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Copyright Diocèse de Mende

Temps fort annuel pour la mise en route de la catéchèse sur toute la paroisse Sainte Thérèse de Langogne, en famille, avec la communauté. Randonnée vers la « Communion de La Viale », près de Villefort.

Le car nous dépose à la Garde-Guérin ; c’est le départ, à pieds, vers l’inconnu !!!!!!

Nous avons de bonnes chaussures, une feuille de route, le casse-croute, et puis le plus sûr des guides nous m’accompagne. Avec sa présence… nous ne risquons rien.

Il fait si beau ; on ne se lasse pas de regarder l’horizon, de poser son regard vers cet infini qui nous dépasse. C’est si beau.  Les plus intrépides escaladent la tour séculaire comme pour encore aller plus haut et toucher le ciel ; on redescend sur terre pour se mettre en marche ; le chemin appelle à l’aventure :  il est bien indiqué, sans aucune aspérité, on le suit aisément, on se sent libre, en sécurité, c’est si simple de faire confiance.  Tout en pèlerinant, il nous est proposé de porter attention aux éléments qui nous entourent et à La Parole proposée sur la feuille de route : par exemple à ce qui me caresse le visage : le vent, un souffle, une brise légère …… « le murmure d’une brise légère. (Livre des Rois 19, 11-16).

A ce que je respire, ce que je sens, aux parfums qui m’effleurent les narines : 

« Et qui répand par nous l’odeur de sa connaissance. Nous sommes en effet, pour Dieu le parfum de Christ ». Corinthiens 2 — 14 à 17.

A ce que j’entends, des bruits familiers, je prête l’oreille : j’écoute, je fais attention, surtout ce qui n’est pas perceptible : « écoute, écoute, les pas du Seigneur vers toi, Il marche sur ta route, Il marche près de toi ».

Mais tout à coup, le chemin se rétrécie, on marche sur des pierres, première difficulté :  il faut faire d’avantage attention, regarder où l’on met les pieds ; mais on continue, il y a les autres, le groupe nous porte ……. Le chemin de la foi et de la confiance n’est pas toujours aisé mais en modérant mes pas, j’écoute d’avantage, je me pose un instant, je ralentis avec celui qui peine, je remercie celui qui m’attend : « mets ta confiance dans le Seigneur.  Reconnais-le dans tout ce que tu fais, et lui, il guidera tes pas.    (Proverbes 3.5-6) ».

Tranquillisé, on reprend le voyage ; et la nature offre à portée de mains tous ses trésors (feuilles mortes, châtaignes, fruits et baies sauvages …) et nous donne de cueillir les fruits de la vie (de belles rencontres, de nouvelles amitiés qui naissent…) ; on s’émerveille devant tant de profusion :  on cueille, on ramasse, on garnit le cabas, on rend grâce à l’Eternel pour toute cette abondance. « Heureux est l’homme …. Il est comme un arbre planté près d’un ruisseau, qui donne du fruit en son temps, et jamais son feuillage ne meurt ; tout ce qu’il entreprend réussira, (PS 1).

OUPS !!!  Le chemin devient difficile, très caillouteux, s’enfonce, m’entraine vers le bas ; si je me crispe sur les difficultés, je risque de me faire mal ; et si je levais la tête, si je posais un instant mon regard sur l’horizon, cet infini vers lequel je me dirige, qui est là mais que je ne peux saisir encore, prendre une bouffée d’oxygène, de la hauteur, me ressaisir, continuer d’avancer … Je cherche le Seigneur, il me répond : de toutes mes frayeurs, il me délivre. Qui regarde vers lui resplendira, sans ombre ni trouble    au visage. Un pauvre crie ; le Seigneur entend : il le sauve de toutes ses angoisses. »   Psaume 33, versets 1 à 8.

Et je ne me lasse pas regarder ce paysage qu’il m’est donné de contempler ; ainsi j’oublie que j’ai mal aux pieds …  Je devine le petit village ; cette halte sur notre chemin ; ça y est, j’y suis arrivé !!!  Je peux me reposer, partager mon repas avec tout le groupe (et les voyageurs de passage) sur la terrasse cachée sous la treille garnie de grappe de raisins mures à souhait, de tables apprêtées à notre attention. Partager avec mes compagnons ce que j’ai vu, entendu, écouté, cueilli. Savourer avec ceux qui ont péleriné avec moi, ce moment de quiétude, de joie profonde. Et me laisser aller, pourquoi pas à faire une petite sieste, en ce début d’après-midi, à l’ombre clairsemée de la vigne d’automne qui me laisse dorer au soleil de Dieu.

Le Père BENOIT dans la petite chapelle, invite les enfants à une séance de catéchèse à partir du livret caté (choisi pour le démarrage de l’année), « Le songe de Joseph ». Propose ensuite de rechercher dans le village quelques énigmes qui vont permettre de découvrir le mot « papa » en Araméen. Dernier moment de prière avec le « Notre Père », bien de « chez nous », suivi d’un gouter proposé par la communauté avec le jus de raisin extrait sur les lieux.  Le car attend en bas ; une ultime marche sur la route goudronnée pour regagner la maison.

Nous avons confiance ; nous pressentons que cette nouvelle année que l’on entame sera aussi riche et douce que cette journée partagée, baignée de cette douce lumière qui effleure le corps et caresse nos âmes.

Sylvette Prouhèze