Espérance : le recueil des témoignages

Les témoignages d’Espérances reçus dans le cadre des 400 ans de la consécration
de la cathédrale Notre-Dame-et-Saint-Privat de Mende sont rassemblés ci-dessous :

« En ces temps incertains de pandémie mondiale qui affecte aussi la Lozère, je rends grâce à Dieu pour la foi active, le courage et l’espérance de tant de prêtres et de diacres, de consacrés et de fidèles laïcs qui sont venus, depuis 400 ans, prier en notre cathédrale Notre-Dame et Privat. A la suite de l’apôtre Paul, je remercie le Seigneur : « Nous rendons grâce à Dieu au sujet de vous tous, en faisant mémoire de vous dans nos prières. Sans cesse, nous nous souvenons que votre foi est active, que votre charité se donne de la peine, que votre espérance tient bon en notre Seigneur Jésus Christ, en présence de Dieu notre Père. » (1 Th 1,2-4).

Suite à la décision providentielle du Bienheureux Pape Urbain V, la cathédrale fut reconstruite, consacrée et ouverte à tous. En disant à Dieu ma reconnaissance, je souhaite aussi retrouver le rôle spirituel de la mémoire comme source d’action de grâce et d’adoration. En communion avec les catholiques de Lozère et mes prédécesseurs au Siège épiscopal de Mende, je veux vivre ce temps de mémoire comme une révélation de l’amour gratuit de Dieu pour nous.

Au fil de l’année liturgique, notre cathédrale vit au rythme des célébrations diocésaines et paroissiales qui s’y déroulent, au rythme aussi des foules ou des personnes qui convergent. Maison de famille, la cathédrale accueille pèlerins et touristes, familles et pauvres, jeunes et personnes en recherche. Eglise-Mère du diocèse, notre basilique-cathédrale est un signe impressionnant de l’irruption de la transcendance dans notre immanence. Au cœur de la ville de Mende, elle se fait invitation ou interrogation : « Que cherches-tu ? Qui cherches-tu ? ». Depuis quatre siècles, c’est assurément grâce à la fidélité de tant de chrétiens que notre cathédrale, comme une lumière attire. Cette foi fraternelle, missionnaire et créative est pour nous un signe magnifique d’espérance !

Par l’intercession de Notre-Dame, de Saint Privat et du Bienheureux pape Urbain V, qu’il nous soit donné d’être, aujourd’hui encore, des héritiers et des bâtisseurs sur le chemin de la sainteté… Espérer, c’est dire à la suite de l’apôtre Paul : « Je sais en qui j’ai mis ma foi » (2 Tm 1,12). Que le Nom du Seigneur soit béni.

Mende, Toussaint 2020»

« Le bouton de cosmos (de mon jardin) contient déjà, à lui seul,
toute la beauté de la fleur en devenir.
C’est là mon ESPÉRANCE pour demain.
Le monde de demain,
sauvé par le sang de Jésus-Christ,
ne peut être que beau. »

Témoignage d’espérance et d’Action de grâce :
Enrichissement mutuel, en donnant leur place aux jeunes dans l’Église.

Au printemps l’un des jeunes instrumentistes insiste pour que nous apprenions l’hymne : » Jubilez criez de joie » chanté à la cathédrale.
Ainsi tout est prêt pour cette période difficile : « Dieu nous ouvre un avenir ! » Et quel avenir !… » Par le Fils et dans l’Esprit, vers le Père !
Peu avant Toussaint, l’instrumentiste suivant nous fait part de son désir de nous voir apprendre l’hymne qui sera chanté à la cathédrale pour les 400 ans : « les paroles sont si belles ! »
Tout est donc prêt pour Toussaint !

« Le Royaume est proche que l’Esprit descende et que se répande la paix sur le monde.
Le monde a soif du Dieu vivant.
Il trouvera sa paix dans les plaies de son Seigneur.
Laissez-vous plonger dans la mort et la résurrection du Christ,
Lui seul est votre Dieu et votre Roi. Adorez-le ! »

Suivons le mode d’emploi qui nous est donné. Espérance et paix.

Témoignage d’Espérance

« Hâtez-vous lentement; et sans perdre courage,
Vingt fois sur le métier remettez votre ouvrage ;
Polissez-le sans cesse et le repolissez… » *
Ainsi de notre Cathédrale : bâtie, incendiée, rebâtie, ravalée et sans cesse embellie.
Ainsi de notre Eglise en cette pandémie où les initiatives pastorales sont stoppées.
Mais d’autres sont mises en œuvre : – pour les diverses célébrations
– et plus encore des initiatives de « Fraternité et charité pendant le confinement » **
Oui gardons l’espérance, à chacun l’Esprit Saint offre toujours ses dons.
Courage, « Je suis avec vous tous les jours, (pas que les jours où tout marche bien), tous les jours jusqu’à la fin du monde »
Matt 28, 20

* Boileau – L’art Poétique – Chant I – Vers 171-173
** Tract denier de l’Église »

Témoignage d’espérance – 400 ans de la cathédrale de Mende

« Le désert et la terre de la soif qu’ils se réjouissent ! Le pays aride, qu’il exulte et fleurisse » (Isaïe 35,1). La Lozère est loin d’être un désert ; c’est même le « pays des sources ». Une forme d’aridité atteint pourtant notre Eglise alors que depuis des générations la foi chrétienne était le bain naturel de beaucoup : « on tombait dedans » dès la petite enfance.

Heureusement, la soif de Dieu demeure. Dieu travaille…

J’en veux pour preuve ces enfants, rencontrés dans les écoles catholiques à Mende, Badaroux ou au Chastel, qui m’ont littéralement bombardé de questions sur Dieu, Jésus, Marie, les prêtres, les religieuses, la prière, ma vocation ! Ils ont soif.

Je veux faire mémoire aussi de ces jeunes adultes, rencontrés au détour d’une célébration, suite à un appel téléphonique pour « autre chose », ou lors d’une cérémonie en préfecture… et qui reviennent vers le Seigneur ; ils recommencent dans la foi et sont désireux d’approfondir leur vie spirituelle. Plusieurs ont reçu, dans la cathédrale les sacrements du pardon, de la Confirmation, de l’Eucharistie.

Plusieurs jeunes, collégiens, lycéens, étudiants, investis dans la messe animée par les jeunes et les enfants, une fois par mois dans la cathédrale, ou participant aux écoles de prière, camps et autres rendez-vous d’Église, sont, pour moi, source d’une vive espérance. Ils ne font pas les choses à moitié. Ils prient et veulent vivre en chrétiens.

Quelle joie, lors de messes de la nuit de Noël, pour des rassemblements diocésains, comme les rassemblements SpiriTous ou pour des ordinations, de voir la cathédrale comble ! Une Église en fête ; la joie de Dieu répandue en abondance sur tant de visages ! Merci Seigneur.

7 novembre 2020

Regarde

Je sais que tu as mille et une raisons de désespérer,
Mais je voudrais te crier qu’il y a aussi mille et une autres raisons d’espérer ! Ne laisse pas gagner ton cœur par les marées noires des mauvaises nouvelles, Pour changer le monde, il faut d’abord changer ton regard.
Regarde et cueille chaque jour, autour de toi, au creux du quotidien, Ces mille et une fleurs d’espérance :
Celles qui poussent au milieu des plus sinistres tours de béton, Des plus monotones lieux de transport ou de travail,
De la plus froide chambre d’hôpital,
De la plus humble décision, personnelle ou collective, pour la justice. Regarde et vois tous ces hommes et toutes ces femmes
Qui ne font pas « la une » des journaux, mais qui inventent, jour après jour,
De nouvelles manières de vivre, de partager, d’espérer,
Et qui manifestent que le Royaume de Dieu est à la portée de la main. Regarde et vois tous ces hommes et toutes ces femmes
Qui, au lieu de crier que Dieu est aveugle, lui prêtent leurs yeux ;
Qui, au lieu de crier que Dieu est manchot, lui prêtent leurs mains ; Qui, au lieu de crier que Dieu est muet, lui prêtent leurs voix.
Regarde et entends, car le monde actuel a besoin de retrouver ce « regard du cœur », et de cueillir ces fleurs de l’espérance
pour mieux respirer et pour mieux vivre.
Jeannette, Petite Sœur de l’Assomption, à partir d’une prière de St François d’Assise

Choisis la vie !

Chant de la Roche d’Or interprété par Anne

Dessin de Thérèse – 4 ans

Mise en scène Lego de Léon – 7 ans

Ma seule paix
(d’après les poèmes de Sainte Thérèse de Lisieux)

Mon cœur ardent veut se donner sans cesse
Il a besoin de prouver sa tendresse
Ah ! Qui pourra comprendre mon amour ?
Quel cœur voudra me payer de retour ?

