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« L’Église existe pour évangéliser ». Il n’y a pas, probablement, d’appel plus incisif et plus pressant que cette affirmation, déjà ancienne, du Saint pape Paul VI. Cette affirmation lie la nécessité de l’Église dans notre société à sa mission d’évangélisation. Finalement, c’est assez simple : ou bien nos communautés chrétiennes d’aujourd’hui, comme celles d’hier d’ailleurs, s’engagent résolument dans cette tâche missionnaire ou bien elles renient un aspect fondamental de leur identité. 

Cette mission ne vient pas de nous mais du Seigneur lui-même. Il nous l’a confiée : « Allez, de toutes les nations faîtes des disciples ». L’engagement dans la mission n’est donc pas facultatif. Il est de l’ordre du commandement, de l’impératif. Avec les moyens modestes qui sont les nôtres, comment nos paroisses s’engagent-elles de façon audacieuse et joyeuse dans l’évangélisation ? Y-a-t-il des corrections de trajectoires à opérer ? Des attitudes à convertir ? 

« Paroisses missionnaires, parlons-en ! », c’est le thème de la journée du samedi 12 octobre prochain qui rassemblera tous les membres des Équipes Locales d’Animation du diocèse. Ce sera, pour moi, une belle occasion de les rencontrer, de les encourager dans leur implication ecclésiale et de leur exprimer ma profonde gratitude. Pour se préparer à cette journée stimulante, le Conseil épiscopal a participé au Congrès Mission à Paris. Conférences, ateliers, échanges, célébrations… Nous revenons de ce rassemblement convaincus de la nécessité d’associer le plus grand nombre de personnes possible à la transformation missionnaire de nos paroisses, heureux d’avoir rencontré des gens dont beaucoup de jeunes qui se bougent pour annoncer Jésus, avec un grand désir pour notre diocèse, assurés que là où il y un désir, il y a toujours un chemin !

Durant le mois d’octobre, mois extraordinaire de la mission voulu cette année par le Pape François, nous aurons tous à prier pour les missions. Des propositions de méditations nous sont faites par le Service diocésain de la Mission universelle. Que les communautés religieuses nous y aident par leurs prières. Que les malades, les personnes seules, âgées ou handicapées portent, dans leur cœur, la fécondité apostolique de la journée du 12 octobre. Par l’intercession des Saints de notre diocèse, soyons tous renouvelés dans la grâce d’une Église diocésaine missionnaire, fraternelle et synodale…

+ Benoit Bertrand
Évêque de Mende

 

Information Congrès Mission 2019 à Paris

Le Congrès Mission s’est déroulé à Paris du 27 au 29 septembre 2019.

« Pourquoi te désoler ô mon âme, et gémir sur moi ? Espère en Dieu ! De nouveau je rendrai grâce : il est mon sauveur et mon Dieu ! » C’est avec ce refrain du psaume 41 que je rentre du Congrès Mission à Paris.

Avec notre évêque et les autres membres du conseil épiscopal, j’y ai rencontré des gens qui aiment profondément l’Église, des jeunes qui se bougent pour annoncer Jésus aujourd’hui, des délégations venues de toute la France.

Dans les discussions comme dans les ateliers de travail, dans les messes comme sur les stands, j’ai été témoin d’une belle énergie, pétrie de lucidité et d’enthousiasme. L’Esprit-Saint est à l’œuvre et suscite des témoins ardents et audacieux. Avec humilité et sérieux, dans les villes comme dans les campagnes, ils sont créatifs et pleins d’initiatives pour que d’autres personnes – ne serait-ce qu’une seule ! -rencontrent Jésus.

Le Seigneur a un projet pour notre diocèse, pour notre paroisse ou plutôt pour la mission que sont notre diocèse et notre paroisse. Je reviens avec le désir de mieux servir ensemble ce projet de Dieu et avec la volonté d’associer le plus grand nombre de personnes possible à cette transformation missionnaire. Elle est d’ailleurs déjà engagée ! J’en suis convaincu.

