Église catholique en Lozère
26 août 2026 |

Le Christ accomplit le salut et Marie permet à l’humanité de recevoir cette œuvre

L’Assomption de la Vierge Marie, célébrée le 15 août, est arrivée. Comment s’adresser à elle, en dehors de l’invocation : Vierge élevée dan la gloire du Père et du Fils, priez pour nous. » ? Comment articuler la place importante de Marie dans la vie des croyants, et la nôtre, avec la centralité du Christ dans notre foi ? 

« La formule « co-rédemptrice » est trop éloignée du langage de l’Ecriture et de la patristique, et provoque ainsi des malentendus… Tout procède du Christ ! Marie est ce qu’elle est grâce à Lui » écrivait Joseph Ratzinger, le futur pape Benoît XVI.

« Il s’agit de comprendre qu’il n’y a qu’un seul médiateur entre Dieu et les hommes, qui est le Christ, vrai Dieu et vrai homme. Néanmoins, Marie est choisie par Dieu de façon spécifique pour être la mère du Fils de Dieu et pour participer à la rédemption. Elle peut exercer à ce titre une réelle médiation en coopérant par la foi et en intercédant.

Dans le passage évangélique des Noces de Cana, Marie voit les besoins des hommes – « Ils n’ont plus de vin » – et elle va auprès de son fils pour lui montrer ce manque et lui demander d’agir.

Elle le fait car elle est à la fois la mère du Fils et elle est aussi proche des hommes comme membre de l’humanité.

Voilà qui permet surtout de revisiter l’Écriture et de se poser la question : comment j’accueille dans ma foi la Vierge Marie ? Quelle est sa place, comment m’aide-t-elle à accueillir le mystère du Christ et de la rédemption ? Car inversement, il peut y avoir un écueil à ignorer sa présence, son rôle. Il y a donc un vrai enjeu à ressaisir la place de Marie au côté de son fils.

Saisissons-nous de deux vocables de Marie, ce 15 août : Mère de l’Eglise, cher au Pape Paul VI, il évoque le rassemblement du Peuple de Dieu ; Arche d’Alliance qui dit quelque chose de Marie dans son accueil du Mystère de Dieu. »

– Sophie Binggeli, Enseignante au Collège de bernardins à Paris à l’occasion de la publication de « Mater populi fidelis »