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Information Copyright Diocèse de Mende - Statue Grotte Massabielle

Organisation des cars pour le pèlerinage à Lourdes du 27 avril au 1er mai 2019 (hors car des jeunes)

 

 

 

Information DDEC Lozère

Nomination à la Direction diocésaine de l’Enseignement catholique

Monsieur Francis GHIELENS, Directeur diocésain et délégué épiscopal pour l’Enseignement catholique en Lozère, va arrêter ses fonctions à la fin de l’année scolaire. Nous aurons l’occasion, au mois de juin, de lui dire notre reconnaissance pour les dix années de mission accomplie sur notre diocèse.

Monsieur Jean-Marc APHAULE, Directeur diocésain de l’Enseignement catholique du diocèse de Bayonne depuis 2004, est nommé Directeur diocésain pour l’Enseignement catholique dans notre diocèse, il sera aussi délégué épiscopal. Marié, père de quatre enfants, Jean-Marc APHAULE est également diacre permanent du diocèse de Bayonne où il a exercé sa mission comme enseignant, puis chef d’établissement avant d’être nommé Directeur diocésain. Nous accueillons donc un homme expérimenté. Il aura également à partager sa mission avec le diocèse de Montpellier puisque Mgr Pierre-Carré l’a récemment nommé Directeur diocésain de l’Enseignement catholique. Déjà, nous lui souhaitons la bienvenue en Lozère et l’assurons de notre confiance et de notre prière.

Cette nomination prendra effet au 1er septembre 2019.

Nous savons combien la mission au sein de nos établissements est belle, exigeante et souvent délicate. Le pape François, dans sa récente exhortation apostolique à la jeunesse Christus vivit, nous le rappelle : « L’école est le lieu privilégié de promotion de la personne, et c’est pourquoi la communauté chrétienne a toujours eu une grande attention envers elle, soit en formant des enseignants et des responsables, soit en instaurant ses propres écoles, de tous les degrés… L’école catholique reste essentielle comme espace pour l’évangélisation des jeunes ».

Que l’Esprit Saint, le Maître intérieur, conduise chacun au sein de nos institutions.

 

A Mende, le Mardi Saint 16 avril 2019

+ Benoît BERTRAND
    Évêque de Mende

Information

En solidarité avec le Diocèse de Paris, toutes les cloches des cathédrales de France ont sonné ce mercredi 17 avril à 18h50, heure du début de l’incendie à Notre-Dame.

A l’issue de ce moment, une veillée de prière a eu lieu en la cathédrale Notre-Dame et Saint-Privat de Mende.

 

Information Communiqué final Assemblée plénière 2019 des évêques à Lourdes - Diocèse de Mende

Conférence des évêques de France

Communiqué final Assemblée plénière des évêques de France
2-5 avril 2019

L’Assemblée plénière de la Conférence des évêques de France (CEF) s’est achevée ce vendredi 5 avril. Réunis à huis clos depuis le mardi 2 avril à Lourdes, les évêques de France ont travaillé sur différents sujets.

Discours d’ouverture

Dans son discours d’ouverture, Mgr Georges Pontier, président de la Conférence des évêques de France, a souligné la situation douloureuse dans laquelle se trouve aujourd’hui l’Eglise et ses différents membres. Il a aussi relevé les contextes troublés dans notre pays et les incertitudes européennes et internationales. Insistant sur la fraternité à cultiver, Mgr Georges Pontier a invité à l’espérance qui se fonde sur la parole du Christ. Il nous a invités à emprunter le chemin de la foi à la suite du Christ, « chemin de vie et de bonheur ».

Les évêques ont commencé ensuite leur rencontre par un échange sur l’actualité de l’Église et de la société.

Intelligence artificielle

Une part importante de leurs travaux a porté sur l’intelligence artificielle. Quatre forums ont d’abord permis aux évêques d’échanger après avoir entendu les interventions d’experts sur les thèmes : « Une intelligence artificielle à l’usine : cinq histoires », « Que peut attendre la médecine de l’intelligence artificielle », « L’usage de l’intelligence artificielle et le droit », « Industrie 4.0 ; le mythe de la ré-industrialisation ». Lors de deux séquences plénières, ils ont entendu les exposés de Jean-Gabriel Ganascia (fin de l’humanité et/ou renouveau des humanités et de l’humanisme à l’heure du numérique et de l’intelligence artificielle) et de Pierre Giorgini (La crise de la joie. Ces métamorphoses qui pourraient sauver le monde).

Lutte contre la pédophilie

Les évêques ont fait un point sur la lutte contre la pédophilie lors de deux séquences. Ce fut l’occasion pour Mgr Georges Pontier de rapporter les enseignements et interpellations entendues lors de la Rencontre sur la protection des mineurs (présidents de Conférences épiscopales du monde réunis par le Pape François au Vatican du 21 au 24 février 2019). Mgr Luc Crepy, président de la Cellule permanente de lutte contre la pédophilie, a fait un bilan des travaux de la cellule, insistant notamment sur la persévérance à garder, la vigilance à exercer et la confiance à accroître. Mgr Eric de Moulins-Beaufort enfin a décrit l’avancement des travaux sur les quatre domaines décidés lors de l’Assemblée plénière de novembre 2018 : le travail mémoriel, la prévention, le geste financier envers les personnes victimes et l’accompagnement des clercs coupables.

Dans chacune de leurs interventions et sur chaque thématique traitée, les évêques intervenants ont insisté sur le rôle que devaient avoir les personnes victimes pour l’avancée des travaux.

La possibilité de pouvoir présenter des dispositifs à l’Assemblée de novembre a été soulevée. Ces séquences ont aussi été l’occasion d’échanges et de questionnements entre les évêques.

Christus vivit

Après le synode des évêques sur les jeunes, la foi et le discernement vocationnel (octobre 2018), les journées mondiales de la jeunesse de Panama (janvier 2019), est parue l’exhortation apostolique Christus vivit (Il vit, Christ !) le 2 avril 2019. Mgr Laurent Percerou, Président du Conseil pour la pastorale des enfants et des jeunes (CPEJ) et Mgr Bertrand Lacombe, membre du CPEJ, ont présenté l’exhortation et les enjeux que le Pape François y pose pour l’Église. Le Père Vincent Breynaert, directeur du Service national pour l’évangélisation des jeunes et pour les vocations, a présenté douze pistes d’orientation pastorale.

Avenir des églises

Le groupe de travail animé par Mgr Jacques Habert sur « les églises, un nouvel enjeu pastoral » a proposé aux évêques une réflexion sur l’avenir des églises. Madame Anne-Violaine Hardel, directrice juridique de la CEF et Madame Maud de Beauchesne, responsable du Département d’art sacré de la CEF, ont abordé deux questions : celle de l’élargissement de l’utilisation des églises et celle de la désaffectation. Dans le contexte actuel, les évêques souhaitent réfléchir au sujet délicat de l’entretien des églises (d’avant 1905) dont la charge devient de plus en plus lourde pour les communes et dont la desserte de plus en plus problématique pour l’Église.

Unité du presbytérium

Issu d’une demande du Comité études et projets, le groupe de travail sur l’unité du presbyterium, présidé par Mgr Jean-Louis Balsa, a fait état de la synthèse du travail en Province qui avait été demandé. Il en ressort notamment que « l’essoufflement des prêtres » met en péril l’unité du presbyterium et qu’il appelle au développement d’une pastorale de la rencontre et à une accentuation de la vie spirituelle. La diversité des provenances des prêtres soulève l’enjeu de cultiver une théologie de l’Eglise locale marquant l’appartenance à un peuple et celui de considérer le diocèse comme une terre d’aventure et de mission. Les questions spécifiques du ministère des prêtres dans les communautés nouvelles et les préfigurations qu’elles peuvent constituer ont aussi été abordées. A été soulignée la nécessité de porter une vision et des projets diocésains pour susciter des formes nouvelles du ministère presbytéral. Enfin, le rôle majeur de l’évêque comme clef de voûte du presbyterium a été réaffirmé.

Ratio nationalis

Depuis 18 mois, la Commission épiscopale pour les ministres ordonnés et les laïcs en mission ecclésiale (CEMOLEME) travaille à l’écriture d’une ratio nationalis (complément pour l’Eglise de France de la ratio fundamentalis parue en 2017).

Après le rapport d’étape effectué à l’Assemblé plénière de novembre 2018, un travail en Province a été lancé. Il est en cours. Tout en faisant un état des séminaires et lieux de formation en France, la CEMOLEME synthétise les questions remontant des provinces et des équipes de formateurs en vue de la rédaction de la ratio nationalis. Au nombre de ces questions, on trouve, par exemple, celles concernant la pastorale des vocations, les propédeutiques, les critères de discernement, le fonctionnement du Conseil et le rôle du supérieur…

Économie et finances

Lors d’une séquence consacrée aux questions économiques et financières, les évêques ont été notamment sensibilisés à la nouvelle démarche prospective à 5 ans sur les finances diocésaines ; démarche visant à optimiser la gestion financière.

Votes et élections

Au cours de cette assemblée, se sont déroulées plusieurs élections dont :

La présidence de la CEF

Ont été élus (pour une prise de fonction au 1er juillet 2019) :

Président de la CEF, Mgr Eric de Moulins-Beaufort, archevêque de Reims ;
Vice-président de la CEF, Mgr Dominique Blanchet, évêque de Belfort-Montbéliard ;
Vice-président de la CEF, Mgr Olivier Leborgne, évêque d’Amiens.

Des membres du Conseil permanent (pour une prise de fonction au 1er juillet 2019) :
pour un deuxième mandat de 3 ans :

Mgr Jean-Pierre BATUT, évêque de Blois, représentant un diocèse de moins de 500 000 habitants ;
Mgr Philippe MOUSSET, évêque de Périgueux et Sarlat, évêque ayant entre 5 et 10 ans d’ancienneté dans l’épiscopat ;
Mgr Pascal WINTZER, archevêque de Poitiers, représentant un diocèse de 500 000 à 1 million d’habitants.
pour un premier mandat de 3 ans :
Mgr Jean-Marc EYCHENNE, évêque de Pamiers, évêque ayant moins de 5 ans d’ancienneté dans l’épiscopat ;
Mgr Dominique LEBRUN, archevêque de Rouen, évêque ayant plus de 10 ans d’ancienneté dans l’épiscopat ;
Mgr Matthieu ROUGÉ, évêque de Nanterre, représentant un diocèse de plus d’1 million d’habitants.

