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Information Film Lourdes au cinéma à Mende et à Marvejols

Le film Lourdes au cinéma à Mende et à Marvejols

Sorti en salles dès le 8 mai, le film Lourdes sera projeté au cinéma à Mende et à Marvejols.

Ce film-documentaire de Thierry Demaizière et Alban Teurlai retrace l’itinéraire de pèlerins qu’ils soient hospitaliers ou malades, gitans ou militaires. Les réalisateurs ont recueilli leurs prières murmurées et écouté leurs histoires de destin brisé.

C’est un film sur la condition humaine, sur la foi, sur le dévouement et l’amour maternel symbolisé par la vierge.
Lourdes apparaît dans le cru et le nu de la vie comme une bouleversante leçon d’humanité.

Horaires de projection du film Lourdes au cinéma Le Trianon à Mende :

– mercredi 22 mai : 16h
– jeudi 23 mai : 18h
– vendredi 24 mai : 17h30
– samedi 25 mai : 17h
– dimanche 26 mai : 17h30
– lundi 27 mai : 18h

Horaires de projection du film Lourdes au cinéma Le Trianon à Marvejols :

– mercredi 5 juin : 16h
– jeudi 6 juin : 20h30
– vendredi 7 juin : 18h
– mardi 11 juin : 17h50

 

« Ce documentaire montre le cœur de Lourdes ; le Lourdes où la souffrance ne reste pas un cri sans espérance.
Par la puissance de ses images et de ses témoignages, il donne aux pèlerins malades non pas la première place, mais toute la place…
Ce film est remarquable car, au-delà des idées reçues, il montre Lourdes avec force et vérité. » __Le sanctuaire de Lourdes

 

 

Information Un site internet pour comprendre et lutter contre la pédophilie

Numéro d’écoute pour les victimes des violences sexuelles

Tél. 07 68 55 00 43  (24 heures sur 24 et 7 jours sur)

Ce numéro mis en place par les diocèses de Mende et de Montpellier est une cellule d’écoute et d’accompagnement ouverte aux victimes comme aux auteurs de violences sexuelles.

Ces appels sont pris en charge par une équipe de professionnels basée sur Montpellier et composée de psychiatres, psychanalystes et juristes. Ils sont à la disposition des victimes et des auteurs afin d’offrir une écoute et un accompagnement adapté à chaque cas.

D’autre part, toute personne victime ou témoin de violences sexuelles dans le cadre du diocèse peut se signaler auprès du secrétariat de l’évêché afin de rencontrer l’évêque (04 66 31 90 98).

Au niveau national
 
An avril 2016, le Conseil permanent de l’Église de France a pris de nouvelles mesures, créant notamment une adresse mail « paroledevictimes@cef.fr » ouverte aux victimes et un site internet pour informer, mettre en relation et agir contre la pédophilie.
 

Un site internet pour comprendre et lutter contre la pédophilie

Information © Diocèse de Mende - Pèlerinage diocésain à Lourdes 2019

Les grandes lignes de ce qui s’est vécu au pèlerinage diocésain à Lourdes

Ce sont plus de 600 pèlerins qui sont partis à Lourdes du 27 avril au 1er mai 2019, pour le pèlerinage diocésain présidé par notre nouvel évêque Mgr Benoît Bertrand.

Les collégiens et lycéens sont arrivés à Lourdes le vendredi 26 avril au soir, devançant d’une nuit seulement les autres pèlerins de Lozère. Tout le monde s’est retrouvé le samedi : familles, personnes malades, en situation de handicap, hospitaliers, jeunes ou moins jeunes, prêtres, diacres, religieux-ses…

Quelques correspondants sur place ont partagé les points forts de ce pèlerinage :

La première chose qui remonte, c’est que tout se passe très bien ! Le beau temps est de la partie, ce qui est vraiment aidant à Lourdes. Les nombreux déplacements, temps prière, veillées et messes en plein air (comme à la grotte) sont bien plus aisés et profitables quand il ne pleut pas.