P. François Durand

Information Journée de rentrée 2019 des chefs d'établissement

Mercredi 18 septembre, les chefs d’établissement de l’Enseignement catholique de la Lozère (Écoles, Collèges et Lycées) étaient réunis à la maison d’accueil de Chaldoreilles pour leur réunion de rentrée autour de notre évêque Monseigneur Benoît Bertrand.

Cette journée a permis de faire connaissance avec Monsieur Jean-Marc Aphaule, nouveau directeur diocésain. Mais elle a aussi été l’occasion de vivre un grand moment de rencontre, de partage et de fraternité. Cela a favorisé beaucoup d’échanges au cours du repas et de la randonnée de l’après-midi.

Au terme de la célébration en l’église de Serverette, les nouveaux chefs d’établissement on reçu leur lettre de mission.
Chacun est reparti nourri et heureux vers son établissement.

Geneviève Malavieille

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Le père Roland Pecoul c.m. est décédé le samedi 28 septembre 2019 à l’âge de 93 ans.

Né le 4 novembre 1925 à Javols, Roland Pecoul est le second d’une famille de trois enfants : son frère Raymond – décédé en 2009 – et sa sœur Thérère, qui l’accueillait à Saint-Chély.

Roland a suivi sa scolarité chez les pères lazaristes à Marvejols. Le Seigneur l’appelle à la suite de saint Vincent de Paul pour être prêtre. Il suivra la formation d’abord trois ans à Paris et trois ans à Dax où il sera ordonné prêtre le 8 mars 1952 par Monseigneur Clément Matthieu, évêque de Dax.

Roland exerce son ministère avec dévouement dans diverses institutions et paroisses, en équipe avec d’autres pères lazaristes :

Cuvry de 1952 à 1954
Prime Combe de 1954 à 1961
Marvejols de 1958 à 1959
Angoulème de 1959 à 1961
Madrid de 1961 à 1962
Prime Combe (bis) de 1962 à 1964
Saint-Chamond de 1964 à 1967
Montpellier de 1967 à 1970
Vichy en 1971
Dax de 1971 à 1973
Nîmes de 1974 à 1980, avec du service paroissial à Valrauque
Valfleury de 1980 à 1986
Mende de 1986 à 1988
Prime Combe (ter) de 1988 à 2010

Roland sera polyvalent à travers ses missions. Prêtre en pastorale, professeur, accompagnateur spirituel, économe, aumônier des religieuses à Mende, au Carmel d’Arles, chez les moines bénédictins à Prime Combe.

Il s’est retiré auprès de sa sœur à Saint-Chély d’Apcher. Ce fut pour lui une « retraite dorée » comme il dit auprès de Thérèse, Germain, Marie-Céline et toute sa famille.

Le père Roland a vécu ses derniers mois dans la souffrance et l’abandon à Dieu.

Trois prêtres lazaristes, des prêtres du diocèse de Mende et les amis de Prime Combe l’ont accompagné à l’occasion de ses obsèques en l’église de Saint-Chély d’Apcher, le mardi 1er octobre 2019.
Il y repose en paix dans le caveau de ses parents.

 

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Après 11 ans au sein de notre diocèse, Sœur Maria-Daminh quitte la Lozère pour une nouvelle mission sur Paris.

Dominicaine d’origine vietnamienne,  Sœur Maria-Daminh a assuré plusieurs responsabilités pour l’Église de Lozère.
Elle a été notamment responsable du service de la Mission. Elle a longtemps été au service de la pastorale des jeunes et de la catéchèse, et très investie dans la pastorale des personnes handicapées notamment au centre de Booz.
Enfin, elle était responsable de sa communauté située à Marvejols.

Durant toutes ces années, nous avons pu apprécier son efficacité, sa sérénité et sa continuelle bonne humeur. Elle a été pour nous une disciple fidèle du Christ, un témoin vivant de la Bonne Nouvelle.

C’est à l’église Notre Dame de la Carce à Marvejols que nous lui avons dit au-revoir l’avons remerciée pour tout ce qu’elle a pu semer au sein de notre diocèse.
Nous lui souhaitons beaucoup de joie dans sa nouvelle mission.