Présidence de Comité, Commissions et Conseils

Ont été élus :

Mgr Pierre d’Ornellas, archevêque de Rennes, président du Comité étude et projet pour un premier mandat ;
Mgr Laurent Camiade, évêque de Cahors, Président de la Commission doctrinale pour un premier mandat ;
Mgr Vincent Jordy, évêque de Saint Claude, Président de la commission épiscopale pour la catéchèse et le catéchuménat, pour un premier mandat ;
Mgr Denis Moutel, évêque de Saint Brieuc, Président de la Commission financière et du Conseil pour les affaires économiques, sociales et juridiques ;
Mgr François Fonlupt, évêque de Rodez, Président du Conseil pour les mouvements et associations de fidèles ;
Mgr Pascal Delannoy, évêque de Saint Denis, Président du Conseil pour la solidarité ;
Mgr Laurent Ulrich, archevêque de Lille, Président du Conseil pour l’enseignement catholique.

Membres de comité et commissions

Ont été élus :

Mgr Bruno Valentin, évêque auxiliaire de Versailles, membre du Comité études et projets ;
Mgr Benoît Bertrand, évêque de Mende, membre de la Commission doctrinale ;
Mgr Pierre-Marie Carré, archevêque de Montpellier, membre de la Commission doctrinale ;
Mgr Alexandre Joly, évêque auxiliaire de Rennes, membre de la Commission doctrinale ;
Mgr Jean Legrez, archevêque d’Albi, membre de la Commission doctrinale.

Observatoire foi et culture

A été réélu :

Mgr Hubert Herbreteau, évêque d’Agen, pour un second mandat.

Par ailleurs, les évêques ont approuvé par vote :

Que soit érigé l’Institut supérieur de sciences religieuses de Toulouse.

 

Information

Conférence des évêques de France

Lourdes, le 4 avril 2019

ÉLECTIONS

Nouvelle présidence pour la Conférence des évêques de France

Les évêques réunis en Assemblée plénière de printemps à Lourdes, se réjouissent d’avoir élu la nouvelle présidence de la Conférence des évêques de France. Elle prendra ses fonctions au 1er juillet 2019, pour un premier mandat de 3 ans.

– Président :

Mgr Éric de MOULINS-BEAUFORT
Archevêque de Reims
Jusqu’à présent président de la Commission doctrinale de la CEF ;

– Vice-présidents :

Mgr Dominique BLANCHET
Évêque de Belfort-Montbéliard
Jusqu’à présent président du Conseil pour les associations et mouvements de fidèles ;

Mgr Olivier LEBORGNE
Évêque d’Amiens
Jusqu’à présent président de la Commission épiscopale pour la catéchèse et le catéchuménat de la CEF

 

Leurs parcours

MGR ÉRIC DE MOULINS-BEAUFORT
PRÉSIDENT DE LA CONFÉRENCE DES ÉVÊQUES DE FRANCE

Ordonné en 1991 pour l’archidiocèse de Paris, Mgr Éric de Moulins-Beaufort fut aumônier du collège Montaigne (1992-1993) ; directeur au séminaire de Paris et enseignant à l’École Cathédrale et au Studium du Séminaire de Paris (devenu Faculté de théologie Notre-Dame) ; aumônier du lycée Louis-le-Grand (1993-1995) ; curé de la paroisse Saint-Paul – Saint-Louis (2000-2005).
En 2005, il devint secrétaire particulier de l’Archevêque de Paris, Mgr André Vingt-Trois, fonction qu’il occupa jusqu’en 2008.
De 2009 à 2011, il fut professeur extraordinaire à la Faculté Notre-Dame et au Studium du Séminaire de Paris.
Entre 2008 et 2018, Mgr Éric de Moulins-Beaufort fut évêque auxiliaire et vicaire général de l’archidiocèse de Paris avant d’être nommé archevêque de Reims le 18 août 2018.
Mgr Éric de Moulins-Beaufort est membre du Conseil de direction de l’Association internationale Cardinal Henri de Lubac, du conseil de rédaction de la revue Communio, du conseil de rédaction de la Nouvelle revue théologique.
Au sein de la Conférence des évêques de France, Mgr de Moulins-Beaufort était jusqu’à présent Président de la Commission doctrinale.

MGR DOMINIQUE BLANCHET
VICE-PRÉSIDENT DE LA CONFÉRENCE DES ÉVÊQUES DE FRANCE

Ordonné prêtre le 27 juin 1999 pour le diocèse d’Angers, Mgr Blanchet fut coopérateur à la paroisse Saint-Denis des Faluns (Doué-la-Fontaine) de 1999 à 2005 puis au sein de la paroisse Saint-Martin-en-Layon (Montigné-Briand) entre 2000 et 2005.
Mgr Blanchet fut délégué épiscopal à la pastorale des jeunes (2004-2010) et prêtre de l’équipe d’aumônerie diocésaine du MRJC (2004-2006).
De 2004 et 2015, il fut aumônier de l’association Foi et Lumière. Entre 2005 et 2006, Mgr Blanchet fut curé in solidum des paroisses Saint-Pierre-et-Saint-Jacques-en-Chemillois (Chemillé), Sainte-Bernadette-d’Aubance-et-Jeu (Saint-Lézin) et Notre-Dame-de-la-Colline (Saint-Georges-des-Gardes).
Puis, il devint vicaire général et délégué épiscopal au service des jeunes.
En 2008, il devint administrateur diocésain suite à la nomination à la Curie romaine, comme secrétaire de la Congrégation pour l’éducation catholique, de Mgr Jean-Louis Bruguès alors évêque d’Angers.
Suite à la nomination de Mgr Emmanuel Delmas, comme nouvel évêque du diocèse, Mgr Blanchet conserva ses fonctions de vicaire général et délégué épiscopal au service des jeunes.
En 2009, il est nommé modérateur de la curie.
Entre 2011 et 2013, Mgr Blanchet fut administrateur de la paroisse Saint-Maurille-en-Loire-et-Layon (Chalonnes-sur-Loire) puis curé de la paroisse Saint-Lazare-Saint-Nicolas (2013-2015).
Le 21 mai 2015, Mgr Blanchet fut nommé évêque de Belfort-Montbéliard.
Au sein de la CEF, Mgr Dominique Blanchet était jusqu’à présent président du Conseil pour les associations et mouvements de fidèles.

MGR OLIVIER LEBORGNE
VICE-PRÉSIDENT DE LA CONFÉRENCE DES ÉVÊQUES DE FRANCE

Ordonné prêtre le 29 juin 1991 pour le diocèse de Versailles, Mgr Leborgne fut vicaire à la paroisse d’Élancourt-Maurepas (1991-1996) puis responsable diocésain des Journées Mondiales de la Jeunesse organisées à Paris (1996-1998).
En 1998, Mgr Leborgne fut nommé délégué diocésain à la pastorale des jeunes, fonction qu’il occupa jusqu’en 2001. De 2001 à 2003, il fut membre du service diocésain de formation avant de devenir en 2002, responsable de la formation permanente des prêtres, jusqu’en 2014.
Entre 1998 et 2003, Mgr Leborgne fut curé de la paroisse Sainte-Bernadette de Versailles.
Entre 2003 et 2004, il fut nommé vicaire épiscopal en charge de la formation. En 2004, il fut nommé vicaire général du diocèse de Versailles puis vicaire épiscopal pour les doyennés de Versailles (2004), vicaire épiscopal pour les doyennés du Vésinet (2005).
Entre 2010 et 2012, Mgr Leborgne fut le secrétaire général du synode diocésain organisé par Mgr Aumônier.
Entre 2012 et 2010, il fut conseiller ecclésiastique de la Confédération nationale des associations familiales catholiques.
Le 20 février 2014, Mgr Leborgne fut nommé évêque d’Amiens.
Au sein de la CEF, Mgr Olivier Leborgne était jusqu’à présent Président de la Commission épiscopale pour la catéchèse et le catéchuménat.

Membres élus au Conseil permanent de la CEF

L’Assemblée plénière d’avril 2019 a été l’occasion, pour les évêques, de procéder à la réélection de membres du Conseil permanent et à l’élection de nouveaux membres. Après avoir élu la présidence de la Conférence des évêques de France, les évêques ont donc réélu ou élu les membres suivants :

Sont élus pour un deuxième mandat de 3 ans :

Mgr Jean-Pierre BATUT
Évêque de Blois, représentant un diocèse de moins de 500 000 habitants ;

Mgr Philippe MOUSSET
Évêque de Périgueux et Sarlat, évêque ayant entre 5 et 10 ans d’ancienneté dans l’épiscopat ;

Mgr Pascal WINTZER
Archevêque de Poitiers, représentant un diocèse de 500 000 à 1 million d’habitants ;

Sont élus pour un premier mandat de 3 ans :

Mgr Jean-Marc EYCHENNE
Évêque de Pamiers, évêque ayant moins de 5 ans d’ancienneté dans l’épiscopat ;

Mgr Dominique LEBRUN
Archevêque de Rouen, évêque ayant plus de 10 ans d’ancienneté dans l’épiscopat ;

Mgr Matthieu ROUGÉ
Évêque de Nanterre, représentant un diocèse de plus d’1 million d’habitants.

Ces membres élus prendront leur fonction à partir du 1er juillet 2019, le Conseil permanent sera alors composé des membres suivants :

Mgr Éric de MOULINS-BEAUFORT, Archevêque de Reims, président de la CEF
Mgr Dominique BLANCHET, Évêque de Belfort-Montbéliard, vice-président de la CEF
Mgr Olivier LEBORGNE, Évêque d’Amiens, vice-président de la CEF
Mgr Michel AUPETIT, Archevêque de Paris et membre de droit du Conseil permanent
Mgr Jean-Pierre BATUT, Évêque de Blois
Mgr Jean-Marc EYCHENNE, Évêque de Pamiers
Mgr Dominique LEBRUN, Archevêque de Rouen
Mgr Philippe MOUSSET, Évêque de Périgueux et Sarlat
Mgr Matthieu ROUGÉ, Évêque de Nanterre
Mgr Pascal WINTZER, Archevêque de Poitiers

Pour mémoire, le Conseil permanent actuel (en fonction jusqu’au 30 juin) :

Mgr Georges PONTIER, Archevêque de Marseille, président de la CEF
Mgr Pierre-Marie CARRÉ, Archevêque de Montpellier, vice-président de la CEF
Mgr Pascal DELANNOY, Évêque de Saint-Denis, vice-président de la CEF
Mgr Michel AUPETIT, Archevêque de Paris
Mgr Jean-Pierre BATUT, Évêque de Blois
Mgr François FONLUPT, Évêque de Rodez
Mgr Stanislas LALANNE, Évêque de Pontoise
Mgr Philippe MOUSSET, Évêque de Périgueux
Mgr Benoît RIVIÈRE, Évêque d’Autun
Mgr Pascal WINTZER, Archevêque de Poitiers

Rôle du Conseil permanent de la CEF

Le Conseil permanent est l’organisme qui reçoit délégation de l’assemblée pour :

Veiller à l’exécution des décisions prises par l’assemblée
Assurer la continuité de l’action pastorale d’une assemblée à l’autre
Assurer la coordination du travail des instances de la Conférence
Nommer les secrétaires généraux adjoints, les directeurs des services nationaux et certains aumôniers nationaux
Étudier les questions urgentes qui n’exigent pas une décision de l’assemblée
Préparer les sessions de l’assemblée plénière.

