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Veillée de prière de l'ACAT le 26 juin
Carte non disponible

Date / Heure
Date(s) - 26/06/2018
20 h 00 - 21 h 00


Une veillée de prière à l’occasion du 26 juin, journée contre la torture

Depuis 13 ans, à l’occasion de la journée mondiale contre la torture, les chrétiens sont appelés par l’ACAT, en partenariat avec les journaux La Croix et Réforme, à veiller lors d’évènements organisés près de chez eux : nuits de prière, veillées de feu, célébrations œcuméniques, concerts, processions et marches aux lanternes.
En Lozère, veillée de prière en l’église de Saint-Chély, le 26 juin de 20h à 21h, organisée par les bénévoles de l’ACAT Lozère.

NDV-RS

Autour du 26 juin, des milliers de chrétiens en France et de par le monde s’unissent dans  une veillée de prière en soutien aux victimes de torture (voir ici les dates des divers événements).
Depuis 2005, les  participants de la Nuit des Veilleurs ont soutenu plus de 150 victimes. La Nuit des veilleurs porte chaque année un thème. Celui de cette année est : «  La Fraternité…jusqu’à aimer ses ennemis »

Les participants de la Nuit des Veilleurs apportent un soutien aux victimes par la prière, mais  également en envoyant des messages de soutien à dix victimes de la torture. Que ce soit au Vietnam, au Gabon ou à Bahreïn, ces personnes ont été battues, torturées, emprisonnées,  pour leur engagement en faveur des droits de l’homme, pour leur engagement politique, pour avoir protégé les plus pauvres, ou pour avoir été un jour suspecté par les autorités.

Parmi eux, Me Nam (« mère champignon » en vietnamien), blogueuse vietnamienne, condamnée pour avoir critiqué le pouvoir en place. Au Gabon, Bertrand Zibi Abeghe opposant politique est détenu depuis 2016. Il n’a toujours pas été jugé et a subi des mauvais traitements en détention. A Bahrein, AbdulhadI Al Khawaja est le fondateur du Centre bahreïni pour les droits de l’homme. Arrêté en avril 2011, il a été violenté et torturé, puis condamné sur la base d’aveux obtenus sous la torture. Il purge une peine de prison à perpétuité. Abdellahi Matalla Saleck et Moussa Bilal Biram sont des militants de l’Initiative pour la résurgence du mouvement abolitionniste (IRA) en Mauritanie. Détenus depuis 2016 ils ont été condamnés sans preuves et ont été victimes de tortures en garde à vue.

Les chrétiens rassemblés cette nuit apportent l’espérance dans la foi et réaffirment ainsi la nécessité de s’opposer sans condition à la  torture : « La foi chrétienne ne peut en aucun cas composer avec la torture. En cette Nuit des Veilleurs, nous proposons de substituer l’instrumentalisation de l’autre, qu’est la torture, qui motive l’action des  bourreaux, par la prière, la méditation et la communion avec les victimes de la torture » explique Bernadette Forhan, présidente de l’ACAT.


Contacts : 

Organisateurs que vous pouvez contacter : 

Notes aux rédactions : 

  • Si vous souhaitez réaliser un reportage sur un événement de la Nuit des Veilleurs, ou interviewer des proches des victimes, contactez-nous et nous vous mettrons en relation avec des organisateurs.
  • L’équipe de l’ACAT, avec ses spécialistes des droits de l’homme,  est  aussi disponible pour analyser les divers enjeux liés au phénomène tortionnaire.
  • Voici des liens vers notre visuel  de présentation de la Nuit des veilleurs, les ressources spirituelles  en lien avec le thème « La Fraternité… jusqu’à aimer ses ennemis  », la liste des victimes pour lesquelles nous appelons les participants à se mobiliser  ainsi qu’une note aux paroisses.
  • Toutes les informations utiles et pratiques pour retrouver la Nuit des Veilleurs la plus proche  ainsi que les portraits de victimes sont disponibles sur notre site dédié  www.nuitdesveilleurs.com

Témoignages de Nuits des Veilleurs précédentes :

« À Vendôme, l’église abbatiale est magnifique! D’ordinaire, elle est fermée la nuit. Mais ce jour-là, elle était ouverte, pour les personnes torturées. Nous nous tenions à la fois dans le chœur pour la prière et à l’entrée, pour expliquer notre présence, là où nous avions disposé des panneaux de l’ACAT. Un chemin de lumière, composé de luminions, menait vers l’intérieur de l’église, ce qui a attiré pas mal de badauds, de touristes qui autrement ne seraient sans doute pas rentrés dans l’église ! C’était bien comme ça » Christiane Bertin, Vendôme

« Que la Nuit des Veilleurs soit consacrée à Victoire Ingabire, ma tante, signifie beaucoup pour moi pour la famille, les amis et les connaissances. C’est très important de savoir que la prière des veilleurs du monde s’ajoute à la mienne pour elle. Ça touche le cœur, l’esprit, l’âme, c’est le cadeau de valeur qu’on peut lui donner. » Marie Médiatrice Ingabire, Caen

« A Toulouse, des veillées se sont déroulées dans un temple et dans deux églises. Notre  veillée a commencé par un temps de lectures et de méditation sur le thème « Qu’as-tu fait de ton frère l’étranger ? ». Puis le calvaire de chacune des victimes fut évoqué devant son portrait projeté sur un écran et cette évocation était suivie d’un temps de prière. » Alain Gleizes, Toulouse

« Il y avait dans l’assemblée un Irakien, qui a chanté une prière dans sa langue, ainsi que des Baha’i, personnes persécutées en Iran pour leur foi. Prier ainsi, dans des langues mêlées, était  un moment particulièrement  fort » François Walter, La Celle Saint Cloud

« La prière comme intercession pour ceux qui souffrent de l’injustice et de la cruauté. ‘ Si plusieurs  sont  réunis  en mon nom’… » Un « veilleur » de Besançon

« Nous étions 150 ! Des  chrétiens, des musulmans, des bouddhistes, rassemblés pour prier ensemble pour des personnes en souffrance. Cette année nous nous étions rapprochés d’une association qui soutient les femmes immigrées qui demandent l’asile. Nous avons prié pour cinq d’entre elles, aux côtés des cinq personnes torturées.   Aux victimes de torture nous offrions des luminions, à chacune de ces femmes un bouquet. Trois femmes, une bibliste, un pasteur et une écrivaine orthodoxe ont nourri nos réflexions par une méditation. » Suzanne  Roubeyrie, Paris, à la Maison de l’Unité.