Ô Toi qui sus créer le cœur des mères
Je trouve en Toi le plus tendre des pères
Rien ne saurait me charmer ici-bas
Le vrai bonheur ne s’y rencontre pas

Ma seule paix, mon seul bonheur
Mon seul amour… c’est Toi Seigneur …

La fraternité, c’est quoi
C’est s’ouvrir à l’autre, c’est …
Voir et regarder, c’est
Te croiser, te rencontrer, c’est
M’arrêter pour te parler, c’est
Embrasser mes proches comme avant
Donner de l’espérance
Partager l’amitié, le pain, le quotidien
Tout ce que nous faisions avant
Avant ce fichu confinement
Puissions-nous par la foi en Toi Seigneur
Nous libérer de la peur, la peur de la mort, la subjuguer,
Cette peur d’attraper le virus, d’être infestés, cette peur quasi déraisonnée
De la maladie, de la souffrance de l’isolement et de la mort
Croire en la vie
Croire en l’amour
Voilà un remède pour tous
Re sourire
Re construire
Avancer sur le chemin de la vie
le chemin de la liberté
De vivre et d’aimer son prochain
Et tout nous sera donné alors
En abondance
c’est ce en quoi je crois
Pour cela dès aujourd’hui
J’ai envie de dire Merci Au Seigneur

Une Parole de Dieu, qui nourrit ma prière pour les personnes découragées…
L’Espérance, c’est un mot pour désigner la foi en un Dieu, qui n’abandonne personne au bord du chemin.

« Espérer ce que nous ne voyons pas,
c’est l’attendre avec persévérance. » (Rm 8,25)

L’ESPERANCE est le meilleur remède quand ça va mal. Aie confiance vit ta foi qui est ta force, prie et avance. Demain le printemps refleurira !!
Malou

A ceux qui ont perdu un être cher : Soyez forts, courageux, continuez, vivez votre foi dans la lumière et l’ESPERANCE de la résurrection à venir.
Marie

L’ESPERANCE est la lumière qui donne un sens à notre vie et les cœurs qu’elle éclaire retrouvent paix et harmonie.
La vie est ESPOIR et recommencement. L’arbre rebourgeonne oubliant l’hiver…
René

« Le front penché sur la terre
j’allais triste et soucieux,
quand retentit la voix claire
d’un petit oiseau joyeux.
Il me dit : »reprends courage,
l’ESPERANCE est un trésor,
même le plus noir nuage
a toujours sa frange d’or… »

Au bout du tunnel il y a toujours la Lumière. Il faut toujours regarder vers l’à-venir, faire confiance, aller de l’avant et ESPERER… car rien n’est impossible à Dieu et Il nous aime.
Ces messages m’ont souvent aidée à avancer malgré les difficultés, dans la confiance…

Émergeant du brouillard bien épais de Novembre
Voici la cathédrale avec ses deux clochers…

Sur le coup de midi on va c’est sûr entendre
Le joyeux carillon qui sait nous enchanter.

Quatre siècles déjà qu’elle accueille les fidèles
Pour célébrer la vie, l’amour, Pâques et Noël.

Bientôt nous reviendrons avec tous nos amis.
Nous nous tiendrons debout, assis, ou à genoux

Sous les voûtes bénies monteront les prières
Et à Dieu tout-Puissant, tous, nous dirons merci.

La cathédrale, elle a bercé mon enfance. La cathédrale, j’y ai célébré ma première Messe. Bien des années après, j’y suis revenu comme prêtre à la paroisse de MENDE. Si actuellement on n’entend plus les cloches pour cause de confinement, la cathédrale est faite pour rassembler le peuple de Dieu. Elle est témoin de la peine des familles perdant l’un des leurs mais aussi de la joie des jeunes se promettant amour et fidélité pour la vie au cœur de la cérémonie de leur mariage. Bref, elle est témoin des joies et des peines des Mendois et de bien d’autres.

Puisse-t-elle le faire encore longtemps. Puisse-t-elle accueillir longtemps encore l’humble prière des gens dans la peine qui se confient à Jésus par Marie. Puisse-t-elle rassembler les croyants lors des grandes célébrations et accompagner le peuple de Dieu au long de son chemin sur la terre.

Bon vent et longue vie à notre cathédrale.

« Chercher la vérité, aimer le beau, vouloir le bien, faire de mon mieux »,  Françoise

Cactus de Noël, sans épine

L’espérance

Un otage disait, sortant de la cellule
Où l’obscur terrorisme enfermait son gibier,
Qu’entre ses quatre murs où le cafard pullule
Il avait vécu libre ou plutôt libéré.
Étrange paradoxe et matière à penser.

Privés de réunions, de rencontres diverses,
Contraints au minimum, la place inoccupée
Peut s’emplir de clarté, de douceur, de tendresse
Berceau plein d’avenir pour l’Enfant de Noël.

Dans notre village de Lozère il y avait une vieille dame que nous aimions tous rencontrer.
Elle avait pour chacun un sourire, une parole sympathique, bienveillante qui nous faisait du bien.
Cette vieille dame est morte.
En préparant ses obsèques, nous avons découvert dans sa cuisine un tableau, un tableau « pense-bête » sur lequel on accroche des petits papiers pour ne pas oublier un rendez-vous, une course à faire ou un anniversaire à ne pas rater. Sur ce tableau, il y avait accroché, certainement depuis toujours, un papier qui avait jauni avec le temps et sur lequel nous avons lu :

C’est en aimant qu’on s’enrichit
La bonté, l’affection, la sympathie, la bienveillance, l’accueil, la compassion, l’amitié sont des biens très précieux que l’on ne peut échanger contre de l’argent.
L’amour est plus nécessaire que l’argent.
La seule richesse qui compte c’est la richesse du cœur, c’est l’amour que nous donnons aux autres.
La richesse du cœur : c’est un sourire, une poignée de main, une parole de sympathie.

Alors, nous avons compris pourquoi notre vieille dame était si bonne.

En octobre, j’ai eu la chance d’assister, à la cathédrale, à une répétition du chœur des jeunes (adolescents et jeunes adultes) qui préparaient le 14 novembre avec les jeunes musiciens…

Entendre ses voix en polyphonie s’élever dans la cathédrale m’a donné la chair de poule. 

Bien sûr, cette répétition n’est pas vaine et nous aurons, j’en suis sûr, la chance de les entendre tous. 

Quelle ESPÉRANCE de voir ces jeunes se mobiliser, répéter avec cœur et foi. Ils sont l’aujourd’hui de notre Église de Lozère. 

« Que chaque enfant porte sa pierre, au chantier de la maison du Père, une cathédrale s’élève vers le ciel « 


DEMANDER, RECEVOIR, PORTER L’ESPÉRANCE

L’Espérance, c’est un sourire qui dit : « tu comptes pour moi »
Un bonjour que je donne ou que je reçois,
Un bonjour qui crée un aujourd’hui tout neuf !

L’Espérance, c’est, la nuit, dans le ciel une toute petite étoile
qui entraine une caravane
et la fait aller de l’avant.
C’est, dans le noir, sous la terre
Une toute petite graine,
Qui attend pour germer le printemps !

L’Espérance, c’est quelque chose de si petit, un sourire,
Un bonjour, un germe de vie, une étoile lointaine, un pas…
Quelque chose de si petit,
Que je peux bien, avec mes gros soucis,
L’oublier, l’ignorer, l’écraser, l’étouffer…
C’est quelque chose de si petit,
Que tu peux bien, Seigneur, me donner assez de place pour en garder,
Assez de cœur pour en donner…

Mais l’Espérance,
C’est quelque chose de très grand,
C’est l’Aujourd’hui de Dieu,
C’est la puissance du dedans,
La présence du Tout-puissant.

Oui, Seigneur,
C’est la puissance du dedans,
C’est la puissance de l’Esprit qui jaillit,
C’est le soir devenu matin,
Par ta naissance, ô Jésus Christ.

Voici un texte que je trouver plein d’espoir, mais dont je ne connais pas l’auteur :

Il était une fois… tous les villageois ont décidé de prier pour la pluie.
Le jour de la prière tout le monde s’est rassemblé mais un seul a emmené son parapluie.
C’est la Foi.

Lorsque vous jetez un bébé en l’air, il rit parce qu’il sait que vous le rattraperez.
C’est la Confiance.

Toutes les nuits nous allons au lit sans aucune assurance d’être en vie le matin mais on met toujours l’alarme pour se réveiller.
C’est l’Espoir.

On planifie de grandes choses pour demain même si on ne connaît rien sur le futur.
C’est l’Assurance.

Nous voyons beaucoup de couples souffrir et se séparer à travers le monde mais nous nous marions toujours.
C’est l’Amour.

Maintenant que tu connais ces histoire, ne sois pas égoïste, partage-les avec les autres.
C’est l’attention.

« La Vie c’est l’art de la rencontre, même s’il y a tant de désaccords »
(Fratelli tutti n°215).