 

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Message de Mgr Bertrand pour le mois de septembre

A la suite de l’exhortation apostolique du Pape François –Christus vivit– adressée aux jeunes et à tout le Peuple de Dieu, je vais aller à la rencontre du plus grand nombre de jeunes en Lozère. Quel bonheur ! Ces échanges vont se vivre à l’occasion d’une visite pastorale qui va se déployer tout au long de l’année 2019-2020. Cette visite de l’évêque, nous l’avons préparée avec Catherine Bauer, responsable de la pastorale des jeunes, et son équipe mais aussi avec les jeunes eux-mêmes. C’était lors d’une joyeuse journée sur le bord du lac de Naussac le 29 juin dernier.

Mais qu’est-ce qu’une visite pastorale ? Une promenade pour occuper l’évêque ? Une inspection en règle ? Un contrôle pour vérifier que tout va bien ? Non, il s’agit de la visite d’un Pasteur qui vient découvrir ce que vivent les jeunes : il écoute, encourage, soutient, réconforte, stimule… Le Pasteur commence par rendre grâce pour ce qui existe. L’évêque célèbre le Seigneur avec ceux et celles qu’il rencontre, il prie avec eux et pour eux. Il annonce la Bonne Nouvelle et se met au service des personnes, des institutions, des mouvements, groupes et communautés. L’évêque dit son attention à ce lien si précieux entre la foi et la vie ! Il invite à la rencontre avec Jésus. Cette visite pastorale des jeunes sera une belle occasion de porter un regard global sur ce qui est déjà proposé dans notre diocèse et de considérer, en tenant compte de la réalité, ce qui serait à accompagner, promouvoir ou créer !

Je vais donc rencontrer les jeunes mais aussi leurs accompagnateurs, enseignants, formateurs dans les collèges et lycées catholiques, les aumôneries de l’Enseignement public, les confirmands, les groupes scouts de France et d’Europe, les écoles de prière, les camps… J’aurai aussi à dialoguer avec les étudiants et jeunes professionnels. J’aimerais, à la manière du pape François, dire à chacun : « Tu as vraiment de la valeur pour Dieu, tu n’es pas insignifiant, tu lui importes parce que tu es une œuvre de ses mains. Il te prête attention et se souvient de toi avec affection. Il vit pour toi, il t’aime et te veut vivant ! ».

Cette visite pastorale se déroulera donc sur plusieurs mois mais en trois temps : tout d’abord, des rencontres diverses en lien avec les établissements, paroisses, mouvements, aumôneries catholiques… Puis seront organisés, selon les choix des jeunes eux-mêmes, des échanges et activités thématiques avec des témoins. Tout cela nous conduira à un rassemblement diocésain avec la remise, à chaque jeune, d’une Lettre de l’évêque et des orientations diocésaines.

Dans quelques semaines, je vais avoir la joie de bénir et d’inaugurer à Mende, La Source, la nouvelle aumônerie des jeunes. Quelle joie ! De grand cœur, je rends grâce pour ceux et celles qui, parfois à petits pas de courage, sont à leur service. Je confie au Christ tous les jeunes de Lozère : ceux qui sont profondément croyants et ceux qui sont en recherche, ceux qui doutent d’eux-mêmes et ceux qui ne croient plus ou ne croient pas ! Je Lui confie leur vie et leur santé, leur famille et leurs projets, leur avenir et leur vocation, leurs attentes, leurs questions et leurs doutes. « Les jeunes ne sont pas simplement l’avenir de l’Église, ils sont l’aujourd’hui de Dieu ! ».

+ Benoit BERTRAND
Évêque de Mende

(Septembre 2019)

 

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Du 4 au 12 septembre, Mgr Benoît Bertrand était en session de formation pour les nouveaux évêques à Rome.

La province ecclésiastique de Montpellier y était doublement représentée puisque Mgr Bertrand a suivi la formation en compagnie de Mgr Alain Guellec, le nouvel évêque auxiliaire du diocèse de Montpellier.