La fraternité est prégnante, à la fois au sein des groupes et lors des temps communs.
Les groupes suivent un programme adapté selon les âges, ponctué de rassemblements pour des moments tous ensemble : lancement du pèlerinage, messes, veillée aux flambeaux… L’ambiance est très chaleureuse. Notre évêque Mgr Bertrand va d’un groupe à l’autre pour prendre le temps de visiter chacun, de rencontrer tous les pèlerins. Une démarche très appréciée et qui renforce davantage encore l’unité de notre diocèse.

Des familles de Lozère qui ne pouvaient participer à l’ensemble du pèlerinage sont aussi venues partager un, deux ou trois jours en venant par leurs propres moyens. On sent une grande volonté de vivre ensemble ce pèlerinage et de faire Église.

Ce qui surprend le plus les pèlerins de Lourdes qui viennent pour la première fois, c’est le monde dans le sanctuaire ! C’est vrai que comparativement à d’autres sanctuaires, celui de Lourdes est sans doute le seul à brasser autant de gens et de nationalités différentes. Le miracle est là aussi : qu’une simple et jeune bergère puisse rassembler autant de personnes de tous horizons, autour Vierge Marie.

La messe internationale

Dimanche, Mgr Bertrand a présidé pour la première fois la messe internationale à la Basilique Saint-Pie X devant 8000 personnes environ. Même les jeunes ont été très marqués par cette messe unique. (Les Lozériens ont par ailleurs découvert que notre évêque parle italien).

Lundi, il y a eu la procession aux flambeaux. Mémorable pour la majorité, c’est un moment à la fois très beau et puissant. C’est époustouflant de voir autant de monde prier ainsi… magnifique !

Parmi les autres découvertes marquantes, les collégiens et lycéens se sont rendus à la congrégation du Cenacolo. Sa mission est d’accueillir et d’accompagner des jeunes détruits par des addictions à la drogue, à la pornographie, à l’alcool, à la violence… au point que leur vie est en grand danger.
Là, ils ont eu le témoignage de deux personnes qui ont traversé l’épreuve de la descente aux enfers au travers de la drogue et de la violence. Ces témoins ont raconté leur conversion et comment ils s’en sont sortis. Ces témoignages ont profondément touchés nos jeunes.

Les animateurs qui accompagnent les collégiens et lycéens nous disent combien les jeunes trouvent le pèlerinage intéressant et que c’est pour eux une expérience unique. Certains ressentent parfois un peu de fatigue (beaucoup de marches et un emploi du temps bien rempli) ; mais ils sont vraiment touchés par les temps de prière, les veillées et les messes chaque jour.

Ils ont beaucoup apprécié aussi la découverte des piscines et le temps de réconciliation.

De leur côté, les adultes ont visité la basilique du Rosaire. Ils y ont bénéficié des explications des mosaïques.
Les pèlerins sont aussi partis sur les pas de Bernadette. Ils ont visité le moulin, le cachot où a vécu la famille, l’église paroissiale…

Temps particulièrement fort aussi le mardi avec la messe à Saint-Pie-X, avec l’onction des malades.

Propos recueillis
par Nolwenn Bottou

Témoignage d’un pèlerin de la paroisse Saint-Joseph de Florac

Lourdes, j’y étais !

Et je n’y étais pas tout seul ! 80 malades, 160 hospitalières et hospitaliers, et plusieurs centaines de pèlerins du diocèse.
Que de beaux moments passés ensemble, sous le regard affectueux de Notre-Dame !
De belles célébrations ont ponctué ces 5 jours de prière, mais aussi de joies partagés avec nos frères et sœurs malades, depuis les divers départs des quatre coins du département, jusqu’aux retours toujours un peu « tristounets » de voir ces moments se terminer, mais les grâces obtenues du Seigneur, par l’intercession de sa mère, elles ne se termineront jamais !

Belle messe internationale, dans la basilique Saint-Pie X, la « souterraine », bien remplie, messe présidée (à notre grand joie !) par notre évêque, toujours aussi dynamique et … polyglotte !
Belle aussi, la procession eucharistique, là encore présidée par Monseigneur Bertrand, accompagné du Père Pierre Remise, et où 4 hospitaliers de Mende ont porté le dais de protection du Saint-Sacrement (quel honneur !), au plus près de notre Seigneur : émouvant, recueilli, solennel !