 

La bourrasque qui s’abat en ce moment sur notre planète (pandémie, changement climatique, terrorisme, guerres, famines, racisme, migrations, crimes, armement, corruption, injustices, etc.) pourrait nous faire penser que le monde va à sa perte, que c’est la fin, la mort de l’humanité ! Est-ce bien vrai ?

Or, c’est la vie qui est appelée à triompher et c’est elle qui aura le dernier mot.

Et Celui qui a fait de la rencontre une source de vie, c’est Jésus le Nazaréen, c’est bien Lui qui est venu en premier à notre rencontre pour faire de nous un seul et même peuple, une seule et même famille.

Toute rencontre faite de bonté et de gratuité n’est que la continuation de celle initiée et divinisée par le Christ ; elle est donc porteuse de vie.

Le désir de rencontres vraies, gratuites et fraternelles est toujours présent au plus profond de chacun tout comme l’ouverture et la proximité envers les plus déshérités. Il y a là une vraie source de vie et d’espérance.

 

« L’isolement et le repli sur soi ou sur ses propres intérêts ne sont jamais la voie à suivre pour redonner l’espérance et opérer un renouvellement, mais c’est la proximité, c’est la culture de la rencontre. Isolement, non, proximité oui. Culture de l’affrontement non, culture de la rencontre, oui. »   (Fratelli tutti, n° 30)

Nous vivons des jours moroses. Cette traversée de turbulences nous a tous un peu touchés.

Ne soyons pas dans la tristesse, l’ennui, le pessimisme ; relevons-nous. Voici arrivé le temps de l’Avent, pour nous redonner notre optimisme et l’Espérance.

A partir de ce dimanche, mettons une bougie ou une lumière à nos fenêtres. Nous serons ainsi reliés les uns aux autres et cette flamme qui vit en nous, témoin de notre foi et Espérance, se propagera.

 Rien n’est plus important que la lumière. Celle-ci nous Emmène à Noël à la naissance de Jésus, source de Joies et d’Espérance, alors relions-nous, et Bonne marche vers Noël !

Avec le Christ, nous devenons témoins de lumière

Dans le monde comme dans nos vies, la nuit est bien présente… Nuit de la violence et de la peut, nuit de l’exclusion et de la solitude, nuit de nos échecs et de nos doutes… Alors il nous faut de la lumière, celle qui transforme la nuit en jour et qui permet de tenir debout, pour continuer à avancer dans la confiance.

Cette lumière est déjà venue ; elle est toujours avec nous : elle s’appelle Jésus Christ. Il vient éclairer notre vie et nous invite à devenir témoins de Sa Lumière, car il nous dit : « vous êtes la lumière du monde… que votre lumière brille devant les hommes.« 

En ces jours de confinement,
Seulement vivre le jour pleinement.
Prendre conscience de la grâce du moment ;
Et le vivre tout simplement.
Le confinement nous a offert du temps,
Des occasions nouvelles d’être plus vivant.
Temps où l’on découvre nos pauvretés,
Où remontent à la surface nos fragilités.
Temps d’une relative solitude
Où l’on a dû changer nos habitudes.
Un temps que nous n’aurions vraiment pas voulu ;
Et si nous en faisions une quête d’absolu ?
N’en faisons pas un pauvre temps d’errance,
Vivons-le pleinemet dans l’espérance.
A accueillir comme une grâce.
Et peut-être que de cette épreuve,
Va naître une vie toute neuve…
Peut-être un appel de Jésus notre Seigneur
A vivre plus intensément dans noter cœur.
En laissant à sa Parole le temps qu’elle résonne…
Une nouvelle création, avec joie impensable ;
Don de l’Esprit, un vrai bonheur incomparable ;
Refaire nos forces spirituelles
Pour rendre gloire à Dieu, l’Éternel…

Source non précisée

Petit message d’Espérance

L’Espérance nous fait avancer !
Elle est au coeur de nos vies. Elle nous fait retrouver le Seigneur qui agit en chacun… Dans les événements, les rencontres.

Nous avons chacun reçu des dons ! très précieux à partager, à donner… C’est cela l’Espérance… Attentif aux autres… aimer par des gestes… Témoigner de l’amour de Jésus, dans nos vies, dans nos villages…

Merci à nos prêtres qui nous aident à grandir dans la foi au Christ !

Merci à Monseigneur Bertrand de nous tenir en Eveil !

Extrait de lettre à l’attention de l’évêque

« Aujourd’hui nous sommes encore avec vous avec nos fragilités, handicaps et autres misères, pour les 400 ans de la cathédrale de Mende.

Que Notre Dame de Lourdes entende nos prières et que notre Foi, notre Espérance persévérante et notre Charité nous donnent à Tous chaque jour, l’Envie de Partage et de Fraternité.
Amen »

Seigneur,

Seigneur je te dis souvent « Fais de moi ce qu’il te plaira« .

Grâce à ton Amour, tu nous aides à mieux comprendre et accepter ce temps de pandémie. Tu marches avec nous et pour nous dans ce désert. C’est un exercice par moment compliqué, la patience nous
échappe, mais par la prière et tes paroles tu nous invites toujours à voir plus Haut.
Seigneur, je te remercie pour toute ta tendresse, « Je vis mais ce n’est plus moi, c’est le Christ qui vit en moi. »  (Ga 2,15-20)

« Je rends grâce à ton nom pour ton Amour et ta Vérité, car tu élèves, au dessus de tout, ton nom et ta Parole. »  (Psaumes 137;2)

CATHÉDRALE DE MENDE

Il est un lieu d’accueil où,
par un seul regard,
de fugitifs sentiments s’enflamment de passion.

Fermons les yeux…

Le silence tempère la fugacité du premier mot qui,
soudain,
dans l’illumination ou l’obscurité,
deviendra parole
pour jaillir dans la magie de l’instant.

Urbain V, Saint-Privat
Résonances de l’Histoire…
Secrets pour Saint-Joseph
Lumineuse Vierge Noire…
Dans la magnificence de notre solitude
s’extirpe un désir de mettre
de la folie dans nos vies,
de l’audace dans nos actes,
de la chaleur dans notre cœur,
de la communion dans notre action,
de la vigueur dans nos faiblesses.

Embrasement.

Il est un lieu d’attention où,
en toute discrétion,
le néant devient vie.
Mystérieuse
Imposante
Cathédrale de Mende.
Deux flèches de pierre,
ardentes et confidentes,
nous attirent vers Toi
pour transpercer notre âme
d’un émoi éternel.

Publication ©Didier Bonnal
Extrait de l’ouvrage « Guetteurs du temps » (août 1996)

Halte à la morosité ! Le Christ vient à nous. Il nous apporte la paix et la joie.

L’Espérance

Royauté du Fils de l’Homme ? La question n’est pas la droiture, la perfection mais sur leur disponibilité ou non envers le Christ.

Est-ce que je n’existe plus ? Non, mais je suis tout petit face à ma vie. La vie ne tient qu’a un fil. Trouver son équilibre est difficile, mais la vie est comparable à un chemin de crète au-dessus des montagnes. Il est important d’avancer et de ne tomber ni à droite, ni à gauche. Être à la fin du chemin est une forme d’espérance. Le chemin peut être chaotique comme notre vie. Ce n’est pas une autoroute. Il est escarpé. C’est la joie de l’espérance. Nous sommes tous faibles, mais traçons nos chemins comme nous le pouvons avec les obstacles qui existent, qui peuvent nous détruire, mais le fil de notre vie est toujours présent. Voilà le fil, l’existence de notre espérance.

Nous sommes des bénis du Père, ils héritent du royaume de Dieu, nous sommes tous appelés à être saint. Le mot clé est la vie éternelle.

Espérer que ton règne vienne. Le dernier ennemi vaincu sera la mort. Espérer la vie éternelle. Que ton esprit saint vienne sur nous et se manifeste en nous.

Que ton règne vienne dans nos cœurs et nos maisons.

Connaissez-vous la « petite fille espérance » ?  Charles Péguy nous la dit si bien :

« Ce qui m’étonne, dit Dieu, c’est l’espérance et je n’en reviens pas. Cette petite espérance qui n’a l’air de rien du tout. Cette petite fille espérance. Immortelle… C’est cette petite fille qui traversera les mondes… C’est elle qui entraîne ses deux grandes sœurs (la foi et la charité)…

L’espérance, je la vois aussi poindre à Langogne : l’initiative de nos deux prêtres pour permettre de venir adorer le Seigneur tout au long de la journée, une amie qui a installé KTO chez une personne âgée qui est si heureuse, des visites gratuites à des personnes isolées qui ont le sourire quand nous partons et des jeunes confinés à l’évêché pour animer la vie de notre diocèse par internet… 

Cela ne fait pas de bruit mais porte tant de fruit de paix. »

Dans une Église de Lozère, un dimanche matin pour la messe, je suis entrée pour prendre ma place, et j’ai vu cette magnifique statue du Sacré cœur de Jésus m’ouvrant les bras.