A Rome, notre évêque a prié saint Pierre et saint Paul pour que nous soyons tous renouvelés dans notre désir d’annoncer l’Évangile. Il a pu aussi prier Notre-Dame à Sainte Marie Majeure pour notre diocèse.


Plusieurs évêques français ont également participé à la session de formation des nouveaux évêques.

De gauche à droite :

– Mgr Matthieu Rougé, évêque du Diocèse de Nanterre
– Mgr Bruno Valentin, évêque auxiliaire du Diocèse de Versailles
– Mgr Benoît Bertrand, évêque du Diocèse de Mende
– Mgr Alexandre Joly, évêque auxiliaire du Diocèse de Rennes
– Mgr Jean-Pierre Vuillemin, évêque auxiliaire du Diocèse de Metz
– Mgr Alain Guellec, évêque auxiliaire du Diocèse de Montpellier

 

Enfin, Mgr Bertrand a eu la joie profonde de rencontrer le Pape François le 12 septembre ! « Une rencontre mémorable », a confié notre évêque. Un moment « impressionnant et fraternel à la fois ». Cette rencontre avec le Saint Père a aussi été pour Mgr Bertrand, l’occasion de mesurer davantage encore l’universalité de sa mission épiscopale.

 

 

 

 

 

 

 

Information Formations diocésaines 2019-2020 - Diocèse de Mende

Nouvelles formations  pour l’année pastorale 2019-2020

Découvrez en avant-première le programme des parcours de formations mis en place pour la nouvelle année pastorale.

Conférences, parcours biblique, théologie, ressourcement, catéchèse adulte… le service diocésain de la formation permanente regroupe dans un dépliant toutes ces propositions.

 

Le service diocésain de la formation permanente a pour vocation de proposer à tous les baptisés et personnes en recherche, des possibilités de grandir dans la foi et d’approfondir leurs réflexions et cheminement.

Ainsi, chaque année, des cycles de formations sont mis en place sous forme de parcours, sessions, conférences, récollections…

Des parcours spécifiques sont par ailleurs organisés pour répondre aux besoins des laïcs engagés dans un service d’église : membres d’équipe locale d’animation, aumôniers auprès des personnes en situation de handicap, laïcs en mission ecclésiale…

Adhésion annuelle :

Toutes les formations sont gratuites.

Seule une adhésion annuelle de 10 € est à verser afin de participer aux frais d’organisation, de chauffage, d’éclairage, de tirages de documents, etc.
Cette somme se veut volontairement modeste pour rester accessible à tous.

 

 

Information

Monsieur Jean-Marc Aphaule, nouveau directeur de l’Enseignement catholique de Lozère et de Montpellier, débute avec nous la rentrée 2019.

C’est un choix des évêques d’associer le diocèse de Mende à celui de Montpellier au niveau de la direction de l’Enseignement catholique. Quand Jean-Marc Aphaule a été retenu pour le poste de directeur diocésain de l’enseignement catholique de Montpellier, la direction diocésaine de l’enseignement catholique de Lozère lui a également été présentée.

Faire connaissance

Jean-Marc Aphaule vient du diocèse de Bayonne dans les Pyrénées-Atlantiques. Il est marié, père de quatre enfants et compte aussi deux petits-enfants.

Formé par les mouvements de jeunesse – et notamment ceux de l’action catholique – il a débuté en tant qu’enseignant d’histoire et géographie en lycée. Il a ensuite été chef d’établissement en zone d’éducation prioritaire pendant dix ans, puis d’un autre collège pendant six ans. C’est en 2005 qu’il s’est vu confier la direction de l’enseignement catholique du diocèse de Bayonne.

En 2006, il a été ordonné diacre avec une mission essentiellement tournée vers l’Enseignement catholique et sa paroisse.

C’est une nouveauté pour lui et sa femme d’arriver en Languedoc-Roussillon et de prendre la tête de deux directions diocésaines. Mais « il s’agit d’une même académie », souligne-t-il. « Après un temps de prises de connaissances et d’adaptation, je souhaite travailler un projet commun avec les deux évêques : Qu’est-ce qu’on fait ensemble pour le service des communautés éducatives de l’Enseignement catholique ? Et comment le fait-on ? Nous sommes au service ! »

Un poste pour deux directions

La gestion de ces deux directions ne l’impressionne pas. Les outils de communications actuels permettent de travailler en temps réel. Et autant que le besoin d’être présent sur site, la capacité de répondre aux questions est importante.

