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Du 7 au 12 mai 2018, des pèlerins sont partis en pèlerinage diocésain à Nevers et Lisieux.
Retour sur un pèlerinage riche de découvertes.

Des Saints pour Aujourd’hui

Lundi 7 mai : Nous étions 44 participants dont monseigneur Jacolin, notre évêque, à prendre le départ pour ce pèlerinage. Direction de Nevers, arrivés en fin de matinée, nous passons une partie de l’après midi avec sœur Suzanne qui nous a merveilleusement montré comment Bernadette a vécu l’évangile et le message de Lourdes dans sa vie à Nevers. Bernadette a vécu 8 ans à Lourdes après les apparitions, et 13 ans à Nevers. Croiser Bernadette, prendre un peu de temps près d’elle, c’est accepter la rencontre, écouter le récit de sa vie, découvrir celui qui l’a mise en mouvement et l’a entraînée à aimer les autres. Si l’église l’a déclarée « sainte », ce n’est pas en vertu des apparitions seulement, mais à cause de sa vie toute entière. En fin d’après-midi nous avons célébré l’Eucharistie en ce lieu, près de la chasse où repose son corps. .

Mardi 8 mai : Nous voilà partis vers Chartres pour y visiter la cathédrale dont la construction a commencé en 1194. Ce lieu est paisible, la sérénité est présente à chaque instant. L’embellissement par le traitement au laser est une pure merveille. Les vitraux sont considérés comme l’un des ensembles les plus complets et les mieux préservés de l’époque médiévale. Ils occupent 2500m2 de surface.

L’après-midi nous nous arrivons à Notre Dame de Monligeon. Créé à la fin du XIXème siècle à l’initiative de l’abbé Paul Joseph Buguet, ce sanctuaire est un lieu de prière pour les défunts. Chacun de nous a pu écrire le ou les noms de ceux pour qui nous voulions prier. En lien avec cette prière, le sanctuaire développe un ministère de compassion, d’écoute et de consolation auprès des personnes frappées par le deuil. Il s’agit donc de la relation entre «  l’ici-bas et l’au-delà », la communion des saints.

Mercredi 9 mai : Alençon.

Lieu du mariage de Louis et Zélie Martin, et du baptême de Thérèse, cette basilique étonne par la richesse du message de ses verrières, par l’harmonie de sa nef gothique ainsi que par la délicatesse de la décoration flamboyante de son porche.

La chapelle du baptistère conserve un vitrail historié de Louis Barrillet rappelant le baptême en ce lieu, le 4 janvier 1873, de Thérèse Martin, la future sainte Thérèse.

Maison familiale de Louis et Zélie Martin : Ni miracle ni révélation : La sainteté du premier couple à être canonisé, consiste à avoir élevé ses 9 enfants, 4 mourront en bas âge. Restent 5 filles, toutes seront religieuses, au Carmel de Lisieux ou à la visitation de Caen. « Si la petite Thérèse est sainte, c’est grâce à ses parents, car leur amour a rayonné sur leurs enfants. Dieu est au cœur de la vie de Louis et de Zélie. Leur message pourrait-être  « parents, aimez vos enfants ». Ce couple peut aussi nous rejoindre par la fragilité psychique puis le handicap de Louis ou le cancer de Zélie. » (Mgr Boulanger, évêque de Bayeux et de Lisieux ).

« Il faut que par la parole et par l’exemple, dans cette sorte d’Église qu’est le foyer, les parents soient pour leurs enfants les premiers héros de la foi, au service de la vocation propre de chacun et tout spécialement de la vocation sacrée » Vatican II « lumen gentium »11

Nous avons pu célébrer à la chapelle de la maison natale. Dans la maison d’un couple de saints, bénédiction pour un couple qui fête ses cinquante ans de mariage ; bénédiction pour des fiancés dont le mariage est prévu en août prochain.

Jeudi 10 mai : Visite du carmel.

Le carmel de Lisieux a été fondé en 1838 par l’abbé Pierre Sauvage. Née en 1873, une jeune fille de 15 ans, Thérèse Martin entre au carmel de Lisieux dans lequel se trouve déjà deux de ses sœurs. Elle y meurt le 30 septembre 1897 après 9 années de vie cachée, laissant des écrits, surtout « Histoire d’une âme ». Elle est béatifiée puis canonisée en 1925. Thérèse a expérimenté au monastère le cadre austère d’une existence de prière, de silence, de solitude avec Dieu et pour Dieu, au milieu d’une communauté de 26 sœurs.

Les Buissonnets : La maison en briques rouges, où Mr Martin déménage après la mort de Zélie, est devenue « le doux nid » de l’enfance de Thérèse.

La cathédrale de Lisieux est un monument rescapé des bombardements de 1944. Elle est de style gothique. La cathédrale était familière à sainte Thérèse. C’est là qu’elle assistait à la messe le dimanche avec son père, ses sœurs et la gouvernante. C’est ici que la future sainte eut la révélation de sa mission : sauver l’âme des pêcheurs.

En fin d’après-midi nous arrivons au Mont saint Michel, magnifique coucher de soleil sur la baie.

Vendredi 11 mai : Visite du mont Saint Michel

Parmi nous un groupe part vers le Mont à pied en méditant un psaume. Une guide nous attend, et tout le groupe réuni, nous parcourons l’histoire, (et les escaliers !) de ce site. En fin de matinée nous assistons à la messe à l’abbatiale avec les moines et les moniales de la communauté de Jérusalem.

Du haut du mont chacun peut admirer l’immensité de la baie à marée basse, la beauté qui s’en dégage et le sentiment quelle procure. Contraste saisissant de la paix environnante d’une mer retirée jusqu’à l’horizon, attendant son heure pour revenir encore et encore encercler un site aussi austère que majestueux, et une marée humaine envahissante et bruyante de visiteurs et de pèlerins en quête de découverte et de sens.

Fin d’après-midi, nous arrivons à Saumur où les sœurs de Jeanne Delanoue (union avec la providence de Mende) nous accueillent très chaleureusement. Ce sont les retrouvailles de sœur Claire et de Maria. Elles travaillaient ensemble à la maison diocésaine à Mende.

Samedi 12 mai : cathédrale de Bourges

C’est le père Évêque qui nous guide. Cette cathédrale a été inscrite sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO. Elle est le premier édifice gothique construit au sud de la Loire. L’ampleur de la façade occidentale avec ses cinq portails marque son originalité.

C’est l’heure du retour en Lozère.

Malgré sa misère, sa maladie, son inculture, Bernadette de Lourdes a toujours été profondément heureuse.

Thérèse de Lisieux désire prouver son amour au Christ qui l’appelle à donner sa vie pour le monde. Elle choisit de faire une confiance totale au Seigneur. En 1896 elle découvre le sens profond de sa vocation, celle de l’Amour.

Bernadette – Louis et Zélie – Thérèse ont été au centre de notre pèlerinage et nous ont invités à visiter et vivre ce grand mystère de l’Amour de Dieu qui nous a été donné en partage. J’ai beaucoup reçu de Dieu ; Une lumière sur le sens de la vie ; Une grande joie de savoir que Dieu est Amour. « Le puissant fit pour moi des merveilles, Saint est son Nom ! »

P. Pierre Remise