Tout aussi belle, la procession mariale, avec nos flambeaux, qui semblaient illustrer la lumière qui était alors dans tous les cœurs.
Belle encore cette messe à la grotte, également présidée par notre évêque, (assisté de l’évêque de Créteil, en pèlerinage en même temps que nous), et animée par les jeunes de Mende.
Et que dire de notre célébration d’envoi, là encore animée par nos jeunes ? Sinon qu’elle fut solennelle, joyeuse, dynamique, j’allais dire « alleluiatique » ! Nous avons tous reçu à cette occasion une image souvenir, avec une très belle prière écrite par Monseigneur Bertrand.

Je n’oublie pas tous les autres moments (car inoubliables !) comme les chemins de croix, dans la prairie pour les malades, ou dans la montagne pour les gens valides.

D’autres moments de partage ont aussi marqué notre pèlerinage, comme ces repas entre hospitaliers, où les échanges ont été nombreux, et où nous avons pu mieux nous connaître ; ou encore ce repas commun avec nos malades, la veille du départ, où la joie a régné dans toutes les têtes et dans tous les cœurs.

Je suis sûr que j’oublie des choses à vous raconter, tant il y en a eu de belles !

Nous nous sommes promis de revenir à Lourdes dans 2 ans, pour notre prochain pèlerinage, où nous serons, sans aucun doute, encore plus nombreux.

Ave, ave, ave Maria !

Jean-Paul Lecou

 

 

Information

Mai 2019
Le message de notre évêque

La jeunesse, une vocation !

Le pape François vient d’offrir aux jeunes du monde entier mais aussi à L’Église universelle, une magnifique exhortation apostolique Christus vivit – Il vit, le Christ. Publiée le 2 avril, jour anniversaire de la mort de Saint Jean-Paul II -pape qui s’est tant donné aux jeunes-, cette lettre est stimulante, tonique, encourageante. « Le Christ vit, notre espérance, et il est la plus belle jeunesse de ce monde. Tout ce qu’il touche devient jeune, devient nouveau, se remplit de vie. Les premiers mots que je voudrais adresser à chacun des jeunes chrétiens sont : Il vit et il te veut vivant ! », écrit le pape en introduction du document, fruit du Synode sur les jeunes d’octobre 2018 au Vatican.

Ces pages méditent ce que dit la Parole de Dieu sur les jeunes. Elles présentent la jeunesse de Jésus et celle de l’Église avec des figures motivantes de jeunes saints ! Le pape François rappelle aux jeunes la grande affaire : « Ils ne sont pas seulement l’avenir de l’Église mais l’aujourd’hui de Dieu ». Le Chapitre 4 constitue le cœur de l’exhortation. Il annonce aux jeunes ce qui est important, primordial, ce qu’il ne faut jamais oublier : Dieu est amour, le Christ te sauve, Il vit et l’Esprit donne la vie !

Dans cette dynamique, le pape souligne alors ce que peuvent être les chemins de jeunesse, les « racines » et une pastorale ajustée pour des jeunes. La vocation et le discernement sont traités au terme de l’exhortation comme une conséquence logique de ce que l’amitié avec le Christ suscite : « Ce que Jésus désire de chaque jeune, c’est avant tout son amitié. Il est essentiel de discerner et de découvrir cela », affirme le pape François. Comment alors, les jeunes catholiques de Lozère découvriront-ils qu’en étant donnés pour les autres, ils trouveront leur juste place dans le monde et dans l’Église ?

Durant ce mois de mai, nous avons prié pour que des jeunes de notre diocèse répondent d’un cœur libre et joyeux à l’appel de Dieu. Toutes les vocations sont belles mais elles ne sont pas interchangeables… La pastorale des vocations doit traverser la pastorale des jeunes dans les aumôneries, les écoles catholiques et les mouvements de jeunesse, dans chacune de nos paroisses, durant nos pèlerinages, les camps ou les écoles de prières… Comment les jeunes porteront-ils, personnellement, la question essentielle : « Seigneur, que veux-tu que je fasse ? ».