Il s’organise néanmoins pour être présent en Lozère un à deux jours par semaine de façon régulière et en fonction des besoins. Bien sûr, il participera activement à toutes les réunions de travail de l’enseignement catholique dans le diocèse de Mende, dans celui de Montpellier, et en région Occitanie. Autrement-dit « je suis directeur à 100% pour le diocèse de Mende et 100%pour le diocèse de Montpellier. Je ne suis pas à temps partiel. », confirme-t-il.

Pour Monsieur Aphaule, l’enseignement catholique est une structure d’Eglise à dimension diocésaine, mais les instances de travail sont académiques et régionales. Car les postes sont académiques. Ainsi, une réflexion régionale a lieu et c’est intéressant car les réalités des uns apportent un éclairage aux autres et avancent la réflexion. En collaboration avec le Codiec et autres collaborateurs évidemment.

La Lozère est un territoire que Jean-Marc Aphaule ne connaît pas mais qui ne le dépayse pas non plus : « par la géographie et les rencontres, je perçois des proximités avec le territoire d’où je viens. », livre-t-il. Mais il a tout à connaître et à apprendre des gens d’ici.

Les perspectives

 Le défi principal que perçoit Monsieur Aphaule est essentiellement lié à la démographie et à la ruralité. Et sans doute lié aussi à l’impression, qu’il a sentie en Lozère, d’être un territoire isolé. Ce ressenti vient sans doute d’une réalité historique, et peut-être encore vraie aussi.

Mais ce n’est pas le cas dans l’enseignement catholique. « La Lozère n’est pas seule, ni isolée. Il faut se libérer d’une vision exprimée sous les mots « défendre la Lozère »… en tous cas dans l’Enseignement catholique. Il faut exister, vivre avec les réalités d’aujourd’hui, et se concentrer sur les points essentiels : Quel projet éducatif ? Quel projet pédagogique ? Et quel projet pastoral proposer aux familles ?
Pour qu’il y ait une école, il faut qu’il y ait des enfants. La démographie est un enjeu essentiel. Il faut aussi des ressources suffisantes pour qu’une école vive.
Cela veut dire que dans l’Enseignement catholique, il y des enseignants, des éducateurs, des gestionnaires, des propriétaires immobiliers, l’Église locale… Il s’agit pour tous ces membres de se retrouver pour être ensemble, au service des enfants et des jeunes.
Dans le territoire d’où je viens, j’ai déjà connu des situations similaires et des questions d’isolement notamment. Mais soit on se victimise, soit on y va. Personnellement, j’ai plutôt perçu chez les Lozériens une envie d’y aller ! Même si ce n’est pas forcément facile, on peut néanmoins toujours trouver des moyens.»

Le nouveau directeur diocésain rencontrera la plupart des directeurs et enseignants lors de la journée de rentrée de l’enseignement catholique le 18 septembre prochain. Il ira aussi visiter sur place les équipes pédagogiques et les établissements.

Au service

En parallèle de son métier, Monsieur Aphaule est donc diacre. Le mot vient du grec diaconos qui signifie « serviteur ». Il est le ministre du service et du seuil. Et il explique : « Le seuil, c’est ce qu’il y a devant la maison. Il faut rappeler à ceux qui sont dans la maison, qu’il a dehors des hommes et des femmes à rencontrer, à aller servir. Et c’est dire à ceux qui sont au-dehors, qu’il y a une place à prendre à la maison. Et que s’ils ne viennent pas, ils vont nous manquer. » Et pour reprendre une réflexion du pape François, Jean-Marc Aphaule conclue : « Parfois, il n’y a pas loin du seuil aux périphéries. Et l’école est un seuil. »

Propos recueillis par Nolwenn Bottou

 

Information ©N.Bottou/Diocèse de Mende - Séminaristes de Versailles en séjour sur le diocèse de Mende.