Je n’ai pu m’empêcher de prononcer spontanément un : « OH!! JESUS !!! » d’admiration et de joie !! (comme si il était réel !)

J’ai pris une photo, et voici le résultat :

Le tabernacle est illuminé et on distingue bien le visage de Jésus. Quelle heureuse surprise !! Quel beau cadeau que Jésus m’a offert, et quel baume au cœur ! Quelle joie !

Jésus dans son immense tendresse m’a montré qu’il était là pour moi, près de nous, présent dans nos vies quoiqu’il arrive, et dans tous les tabernacles du monde.

Jésus a besoin de nos prières. En ces périodes difficiles, n’oublions pas de vivre en présence de notre Seigneur, venu en ce monde pour nous sauver, en lui adressant nos remerciements, nos plus belles prières, et par Marie notre mère, les mystères du Rosaire médités de tout notre cœur, qui seuls peuvent sauver le monde. Nous le lui devons bien !!

Marie notre mère, nous y appelle fortement depuis très longtemps !!! Surtout ayons confiance, car notre Dieu ne nous abandonnera pas…

Joyeuses Fêtes !

Seigneur,

Seigneur je te dis souvent « Fais de moi ce qu’il te plaira« .

Grâce à ton Amour, tu nous aides à mieux comprendre et accepter ce temps de pandémie. Tu marches avec nous et pour nous dans ce désert. C’est un exercice par moment compliqué, la patience nous
échappe, mais par la prière et tes paroles tu nous invites toujours à voir plus Haut.
Seigneur, je te remercie pour toute ta tendresse, « Je vis mais ce n’est plus moi, c’est le Christ qui vit en moi. »  (Ga 2,15-20)

« Je rends grâce à ton nom pour ton Amour et ta Vérité, car tu élèves, au dessus de tout, ton nom et ta Parole. »  (Psaumes 137;2)

Chaque matin le Seigneur me tend la main et me dit en souriant : « Lève-toi et marche ; je suis avec toi; le meilleur est devant nous ! »

Émerveillement

La liberté de penser

Qu’est-ce que la liberté ? À mon sens, je me sens libre de pouvoir m’évader dans mes pensées, même entre ces murs qui parfois nous écrasent, mais personne ne m’enlèvera mes pensées. Mon corps et mon âme sont ici, mais mon esprit est dehors. Cela me permet de relativiser sur mon sort. Je suis comme dans une bulle que l’on ne peut détruire car rien ne pourra arrêter mon esprit de voler, d’exister au-delà des barreaux. Juste ces quelques lignes, pour vous dire, qu’ici, cette liberté m’émerveille.

Depuis la plus belle cathédrale jusqu’à la plus modeste église ou chapelle, en passant par toutes les croix ou calvaires qui émaillent notre pays, comment ne pas être frappé par ces nombreux signes qui s’élèvent vers le ciel et nous révèlent le mystère de Celui qui a planté sa tente au milieu des hommes.

Une cathédrale :

Merveille d’architecture, édifiée par la foi de nos ancêtres.
Balise sur notre route et phare qui nous indique la voie.
Maison lumineuse pour la rencontre, celle des chrétiens, celle des chercheurs de Dieu.
Maison de prière où retentit sans cesse la Parole de Dieu.
Maison de prière où tant de célébrations relient en quelque sorte le ciel et la terre, les hommes et Dieu.
Signe de l’Église qui est chez nous.
Signe du Christ présent à son Église.

Construite, incendiée, saccagée, reconstruite, rénovée et embellie sans cesse,
elle traverse les siècles, elle est un repère, elle invite, elle rassemble.

Que nos cœurs, nos personnes, nos communautés soient, à son image,
des signes et des témoins de cette présence aimante de Dieu au cœur de son peuple et de son histoire.

Prière qui m’a été inspirée et que je souhaite partager :

Espérance

Éternel, Dieu tout-puissant, tu m’as donné ton fils Jésus pour que je reçoive ton espérance.

Sans elle, rien n’a de saveur, tout est vide et triste.

Par ton amour, tu me remplis de l’espérance de ton retour.

Étonne-moi Seigneur, vient m’ouvrir à toi afin que je m’ouvre aux autres…tous les autres.

Rends-moi attentif à tes paroles pour qu’elles ouvrent mon cœur et me mettent à l’écoute de ceux qui croisent ma vie.

Au-delà des différences Seigneur, aide-moi à semer ton espérance.

Ne permet pas que je me relâche et renouvelle chaque jour en moi ton élan d’amour,

Comme toi-même tu ne cesses d’aimer et d’espérer nos cœurs.

Éternel, que ton nom soit béni pour l’espérance que tu me donnes, pour l’espérance que tu nous donnes.

Amen

SOURIRE D’UN JOUR

(perle du web)

Un enseignant annonce à ses élèves un examen surprise.
Il distribue les copies face contre table.
Lorsqu’il a terminé, il dit aux élèves de tourner la feuille.

Les élèves voient alors qu’il s’agit d’une page complètement blanche à l’exception d’un point noir, juste au milieu.

L’enseignant leur demande de rédiger
une description de ce qu’ils voient.

Les élèves sont confus mais s’appliquent à la tâche du mieux qu’ils peuvent.
Après une demi-heure, l’enseignant ramasse les copies et se met à les lire en silence.
Puis il dit aux élèves :

« Je ne vous donnerai aucune note pour cet examen.
Mais j’aimerais vous faire réfléchir. 
Aucun d’entre vous n’a parlé de la partie blanche de la feuille. Tous se sont concentrés sur le point et sur sa position sur la page. 

 La même chose se produit dans nos vies. Nous nous préoccupons toujours du point noir – la maladie qui nous afflige, l’argent que nous aimerions avoir, les problèmes familiaux. Les points noirs sont petits en comparaison avec le reste,
mais ils occupent toutes nos pensées. »

Cessez de vous concentrer sur les point noirs de la vie. Appréciez chaque moment ;
soyez reconnaissants pour chaque accomplissement.
Soyez heureux, et vivez une vie remplie d’amour !

Pour nous, Espérer :

Pour nous « espérer » dans notre mission d’aumônerie d’hôpital c’est oser aller à la rencontre des personnes malades.

C’est parce que nous sommes confiants dans la présence de Celui qui nous envoie que nous acceptons de risquer la rencontre avec l’autre, de le voir, de le découvrir, de l’écouter, de l’aimer tel qu’il est.

Pour nous espérer c’est quand nous acceptons de nous laisser toucher dans le partage de sa vie qu’il nous confie.

C’est quand nous acceptons de nous sentir démuni face à lui ;
C’est quand nous laissons l’Esprit Saint nous éclairer, nous conduire.

Pour nous espérer c’est quand nous nous laissons transformer peu à peu par ce que nous vivons avec les personnes malades mais aussi en équipe.

La vie d’équipe nous fait grandir, nous permet de ne pas nous décourager, de persévérer, « d’espérer contre tout espérance ».

« Que quelques hommes espèrent ensemble
et leur espérance agira comme une force que rien ne pourra abattre mais qui se répandra sur les autres »

(citation d’Albert Schweitzer)

« Espérance, où est ta source ? »

La Foi chrétienne me répond : « Dans le cœur de Dieu, et le cœur de Jésus. »  Je me rappelle en effet que Dieu, pour l’Apôtre Paul, est le Dieu de l’Espérance ; et que l’on peut dire de Jésus qu’il est toute l’Espérance de Dieu dans un cœur d’homme.

Regardons-le aux seuils importants de sa vie. Quand il a douze ans, et qu’il prend sa vie en main, l’Espérance de la Fraternité chante dans son cœur : « Je vais m’enfouir à Nazareth pour l’y vivre. » (Luc 2). Quand il a trente ans, c’est l’Espérance de la liberté pour les hommes. Elle lui inspire de passer à l’action : « A moi d’être leur libération ! » (Luc 4) Au fil des jours, toujours là, l’Espérance du semeur : « J’aurai du cent pour un. »  Le soir du Calvaire, plus forte que le Mal qui le tue, l’Espérance que l’Amour et le Pardon seront plus forts que la Mort qui l’emporte.  (Luc 23) Dans son cœur de Ressuscité enfin, l’Espérance que la Vie va régner : « J’en serai la semence dans le cœur des hommes ; plus vigoureuse que l’ivraie du monde ;  la semence aussi d’un monde de fils et de frères. »

Du feu dans son cœur, toutes ces Espérances ; et le désir qu’il prenne de notre côté : « Je suis venu apporter le feu sur la terre ; et comme j’ai hâte qu’il prenne ! » (Luc 12) Voici donc pour chacun  le temps de s’approcher du feu, et de dire : « Tu veux, Seigneur, que l’Espérance nous éclaire. Allume-la donc dans les cœurs ;  aide-nous à la faire passer dans des faits, comme toi tu fis : des faits de fraternité, de libération, de pardon ; des faits d’Espérance en l’autre ; des faits de construction de ton Corps communautaire ici, tel un foyer où l’on garde la flamme de ton cœur. »