Une dernière chose ! Certains se disent peut-être que cette nouvelle exhortation du pape François, hélas, ne les concerne plus… Elle est aussi pour vous ! Lisez-là ! Méditez-là ! Elle vous fera du bien. La jeunesse n’est pas seulement une étape de votre vie, c’est un appel, une vocation. L’avenir est ouvert. Dans la joie persistante de Pâques, bonne route…

+ Benoit BERTRAND
Évêque de Mende

 

Information A Dieu Père Gaston Jalbert

Le père Gaston Jalbert est décédé le vendredi 26 avril 2019 à l’âge de 99 ans.

Tel l’un des robustes fayards de cette terre de Margeride, l’abbé Gaston n’a rendu l’âme qu’au dernier coup de cognée du bûcheron.

… Il l’aimait de tout son cœur, cette église de Lajo où il avait été baptisé, fait sa première communion… Là aussi s’était éveillée sa vocation de prêtre et célébré ses premières messes. Eglise toute proche de la chapelle de Saint Roch avec la foule de ces pèlerins et de ces marcheurs sur le chemin de Saint Jacques.

C’était un immense plaisir pour lui que de revenir passer quelques jours de détente à La Roche, en famille, dès qu’il le pouvait.

Il est entré au petit séminaire de Marvejols en octobre 1931 en même temps que Louis Bouniol et son cousin Auguste Tichit de Saint-Denis-en-Margeride, avant d’entrer en fin de Première, à quinze jeunes au grand séminaire.
Avec eux et le père Bouniol, il ne se doutaient pas qu’un peu plus tard, la majorité vivraient les années de « chantiers de jeunesse » et surtout le « travail obligatoire » en Allemagne… Une période qui a pesé lourd pour beaucoup de séminaristes !

A la suite de cette période, Gaston et Auguste reprirent leurs études au grand séminaire. Ils furent ordonnés à la prêtrise le 21 décembre 1946. Il fut nommé ensuite à Rouveret dès 1947, sur le Causse Méjean. Il était accessible à « bras ouverts », donnant lieu à une paroisse chaleureuse.
Avec le père Bouniol nommé dans les Gorges-du-Tarn en 1948, ils se retrouvaient régulièrement pour des réunions de travail avec leurs aumôniers de jeunesse, sous la direction du père Raymond Fages, fondateur du Centre de Batipaume. Une période d’après-guerre où nous manquions même du nécessaire et où il fallait tout réorganiser, tout repenser… autant sur le plan humain  que chrétien. Ceux qui n’ont pas connu ces années-là ne peuvent avoir aucune idée des problèmes vécus en cette période. L’abbé Gaston fut sur le Causse Méjean un acteur irremplaçable de cette réorganisation.

En 1954, il aura l’adjonction de la grande paroisse du Mas-Saint-Chély. Une somme de travail trop importante pour lui car en 1960, il doit partir cinq ans pour se reposer chez lui à La Roche. Et il se remettra difficilement au travail. …Trop marqué par son séjour en Allemagne.
En 1965, il passera une année au petit séminaire de Mende en semi-repos, comme professeur-adjoint, puis envoyé de nouveau respirer l’air du Causse ; mais cette fois-ci, à Saint-Rome-de-Dolan sur le Sauveterre.

En 1967, Mgr Boudon alors évêque de Mende, lui propose d’aller à Lunel avec le père Lucien Robert, proposition qu’il accepte.
Avec le père Lucien, il y passera 12 ans  de sa vie de prêtre et faira du bon travail.

Proche de 60 ans, il est fatigué et rejoindra la Lozère avant d’entrer en 1979 à la maison de retraite de Villefort où lui sera proposé le service de l’aumônerie.
Qui aurait pu prédire que ce service auprès des personnes âgées malades ou infirmes, il allait l’assurer 40 ans durant ! Et en parfaite symbiose avec le personnel soignant.

