Depuis son lancement en 2007, le festival AlimenTERRE, devenu un événement international, se déroule tous les ans du 15 octobre au 30 novembre, avec l’ambition de sensibiliser les citoyens aux enjeux agricoles et alimentaires en France et dans le monde à travers une sélection de documentaires qui permettent de réfléchir à des systèmes alimentaires durables et solidaires.
Les luttes des femmes au Cameroun
Au cinéma Le Trianon de Mende, jeudi 27 novembre dans le cadre du festival, l’association CCFD-Terre Solidaire, investie dans la lutte contre les causes structurelles de la faim dans le monde, a rassemblé un public sensible à ces sujets autour au film « A la vie, à la terre : Cameroun, la terre des femmes ».
A travers les témoignages de personnes engagées, ce film documentaire abordent des enjeux majeurs tels que l’adaptation aux changements climatiques et la lutte contre les inégalités de genre, à travers la question cruciale de l’accès à la propriété sur les terres agricoles par les femmes. Face aux dérèglements climatiques, à la déforestation et aux méfaits des monocultures industrielles (comme le palmier à huile, au Cameroun), les femmes camerounaises ont un rôle essentiel dans l’agriculture et la préservation de la biodiversité.
Un échange convivial et engagé
Après la projection, un temps d’échange convivial s’est tenu dans le hall du cinéma autour d’un verre permettant à la vingtaine de personnes présentes de faire connaissance et de poursuivre la discussion sur les sujets du film, sur la situation politique au Cameroun (voir l’article en ligne « Election présidentielle au Cameroun : La jeunesse face au défi démocratique »), ainsi que sur les luttes des associations locales soutenues par le CCFD-Terre Solidaire. L’association soutient à travers le monde, plus de 500 projets d’associations locales, dans 69 pays.
Par exemple : OnEstEnsemble qui témoigne de l’engagement de la jeunesse camerounaise, promeut une participation citoyenne active et développe le community organizing : il s’agit de mettre les premiers concernés, c’est-à-dire ceux qui sont véritablement affectés par un problème, au centre de la recherche de solutions à ce même problème.
Ou encore le réseau Womin (pour « Women & Mining » ou « Femmes et industrie minière »), actif dans 13 pays et dont l’objectif est de promouvoir une alternative éco-féministe au modèle de développement extractiviste en Afrique. En plaçant la question du genre au cœur de son action, ce collectif défend la justice climatique et dénonce les abus des activités minières, notamment sur la vie des femmes. Celles-ci revendiquent revendiquent le droit de dire « NON », notamment aux multinationales de l’industrie minière qui les chassent de leurs terres, les privant ainsi de leurs moyens de subsistance et les exposant davantage aux discriminations liées au genre.
Des propositions locales pour soutenir ces causes
Que faire maintenant ? depuis où on vit, en France, en Lozère ? Les participants ont été invités à prendre part à la campagne nationale du CCFD-Terre Solidaire : « Abus des multinationales : on devrait tous pouvoir dire non ! » en signant le manifeste en ligne (voir lien ci-dessous et image QR code)*
Des actions sont possibles localement pour soutenir les combats de l’association : participer aux campagnes de mobilisation citoyenne, ou devenir bénévole pour organiser une exposition photo, une action de sensibilisation en milieu scolaire, ou une action de collecte pendant la prochaine campagne de Carême de l’association afin de participer au financement des actions de ses partenaires dans le monde. Il est également possible de faire un don (en ligne sur ccfd-terresolidaire.org avant le 31 décembre, pour bénéficier d’une déduction fiscale de 66% de votre don en 2026).
Le CCFD-Terre Solidaire s’appuie sur un réseau de plus de 7500 bénévoles en France hexagonale pour réaliser des actions de sensibilisation à la solidarité internationale. Si vous êtes intéressé par une mission bénévole, vous pouvez agir localement. Des formations et des rencontres de bénévoles sont organisées régulièrement (en présentiel ou en ligne), pour découvrir les outils clé-en-main et Amandine, salariée régionale de l’association est là pour vous accueillir et vous orienter.