 

J’ai pensé à la très belle chanson de Guy Béart

L’espérance Folle

C’est l’espérance folle
Qui nous console
De tomber du nid
Et qui demain prépare
Pour nos guitares
D’autres harmonies

S’élève l’espérance
Dans le silence
Soudain de la nuit
Et les matins qui chantent
Déjà enchantent
Nos soirs d’aujourd’hui

[Refrain] :

Viens
C’est la fête en semaine viens
Je t’attends, tu ne sais plus rien
Plus rien ne nous sépare viens
Viens
Si les larmes t’ont fait du bien
Ce sourire est déjà le lien
Avec les beaux jours qui viennent
Reviennent

C’est l’espérance folle
Qui carambole
Et tombe du temps
Je vois dans chaque pierre
Cette lumière
De nos cœurs battants

La mort c’est une blague
La même vague
Nous baigne toujours
Et cet oiseau qui passe
Porte la trace
D’étranges amours

[Refrain]

C’est l’espérance folle
Qui danse et vole
Au-dessus des toits
Des maisons et des places
La terre est basse
Je vole avec toi

Tout est gagné d’avance
Je recommence
Je grimpe pieds nus
Au sommet des montagnes
Mâts de cocagne
Des cieux inconnus.

« L’espérance est la chemise de l’âme, c’est ce qui meurt en vous en dernier »

Citation : Pierre Marc Gaston de Lévis (1808)

Nos raisons d’espérer
Contribution des consacrés de la Paroisse St Jacques

* Marguerite Portal – de St-Chély d’Apcher :

Deux photos de la cathédrale me donnent à méditer comme un signe d’espérance dans un monde un peu fou :

La première, comme le signe fort de la présence de l’Église au milieu de son peuple : 400 ans d’une histoire mouvementée où les raisons de désespérance n’ont pas manquées. Épidémies, guerres de religion, tempêtes de toute sortes, ont marqué et façonné son histoire et celle de la population lozérienne.
Si les pierres pouvaient parler, elles auraient des histoires joyeuses et tristes à raconter. Mais à  chaque époque, à chaque épreuve,  l’homme a su se relever et retrouver des raisons de vivre et d’espérer. Il en est de même en cette période de pandémie, au milieu des souffrances inévitables, que de gestes de solidarités entre commerçants et population, par exemple ! Des gestes de fraternité retrouvés dans un monde qu’on qualifiait « d’individualiste ». Un besoin de retrouver des liens sociaux, le contact avec la nature et donc de protéger notre « maison commune ». Les épreuves ont ceci de bon qu’elles nous acculent à l’essentiel !
A chacun de nous de trouver les gestes de fraternité à sa portée pour venir en aide aux plus démunis au lieu de s’enfermer dans une tour d’ivoire stérile. Alors, comme notre cathédrale, nous resterons debout, présents à nos frères, témoins de l’espérance qui nous habite : « c’est moi, n’ayez pas peur ! » nous redit Jésus.

La deuxième image évoque pour moi cette parole d’évangile : « que votre lumière brille aux yeux des hommes ». La lumière qui vient de cette cathédrale n’est pas une lumière qui éblouit et oblige à fermer les yeux ; C’est une lumière douce qui nous transmet la Parole de Dieu. « Ta Parole est une lampe pour mes pas », dit un psaume. Elle ne permet pas de voir très loin – nous ne savons pas quand nous allons retrouver une vie « normale » – mais elle éclaire un pas après l’autre et nous garde vigilants dans la foi, pour accueillir Celui qui vient à notre rencontre, Jésus notre Frère et notre Sauveur. Il ne vient pas dans le fracas du tonnerre et des éclairs qui frapperaient les esprits, mais « dans le murmure d’une brise légère », dans la fragilité et la douceur d’un enfant nouveau-né qui semble bien impuissant à affronter les aléas de l’histoire !…  Et pourtant, nous connaissons la suite…
Notre Église semble aussi très fragile et de peu de poids dans ce monde qui recherche le profit, le rentable, le spectaculaire. Mais elle continue sa mission d’annoncer la Parole et la Lumière du Ressuscité. Notre mission de chrétien est de relayer ce message, alors ne désespérons pas : « soyez sans crainte, petit troupeau, il a plu à votre Père de vous donner le Royaume ».

« Aujourd’hui, Seigneur, reste avec nous
Que ton Peuple aujourd’hui annonce ta présence. »


* Paulette Baffie – de St-Alban :

Chant à Marie qui parle particulièrement en cette période :

Marie témoin d’une espérance                                 Comme un grand vent sur les disciples
pour le Seigneur tu t’es levée                                     L’Esprit de Dieu vient à souffler
Au sein du peuple de l’Alliance                                Tu es au cœur de cette Église
tu me fais signe d’avancer                                         où chacun doit se réveiller
toujours plus loin, toujours plus loin.

* Les Filles de la Résurrection – d’Aumont-Aubrac :

«  Sur tes murailles Jérusalem, je poste des veilleurs. Ni le jour, ni la nuit, jamais ils ne doivent se taire. » –  Isaïe 62,6

«  À force de persévérance et de courage, la petite fourmi finit par arriver au sommet de la montagne. »

Proverbe africain

* Les Frères du Sacré-Cœur – de St-Chély :

Je vois…

Je vois partout des gens qui sont bons… Bons, pas dans le sens de « bonaces » et seulement « bien gentils », mais avec les yeux ouverts sur les autres, attentifs et actifs…

Je vois un homme ordinaire s’occuper de toutes les démarches administratives suite au décès de son voisin, seul et âgé, se rendre aux pompes funèbres, à la mairie, et participer à la préparation des obsèques à l’église, comme pour son propre père…

Je vois, à l’EHPAD, des mains douces, serrant affectueusement et longuement d’autres mains vieilles et ridées pour l’ultime passage…

Je vois, dans ma rue, des inconnus qui me sourient et me disent « bonjour… »

Je vois, dans mon école, des enfants qui organisent pour Noël un ramassage de jouets qu’ils remettront au Secours catholique…

Je vois ce professeur de collège  qui, comme pour son propre fils, se soucie de l’avenir de ce jeune que l’on croyait « perdu » mais qu’il ne veut pas laisser « sur le bord du chemin ».

Je vois mon voisin retraité qui passe des après-midi entières à jouer à la belote avec des personnes seules et/ou handicapées, occasions pour tous de vivre un bon moment de convivialité et d’amitié…

Je vois aux infos TV, chez une vieille dame, une infirmière qui dit : « J’aime les patients… »

Je vois la sainteté ordinaire et discrète d’hommes et de femmes qui, au jour le jour, vivent l’évangile…

Je vois les prêtres de ma paroisse qui, malgré (avec ?) leurs diversités d’âge, de formation, sont de vrais pasteurs…

Je vois des chrétiens actifs dans des associations ou des mouvements divers, au service de personnes souffrants de handicap, d’isolement ou d’exclusion : ils sont l’honneur de l’Église…

… des signes d’espérance

Cette Année 2020, notre école Sainte-Lucie, à Florac, s’est vue parée d’habits et d’ornements de lumière pour Noël, d’une très belle crèche… Le tout confectionné par les parents, enfants, enseignants… de toutes cultures, langues, couleurs, religions !

Elle est devenue le Cœur, un phare dans Florac. Tous les passants peuvent contempler ce symbole d’Unité, de Joie, de Paix, d’Espérance !

Sollicité pour livrer comme tout un chacun mon témoignage d’Espérance dans le cadre des 400 ans de la cathédrale Saint-Privat, palliant ainsi un manque, celui de la messe jubilaire prévue à cette occasion au niveau du diocèse, mais supprimée en raison du reconfinement, j’articulerais volontiers et en toute simplicité ce message autour de deux raisons qui me sont personnelles en tant que relevant de mon expérience au regard de cet édifice religieux qui a marqué et marque encore, l’histoire et la mémoire de la foi dans notre diocèse.

La première raison, la plus indiquée parce que la plus impliquée aussi, me renvoie aux dix années 1981-1991 de mon ministère pastoral, consacrées à la paroisse de Mende elle-même, et avec tout ce qu’elles évoquent pour moi de souvenirs.

La seconde raison, plus anecdotique certes, mais en lien plus étroit encore avec ce que nous voulons célébrer en l’occurrence, me renvoie au temps de mes études à Rome et plus particulièrement à un cours sur l’art gothique donné à l’université grégorienne par un père jésuite allemand du nom de Kirchbaüm, spécialiste des fouilles de saint Pierre, originaire de surcroît de la ville de Cologne, réputée précisément pour sa cathédrale gothique.