Le père Gaston Jalbert est décédé le vendredi 26 avril 2019 à l’âge de 99 ans.
Ses obsèques ont été célébrées le mardi 30 avril 2019 à 14h30 en l’église de Lajo. Il a été inhumé au cimetière de Lajo.

 

Interview de Mgr Benoît Bertrand au micro de Jean-Claude Astruc pour RCF Lozère.

Ce dimanche 28 avril 201, Mgr Benoît Bertrand a répondu aux questions du journaliste Jean-Claude Astruc pour RCF Lozère.
Premières impressions et réflexions du nouvel évêque de Lozère, sur les premiers jours de pèlerinage diocésain à Lourdes.

 

Mgr Benoît Bertrand rapporte entre autres les quatre points essentiels du pèlerinage qu’il a confié la veille aux pèlerins :

« Le pèlerinage comme :

– un temps de partage,
– un temps de prière,
– un temps de pardon,
– un pèlerinage avec des projets : être disciple missionnaire pour servir l’annonce de l’Évangile en Lozère.
 

Information Copyright NBottou - Diocèse de Mende - Père Jean Ollo Kansié, prêtre pour les enfants des rues

Le prêtre des enfants des rues

Le père Jean Ollo Kansié est venu en visite en Lozère fin avril dernier.

En juin 2014, je le rencontrais pour la première fois. Prêtre en Côte d’Ivoire, il était de passage en France pour visiter une sœur religieuse et quelques amis dans la région. Ce fut l’occasion de partager avec lui sur sa mission dans la ville de Bouaké : sauver les enfants des rues. Je publiais ensuite un article dans notre revue diocésaine (Église en Lozère n°7 du 3 juillet 2014 – 142ème année de la revue diocésaine). A l’occasion de cette nouvelle visite, il a accepté de nous partager les dernières nouvelles.

Depuis 2013, le père Jean Ollo Kansié a repris la gestion de la Maison de l’enfance qui travaille à la réinsertion socio-professionnelle des enfants des rues. Cette institution sociale, a été fondée en 1970 par les religieux de Saint Vincent de Paul, pour assurer la protection des garçon livrés à la rue.

La grande ville de Bouaké, en Côte d’Ivoire, compte environ un million d’habitants. Et parmi cette population, on compte nombre d’enfants abandonnés à la rue. Cela peut être pour des questions de violence familiale, à cause du comportement de l’enfant qui n’est plus toléré, ou bien pour des soupçons de sorcellerie. L’action de la Maison de l’enfance consiste à rechercher ces enfants dans et à les accueillir.

Beaucoup viennent de villages, certains d’autres pays (Mali, Burkina, Guinée…) où les enfants sont exploités et travaillent dans les champs de cacao. Le père Jean Ollo Kansié effectue des tournées nocturnes de 22h à 01h pour chercher ces enfants. Parfois, il obtient un signalement de personnes dites référentes (cela peut être un restaurant par exemple, bien que la plupart les considèrent comme des voleurs ; ou bien une personne d’une institution). Il est parfois arrivé aussi que des enfants étant passés par la Maison de l’enfance accompagnent d’autres enfants. Ou bien encore, il se peut que certains viennent spontanément, mais c’est plus rare.
Un gros travail d’accompagnement est mis en place afin de stabiliser l’enfant et lui permettre une réintégration soit familiale (quand c’est possible) soit sociale.

L’autre point d’orgue de l’institution est la sensibilisation auprès des familles, des autorités locales et politiques, de la justice… et de la communauté en général pour convaincre de la place de l’enfant au sein de sa famille et pointer l’importance du rôle des parents dans l’éducation de l’enfant (beaucoup de parents n’ont jamais été à l’école et n’ont pas de bonnes pratiques pour l’éducation des enfants). Il importe que les chefs de villages et notables soient sensibilisés à cette question car cela impacte ensuite l’ensemble du village.

