Église catholique en Lozère
26 août 2026 |

La figure évangélique de « l’Etranger »qui s’arrête pour soigner « l’Autre »

« Le monde dans lequel nous sommes appelés à proclamer l’Évangile n’est pas un lieu, mais une personne ». Ou plutôt deux : deux hommes. L’un est le « bon Samaritain », « l’Etranger » protagoniste de la parabole de l’Évangile selon saint Luc. L’autre est son « prochain » : la personne que l’Etranger s’arrête pour soigner. Tous deux nous décrivent profondément et nous avons quelque chose à apprendre d’eux : les blessures, la solitude, la souffrance et ses causes d’une part ; la sollicitude de se pencher pour en prendre soin, d’autre part »

Dans l’évangile de Luc, le premier visage de l’homme, descend de Jérusalem à Jéricho et tombe « victime des brigands. Être victime de violence, c’est ce qui nous caractérise presque tous aujourd’hui, alors que nous vivons dans un « macro monde » » ravagé par 32 guerres en cours. Une agressivité qui touche également le « micro monde » d’aujourd’hui , où les enfants et les jeunes sont de plus en plus souvent victimes de violences de la part de leurs camarades à l’école. Des brimades qui commencent par un langage agressif pour aboutir ensuite à l’homicide et au suicide…

L’autre figure emblématique de l’homme d’aujourd’hui est le bon SamaritainUn Etranger, un inconnu, voire un ennemi, toujours traité avec méfiance et prudence. Le Christ, nous invite à apprendre de lui. Aujourd’hui nous sommes appelés à construire « un hôpital moderne » pour l’homme battu, à connaître toutes ses blessures, mais aussi à aller à son école à lui le samaritain, et à apprendre humblement de lui, en le laissant être notre maître. C’est à partir de cet homme, que nous comprenons ce qu’est la compassion : ce sont précisément la miséricorde et la charité qui peuvent être un lieu de rencontre entre l’Église et le monde…

Deux figures où Dieu nous appelle à proclamer l’évangile dans le monde. »

– Méditation du cardinal RYS, archevêque de Cracovie, au Consistoire des cardinaux en juin 2026