Or, je me souviens fort bien qu’il citait parmi les quinze à vingt premières cathédrales de ce style, la cathédrale Saint-Privat de Mende. A noter au passage que le pontificat du bienheureux Urbain V, Guillaume de Grimoard, notre compatriote, n’a pas été étranger au fait que la cathédrale de son diocèse d’origine ait été ainsi honorée, bénéficiant du soutien qui pouvait être le sien en tant que pontife romain, même si c’est à Avignon et non à Rome que s’est exercé pour l’essentiel son pontificat.

Message d’Espérance donc que le nôtre et pas seulement d’espoir ; l’Espérance pour les chrétiens que nous sommes étant au même titre que la Foi et l’Amour, cette dimension d’Au-delà que prend notre vie d’ici-bas en Celui qui s’est fait par son incarnation notre semblable pour faire de nous à notre tour ses semblables, ses « frères en dignité » si j’ose ainsi m’exprimer, sous le regard de Dieu et dans sa communion. D’où le nom de vertus « théologales » donné dans ce sens à la Foi, à l’Espérance et à l’Amour comme alors sous le nom de Charité, autant de relations désormais possibles entre Dieu et nous, sa Vie et la nôtre, en Jésus-Christ et grâce à Jésus-Christ à la fois Dieu et Homme. La Foi au Fils de l’homme en qui il nous est donné de connaître Dieu en vérité… l’Amour en lequel il nous est donné dans l’Esprit-Saint d’aimer comme Dieu aime et de son amour de Charité… l’Espérance enfin en Celui dont le Retour dit « Parousie », parachèvera le dessein de Dieu sur l’humanité et la Création toute entière.

Alors, dans une Foi qui est pour nous non seulement conviction mais certitude… dans un Amour qui nous façonne inlassablement à l’image de Dieu en Jésus-Christ et dans son Esprit, vivons de cette Espérance qui dépasse tous nos espoirs et tous nos désirs tout en les assumant en raison de l’Incarnation. Nombreux sont en effet les visages que prend notre vie d’ici-bas et bien souvent nous ne savons pourquoi il en est ainsi, mais nous savons en QUI non seulement ces visages peuvent prendre sens éventuellement, mais trouveront surmènent leur unique sens, le vrai, le seul : JÉSUS-CHRIST, notre ESPÉRANCE à tous, lui en qui nous pouvons dire avec l’apôtre Jean : « Amen, viens Seigneur Jésus ! », souhait sur lequel et par lequel s’achève pour nous dans l’Espérance et uniquement en elle, le dernier des livres sacrés que nous appelons Apocalypse ou livre des Révélations. (Ap 22, 20 b)

 

Je crois en toi mon Dieu.

J’espère en toi mon dieu.

N’aimer que toi mon Dieu

Plus près de toi mon Dieu.

Les saints d’un cœur joyeux ont fait ce choix.

Dans tous les désarrois tu garderas ma foi. Les saints d’un cœur joyeux ont fait ce choix.

« Heureux celui qui fait la paix, il sera appelé Fils de Dieu. »

Mon Dieu, je te donne mon cœur, mon esprit et ma vie.

Je m’abandonne à toi.

Je me confie en toi.

Merci mon Dieu.

Si j’osais…

Si j’osais, j’irais crier sur la montagne
Pour être plus près de Dieu
Pour lui dire ma joie d’aimer, de chanter, de prier…

Si j’osais, j’irais prier dans une église
Pour être à côté de Dieu
Pour lui dire mes envies d’aimer mon prochain dans ses imperfections.

Si j’osais, j’airais marcher sur les chemins
Pour être seule avec Dieu
Pour lui dire mes épreuves, mes incertitudes, mes découragements.

Mais je n’ose pas…
Je vis dans l’Espérance
Et je sais qu’un jour viendra…

Voici mon poème « Témoignage d’espérance » qui pour moi est le reflet de tant de personnes qui ne savent pas… ne peuvent pas… n’osent pas… mais qui au fond de leur cœur prennent le temps d’écouter Dieu, et qui dans les villages isolés de Lozère, préparent humblement la venue de Jésus à Noël et participent discrètement à la vie de l’Église.

J’ai vu Nolan…

Un gentil petit garçon qui vient de fêter son deuxième anniversaire.

L’amour de la terre, qu’il a reçu de son grand-père, le rend heureux et inventif. Nolan caresse la terre de ses sourires et de ses mains.

Il sème des graines de pensées et tous les jours, il court au jardin et observe…

Les graines se reposent ais il a suffit de peu de temps et il voit apparaître de fragiles pousses qu’il salue avec des cris et des sauts de joie.

Avec émerveillement, il se penche vers la terre qui donne vie à ce qu’il a semé. Son bonheur et celui de ses parents est à son comble.

Merci Nolan… Notre coeur est très heureux et avec tout ce que tu as fait pour avoir des fleurs, tu  nous appelles à l’espérance.

Tu réveilles en nous cette capacité du cœur à découvrir que la vie est un don de Dieu et qu’Il veut, grâce à son amour, nous voir heureux comme toi Nolan. Encore merci Nolan.

Espérer c’est avoir confiance en Dieu en toutes circonstances (joies, difficultés, épreuves…). Quand on espère on vit la confiance non seulement sur la terre mais aussi pour la vie en Dieu.

Espérer c’est avant tout essayer d’avoir un regard positif sur l’avenir. C’est aussi avoir une attitude de sortie de soi pour aller à la rencontre de l’autre, surtout vers celui qui est en difficulté. L’espérance s’appuie sur Dieu seul, c’est avec lui que l’espérance nous ouvre un avenir de paix, de joie. L’espérance ne peut vivre  tout seul. C’est ensemble que nous pouvons vivre et agir pour espérer.

Voici une parole de l’évangile qui nous anime :

« Je vous ai dit cela afin que vous ayez la paix en moi. Vous aurez à souffrir dans le monde mais prenez courage : moi, j’ai vaincu le monde. »

Jn 6(33)

Mon message d’espérance déclenché par ce 3ème dimanche de l’Avent, dimanche de la joie :

« Comme la terre fait éclore son germe, et le jardin, germer ses semences, le Seigneur Dieu fera germer la justice et la louange devant toutes les nations ».

1ère lecture du livre du prophète Isaïe

L’espérance ? Charles Péguy en parle tellement bien.
Il compare la foi, l’espérance et la charité à trois sœurs qui se donnent la main.

L’espérance est une petite fille « qui n’a l’air de rien du tout »….mais qui pourtant entraîne les autres.
Elle est ce en quoi il faut croire quand tout accable, quand le monde devient terrible.
Elle nous permet d’avancer quand même, elle éclaire notre chemin.

(extraits du livre  Mes chemins d’espérance, de Michael Lonsdale)

Aussi, pouvons-nous chanter de tout cœur, un chant de louange pour ce temps de Noël :

« Qu’exulte tout l’univers »
« Vous étiez dans la nuit, maintenant, jubilez !
Dieu nous donne la vie, par amour, il s’est incarné »

Quelle est mon espérance ?

C’est de croire en un Dieu d’Amour, miséricordieux, qui pardonne et qui relève.

Un Dieu qui nous a rejoint dans notre humanité et nous partage sa divinité.

Un Dieu toujours présent et qui se donne à recevoir.

J’emprunte ce texte à Martin Luther King pour dire mon espérance d’un monde meilleur :

« Espérance du monde

Aujourd’hui, dans la nuit du monde et dans l’espérance,

J’affirme ma foi dans l’avenir de l’humanité.

Je refuse de croire que les circonstances actuelles
rendent les hommes incapables de faire une terre meilleure.

Je refuse de partager l’avis de ceux qui prétendent l’homme à ce point captif de la nuit,
Que l’aurore de la paix et de la fraternité ne pourra jamais devenir
une réalité.

Je crois que la vérité et l’amour, sans conditions,
auront le dernier mot effectivement.

La vie, même vaincue provisoirement,
demeure toujours plus forte que la mort,

Je crois fermement qu’il reste l’espoir d’un matin radieux,
je crois que la bonté pacifique deviendra un jour la loi.

Chaque homme pourra s’asseoir sous son figuier, dans sa vigne,
et plus personne n’aura plus de raison d’avoir peur. »

Martin Luther King


Nous voudrions vous partager notre Espérance, mais aussi toutes les petites joies que nous recevons lors de nos rencontres.

Oui nous sommes  des amputés  de la vie, mais reconnaissants de tout ce qui nous fait faire un pas de plus en avant, tisser des liens d’amitiés. Nous sommes  aussi attentifs à  tout ce qui est beau bon et heureux.

Que la lumière de Noël éclaire nos regards de mille lumières et gardons au plus profond de nous une grande Espérance.