Avec un gros travail de médiation et de sensibilisation, il est parfois possible qu’un enfant rejeté réintègre le foyer. Pour cela, le père Jean Ollo Kansié rencontre les parents, parle avec eux. Lorsqu’ils acceptent, un suivi est mis en place pour veiller à ce que tout se passe bien.

Une belle évolution

Depuis sa création, la Maison de l’enfance est devenue une véritable institution structurée. Aujourd’hui, elle s’appuie sur le père Jean Ollo qui partage la responsabilité du projet avec une autre personne, plus une gestionnaire administrative et 12 éducateurs (moniteurs-enseignants et moniteurs éducateurs).
Les actions menées et les résultats ont apporté crédibilité et visibilité à l’association. Dorénavant, la Maison de l’enfance est reconnue par les services sociaux de la ville et le service juridique de la protection de l’enfance et de la jeunesse qui collaborent maintenant régulièrement. Ils n’apportent pas d’aide financière mais une aide humaine, telle l’intervention ponctuelle de spécialistes. Une assistante sociale vient par exemple deux fois par semaine.

A la Maison de l’enfance, un suivi psycho-affectif et une prise en charge médicale des enfants sont assurés. Depuis les débuts, l’équipe s’est professionnalisée et renforcée. Aujourd’hui, un aide-soignant est présent sept jours sur sept, et un médecin vient trois fois par semaine. Les éducateurs sont là pour créer un foyer type familial pour les enfants, leur apportant notamment une aide alimentaire et des actions sociaux-culturelles.
Chaque année, la Journée de l’enfant africain est fêtée le 16 juin et offre l’occasion d’organiser différentes prestations : poème, musique, chants… les enfants peuvent témoigner et sont acteurs pour sensibiliser à leur cause. C’est un rendez-vous important.

A la Maison de l’enfance, environ 63 enfants sont accueillis constamment. Ce chiffre varie au cours de l’année suivant les enfants qui sont pris en charge et ceux qui sont placés ou qui trouvent une situation. « Le trimestre dernier, 88 enfants étaient accueillis », me confie le père Jean Ollo.
Des enfants « externes » viennent aussi au sein de l’institution pour participer aux cours para-scolaires. Il existe trois classes où les enfants apprennent à lire et bénéficient d’un soutien pour passer les concours dans une école normale.
Depuis que ces cours sont dispensés, les deux premières promotions ont fait 100% de réussites aux examens ! Parmi les plus grands, douze jeunes poursuivent leurs études au lycée et une jeune suit une formation professionnelle qualifiante en couture dans la ville de Bouaké.

En effet, en plus de la Maison de l’enfance, l’association gère aussi un autre centre dans le village de Kaloukro, à 18 km de Bouaké, où des jeunes-filles sont accueillies (jeunes-filles mères pour la plupart). Là, elles sont alphabétisées et apprennent un métier (couture, pâtisserie, tricotage).

Quelle foi pour ces enfants

Les enfants sont musulmans ou chrétiens. Tous vivent ensemble et se respectent complètement.
Il n’y a pas d’enseignement religieux au sein de l’institut afin de respecter totalement la liberté de ces enfants qui arrivent déjà avec leur bagage, leur histoire.
Mais il me confie que les enfants savent qu’il célèbre la messe le dimanche dans sa paroisse puisqu’il est prêtre. Eh bien de façon libre et totalement spontanée, tous viennent à la messe ! Même s’ils n’ont pas la foi catholique, ils sont là, ils regardent.

Un grand besoin financier

Le père Jean Ollo Kansié et son équipe réfléchissent à développer des activités agro-pastorales qui puissent rapporter quelque chose à l’institution car la Maison de l’enfance n’a aucune réserve financière. Elle ne vit que de la Providence et souffre de manque d’argent.

Trois hectares viennent d’être offerts à la Maison de l’enfance dans un village proche. Tout est à construire, mais ils aimeraient monter un projet tel que l’élevage et l’agriculture qui sont des activités d’avenir.
Dans les souhaits exprimés, il y aussi le désir de créer un espace de jeu et de réhabiliter certains bâtiments.

Toutes les aides sont bienvenues.