Une quarantaine de séminaristes et jeunes prêtres tout récemment ordonnés du diocèse de Versailles sont venus passer une semaine en Lozère, accompagnés du supérieur du séminaire, le Père Matthieu Dupont et de son assistante.

Un programme dense et varié a cadencé leur séjour autour de trois axes : chantier, convivialité et mission.

En début de semaine, ils ont tout d’abord rencontré le Père François Durand, vicaire général, et notre évêque Mgr Benoît Bertrand qui a pris du temps avec eux. Il leur a présenté le diocèse et fait visiter la cathédrale Notre-Dame-et-Saint-Privat de Mende.

Ils ont logé aux « Jardins du Sacré-Cœur » de Chirac, et ont constitué plusieurs équipes pour prêter mains forte sur différents « chantiers ». Par exemple, certains ont apporté leur aide à des agriculteurs locaux. Avec leur heureux concours, deux tonnes de pommes-de-terre ont été récoltées ! ainsi que du bois. Ils ont par ailleurs aidé à déménager des meubles au diocèse et à Chirac.

Toute la semaine, les séminaristes ont continué à être mobiles. Ils ont découvert Sainte-Énimie, le Point Sublime, Saint-Alban… Ils ont marché sur le chemin de saint Jacques de Compostelle, entre Aubrac et Nasbinals, et ont assuré l’accueil des pèlerins.

Jeudi en fin d’après-midi, ils ont célébré la messe à Aumont et en soirée, ont animé une veillée de prière missionnaire. Au début, il n’y avait pas foule. Alors ils se sont mis à chanter et des passants se sont arrêtés. Petit-à-petit, deux par deux, les séminaristes et jeunes prêtres ordonnés sont sortis sur le parvis de l’église pour aller à la rencontre des personnes. Ils ont ainsi témoigné de leur foi et expliqué ce qu’est un séminariste. La vocation au sacerdoce interpelle et questionne particulièrement les personnes qui fréquentent peu ou pas l’Église.

En fin de semaine, Mgr Éric Aumônier, évêque de Versailles, a rejoint ses séminaristes pour un temps d’échange avec eux : « Un échange très riche avec des questions intelligentes », précise-t-il.

Le vendredi était une journée spécialement ouverte aux lycéens et étudiants de Lozère pour rencontrer les séminaristes. A cette occasion, un match de foot était organisé le matin, auquel une dizaines de jeunes se sont associés. Trois équipes mixées ont été formées pour des matchs d’environ dix minutes chacun.

Les jeunes ont aussi participé à la messe célébrée en fin de matinée dans l’église de Chirac. Un point culminant du séjour que cette eucharistie présidée par Mgr Aumônier, au cours de laquelle ont été célébrées les admissions et institutions de plusieurs séminaristes, en présence de membres de certaines de leurs familles, de religieuses ursulines de Chirac et de paroissiens de notre diocèse.

Les admissions et institutions

A l’issue des trois premières années (propédeutique et premier cycle), il y a l’admission pour les candidats au sacerdoce. C’est la reconnaissance par l’Église du sérieux de l’appel. L’Église s’engage à assurer la formation du candidat qui lui, s’engage à poursuivre sa formation au sacerdoce. Il conserve néanmoins toute sa liberté.

Les institutions sont les deux ministères reçus de façon spécifique par le candidat : le lectorat et l’acolytat.

Le lectorat est le ministère de lecteur de la Parole de Dieu. C’est un ministère d’ordre spirituel. La vie du séminariste se doit d’être imprégnée de la Parole de Dieu pour en témoigner. Il est aussi particulièrement invité à lire la Parole lors des célébrations eucharistiques.

L’acolytat est le ministère relatif au service de l’autel et à la prière liturgique. L’acolyte est spécialement invité au service de l’autel, à aider le prêtre dans les fonctions liturgiques et à distribuer la sainte communion.

Les étapes suivantes, après les institutions, sont le diaconat puis la prêtrise.