Dans mon livre de prières, j’ai mis la carte « Témoin d’une bonne Nouvelle » du père Jean-Marie Onfray.  Je ne peux pas la garder pour moi :

Un jour, j’étais désemparée et je me disais « Il te faut faire le sacrifice ». Je n’arrêtais pas et on me demandait toujours plus. Je comprenais qu’il ne m’étais plus possible de vivre avec cette souffrance. Je me répétais sans cesse : Comment cette personne ne voit pas que je ne peux travailler davantage ! J’ai cru entendre de mes oreilles : « Mais moi je le vois« .

Cette phrase dite avec tant de tendresse m’a beaucoup émue.
Je crois que Dieu veille sur nous à chaque instant. Je dis : « Ayez la charité de me gouverner. Aidez-moi à vous obéir. »
Je prie pour les besoins du monde, pour la Gloire de Dieu et le Salut de tous. C’est mon temps le mieux employé.

 

Habiter le moment présent avec ses ombres et ses lumières. Être là où on est.

Être partout c’est être là où on est. Demain est un autre jour. Il n’appartient qu’à nous d’en faire ce que nous désirons.

   Avec l’Esprit en Jésus notre frère habiter le moment présent est chemin et assurance de vie pour l’a-venir .

« Investir le présent qui repose sur nos attentes, passer d’une attente figée à une attente créatrice. L’espérance ne donne pas de solutions, elle est un mouvement qui ouvre le réel à de nouveaux possibles, elle ouvre des passages. »

« L’espérance fait naître un grand élan même dans les situations apparemment sans issue. »

Ville et virus

 

Pour un simple virus toute la galaxie
En entendant ce mot prend un air dépressif.
Ressentant en son être un climat oppressif
Se croit déjà, d’un coup, frappé d’apoplexie.

La ville toute entière, entrée en léthargie,
Pour mieux éradiquer l’adversaire intrusif,
Vide de ses piétons, visage inexpressif,
Semble le seul témoin de cette liturgie.

Ce qui fut chaque soir, lorsque tombait la nuit
Artère rouge sang et de vie et de bruit
Devient la pâle veine au pouls de tempérance. 

Ce que sera demain couve dans la passion
De nos vaillants soignants dans leur noble mission
De transformer nos peurs en motifs d’espérance.

« Je suis un vieux bonhomme qui chaque jour, assume de son mieux la fragilité de ses 100 ans. Mais aujourd’hui, j’entends le sympathique appel de mgr Bertrand, évêque de Mende, me demandant de participer à « l’envoi dans l’espace » de l’annonce de l’anniversaire des 400 ans de la cathédrale de Mende.

De ma fenêtre, j’aperçois les deux clochers de ce magnifique monument qui domine la petite ville de Mende, dont les rues n’ont plus la vitalité du passé, perturbée par le virus de la Covid 19.  « Mais vous qui volez dans le ciel du Languedoc, descendez ! Venez ! Il fait si bon vivre près du Lot« . En écrivant cette invitation je vois aussi le grand tilleul qui me sépare du relais des handicapés. Récemment, il a été émondé, mais les troncs dénudés laissent apparaître les veines d’un nouveau printemps et d’une nouvelle espérance, toute aussi belle que la cathédrale de Notre Dame. »

Chers amis,

Le moment que nous vivons est difficile. Il nous empêche de célébrer dignement les 400 ans de notre cathédrale. Situation sanitaire, mais encore et surtout combien de pays ravagés par la guerre et le terrorisme, de dirigeants despotes qui écrasent leurs populations, et nous pourrions sans peine allonger cette liste.

Mais le Christ est avec nous. « Je suis avec vous, tous les jours, jusqu’à la fin des temps » (Mathieu 28, 20). Jésus ne nous a pas promis une vie facile, mais il nous a promis d’être avec nous chaque jour. Avec lui, avec sa grâce (sa force) qu’il nous communique autant que nous le lui demandons, nous pouvons aimer. Qu’y a-t-il de préférable que d’être aimé et d’aimer ? Tout est là !

Notre adversaire cherche à nous faire désespérer pour que nous nous repliions sur nous même. Que les épreuves que nous traversons soient l’occasion de nous ouvrir encore plus à l’Amour de notre Sauveur et à le partager entre nous, l’offrir à notre société qui en a tant besoin. Osons aller de l’avant (et de l’Avent !) pour témoigner au large. J’en suis sûr, nous en sortirons plus heureux !

L’invitation de Mgr Bertand pour une Église missionnaire, proche de tous, ouvre de nouveaux chemins d’évangélisation et nous dynamise. Nous sommes témoins qu’un nouveau visage d’Église naît grâce à l’engagement de nombreux laïcs dans les divers services  de la mission. Certains d’entre eux acceptent de se laisser évangéliser  et se mettent à l’écoute de la Parole de Dieu, d’autres dans des gestes souvent discrets témoignent de la tendresse du Père auprès des plus vulnérables, isolés, malades…plus encore en ce temps de pandémie. Dans tous ces germes de vie, parmi tant d’autres, qui émergent ça et là et qui sont porteurs d’espérance, source de joie,   nous reconnaissons l’œuvre de l’Esprit qui crée du neuf  et conduit au large la barque de Pierre. Le Royaume de Dieu est proche de nous, nous rendons grâce.

Espérer ce peut être attendre la venue de quelqu’un qui n’est pas là, attendre une visite. Espérer ce peut être attendre qu’advienne quelque chose dont je crois la réalisation possible. J’espère connaitre un jour la vie éternelle auprès de Dieu parce que je crois en Lui, en Celui que Jésus est venu nous révéler. L’espérance chrétienne ne va pas sans la Foi.

La grande et belle cathédrale de Mende est le signe visible de la Foi de nos ancêtres. Qu’elle soit pour nous aujourd’hui et demain un signe d’espérance.
 

Bâtie sur les fondations de la première communauté chrétienne gabale et sur le témoignage (le martyre) de St Privat au IIIème siècle, consacrée il y a 400 ans, la cathédrale de Mende est pour moi un repère sur le chemin, le signe central et majestueux d’une humble Présence.

Assise solidement sur notre sol elle est une invitation à poursuivre la route, à la fois dans la confiance et une assurance joyeuse que nous ne sommes jamais seuls quoi qu’il arrive.

Je vous adresse un message d’espérance A.C.A.T. :
 
« Notre Dieu, renouvelle en nous force et courage afin de résister aux puissances de mort qui défigurent la vie.
Garde-nous dans l’espérance du Christ ressuscité. »


En union de prière

« Seigneur Jésus il me reste l’espérance ».

Dans un monde où l’on ne fait que constater et se trouver des excuses pour justifier sa non-action, l’espérance apparaît comme une promesse, un espoir, un moteur qui nous fait avancer dans la vie, surmonter les obstacles.

L’espérance est le contraire de la passivité, elle est l’implication de soi, la conviction intime d’un futur meilleur. Je voudrais prendre l’exemple de l’Abbé Pierre qui en 1954, a poussé un cri en rappelant les gens à leur humanité, il a redonné espoir en s’impliquant personnellement dans la transformation du monde. Dans toute l’action de l’Abbé Pierre il y avait l’Espérance.

L’espérance est donc cette substance spirituelle qui nous maintient jusqu’à l’accomplissement des promesses de Dieu dans nos vies. Elle nous fait avancer malgré la dure réalité nous pouvons donc affirmer que la vie chrétienne est active et que chaque action humaine porte le signe de Dieu.

Foi et espérance sont intimement liées. La foi est la confiance infinie placée en Dieu qui nous guide et nous accompagne. Cette foi nous donne l’envie d’aller toujours plus loin et de rester à côté de Dieu. »

De ma cellule je vois sur la droite la croix de Saint Privat et sur la gauche les 2 clochers de la cathédrale 4 fois centenaire. Hélas, je trouve ces clochers bien silencieux.

Un vieux poème allemand fait dire à une cloche : « J’appelle les vivants, je plains les morts, à tous je donne la paix et la joie. »

Cela me donne une idée jubilaire : pourquoi ne pas imaginer une sonnerie aux prisonniers, à heure fixe, une fois par semaine ? Une sonnerie joyeuse, pleine d’espoir, pour soutenir le moral des détenus et de leur famille et celui des personnels de la maison d’arrêt. L’enfermement rend sourd, le confinement rend muet, n’est-il pas temps de nous faire « sonner les cloches » de part et d’autres des murs pour nous réveiller, nous unir et faire vivre l’espérance ?

C’est l’intention émerveillée que je porte dans la prière matinale entre 7 et 8 heures, prière où les croyants de Lozère trouvent toujours une place de choix.

Novembre 2020


ESPÉRANCE     –     ESPÉRER     –     ESPOIR


C’est considérer ce qu’on désire comme devant se réaliser, c’est le but à atteindre.