Pour en savoir plus et suivre les actions, une page Facebook existe : Maison De L’enfance Bouaké
Association Maison de l’enfance – 01 B.P.1160 – Bouaké – Côte d’Ivoire

Nolwenn Bottou

 

 

 

Information Qu'est-ce que l'homme pour que tu penses à lui ? Livre du Conseil permanent de la CEF

« Qu’est-ce que l’homme pour que tu penses à lui ?

Un nouvel ouvrage du Conseil permanent de la Conférence des évêques de France

Le livre « Qu’est-ce que l’homme ? » (Ps 8, 5) offre – sans prétendre à l’exhaustivité-  à tout catholique et à toute personne désireuse la possibilité de découvrir l’essentiel des fondements de l’anthropologie catholique.

Ces éléments d’anthropologie se veulent être des outils pour prendre de la hauteur au cœur des débats qui peuvent traverser la société française, notamment à la faveur de la révision des lois de bioéthique.  Sans entrer dans des questions qui pourraient porter à polémiques, cet ouvrage n’évite pas les difficultés. Il entre avec réalisme au cœur des questions que porte l’homme et n’occulte pas les délicats équilibres à trouver aujourd’hui pour que l’homme tienne toute sa place dans notre temps.

Cet ouvrage est une invitation à la réflexion et à la responsabilité que les évêques suscitent à travers ces lignes.

Lancée à cette occasion la rubrique anthropologie.catholique.fr est destinée à s’étoffer au fil des semaines offre aux lecteurs la possibilité de prolonger la réflexion en l’enrichissant de multiples manières : par des vidéos, des textes de références, mais aussi des questions afin d’aider ceux qui le souhaitent à échanger et approfondir les thématiques de l’ouvrage.

Ouvrage à vous procurer à la librairie de la maison diocésaine

Coédité par Bayard, Cerf, Mame – 78 pages – Prix 5 €

 

Information Copyright Diocèse de Mende - Statue Grotte Massabielle

Organisation des cars pour le pèlerinage à Lourdes du 27 avril au 1er mai 2019 (hors car des jeunes)

 

 

 

Information DDEC Lozère

Nomination à la Direction diocésaine de l’Enseignement catholique

Monsieur Francis GHIELENS, Directeur diocésain et délégué épiscopal pour l’Enseignement catholique en Lozère, va arrêter ses fonctions à la fin de l’année scolaire. Nous aurons l’occasion, au mois de juin, de lui dire notre reconnaissance pour les dix années de mission accomplie sur notre diocèse.

Monsieur Jean-Marc APHAULE, Directeur diocésain de l’Enseignement catholique du diocèse de Bayonne depuis 2004, est nommé Directeur diocésain pour l’Enseignement catholique dans notre diocèse, il sera aussi délégué épiscopal. Marié, père de quatre enfants, Jean-Marc APHAULE est également diacre permanent du diocèse de Bayonne où il a exercé sa mission comme enseignant, puis chef d’établissement avant d’être nommé Directeur diocésain. Nous accueillons donc un homme expérimenté. Il aura également à partager sa mission avec le diocèse de Montpellier puisque Mgr Pierre-Carré l’a récemment nommé Directeur diocésain de l’Enseignement catholique. Déjà, nous lui souhaitons la bienvenue en Lozère et l’assurons de notre confiance et de notre prière.

Cette nomination prendra effet au 1er septembre 2019.

Nous savons combien la mission au sein de nos établissements est belle, exigeante et souvent délicate. Le pape François, dans sa récente exhortation apostolique à la jeunesse Christus vivit, nous le rappelle : « L’école est le lieu privilégié de promotion de la personne, et c’est pourquoi la communauté chrétienne a toujours eu une grande attention envers elle, soit en formant des enseignants et des responsables, soit en instaurant ses propres écoles, de tous les degrés… L’école catholique reste essentielle comme espace pour l’évangélisation des jeunes ».

Que l’Esprit Saint, le Maître intérieur, conduise chacun au sein de nos institutions.

 

A Mende, le Mardi Saint 16 avril 2019

+ Benoît BERTRAND
    Évêque de Mende