, lire et nous cultiver… Gardons le lien entre nous : téléphone, réseaux sociaux, service, prière… Au cœur de ce carême 2020, j’invite tous les catholiques à mettre l’Essentiel au cœur de l’urgence ! Que notre prière personnelle et familiale soit intense et profonde, une prière nourrie de la Parole de Dieu. Cette Parole veut nous encourager et nous apaiser, nous réconforter et nous convertir. Notre mobilisation doit être aussi spirituelle.

Après échanges avec les services de la Préfecture et des entreprises de pompes funèbres, je demande qu’à partir du mardi 17 mars et jusqu’à nouvel ordre, les funérailles chrétiennes ne soient plus célébrées dans les églises de Lozère. Une fiche sera proposée à la famille pour qu’elle puisse conduire elle-même un temps de prière chrétienne au cimetière. Prêtres, diacres et membres des équipes funérailles ne se rendront pas au cimetière. En revanche, une messe sera dite de façon privée (et donc en l’absence de fidèles) pour le défunt et sa famille, par l’un des prêtres de la paroisse, le jour-même de l’inhumation. Dès que les conditions sanitaires le permettront à nouveau, les curés inviteront les familles et les proches des défunts à participer à une messe dominicale. J’ajoute que les prêtres en Lozère, comme vous le savez, sont extrêmement dévoués mais que leur moyenne d’âge est actuellement de 82 ans. Leur santé et leur vie doivent aussi être protégées.

Si je le peux, je me rendrai – seul – en pèlerinage à la crypte de Saint Privat, en notre cathédrale, afin de prier notre Saint Fondateur pour les défunts et les malades mais aussi pour chacun et chacune d’entre vous. Je vous invite, en communion avec votre évêque, à réciter votre chapelet, chaque jour, à midi. Ce sera aussi notre rendez-vous quotidien de communion fraternelle près de Notre-Dame. Je vous demande, chaque dimanche, de suivre la messe à la radio ou à la télévision. La communion de désir ou spirituelle est une magnifique tradition ecclésiale dans l’attente de pouvoir, de nouveau, communier ensemble au Seigneur ressuscité. Des propositions diverses de méditations seront mises à votre disposition sur le site de la Conférence des évêques de France et sur celui du diocèse. Je vous invite à consulter régulièrement ce dernier pour vous tenir informés de l’évolution de la situation.

Que notre mobilisation soit fraternelle et spirituelle.

Je vous redis à tous, frères et sœurs, chers amis, ma profonde communion. Notre-Dame, Saint Privat et Saint Roch, priez pour nous.

Mende, le 16 mars 2020

+ Benoit Bertrand
Évêque de Mende