Le Conseil permanent comprend le président et les vice-présidents de la Conférence, l’archevêque de Paris (membre de droit) et six évêques élus (pour un mandat de trois ans renouvelable une fois). Le Conseil permanent se réunit deux à trois jours par mois, de septembre à juin, et plus souvent si nécessaire.

La composition du Conseil Permanent est constituée par un évêque :

D’un diocèse de moins de 500 000 d’habitants
D’un diocèse entre 500 000 et 1 million d’habitants
D’un diocèse de plus de d’1 million d’habitants
Un évêque ayant moins de 5 ans d’ancienneté
Un évêque ayant entre 5 et 10 ans d’ancienneté
Un évêque ayant plus de 10 ans d’ancienneté

 

Information Christus vivit - Exhortation apostolique du Pape François - Editions de l'Emmanuel

La Conférence des évêques de France nous résume les points principaux traités dans la nouvelle exhortation du Pape François :

« Il vit, le Christ, notre espérance et il est la plus belle jeunesse de ce monde. Tout ce qu’il touche devient jeune, devient nouveau, se remplit de vie. Les premières paroles que je voudrais adresser à chacun des jeunes chrétiens sont donc : Il vit et il te veut vivant !».

Ainsi commence l’Exhortation Apostolique post-synodale Christus vivit du Pape François, signée lundi 25 mars dans la Sainte Maison de Lorette et adressée «aux jeunes et à tout le peuple de Dieu». Dans le document, composé de neuf chapitres divisés en 299 paragraphes, le Pape explique s’être laissé «inspirer par la richesse des réflexions et des échanges du Synode» des jeunes, célébré au Vatican en octobre 2018.

Premier chapitre : « Que dit la Parole de Dieu sur les jeunes ? »

François rappelle qu’«à une époque où les jeunes comptaient peu, certains textes montrent que Dieu a sur eux un autre regard» (6) et il présente brièvement des figures de jeunes de l’Ancien Testament: Joseph, Gédéon (7), Samuel (8), le roi David (9), Salomon et Jérémie (10), la fillette au service de la femme de Naaman et la jeune Ruth (11). Puis il passe au Nouveau Testament. Le Pape rappelle que «Jésus, l’éternel jeune, veut nous faire don d’un cœur toujours jeune» (13) et il ajoute: «Remarquons que Jésus n’appréciait pas que les personnes adultes regardent avec mépris les plus jeunes ou les maintiennent à leur service de manière despotique. Au contraire, il demandait: “Que le plus grand parmi vous se comporte comme le plus jeune, et celui qui gouverne comme celui qui sert” (Lc 22, 26). Pour lui, l’âge n’établissait pas de privilèges, et le fait que quelqu’un soit moins âgé ne signifiait pas qu’il valait moins». François affirme: «Il ne faut pas regretter de passer sa jeunesse en étant bon, en ouvrant son coeur au Seigneur, en vivant d’une autre manière» (17).

Second chapitre : « Jésus-Christ toujours jeune »

Le Pape évoque le thème des jeunes années de Jésus et il rappelle le récit évangélique qui décrit le Nazaréen «en pleine adolescence, lorsqu’il retourne avec ses parents à Nazareth, après qu’ils l’aient perdu et retrouvé au Temple» (26). Nous ne devons pas penser, écrit François, que «Jésus était un adolescent solitaire ou un jeune enfermé sur lui-même. Sa relation avec les gens était celle d’un jeune qui partageait toute la vie d’une famille bien intégrée dans le peuple», «personne ne le considérait comme un jeune étrange ou séparé des autres» (28). Le Pape fait remarquer que Jésus adolescent, «grâce à la confiance de ses parents, […] se déplace librement et apprend à marcher avec tous les autres» (29). Ces aspects de la vie de Jésus ne devraient pas être ignorés dans la pastorale des jeunes, «pour qu’on ne crée pas des projets qui isolent les jeunes de la famille et du monde, ou qui les transforment en une minorité sélectionnée et préservée de toute contagion». On a plutôt besoin «de projets qui les fortifient, les accompagnent et les lancent vers la rencontre avec les autres, vers le service généreux, vers la mission» (30).

Jésus «ne vous éclaire pas de loin ou du dehors, mais dans votre jeunesse même qu’il partage avec vous», et l’on peut reconnaître en Lui beaucoup de traits typiques des cœurs jeunes (31). Près de Lui «nous pouvons boire à la vraie source qui garde vivants nos rêves, nos projets, nos grands idéaux, et qui nous lance dans l’annonce de la vie qui vaut la peine» (32). «Le Seigneur nous appelle à allumer des étoiles dans la nuit d’autres jeunes» (33).

 

François parle ensuite de la jeunesse de l’Église, et il écrit : «Demandons au Seigneur de délivrer l’Église des personnes qui veulent la faire vieillir, la scléroser dans le passé, la figer, l’immobiliser. Demandons-lui également de la délivrer d’une autre tentation : croire qu’elle est jeune parce qu’elle cède à tout ce que le monde lui offre ; croire qu’elle se renouvelle parce qu’elle cache son message et qu’elle imite les autres. Non ! Elle est jeune quand elle est elle-même, quand elle reçoit la force toujours nouvelle de la Parole de Dieu, de l’Eucharistie, de la présence du Christ et de la force de son Esprit chaque jour» (35). Il est vrai que nous, «membres de l’Église», «nous ne devons pas être des personnes étranges», mais «nous devons oser être différents, afficher d’autres rêves que ce monde n’offre pas, témoigner de la beauté de la générosité, du service, de la pureté, du courage, du pardon, de la fidélité à sa vocation, de la prière, de la lutte pour la justice et le bien commun, de l’amour des pauvres, de l’amitié sociale» (36). L’Église peut être tentée de perdre l’enthousiasme et de «chercher de fausses sécurités mondaines. Ce sont précisément les jeunes qui peuvent l’aider à rester jeune» (37).

Le Pape revient ensuite sur l’un de ses enseignements les plus chers, et en expliquant qu’il faut présenter la figure de Jésus «de façon attrayante et efficace» il dit: «C’est pourquoi il est nécessaire que l’Église ne soit pas trop attentive à elle-même mais qu’elle reflète surtout Jésus-Christ. Cela implique qu’elle reconnaisse avec humilité que certaines choses concrètes doivent changer» (39).

Dans l’Exhortation, on reconnaît que certains jeunes ressentent la présence de l’Église «comme désagréable, sinon irritante». Une attitude qui s’enracine «dans des raisons sérieuses et respectables: les scandales sexuels et économiques, l’inadaptation des ministres ordonnés qui ne savent pas saisir de façon appropriée la sensibilité des jeunes, […] le rôle passif assigné aux jeunes à l’intérieur de la communauté chrétienne, les difficultés de l’Église à rendre raison de ses positions doctrinales et éthiques face à la société contemporaine» (40).

Il y a des jeunes qui «réclament une Église qui écoute davantage, qui ne soit pas toujours à condamner le monde. Ils ne veulent pas voir une Église silencieuse et timide, ni toujours en guerre sur deux ou trois thèmes qui l’obsèdent. Pour être crédible face aux jeunes, elle a parfois besoin de retrouver l’humilité et d’écouter simplement, de reconnaître dans ce que disent les autres la présence d’une lumière qui l’aide à mieux découvrir l’Évangile» (41). Par exemple, une Église trop craintive peut être continuellement critique «face aux discours sur la défense des droits des femmes, et signaler constamment les risques et les erreurs possibles de ces revendications», alors qu’une Église «vivante peut réagir en prêtant attention aux revendications légitimes des femmes», «bien qu’elle ne soit pas d’accord avec tout ce que proposent certains groupes féministes» (42).

François présente ensuite «Marie, la jeune femme de Nazareth», et son “oui” comme celui «de celle qui veut s’engager et risquer, de celle qui veut tout parier, sans autre sécurité que la certitude de savoir qu’elle était porteuse d’une promesse. Et je demande à chacun de vous : vous sentez-vous porteurs d’une promesse?» (44). Pour Marie «les difficultés n’étaient pas une raison pour dire “non”» et en se mettant ainsi en jeu elle est devenue «l’influencer de Dieu». Le cœur de l’Église est également rempli de jeunes saints. Le Pape mentionne saint Sébastien, saint François d’Assise, sainte Jeanne d’Arc, le bienheureux martyr Andrew Phû Yên, sainte Kateri Tekakwitha, saint Dominique Savio, sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus, le bienheureux Ceferino Namuncurá, le bienheureux Isidore Bakanja, le bienheureux Pier Giorgio Frassati, le bienheureux Marcel Callo, la jeune bienheureuse Chiara Badano.

Troisième chapitre : « Vous êtes l’aujourd’hui de Dieu »

Nous ne pouvons pas nous contenter de dire, affirme François, que «les jeunes sont l’avenir du monde. Ils sont le présent, ils l’enrichissent par leur contribution» (64). C’est la raison pour laquelle il faut les écouter même si «la tendance prévaut d’apporter des réponses toutes faites et de proposer des recettes toutes prêtes, sans laisser émerger les questions des jeunes dans leur nouveauté, ni saisir ce qu’elles ont de provocant» (65). «Aujourd’hui, nous les adultes, nous courons le risque de dresser une liste de calamités, de défauts de la jeunesse actuelle… Mais quel serait le résultat de cette attitude ? Toujours plus de distance» (66). Quiconque est appelé à être père, pasteur et guide des jeunes devrait avoir la capacité «de trouver des chemins là où d’autres ne voient que des murailles, c’est l’habileté à reconnaître des possibilités là où d’autres ne voient que des dangers. Le regard de Dieu le Père est ainsi, capable de valoriser et d’alimenter les semences de bien semées dans les coeurs des jeunes. Le coeur de chaque jeune doit donc être considéré comme une “terre sacrée”» (67). François invite en outre à ne pas faire de généralisations, parce qu’il «existe une pluralité de mondes jeunes» (68).

