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Dès le IVe siècle, se retirer du monde où règnent le péché et le désir d’accroître les richesses matérielles, se consacrer exclusivement au salut par le renoncement, autant de raisons qui s’imposent chez certains chrétiens orientaux pour vivre retirer au désert, c’est l’origine du monachisme. Assez rapidement, ils se regroupent en communautés.

En Occident, saint Benoît de Nursie fonde le monastère du Mont Cassin en Italie et rédige au VIe siècle la règle bénédictine. Elle est réformée au VIIIe siècle par saint Benoît d’Aniane et au XIe siècle par le pape Grégoire VII (réforme grégorienne). Les grandes abbayes de Saint-Victor de Marseille (Ve siècle), Saint-Chaffre du Monastier en Haute-Loire (VIe siècle) et Cluny (910) suivent cette règle. En Gévaudan, les abbayes dépendent soit de celle de Saint-Chaffre soit de celle de Saint-Victor.

À l’époque mérovingienne
Le monastère Saint-Martin de La Canourgue, créé au VIIe siècle, édifié dans un faubourg de Banassac (Canonica, quartier canonial) est à l’origine de La Canourgue.
Rattaché en 1060 à l’abbaye Saint-Victor de Marseille, il est ruiné au XVIe siècle pendant les guerres de religion et disparait à la Révolution. L’église devient église paroissiale.

Selon des documents des XIIe et XIIIe siècles, retraçant la légende, Enimie obtint de Dieu, pour décourager ses prétendants, que la lèpre la défigure. Un rêve lui indiqua qu’elle obtiendrait la guérison en se baignant dans les eaux de la source de Burle en Gévaudan. Après s’y être plongée, la lèpre disparut. Mais en s’éloignant, elle l’enlaidit à nouveau.Le monastère de Sainte-Enimie fut fondé par une princesse mérovingienne, fille de Clotaire II, sœur de Dagobert (VIIe siècle), qui désirait consacrer sa vie à Dieu.

Enimie décida alors de fonder un monastère de femmes dont l’évêque des Gabales, Hilaire l’aurait consacrée abbesse et elle y vécut jusqu’à sa mort. Ce monastère et celui des hommes, créé peu après, furent détruits par les invasions (IXsiècle). En 951, Étienne, évêque de Mende céda le monastère des hommes à l’abbaye Saint-Chaffre du Monastier. Il subsista jusqu’à la Révolution.

Les fondations du XIe siècle

Le monastère de Langogne a pour origine une fondation en 998, à l’initiative du vicomte Étienne et de sa femme Angelmode, dans la villa Lingonia. Elle est confiée à des moines bénédictins venus de Saint-Chaffre du Monastier. Un siècle plus tard, ils élèvent une église dédiée aux saints Gervais et Protais, très vénérés dans le diocèse. Le monastère richement doté a disparu à la Révolution. Il est à l’origine de la ville de Langogne.

 

Le monastère de Saint-Sauveur de Chirac (Le Monastier) fondé en 1062, est rattaché à l’abbaye de Saint-Victor de Marseille. En 1095, le pape Urbain II, de passage dans la région avant de se rendre à Clermont pour prêcher la première croisade en consacre l’église. Guillaume de Grimoard (le futur Urbain V) y fait ses études et y reçoit la prêtrise. Au cours des guerres de religion du XVIe siècle, le monastère est détruit. En 1606, le prieuré-cure de Saint-Bonnet de Chirac est uni au monastère du Monastier.

 

Le monastère de Saint-Sauveur du Rozier, le plus méridional, près du Tarn et de la Jonte est fondé en 1075 par l’évêque de Mende Aldebert Ier. Il est rattaché à l’abbaye d’Aniane (Hérault). Lors des guerres de religion il est détruit et il ne subsiste que l’église romane.

 

 

Le prieuré-cure de Saint-Martin du Colagnet situé près de Marvejols doit sa fondation à l’initiative des seigneurs de Montrodat (XIe siècle). Rattaché à l’abbaye Saint-Victor de Marseille, occupé seulement par trois religieux, il est détruit par les protestants en 1561.

Le prieuré de Saint-Pierre du Chambon, situé dans la commune de Saint-Léger-de-Peyre, fondé au XIe siècle par les seigneurs de Peyre rassemblait une quarantaine de religieuses d’origine noble. Il est détruit au XVIe siècle, au cours des guerres de religion. Rétabli en 1778, les dernières religieuses le quittent en 1794.