Espérer le bonheur, le succès, la victoire, la santé, le repos. C’est un sentiment de confiance en l’avenir.
A tous les âges de la vie, nous avons besoin de cette Espérance pour avancer, c’est le « carburant » de notre existence, de notre quotidien :
Les étudiants pour obtenir leur diplôme. Les jeunes couples investissent dans l’immobilier en espérant que leur union, leur amour et la santé leur permettent de réaliser leur rêve et fonder une belle famille.
Pour les sportifs, l’espérance de la victoire leur donne l’influx nécessaire pour battre les records. Pour certains, c’est l’espoir de retrouver la santé permettant de supporter la souffrance et les épreuves.
Dans la vie, tous nos projets sont basés sur l’ESPÉRANCE.
Et si nous n’avons pas cette Espérance, que se passe-t-il ?  
 Désespoir, détresse, angoisse…..Nous rencontrons des personnes sans but qui s’adonnent à l’alcool, la drogue, la violence, la délinquance…le suicide….

Pour les chrétiens, Espérer c’est mettre sa confiance en Dieu, c’est être l’artisan d’un monde meilleur et généreux.  C’est avoir la Foi.
Espérance, Espérer, Espoir seraient-ils synonymes de FOI ?

L’Espoir du poète

C’est grâce à ma part d’ombre,
Que je goutte au plaisir de la Vie.
Dans mes larmes les plus sombres,
Coulent l’onde infinie.

Marchons, vers cette idée de résilience,
Pour qu’a nouveau chante l’espoir.
Donne-moi ta main et en toute confiance,
Surmontons, ensemble, ce trou de désespoir.

Attends ! Tous les maux se libèrent !
Au fond de l’abîme, travaille la patience,
Guettant la lueur des âmes en prières.
Rien n’est perdu, tout est Espérance.

L’Espérance ? Montre-nous l’Espoir !
La volonté ? Soutient notre Espérance.
L’Esprit Saint ? Embrasse notre volonté.
L’Amour ? Donne des ailes.

Écrit chacun de tes actes en pensant que le meilleur est pour demain.

En cette période de confinement voilà mon message d’espérance :

Faisons attention à ceux qui nous aime et que nous aimons, prions pour tout le personnel soignant et pour que la situation s’améliore. Ensemble luttons contre toutes les mauvaises nouvelles qui se passent dans notre pays et espérons que l’année 2021 soit meilleure.

L’Histoire des quatre bougies

Quatre bougies brûlaient lentement.
Il régnait un tel silence que l’on pouvait entendre leur conversation.

La première dit : « Je suis la Paix !
Personne n’arrive à me maintenir allumée…
Je crois bien que je vais m’éteindre… »
Sa flamme diminua peu à peu, et disparut.

La seconde dit : « Je suis la Foi !
Mais dorénavant, le monde pense que je ne suis plus indispensable…
Ça n’a pas de sens que je reste allumée plus longtemps ! »
Et sitôt qu’elle eut fini de parler, une brise légère souffla sur elle et l’éteignit.

La troisième bougie se manifesta à son tour : « Je suis l’Amour !
Mais je n’ai plus de force pour rester allumée.
Les gens me laissent de côté et ne comprennent pas mon importance.
Ils oublient même d’aimer ceux qui sont proches d’eux… »
t sans un bruit, elle s’effaça à son tour.

Alors entra un enfant, qui vit les trois bougies éteintes.
« Mais pourquoi avez-vous cessé de brûler ?
Vous deviez rester allumées jusqu’à la fin ! »
Et une larme glissa le long de sa joue…

Alors la quatrième bougie murmura :
« N’aies pas peur…
Tant que j’ai ma flamme, nous pourrons rallumer les autres bougies,
Car je suis l’Espérance ! »

Alors, les yeux brillants, l’enfant pris la bougie de l’Espérance
Et ralluma les trois autres.

Que l’espoir ne s’éteigne jamais à l’intérieur de NOUS…
Et que chacun de nous sache être de temps en temps un enfant…
Pour raviver, L’Espoir, La Foi, La Paix et L’Amour…

 

Mon message d’espérance est une citation de J. R. R. Tolkien :

« Le pays semblait plein de grincements, de craquements et de bruits furtifs, mais il n’y avait aucun son de voix ou de pas. […] Le ciel nocturne était encore terne et pâle. Là, pointant au milieu des nuages légers qui surplombaient un sombre roc haut dans les montagnes, Sam vit scintiller une étoile blanche. Sa beauté lui poignit le cœur, alors que depuis ces terres abandonnées il levait les yeux vers elle, et l’espérance lui revint. Car tel un trait, nette et froide, la pensée le transperça qu’à la fin la Ténèbre n’était qu’un objet petit et passager : il existait une lumière et une grande beauté pour toujours au-delà de sa portée. »

Le retour du roi, ch. II

Majestueuse cathédrale, tu domines la ville. Ainsi l’ont voulu ceux qui t’ont bâtie.

Gardienne de nos destinées, tu les présides et les accompagnes. Comme le Bon Berger, tu te veux signe vivant de ce peuple, accueillante de toutes et tous.

Tu refais nos marches blessées et fais résonner le langage de l’espérance bien au-delà de nos passages d’ici-bas.

Reste toujours ce signe prophétique du temps qui passe et témoigne aux générations de demain les racines de ce terroir.

 

Dès les premières pages de la Bible, Dieu nous a mis dans le monde pour que : chaque minute soit l’occasion de vivre une petite joie ; que chaque jour soit une nouvelle promesse de Bonheur et que chaque année apporte son lot de surprises et de découvertes. Pour se faire ; laissons l’Apôtre Pierre nous redire :
« N’ayez pas peur… soyez toujours prêts à libérer l’espérance qui est en vous ».
L’espérance, dit-on, c’est le bien qu’on dépense le plus et qu’on épuise le moins…

Claude GRAS

 

Troisième Dimanche de L’Avent : La JOIE

Aujourd’hui, troisième dimanche de l’avent,
Pour l’Église, c’est le dimanche de la joie.
Beaucoup de prêtres dans leur homélie souvent
Parlent du thème du jour dont ils font leur choix.

Le psaume chanté était le: Magnificat,
Mais notre curé ne nous en a pas parlé.
Il a lu son sermon et n’en a pas fait cas,
Hélas pour le comprendre ,j’ai difficulté !

J’attendais de sa part qu’il parle de la joie,
Qu’en ces temps difficiles ,il parle de l’espoir
L’attente de l’avent peut inviter parfois,
A préparer les cœurs, espérer et prévoir,

La fête de Noël, naissance de Jésus,
Heureux événement que tout le monde attend.
Ce dimanche de joie, je suis un peu déçu,
Mais mon âme est joyeuse et mon cœur tout autant.

Dans la simplicité, j’avance chaque jour
Vers cet événement naissance de l’enfant
Dieu sur terre descend pour enseigner l’Amour.
Joie de la famille vrai bonheur des parents.

Joseph avec Marie très heureux l’accueillent,
Après bien des soucis et la joie est au ciel.
Les anges chantent, les bergers se recueillent
Le fis de Dieu est né, véritable soleil.

Il sera la lumière, y compris dans sa mort
Car sa croix est merveille, il est rédempteur.
Il aura enseigné par des exemples forts,
Donné sa vie pour nous voilà notre bonheur.

Je ne puis être triste, j’ai le cœur en joie.
Je prie Marie- Joseph de m’aider chaque jour
A aller vers Jésus et renforcer ma foi
Pour que toute ma vie soit chemin vers l’amour.

Avec la joie au cœur pour ce temps de l’avent
J’avance sans arrêt tout en me préparant
Pour vivre le bonheur de Noël simplement
En grande communion avec tous les croyants.

Le 13/12/2020 – Clavel André

Si Noël, c’est la Paix, la Paix doit passer par nos mains.
Donne la paix à ton voisin…

si Noël, c’est la Lumière, la Lumière doit fleurir en notre vie.
Marche vers ton frère pour illuminer ses jours.

Si Noël, c’est l’Espérance, l’Espérance doit grandir en notre cœur.
Sème l’Espérance au creux de chaque homme.

Si Noël, c’est l’Amour, nous devons en être les instruments.
Porte l’Amour à tous les affamés du monde.

Texte haïtien

Que l’accueil de ce Dieu, notre Dieu, venu nous rejoindre en notre humanité nous rende fort(e)s et empli(e)s d’Espérance pour nous faire prochain des autres et vivre dans la confiance une année nouvelle.

VILLE et VIRUS

Pour un simple virus toute la galaxie
En entendant ce mot prend un air dépressif.
Ressentant en son être un climat oppressif
Se croit déjà, d’un coup, frappé d’apoplexie.

La ville toute entière, entrée en léthargie,
Pour mieux éradiquer l’adversaire intrusif,
Vide de ses piétons, visage inexpressif,
Semble le seul témoin de cette liturgie.

Ce qui fut chaque soir, lorsque tombait la nuit
Artère rouge sang et de vie et de bruit
Devient la pâle veine au pouls de tempérance.

Ce que sera demain couve dans la passion
De nos vaillants soignants dans leur noble mission
De transformer nos peurs en motifs d’espérance.