En parlant de ce qui arrive aux jeunes, le Pape se souvient des jeunes qui vivent dans un contexte de guerre, de ceux qui sont exploités et victimes d’enlèvements, du crime organisé, de la traite des êtres humains, de l’esclavage et de l’exploitation sexuelle, de viols. Et aussi ceux qui vivent en perpétrant des crimes et des violences (72). «De nombreux jeunes sont endoctrinés, instrumentalisés et utilisés comme chair à canon ou comme une force de choc pour détruire, intimider ou ridiculiser les autres. Et le pire, c’est que beaucoup deviennent individualistes, ennemis et méfiants envers tout le monde, si bien qu’ils deviennent la proie facile d’offres déshumanisantes et de plans destructeurs qu’élaborent des groupes politiques ou des pouvoirs économiques» (73). Plus nombreux encore sont ceux qui subissent des formes de marginalisation et d’exclusion sociale pour des raisons religieuses, ethniques ou économiques. François cite les adolescents et les jeunes qui «se trouvent enceintes, la plaie de l’avortement, de même que la diffusion du VIH, les diverses formes de dépendance (drogues, jeux de hasard, pornographie, etc.) et la situation des enfants et des jeunes de la rue» (74), des situations rendues doublement douloureuses et difficiles pour les femmes. «Ne soyons pas une Eglise insensible à ces drames de ses enfants jeunes. Ne nous y habituons jamais […]. Le pire que nous puissions faire, c’est d’appliquer la recette de l’esprit du monde qui consiste à anesthésier les jeunes avec d’autres nouvelles, d’autres distractions, d’autres banalités» (75). Le Pape invite les jeunes à apprendre à pleurer pour leurs contemporains qui sont dans une situation pire que la leur (76).

Il est vrai, explique François, que «les puissants offrent certaines aides, mais souvent à un coût élevé. Dans de nombreux pays pauvres, les aides économiques de pays plus riches ou d’organismes internationaux peuvent être liées à l’acceptation de propositions occidentales ayant rapport à la sexualité, au mariage, à la vie ou à la justice sociale. Cette colonisation idéologique nuit surtout aux jeunes» (78). Le Pape met aussi en garde contre la culture actuelle qui présente le modèle juvénile de beauté et utilise les corps jeunes dans la publicité : «cela n’est pas élogieux pour les jeunes. Cela signifie seulement que les adultes veulent voler la jeunesse pour eux-mêmes » (79).

Mentionnant les «désirs, blessures et recherches», François parle de la sexualité : « dans un monde qui souligne à l’excès la sexualité, il est difficile de garder une bonne relation avec son corps et de vivre sereinement les relations affectives». Pour cette raison aussi la morale sexuelle est souvent cause «d’incompréhension et d’éloignement par rapport à l’Église », perçue «comme un espace de jugement et de condamnation», bien que les jeunes veuillent dialoguer sur ces thèmes (81). Le Pape, face aux développements de la science, des technologies biomédicales et des neurosciences, rappelle qu’ils « peuvent nous conduire à oublier que la vie est un don et que nous sommes des êtres créés et limités, que nous pouvons être facilement instrumentalisés par ceux qui ont le pouvoir technologique » (82).

L’Exhortation aborde ensuite le thème du «monde numérique», qui a créé « une nouvelle manière de communiquer » et qui « peut faciliter la circulation d’une information indépendante ». Dans de nombreux pays, le web et les réseaux sociaux sont «désormais un lieu incontournable pour atteindre les jeunes et les faire participer» (87). Mais c’est «aussi un espace de solitude, de manipulation, d’exploitation et de violence, jusqu’au cas extrême du dark web. Les médias numériques peuvent exposer au risque de dépendance, d’isolement et de perte progressive de contact avec la réalité concrète, entravant ainsi le développement d’authentiques relations interpersonnelles. De nouvelles formes de violence se diffusent à travers les social media, comme le cyber bizutage ; le web est aussi un canal de diffusion de la pornographie et d’exploitation des personnes à des fins sexuelles ou par le biais des jeux de hasard» (88). On ne doit pas oublier que dans le monde numérique opèrent «de gigantesques intérêts économiques», capables de créer «des mécanismes de manipulation des consciences et des processus démocratiques». Il y a des circuits fermés qui « facilitent la diffusion de fausses informations et de fausses nouvelles, fomentant les préjugés et la haine. […] La réputation des personnes est mise en danger par des procès sommaires online. Le phénomène concerne aussi l’Église et ses pasteurs » (89). Dans un document préparé par 300 jeunes du monde entier avant le Synode, on affirme que «les relations online peuvent devenir inhumaines » et l’immersion dans le monde virtuel a favorisé « une sorte de “migration numérique”, c’est-à-dire un éloignement de la famille ainsi que des valeurs culturelles et religieuses, qui conduit beaucoup de personnes dans un monde de solitude » (90).

Le Pape poursuit en présentant « les migrants comme paradigme de notre temps », et il rappelle que de nombreux jeunes sont impliqués dans les migrations. « La préoccupation de l’Église concerne en particulier ceux qui fuient la guerre, la violence, la persécution politique ou religieuse, les désastres naturels dus aux changements climatiques et à la pauvreté extrême » (91): ils sont à la recherche d’une opportunité, rêvent d’un futur meilleur. D’autres migrants sont « attirés par la culture occidentale, nourrissant parfois des attentes irréalistes qui les exposent à de lourdes déceptions. Des trafiquants sans scrupules, souvent liés aux cartels de la drogue et des armes, exploitent la faiblesse des migrants […]. Il faut signaler la vulnérabilité particulière des migrants non accompagnés […]. Dans certains pays d’arrivée, les phénomènes migratoires suscitent des alarmes et des peurs, souvent fomentées et exploitées à des fins politiques. Une mentalité xénophobe, de fermeture et de repli sur soi se diffuse alors. Il faut réagir fermement à cela » (92). Les jeunes migrants expérimentent souvent aussi un déracinement culturel et religieux (93). François demande « en particulier aux jeunes de ne pas se laisser enrôler dans les réseaux de ceux qui veulent les opposer à d’autres jeunes qui arrivent dans leurs pays, en les présentant comme des êtres dangereux » (94).

Le Pape parle aussi des abus sur mineurs, faisant de l’adoption de mesures rigoureuses de préventions l’engagement du Synode, et il exprime sa gratitude « envers ceux qui ont le courage de dénoncer le mal subi » (99), rappelant que « grâce à Dieu » les prêtres qui sont entachés de ces « horribles crimes ne constituent pas la majorité qui exerce un ministère fidèle et généreux ». Il demande aux jeunes, lorsqu’ils voient un prêtre en danger parce qu’il s’engage sur une mauvaise voie, d’avoir le courage de lui rappeler son engagement envers Dieu et avec son peuple (100).
Les abus ne sont cependant pas l’unique péché de l’Église. « Nos péchés sont à la vue de tous ; ils se reflètent sans pitié dans les rides du visage millénaire de notre Mère», mais l’Église ne recourt à aucune chirurgie esthétique, «elle ne craint pas de montrer les péchés de ses membres ». « Mais souvenons-nous qu’on n’abandonne pas une Mère lorsqu’elle est blessée » (101). Ce moment obscur, avec l’aide des jeunes, « peut véritablement être l’occasion d’une réforme de portée historique, pour déboucher sur une nouvelle Pentecôte » (102).

François rappelle aux jeunes qu’«il y a une issue» dans toutes les situations difficiles et douloureuses. Il rappelle la bonne nouvelle donnée au matin de la Résurrection. Et il explique que même si le monde numérique peut exposer à de nombreux risques, il y a des jeunes qui savent être créatifs et géniaux dans ce domaine. Comme le vénérable Carlo Acutis, qui « a été capable d’utiliser les nouvelles techniques de communication pour transmettre l’Évangile » (105), il n’est pas tombé dans le piège et il disait : « tous les hommes naissent comme des originaux, mais beaucoup meurent comme des photocopies ». « Ne permets pas que cela t’arrive» (106) prévient le Pape. «Ne permets pas qu’ils te volent l’espérance et la joie, qu’ils te rendent toxicodépendant pour t’utiliser comme esclave de leurs intérêts » (107), recherche le grand but de la sainteté. « La jeunesse, ce n’est pas seulement la recherche de plaisirs passagers et de succès superficiels. Pour que la jeunesse atteigne sa finalité dans le parcours de ta vie, elle doit être un temps de don généreux, d’offrande sincère » (108). « Si tu es jeune en âge, mais si tu te sens faible, fatigué ou désabusé, demande à Jésus de te renouveler » (109). Mais en se rappelant toujours qu’« il est très difficile de lutter contre notre propre concupiscence ainsi que contre les embûches et les tentations du démon et du monde égoïste, si nous sommes trop isolés » (110), une vie communautaire est en effet toujours utile.

Quatrième chapitre : « La grande annonce pour tous les jeunes »

À tous les jeunes, le Pape annonce trois grandes vérités. Un « Dieu qui est amour», par conséquent «Dieu t’aime. N’en doute jamais» (112) et «tu peux te jeter avec confiance dans les bras de ton Père divin » (113). François affirme que la mémoire du Père «n’est pas un “disque dur” qui enregistre et archive toutes nos données, sa mémoire est un cœur tendre de compassion, qui se plaît à effacer définitivement toutes nos traces de mal […]. Parce qu’il t’aime. Essaye de rester un moment en silence en te laissant aimer par lui» (115). L’amour du Seigneur « apprend plus à redresser qu’à faire chuter, à réconcilier qu’à interdire, à donner de nouvelles chances qu’à condamner, à regarder l’avenir plus que le passé » (116).

La seconde vérité est que « Le Christ te sauve ». « N’oublie jamais qu’il pardonne soixante-dix fois sept fois. Il revient nous charger sur ses épaules une fois après l’autre » (119). Jésus nous aime et nous sauve parce que « seul celui qu’on aime peut être sauvé. Seul celui qu’on embrasse peut être transformé. L’amour du Seigneur est plus grand que toutes nos contradictions, que toutes nos fragilités et que toutes nos petitesses » (120). Et «son pardon et son salut ne sont pas une chose que nous avons achetée, ou que nous devons acquérir par nos œuvres et par nos efforts. Il nous pardonne et nous libère gratuitement» (121). La troisième vérité est qu’« Il vit ! ». « Il faut le rappeler souvent, parce que nous courons le risque de prendre Jésus-Christ seulement comme un bon exemple du passé, comme un souvenir, comme quelqu’un qui nous a sauvés il y a deux mille ans. Cela ne nous servirait à rien, cela nous laisserait identiques, cela ne nous libèrerait pas » (124). S’Il vit, « c’est une garantie que le bien peut se faire un chemin dans notre vie […]. Nous pouvons cesser de nous plaindre, et regarder en avant parce que, avec lui, on le peut toujours » (127).
Dans ces vérités apparaît le Père et apparaît Jésus. Et là où Ils sont, là est aussi l’Esprit Saint. « Invoque chaque jour l’Esprit Saint […]. Tu ne perds rien et il peut changer ta vie, il peut l’éclairer et lui donner une meilleure direction. Il ne te mutile pas, il ne t’enlève rien, mais il t’aide à trouver ce dont tu as besoin de la meilleure façon » (131).

Cinquième chapitre : « Chemins de jeunesse »

« L’amour de Dieu et notre relation avec le Christ vivant ne nous empêchent pas de rêver, et n’exigent pas de nous que nous rétrécissions nos horizons. Au contraire, cet amour nous pousse en avant, nous stimule, nous élance vers une vie meilleure et plus belle. Le mot “inquiétude” résume les nombreuses quêtes du cœur des jeunes » (138). Lorsqu’il pense à un jeune, le Pape voit celui qui garde toujours un pied devant l’autre, prêt à partir, à bondir, toujours lancé vers l’avant (139). La jeunesse ne peut pas rester un «temps suspendu», parce que « c’est l’âge des choix » dans le domaine professionnel, social, politique, et aussi dans le choix du partenaire et la possibilité d’avoir les premiers enfants (141). L’anxiété « peut être une grande ennemie lorsqu’il nous arrive de baisser les bras parce que nous découvrons que les résultats ne sont pas immédiats. Les rêves les plus beaux se conquièrent avec espérance, patience et effort, en renonçant à l’empressement. En même temps il ne faut pas s’arrêter par manque d’assurance, il ne faut pas avoir peur de parier et de faire des erreurs » (142). François invite les jeunes à ne pas observer la vie depuis un balcon, à ne pas passer leur vie seulement devant un écran, à ne pas se réduire à des véhicules abandonnés et à ne pas regarder le monde en touriste s: « Faites du bruit ! Repoussez dehors les craintes qui vous paralysent […]. Vivez ! » (143). Il les invite à « vivre le présent » en profitant avec gratitude de chaque petit don de la vie sans « être insatiable » et « obsédé par le fait d’avoir toujours plus de plaisirs » (146). En effet, vivre le présent ne signifie pas se « lancer dans une frénésie irresponsable qui nous laisserait vides et toujours insatisfaits » (147).

« Tu ne connaîtras pas la véritable plénitude d’être jeune […] si tu ne vis pas dans l’amitié de Jésus » (150). L’amitié avec Lui est indissoluble parce qu’Il ne nous abandonne pas (154) et comme « nous parlons avec l’ami, nous partageons les choses les plus secrètes. Avec Jésus aussi, nous parlons » : en priant, « nous lui « ouvrons le jeu » et nous lui faisons la place « pour qu’il puisse agir et puisse entrer et puisse triompher » (155). « Ne prive pas ta jeunesse de cette amitié », « tu vivras la belle expérience de te savoir toujours accompagné » comme les disciples d’Emmaüs (156) : saint Oscar Romero disait que « le christianisme n’est pas un ensemble de vérités à croire, de lois à suivre, d’interdictions. Il devient repoussant de cette manière. Le christianisme est une Personne qui m’a aimé tellement qu’il demande mon amour. Le christianisme, c’est le Christ ».

Évoquant « la croissance et le mûrissement », le Pape indique ensuite l’importance de rechercher « un développement spirituel », de « chercher le Seigneur, garder sa Parole », de maintenir « la connexion avec Jésus, être en ligne avec lui, puisque tu ne grandiras pas en bonheur et en sainteté par tes seules forces ni par ton esprit » (158). L’adulte lui aussi doit mûrir sans perdre les valeurs de la jeunesse : « À chaque moment de la vie, nous devrions pouvoir renouveler et renforcer la jeunesse. Quand j’ai commencé mon ministère de Pape, le Seigneur m’a élargi les horizons et m’a offert une nouvelle jeunesse. La même chose peut arriver pour un mariage célébré il y a de nombreuses années, ou pour un moine entré dans son monastère » (160). Grandir signifie « conserver et nourrir les choses les plus précieuses que la jeunesse te laisse, mais, en même temps, c’est être ouvert à purifier ce qui n’est pas bon » (161). « Mais je te rappelle que tu ne seras pas saint ni accompli, en copiant les autres », « tu dois découvrir qui tu es et développer ta manière propre d’être saint » (162). François propose des « sentiers de fraternité » pour vivre sa foi, en rappelant que « l’Esprit Saint veut nous stimuler pour que nous sortions de nous-mêmes, embrassions les autres par amour et recherchions leur bien. Par conséquent, il est toujours mieux de vivre la foi ensemble et d’exprimer notre amour dans une vie communautaire » (164), en surmontant « la tentation de nous enfermer en nous-mêmes, dans nos difficultés, dans la blessure de nos sentiments, dans nos plaintes et dans notre confort » (166). Dieu « aime la joie des jeunes et il les invite spécialement à cette joie qui se vit en communion fraternelle » (167).

Le Pape parle ensuite des «jeunes engagés», affirmant qu’ils peuvent parfois courir «le risque de s’enfermer dans de petits groupes […]. Ils sentent qu’ils vivent l’amour fraternel, mais peut-être leur groupe s’est-il changé en un simple prolongement de soi. Cela devient plus grave si la vocation de laïc se conçoit seulement comme un service à l’intérieur de l’Eglise (lecteurs, acolytes, catéchiste, etc.), oubliant que la vocation laïque consiste avant tout dans la charité en famille, la charité sociale et la charité politique»(168). François propose «aux jeunes d’aller au-delà des groupes d’amis et de construire l’amitié sociale, chercher le bien commun. L’inimitié sociale détruit. Et l’inimitié détruit une famille. L’inimitié détruit un pays. L’inimitié détruit le monde. Et l’inimitié la plus grande, c’est la guerre. Et aujourd’hui, nous voyons que le monde est en train d’être détruit par la guerre, parce qu’ils sont incapables de s’asseoir et de se parler».

« L’engagement social et le contact direct avec les pauvres demeurent une occasion fondamentale de découverte et d’approfondissement de la foi et de discernement de sa propre vocation » (170). Le Pape cite l’exemple positif des jeunes en paroisse, des groupes et des mouvements qui «sortent souvent pour accompagner les personnes âgées et malades, ou visiter les quartiers pauvres» (171). Tandis que « d’autres jeunes participent à des programmes sociaux pour construire des maisons pour ceux qui n’ont pas de toit, ou pour assainir des lieux pollués, ou pour collecter des aides pour les personnes les plus nécessiteuses. Il serait bon que cette énergie communautaire s’applique non seulement à des actions ponctuelles, mais de manière stable ». Les étudiants « peuvent s’unir de manière interdisciplinaire pour appliquer leur savoir à la résolution de problèmes sociaux, et ils peuvent, dans cette tâche, travailler au coude à coude avec les jeunes d’autres Églises ou d’autres religions » (172). François encourage les jeunes à assumer cet engagement : « je vois que de nombreux jeunes, en tant de parties du monde, sont sortis sur les routes pour exprimer le désir d’une civilisation plus juste et fraternelle. […] Ce sont des jeunes qui veulent être protagonistes du changement. S’il vous plaît, ne laissez pas les autres être protagonistes du changement ! » (174).

Les jeunes sont appelés à être « des missionnaires courageux », témoignant partout de l’Évangile par leur propre vie, ce qui n’est « pas parler de la vérité mais la vivre » (175). La parole, en revanche, ne doit pas être tue : « Soyez capables d’aller à contre-courant et sachez partager Jésus, communiquez la foi qu’il vous a offerte » (176). Où Jésus nous envoie-t-il ? « Il n’y a pas de frontières, il n’y a pas de limites : il nous envoie à tous. L’Évangile est pour tous et non pour quelques-uns. Il n’est pas seulement pour ceux qui semblent plus proches, plus réceptifs, plus accueillants. Il est pour tous » (177). Et l’on en doit pas s’attendre à ce que « la mission soit facile et confortable » (178).

Sixième chapitre : « Des jeunes avec des racines »

François explique qu’il souffre «de voir que certains proposent aux jeunes de construire un avenir sans racines, comme si le monde commençait maintenant» (179). Si quelqu’un «vous fait une proposition et vous dit d’ignorer l’histoire, de ne pas reconnaître l’expérience des aînés, de mépriser le passé et de regarder seulement vers l’avenir qu’il vous propose, n’est-ce pas une manière facile de vous piéger avec sa proposition afin que vous fassiez seulement ce qu’il vous dit ? Cette personne vous veut vides, déracinés, méfiants de tout, pour que vous ne fassiez confiance qu’à ses promesses et que vous vous soumettiez à ses projets. C’est ainsi que fonctionnent les idéologies de toutes les couleurs, qui détruisent (ou dé-construisent) tout ce qui est différent et qui, de cette manière, peuvent régner sans opposition» (181). Les manipulateurs recourent aussi à l’adoration de la jeunesse: «Le corps jeune devient le symbole de ce nouveau culte, et donc tout ce qui a rapport avec ce corps est idolâtré, désiré sans limites ; et ce qui n’est pas jeune est regardé avec mépris. Mais c’est une arme qui, surtout, finit par dégrader les jeunes eux-mêmes» (182). «Chers jeunes, n’acceptez pas qu’on utilise votre jeunesse pour favoriser une vie superficielle qui confond beauté et apparence» (183) parce qu’il y a de la beauté chez le travailleur qui rentre sale chez lui, chez la femme âgée qui prend soin de son mari malade, dans la fidélité des couples qui s’aiment à l’automne de leur vie. Aujourd’hui en revanche on promeut «une spiritualité sans Dieu, une affectivité sans communauté et sans engagement envers ceux qui souffrent, une crainte des pauvres vus comme des personnes dangereuses, et une série d’offres qui prétendent vous créer un avenir paradisiaque qui sera sans cesse reporté à plus tard» (184). Le Pape invite les jeunes à ne pas se laisser dominer par cette idéologie qui porte « d’authentiques formes de colonisation culturelle » (185) qui déracine les jeunes des appartenances culturelles et religieuses dont ils proviennent et tend à les homogénéiser en les transformant en « êtres manipulables, fabriqués en série » (186).

« Ta relation avec les personnes âgées » est fondamentale, puisqu’elles aident les jeunes à découvrir la richesse vivante du passé, en en faisant mémoire. « La Parole de Dieu recommande de ne pas perdre le contact avec les personnes âgées afin de pouvoir recourir à leur expérience» (188). Cela «ne signifie pas que tu doives être d’accord avec tout ce qu’ils disent, ni que tu doives approuver toutes leurs actions », il s’agit « simplement d’être ouvert pour recueillir une sagesse qui se communique de génération en génération » (190). « La rupture entre générations n’a jamais aidé le monde et ne l’aidera jamais. […] C’est le mensonge qui te fait croire que seul ce qui est nouveau est bon et beau » (191).
Parlant des «rêves et visions», François observe : « Si les jeunes et les anciens s’ouvrent à l’Esprit Saint, ils forment une association merveilleuse. Les anciens rêvent et les jeunes ont des visions» (192); si «les jeunes s’enracinent dans ces rêves des anciens, ils arrivent à voir l’avenir » (193). Il faut donc « risquer ensemble », en marchant ensemble, jeunes et vieux : les racines « ne sont pas des ancres qui nous enchaînent », mais « au contraire, un point d’ancrage qui nous permet de nous développer et de répondre à de nouveaux défis » (200).

Septième chapitre : « La pastorale des jeunes »

Le Pape explique que la pastorale des jeunes a subi l’assaut des changements sociaux et culturels et « les jeunes, dans les structures habituelles, ne trouvent souvent pas de réponses à leurs préoccupations, à leurs besoins, à leurs problèmes et à leurs blessures » (202). Les jeunes eux-mêmes «sont des agents de la pastorale de la jeunesse, accompagnés et guidés, mais libres de rechercher de nouveaux chemins avec créativité et audace». Il faut « mettre en jeu l’intelligence, l’ingéniosité et la connaissance que les jeunes eux-mêmes ont de la sensibilité, de la langue et des problématiques des autres jeunes » (203). La pastorale des jeunes a besoin de flexibilité, et il faut « réunir les jeunes pour des évènements, des manifestations qui leur offrent chaque fois un lieu où ils reçoivent non seulement une formation, mais qui leur permettent aussi de partager leur vie, de célébrer, de chanter, d’écouter de vrais témoignages et de faire l’expérience de la rencontre communautaire avec le Dieu vivant » (204).

Le pastorale des jeunes ne peut être que synodale, c’est-à-dire capable de donner forme à un « marcher ensemble », et elle comporte deux grandes lignes d’action : la première est la recherche, la seconde est la croissance. Concernant la première, François se dit confiant en la capacité des jeunes eux-mêmes à « trouver les chemins attrayants pour appeler » : « Il faut seulement stimuler les jeunes et leur donner une liberté » d’action. Le plus important est que « chaque jeune ose semer la première annonce dans cette terre fertile qu’est le cœur d’un autre jeune » (210). Il faut privilégier « le langage de la proximité, la langue de l’amour désintéressé, relationnel et existentiel qui touche le cœur», en s’approchant des jeunes «avec la grammaire de l’amour, non pas par prosélytisme » (211). En ce qui concerne la croissance, François met en garde contre le fait de proposer aux jeunes touchés par une intense expérience de Dieu «des réunions de “formation” où sont uniquement abordées des questions doctrinales et morales […]. Le résultat est que beaucoup de jeunes s’ennuient, perdent le feu de la rencontre avec le Christ et la joie de le suivre» (212). Si tout projet formateur «doit certainement inclure une formation doctrinale et morale», il est tout aussi important « d’être centré » sur le kérygme, c’est-à-dire « l’expérience fondatrice de la rencontre avec Dieu par le Christ mort et ressuscité» et sur «la croissance de l’amour fraternel, dans la vie communautaire, par le service » (213). Par conséquent « la pastorale des jeunes doit toujours inclure des temps qui aident à renouveler et à approfondir l’expérience personnelle de l’amour de Dieu et de Jésus-Christ vivant » (214). Et elle doit aider les jeunes « vivre en frères, à s’entraider mutuellement, à créer une communauté, à servir les autres, à être proches des pauvres » (215). »

Les institutions de l’Église doivent donc devenir « des milieux adaptés », en développant leur « capacité d’accueil » : « au sein de nos institutions, nous avons besoin d’offrir aux jeunes leurs propres lieux, qu’ils puissent aménager à leur goût, et où ils puissent entrer et sortir librement, des lieux qui les accueillent et où ils puissent se rendre spontanément et avec confiance à la rencontre d’autres jeunes, tant dans les moments de souffrance ou de lassitude, que dans les moments où ils désirent célébrer leurs joies » (218).

François décrit ensuite « la pastorale des institutions éducatives», en affirmant que l’école «a besoin d’une autocritique urgente ». Et il rappelle que « certains collèges catholiques semblent être organisés seulement pour leur préservation […]. L’école transformée en “bunker” qui protège des erreurs “de l’extérieur”, est l’expression caricaturale de cette tendance ». Quand les jeunes en sortent, ils ressentent « une inadéquation insurmontable entre ce qu’ils ont appris et le monde dans lequel ils doivent vivre ». Alors qu’« une des plus grandes joies d’un éducateur est de voir un étudiant se constituer lui-même comme une personne forte, intégrée, protagoniste et capable de donner » (221). On ne peut pas séparer la formation spirituelle de la formation culturelle : « Voilà votre grand devoir: répondre aux refrains paralysants du consumérisme culturel par des choix dynamiques et forts, avec la recherche, la connaissance et le partage » (223). Parmi les « différents domaines pour le développement pastoral », le Pape indique les « expressions artistiques » (226), la « pratique sportive » (227), et l’engagement pour la sauvegarde de la Création (228).

« Une pastorale “populaire” des jeunes » est utile, « plus ample et plus flexible qui stimule, dans les différents lieux où les jeunes se déplacent, ces leaderships naturels et ces charismes que l’Esprit Saint a déjà semés en eux. Il s’agit avant tout de ne pas mettre autant d’obstacles, de normes, de contrôles et de cadres obligatoires à ces jeunes croyants qui sont des leaders naturels dans les quartiers et dans différents milieux. Il faut seulement les accompagner et les stimuler » (230). En visant « une pastorale des jeunes aseptisée, pure, marquée par des idées abstraites, éloignée du monde et préservée de toute souillure, nous transformons l’Évangile en une offre fade, incompréhensible, lointaine, coupée des cultures des jeunes, et adaptée seulement à une élite de jeunes chrétiens qui se sentent différents mais qui en réalité flottent dans un isolement sans vie ni fécondité » (232). François invite à être « une Église aux portes ouvertes », et il « n’est même pas nécessaire d’assumer complètement tous les enseignements de l’Église pour prendre part à certains de nos espaces pour les jeunes » (234) : il doit également y avoir de la place pour « tous ceux qui ont d’autres conceptions de la vie, professent une foi différente ou se déclarent étrangers à l’horizon religieux » (235). L’icône représentative de cette approche nous est offerte par l’épisode évangélique des disciples d’Emmaüs : Jésus les interroge, les écoute avec patience, les aide à reconnaître ce qu’ils sont en train de vivre, à interpréter à la lumière des Écritures ce qu’ils ont vécu, il accepte de s’arrêter avec eux, « il entre dans leur nuit ». « Ce sont eux qui choisissent de reprendre sans tarder le chemin dans la direction opposée » (237).

« Toujours missionnaires ». Pour que les jeunes deviennent missionnaires, il n’est pas nécessaire de faire «un long parcours»: «Un jeune qui se rend en pèlerinage pour demander de l’aide à la Vierge et qui invite un ami ou un camarade à l’accompagner, accomplit avec ce geste simple une action missionnaire précieuse» (239). La pastorale des jeunes «doit toujours être une pastorale missionnaire» (240). Et les jeunes ont besoin d’être respectés dans leur liberté, «mais ils doivent être aussi accompagnés» par les adultes, à commencer par la famille (242) puis par la communauté: «Cela implique que l’on regarde les jeunes avec compréhension, valorisation et affection, et qu’on ne les juge pas en permanence ni qu’on exige d’eux une perfection qui ne correspond pas à leur âge» (243). Est mentionné le manque de personnes expertes et qui se consacrent à l’accompagnement (244) et «certaines jeunes femmes estiment qu’elles ont besoin de plus d’exemples de leadership féminin au sein de l’Église» (245). «Les mêmes jeunes nous ont décrit» les caractéristiques qu’ils espèrent trouver chez leur accompagnateur: «qu’il soit un chrétien fidèle et engagé dans l’Église et le monde, qui cherche constamment la sainteté, quelqu’un en qui l’on peut avoir confiance, qui ne juge pas, qui écoute activement les besoins des jeunes et y répond avec bienveillance, quelqu’un qui aime profondément avec conscience, qui reconnaît ses limites et comprend les joies et les peines d’un chemin de vie spirituelle. À leurs yeux, la reconnaissance de leur humanité et de leur vulnérabilité revêt une particulière importance» (246). Les accompagnateurs doivent savoir «marcher avec eux» [les jeunes], en respectant leur liberté.

Huitième chapitre : « La vocation »

« Ce que Jésus désire de chaque jeune, c’est avant tout son amitié. Il est essentiel de discerner et de découvrir cela. C’est le discernement fondamental » (250). La vocation est un appel au service missionnaire envers les autres, « parce que notre vie sur la terre atteint sa plénitude quand elle se transforme en offrande » (254). « Pour accomplir sa propre vocation, il est nécessaire de développer, de faire pousser et grandir tout ce que l’on est. Il ne s’agit pas de s’inventer, de se créer spontanément à partir de rien, mais de se découvrir soi-même à la lumière de Dieu et de faire fleurir son propre être » (257). Et le fait d’« “Être pour les autres” dans la vie de chaque jeune est généralement lié à deux questions fondamentales : la formation d’une nouvelle famille et le travail » (258).

Concernant « l’amour et la famille », le Pape écrit que les jeunes « ressentent avec force l’appel à l’amour, et ils rêvent de trouver la bonne personne avec laquelle former une famille et construire une vie ensemble » (259), et le sacrement du mariage «enveloppe cet amour avec la grâce de Dieu, il l’enracine en Dieu même» (260). Dieu nous a créé sexués, Lui-même a créé la sexualité, qui est l’un de ses dons, et donc « rien de tabou ». C’est un don que le Seigneur nous donne et il a « deux buts: s’aimer et engendrer la vie. C’est une passion, un amour passionné. Le véritable amour est passionné » (261). François observe que « l’augmentation des séparations, des divorces, […] peut causer de grandes souffrances et une crise d’identité. Parfois, ils doivent porter des responsabilités qui ne sont pas proportionnées à leur âge » (262). Malgré toutes les difficultés, « je veux leur dire que oui, ça vaut la peine de parier sur la famille et qu’en elle, ils trouveront les meilleures stimulations pour grandir et les plus belles joies à partager. Ne vous laissez pas voler l’amour pour de vrai » (263). « Croire que rien ne peut être définitif est une tromperie et un mensonge […],je vous demande d’être révolutionnaires, je vous demande d’aller à contre-courant » (264).

Concernant le travail, le Pape écrit : « Je demande aux jeunes de ne pas espérer vivre sans travailler, en dépendant de l’aide des autres. Cela ne fait pas de bien, parce que le travail est une nécessité, il fait partie du sens de la vie sur cette terre, chemin de maturation, de développement humain et de réalisation personnelle. Dans ce sens, aider les pauvres avec de l’argent doit toujours être une solution provisoire pour affronter des urgences » (269). Et après avoir noté comment, dans le monde du travail, les jeunes expérimentent des formes d’exclusion et de marginalisation (270), il affirme à propos du chômage des jeunes : « C’est une question très délicate que la politique doit considérer comme un sujet de premier ordre, particulièrement aujourd’hui où la rapidité des développements technologiques, jointe à l’obsession de réduire les coûts de la main d’œuvre, peut conduire rapidement à remplacer de nombreux postes de travail par des machines » (271). Et s’adressant aux jeunes : « Il est vrai que tu ne peux pas vivre sans travailler et que parfois tu dois accepter ce que tu trouves, mais ne renonce jamais à tes rêves, n’enterre jamais définitivement une vocation, ne te donne jamais pour vaincu » (272).

François conclut ce chapitre en parlant des « vocations à une consécration particulière ». « Dans le discernement d’une vocation, il ne faut pas exclure la possibilité de se consacrer à Dieu […]. Pourquoi l’exclure ? Sois certain que, si tu reconnais un appel de Dieu et que tu le suis, ce sera ce qui te comblera » (276).

Neuvième chapitre : « Le discernement »

Le Pape rappelle que «sans la sagesse du discernement, nous pouvons devenir facilement des marionnettes à la merci des tendances du moment» (279). « Une expression du discernement est l’engagement pour reconnaître sa propre vocation. C’est une tâche qui requiert des espaces de solitude et de silence, parce qu’il s’agit d’une décision très personnelle que d’autres ne peuvent pas prendre pour quelqu’un » (283). « Le don de la vocation sera sans aucun doute un don exigeant. Les dons de Dieu sont interactifs et pour en profiter tu dois mettre beaucoup en jeu, tu dois risquer » (289).

À celui qui aide les jeunes au discernement sont demandées trois sensibilités. La première est l’attention à la personne : « il s’agit d’écouter l’autre qui se donne lui-même à nous dans ses paroles» (292). La seconde consiste à discerner, autrement dit « il s’agit d’épingler le moment précis où l’on discerne la grâce ou la tentation » (293). La troisième consiste à « écouter les impulsions que l’autre expérimente “en avant”. C’est l’écoute profonde de “ce vers quoi l’autre veut vraiment aller” » (294). Lorsqu’on écoute l’autre de cette manière, « à un moment donné, on doit disparaître pour le laisser poursuivre ce chemin qu’il a découvert. C’est disparaître comme le Seigneur disparaît à la vue de ses disciples » (296). Il faut « susciter et accompagner des processus, et non pas imposer des parcours. Et ce sont des processus de personnes qui sont toujours uniques et libres. C’est pourquoi il est difficile d’établir des règles » (297).

L’exhortation se conclut par «un désir» du Pape François : « Chers jeunes, je serai heureux en vous voyant courir plus vite qu’en vous voyant lents et peureux. Courez, attirés par ce Visage tant aimé, que nous adorons dans la sainte Eucharistie et que nous reconnaissons dans la chair de notre frère qui souffre. […] L’Église a besoin de votre élan, de vos intuitions, de votre foi. Nous en avons besoin ! Et quand vous arriverez là où nous ne sommes pas encore arrivés, ayez la patience de nous attendre » (299).

 

Information © N.BOTTOU - Mgr Benoît Bertrand

Message de Mgr Bertrand

L’Église de la rencontre…

Depuis son ordination épiscopale du 3 mars dernier, votre nouvel évêque part à la rencontre… La rencontre, tout d’abord, des prêtres… C’est tout à fait normal, ils sont ses premiers collaborateurs ; rencontre des diacres permanents et de leur famille, rencontre des consacrés, des laïcs en mission d’Église et des principaux responsables de l’Église diocésaine… Durant les dimanches de carême, j’ai découvert avec bonheur les cinq paroisses lors des messes dominicales. Ce n’est qu’un tout premier contact mais quelle grâce ! J’ai souhaité aussi, assez rapidement, aller me présenter à quelques responsables de la société civile à Mende et en Lozère. Partout, je suis fort bien accueilli. Merci à tous, de votre disponibilité et de votre hospitalité.

« Partir », « sortir », ces verbes reviennent à de nombreuses reprises, dans les textes du pape François. La pastorale ordinaire doit être, dit-il : « Plus expansive, ouverte, qu’elle mette les agents pastoraux en constante attitude de sortie ». Il s’agit donc d’aller à la rencontre avec au cœur une grande qualité d’attention, de dialogue, d’entrer dans une conversation en réalisant ce que le pape appelle « la révolution de la tendresse ».

Dans son exhortation apostolique La joie de l’Évangile, il précise encore : « L’Évangile nous invite toujours à courir le risque de la rencontre avec le visage de l’autre, avec sa présence physique qui interpelle, avec sa souffrance et ses demandes, avec sa joie contagieuse». Mais cette rencontre missionnaire suppose, bien sûr, l’autre rencontre primordiale avec le Christ. Celle-ci nous conduit « au-delà de nous-mêmes pour que nous parvenions à notre être le plus vrai. Là se trouve la source de l’action évangélisatrice ».

Au seuil de cet épiscopat pour vous, une conviction m’anime. C’est en étant profondément humains, fraternels et amicaux que les cœurs s’ouvrent à l’Evangile. Que ce temps du carême nous donne aussi d’en faire l’expérience heureuse, humble et audacieuse. Tous, je vous invite pour la messe chrismale en notre cathédrale à Mende, le mardi 16 avril à 18h. Nos rencontres prennent origine en Celui qui nous appelle et nous envoie. Belle route vers Pâques.

 

+ Benoit BERTRAND
   Évêque de Mende

 

Information Diocèse de Mende - Les rendez-vous de carême


Pour cheminer pendant le temps du carême, les paroisses du diocèse ajustent leurs propositions.

Rencontres, partages, temps de prière, jeûne, service du frère, sacrement du pardon et de la réconciliation, bol de riz… Tout est mis en œuvre pour nous aider à préparer notre cœur et notre esprit à la joie de Pâques.

Paroisse Saint-Jacques de Saint-Chély

Un excellent petit livret d’accompagnement a été conçu par le père Pierre-Yves Girod pour accompagner tout le temps de carême.
Extrait :

LES EFFORTS DE CARÊME ?

Durant le Carême chacun est invité à penser à un point d’effort particulier. Inutile de mettre la barre trop haut! Mieux vaut un petit effort bien fait qu’une grande intention que l’on n’atteint jamais. Comme dit Saint François de Sales : « Les grandes occasions de servir Dieu sont rares, mais, les petites sont quotidiennes. »

* Prier : c’est consacrer du temps à Dieu comme à un ami que l’on aime.
* Partager : c’est montrer que l’amour que l’on a pour les autres est vrai, que ce ne sont pas seulement des mots mais des actes.
* Jeûner : c’est faire de la place dans son cœur, se priver volontairement, sortir de ses habitudes de confort, et ainsi être plus disponible à Dieu et aux autres. Retrouvons le vrai sens de cet effort : « le Jeûne ». Il nous invite à nous priver du superflu pour nous recentrer sur l’essentiel : Jésus.

Prière pour bien commencer le carême

Seigneur, en union avec tous les chrétiens du monde, je te remercie pour ce carême.
Tu me connais, tu sais qu’il me faut du temps pour mieux ouvrir mon cœur à ta Parole et à ta présence.
Que ces quarante jours me permettent de te connaître et de t’aimer un peu plus.
Que ton Esprit demeure en moi pour me guider et me conseiller.
Alors, le jour de Pâques, ma joie sera grande de célébrer ta Résurrection !

Chemins de Croix (connus à ce jour)

Vendredi 15 mars : 17h30 à l’église d’Aumont
Vendredi 15 mars : 15h à l’église de Fournels
Vendredi 29 mars : 17h30 à l’église d’Aumont
Vendredi 29 mars : 15h à saint Léger du Malzieu
Vendredi 12 avril : 18h des les rues du Malzieu, animé par les jeunes de l’aumônerie
Vendredi 19 avril : 15h à l’hôpital de Saint Alban – 15h à Prunières – 15h à Serverette

Conférences de carême

Samedi 23 mars : 15h à Saint-Chély : conférence sur le thème « le carême chemin d’Espérance », par le père Louis Barlet.
Jeudi 4 avril : 20h à l’église de Saint-Chély : « la Joie Pascale» par le père François Durand

Paroisse Saint-Frézal de Marvejols

1) Jeûne, Prière et Partage :
Tous les vendredi de carême de 12h-13h : chapelle des Dominicaines, à Marvejols : Temps de Prière de Jeûne et de Partage :
1- Prière et oraison pendant 1h.
2- On se prive d’un repas pour essayer de se maitriser : le jeûne .
3- On partage en donnant 5€ pour un projet humanitaire… Vous pouvez vivre ce temps chez vous également.

2) Le sacrement de réconciliation :
– les jeudi soirs: à La Canourgue : à l’Église: possibilité de se confesser. Permanence d’un prêtre à 17h, suivi de la messe à 18h.
– les vendredi soirs à Marvejols : à la chapelle de la Sainte Famille (Lycée St Joseph). Permanence d’un prêtre à 17h30, pour le sacrement du pardon, suivi de la messe à 18h.

3) Chemins de croix les vendredis de carême :
Organisez des chemins de croix dans vos églises et communautés locales. A Marvejols à 15h : chemin de croix soit à l’église, soit chez les Dominicaines
(Merci de nous signaler vos chemins de croix afin de les publier dans le trait d’union.)

4) Soirée bol de riz , diapos Sénégal, et partage :
Mercredi 27 mars, à 19h à la cité paroissiale : partage d’un bol de riz, témoignage avec abbé Bernard Escrich sur son voyage au Sénégal, et soutien d’un projet ecclésial au Sénégal.

5) Soirée cinéma :
Jeudi 4 avril à 20h30, au cinéma de Marvejols :« FORGIVEN », sur le thème de la vérité et de la réconciliation.
En Afrique du Sud , entre Nelson Mandela et Mgr Desmond Tutu. Film suivi d’un débat.

6) Faire une retraite spirituelle (via internet) avec les Dominicains :
S’inscrire sur leur site www.retraitedanslaville.org/
Vous y trouverez de nombreuses idées pour bien vivre son carême au jour le jour avec pour thème d’année: “Ta foi t’a sauvée” .
Du mercredi des cendres 6 mars, au dimanche de Pâques 21 avril 2019, vous recevrez chaque jour la Parole de Dieu méditée par 15 prédicateurs.

Pour la semaine du 20 au 24 mars 2019 :

Chemin de croix à l’église du Monastier, le vendredi 22 mars à 20h
Ménage de printemps dans nos églises, le samedi 30 mars à 14h, suivi d’un temps convivial avec goûter
Chemin de croix à la Villa St Jean le vendredi 5 avril à 16h
Veillée de la réconciliation à l’église de Chirac, le vendredi 12 avril à 20h
Montée à la croix du St Bonnet à l’occasion des Vêpres des Rameaux, le dimanche 15 avril

Paroisse Saint-Privat de Mende

Conférence de Carême par Mgr Bertrand

Mercredi 20 mars : à 20h30, au 8 rue Chaptal. « La vie spirituelle des chrétiens. Osons en parler !»

Chemin de croix :

Vendredi 15 mars : A 18h00, chemin de croix, à l’église de Rieutort
Vendredi 22 mars : à 15h à l’église de Badaroux et Le Born – à 15h l’église de Lanuéjols – à 16 à la Cathédrale – à 17h à l’église du Chastel – à18h à l’église d’Estables
Vendredi 29 mars : à 18h à l’église de Saint Amans
Vendredi 5 avril: à 18h à l’église de Saint Gal
Vendredi 12 avril : à 18h à l’église Ribennes
Vendredi 19 avril : à 15hà l’église de Rieutort, suivi des confessions

Bols de riz :

Sur le Valdonnez :
Mardi 26 mars : A partir de 19 h à la salle des fêtes de Lanuéjols : soirée bol de soupe au profit du C.C.F.D. avec les enfants de la catéchèse.
Pour participer, venir avec une soupe a partager.

Sur Mende avec le Mouvement « Espérance et Vie » :
Mardi 9 avril : Bol de riz à midi à la salle paroissiale de Mende au profit du C.C.F.D.
Ouvert à tous !

Paroisse Saint-Joseph de Florac

Mardi 19 mardi à 15h : chapelet de Saint Joseph à la chapelle du Rémuret

Vendredi 22 mars : bol de riz suivi d’un film – à 18h à la salle des œuvres de Florac

Vendredi 12 avril : quelques heures pour le Seigneur et confessions individuelles,  à 18h à l’église de Florac

Samedi 13 avril : confession individuelles, de 10h à 12h à l’église de Florac

Chemins de Croix

Vendredi 12 avril : à 15h30 à Barres des Cévennes
Mercredi 17 avril : chemin de croix œcuméniques 11h aux Bondons, et 19h à Meyrueis

Samedi 4 mai : Journée festive Œcuménique pour la conclusions du travail des 7 équipes de partage de l’Évangile de Marc :
Célébration à 11h à l’église de Florac, suivie d’un repas partagé et d’une mise en commun avec les 7 équipes de partage sur l’Évangile

Effort de Carême :

Pendant le Carême, les prêtres vont visiter plus particulièrement des familles des enfants du caté, les personnes âgées, isolées, malades, en particulier sur le Causse et Meyrueis avec « les Veilleuses du Causse ».

Paroisse Sainte-Thérèse de Langogne

Tous les samedis à Langogne :

– adoration du Saint Sacrement de 9h à 11h
– confessions  de 9h à 10h

Autres informations à venir

 

Information Père Louis Vernhet, Père Blanc originaire de Lozère

Père Louis Vernhet,
dont 51 ans de vie missionnaire essentiellement en RD Congo et en France

Le père Louis Vernhet, Père Blanc originaire de Saint-Pierre-des-Tripiers, est décédé le dimanche 3 mars 2019 à Vic-en-Bigorre près de Tarbes, à l’âge de 78 ans.

Ses obsèques ont eu lieu le vendredi 8 mars 2019 à Pau.
Une messe à son intention a également été célébrée le samedi 9 mars 2019 en l’église Saint-Pierre-des-Tripiers.

Extraits d’un article sur la vie du Père Louis Vernhet,
paru sur le site des Pères Blancs

Père Louis Vernhet est né en 1940 à Saint-Pierre-des-Tripiers.
Il a grandi au milieu des garrigues et des troupeaux de brebis, entre les gorges du Tarn et la Jonte.

Il avait rencontré l’Afrique à l’occasion de son service militaire, en Algérie nouvellement indépendante. Il avait même commencé à apprendre l’arabe et demandé à entrer chez les « Pères Blancs » avec le Maghreb pour horizon.

Il a 28 ans lorsqu’il est ordonné prêtre. A sa grande surprise, il est nommé au Congo, pas dans la brousse mais dans la grande ville.
Dès son arrivée, Louis est mis dans le bain. Sa première résidence est pauvre. Pour sa première nuit, il s’installe entre un fauteuil et un divan qui lui servira de lit ; il case ses cantines dans le couloir. « On t’attendait pour agrandir la maison. Tu n’as jamais fait de construction ? Ne t’en fais pas, tu apprendras sur le tas ! »

Bienvenu chez les pauvres !

Les premiers contacts avec les Africains sont tout simples : un regard, un sourire, des mains serrées fraternellement, quelques salutations en français, et puis un flot de sons et de mots inintelligibles.

La première tâche sera donc d’apprendre le lingala, la langue parlée par la plus grande partie de la population.

Comme avec toutes les langues bantous il faut se familiariser avec le système des classes : il n’y a ni masculin ni féminin, mais huit ou dix classes différentes, avec des préfixes qui se retrouvent dans le sujet, le verbe, les adjectifs. Que l’on parle de la personne humaine, d’une chose inanimée, d’un animal, d’une plante, d’un sentiment ou d’une idée, chaque fois il s’agit d’une classe différente. Petit à petit les mécanismes deviennent naturels.

Heureusement, les Africains sont indulgents. Ils apprécient qu’un Blanc fasse l’effort de parler leur langue. Patients et pleins d’humour, ils guident le nouvel arrivant dans ses premiers contacts avec la culture congolaise.

Les Communautés chrétiennes

La meilleure façon pour apprendre est d’aller à la rencontre des gens. Chaque jour, Louis part sur la route, salue les passants, s’arrête pour serrer des mains, se présenter, demander où habite un ami. Il se laisse inviter par une famille, partage éventuellement un repas, noircit son carnet de noms et de notes sur chacun pour ne rien oublier. Et ainsi, petit à petit, il fait partie de la communauté.

Lorsqu’on a parlé de la famille, des voisins, du village lointain, du travail et de la vie du pays, un sujet revient souvent : la vie chrétienne, les prières à enseigner, le catéchisme pour les enfants, les catéchumènes à suivre. Une priorité se fait jour : l’organisation de communautés chrétiennes à l’échelle du quartier. « Ça serait bien de se rencontrer entre voisins ; nous nous rencontrons chaque dimanche à l’église, mais ça ne suffit pas. Il faudrait partager la Parole de Dieu, approfondir notre foi, prier ensemble, prendre ensemble quelques initiatives pour que l’évangile soit proclamé dans tout le quartier. »

Ainsi démarre la formation des laïcs, les ‘bakambi‘. Pour chaque groupe, quelques animateurs sont appelés pour assurer la continuité des réunions, étudier quelques problèmes éventuels, rester en lien avec toute la paroisse. « Le sel de la terre, c’est vous. Le sel de Kinshasa, c’est vous. La lumière du quartier, c’est vous ! » Le concile du Vatican est à peine terminé que son enseignement est diffusé pour être mis en pratique.

L’église n’est pas simplement une façade. L’essentiel est dans l’éducation de la foi. Louis et ses confrères organisent des sessions de formation pour les laïcs. L’enseignement de Vatican II, le concile qui vient de se conclure, donne beaucoup de nouvelles idées à étudier. Régulièrement des hommes et des femmes se rencontrent pour un approfondissement de leur foi, étudier la doctrine, la Parole de Dieu, la liturgie, les sacrements, la morale chrétienne. Petit à petit les sessions prennent forme tout au long de l’année, les week-ends sont réguliers. Les laïcs découvrent petit à petit leur vocation : « L’Eglise, le Corps du Christ, c’est nous ! »

Louis est nommé supérieur régional du Congo. Il s’agit d’une nouvelle aventure, faite d’écoute des missionnaires de brousse, de partage et d’encouragements dans des moments parfois très difficiles. Après six ans de service il repart pour Kinshasa. L’agitation politique a envahi tout le Congo ; les bandes armées circulent librement, les combats entre factions font rage. Louis est au milieu de la tourmente, parfois au risque de sa vie.
Les missionnaires d’Afrique font appel à lui, pour une nouvelle aventure, à Paris, cette fois, entre la Bastille et la place des Vosges : il est économe provincial. A Paris il retrouve l’Afrique et fréquente souvent les chrétiens venus de tous les pays de ce continent. Et puis, au moment où il pensait repartir chez lui, au Congo, nouvelle “tuile”! le Provincial de France, Gérard Chabanon est élu Général, et Louis se trouve propulsé à sa place, bien malgré lui. A quand le retour chez ses amis des rives du Congo ?
Heureux partout
où Il m’envoie.

« Comment se fait-il que moi, le Lozérien, qui ai grandi au cœur des Cévennes, qui avais rêvé des sables du désert, je me suis retrouvé dans une grande capitale, avec ses turbulences, ses agitations débordantes ? Partout où j’ai été envoyé, que ce soit à Kinshasa, aux Grands Lacs ou en plein cœur de Paris, j’ai été heureux, pleinement heureux. Mais je garde tout de même au fond du cœur le désir de repartir pour le Congo, où tant d’amis m’attendent ! »

Extrait de Louis Vernhet & Voix d’Afrique

 

 

Information Copyright NBottou - Evêque sortie cathedrale

Quelle fête, c’est le carême !

Porté par la joie de la si belle ordination épiscopale de dimanche dernier, je m’adresse à vous tous, diocésains de Mende, au seuil de ce carême 2019.

Après le mardi-gras et le carnaval où les masques couvrent les visages, voici le mercredi des cendres… Il ouvre un temps, où par contraste, nous sommes précisément invités à jeter les masques. Il s’agit d’avancer vers le Seigneur et de rencontrer nos frères à visages découverts. Le carême se présente donc à nous comme un temps de vérité et de réalisme, de conversion et de réconciliation.

A lui seul, le mot « carême » évoque les 40 ans passés par le peuple hébreux au désert. 40 années entre l’Égypte opulente et la terre promise. Mais 40, ce sont aussi 40 jours et 40 nuits de marche d’Élie jusqu’à la montagne de Dieu l’Horeb pour la rencontre du Dieu vivant. 40 ce sont également, bien sûr, les 40 jours passés par Jésus au désert.

A vrai dire, le carême est devenu une pratique bien étrange aux yeux de nos contemporains mais aussi pour certains chrétiens ! Un temps de carême, c’est quand il fait mauvais temps. Un visage de carême, c’est un visage triste et fermé comme une porte de prison. Un feu de carême, c’est un feu qui ne réchauffe rien… rien du tout.

Votre nouvel évêque vous invite à vivre le carême, comme une fête ! Pourquoi ? Tout simplement parce que ce temps liturgique nous invite à nous rapprocher de Dieu et de nos frères. Temps de conversion tout simplement pour vivre mieux selon l’Évangile ! Demandons à Dieu, la grâce de célébrer ces 40 jours, avec le désir d’apporter un peu de lumière à notre monde, d’offrir un sourire -premier signe de charité pour les autres-, et de réchauffer les cœurs de nos proches par l’attention, la délicatesse, l’écoute. Le carême peut être vécu vraiment comme une fête !

 

+ Benoit BERTRAND
Évêque de Mende