 

Les fruits

Cette expérience commune est une joie pour nos deux diocèses.

D’après le Père Matthieu Dupont, supérieur du séminaire de Versailles et responsable des séminaristes, ces séminaristes et jeunes prêtres ont particulièrement apprécié le programme moins séquencé que d’autres « stages de cohésion ». Ils ont bénéficié de plus de temps libres et gratuits.

Ils ont aussi très bien adhéré aux propositions « chantier » tels que le travail dans une petite exploitation avec ramassage des pommes-de-terre. Une première pour nombre d’entre eux semble-t-il. Le côté service et convivialité leur a en tous cas beaucoup plu.

Le Père Matthieu m’explique que l’an passé, les séminaristes ont reçu une formation à la mission. Il est heureux d’en avoir constaté les fruits lors de la veillée de prière, par exemple lorsque spontanément, ils partaient deux par deux à la rencontre des gens. C’est l’aspect missionnaire qui se déploie.

Partages

– Grégoire, Géraud et Pierre, séminaristes depuis quatre, cinq et un an, partagent avoir en effet particulièrement aimé animer l’accueil à Aumont en trois petits groupes. Et ils ont été touchés des remerciements exprimés par les personnes venues participer à la veillée de prière le soir. Ils ont aussi trouvé l’accueil de notre évêque très chaleureux à leur attention.

– Gabriel, tout jeune prêtre, a quant à lui été frappé de constater la « bonne santé du diocèse de Mende ». Et d’en tirer la conclusion que ce n’est pas parce qu’il n’y a pas beaucoup de prêtres et que le territoire est un peu enclavé que cela empêche d’avoir une Église avec une belle vitalité !

– Nicolas, Jérémie et Pierre font partie des jeunes de Lozère ayant participé au match de foot. Ils ont trouvé les séminaristes « super », ont beaucoup aimé l’ambiance et l’esprit d’équipe (c’est vrai que ça rigolait, ça applaudissait, ça chantait…).

– Myrtille et Baptiste, éleveurs et producteurs dans une petite exploitation familiale ont accueillis plusieurs séminaristes pour un chantier. Ils me confient avoir hésité au début, mais sont en fait totalement enchantés de cette expérience. L’aspect très convivial, sans formalité, l’expérience de la ferme, de la vie de famille a semble-t-il été apprécié des séminaristes. La joie, l’énergie, et les échanges partagés avec ces derniers ont ravi le jeune couple. Par ailleurs, ce que la petite exploitation aurait mis une semaine à réaliser a été effectué en deux jours seulement.

Homélie

Mgr Éric Aumônier a donc rencontré les séminaristes la veille de leurs admissions et institutions, comme il a coutume de le faire. Il se réjouit de ce groupe au sein duquel il a discerné une belle cohésion et des réflexions solides, pertinentes.

Dans son homélie du vendredi, l’évêque de Versailles a invité nos regards à se poser sur Jésus en croix, nous rappelant qu’« il nous a aimé jusque-là, qu’il nous aime encore aujourd’hui et qu’il nous ramène au Père. » S’adressant plus particulièrement aux séminaristes, Mgr Aumônier les a encouragés à « se laisser faire par l’Esprit Saint ; l’Esprit qui oriente le regard, rassemble et fait communier ensemble tous les membres de l’humanité ».

Il a ensuite parlé de l’onction précisant notamment : « L’onction de l’Esprit Saint est aussi la délicatesse du Seigneur. Il nous donne des signes. (…) Aujourd’hui, l’onction atteste que vous êtes appelés. L’Église vient servir cette action de l’Esprit Saint, vient manifester cette onction. Vous avez des signes de Sa confiance. » Puis il ajoute : « Ce n’est pas un devoir que vous accomplissez. C’est le désir de Dieu. Le Seigneur s’associe et vous prépare à l’ordination. A ce moment et à cette vie où vous êtes invités à être façonnés comme son Fils unique ».

Le diocèse de Mende remercie Mgr Aumônier, le Père Matthieu Dupont, chacun des séminaristes et prêtres venus partager pour un temps nos réalités et la vie de notre Église en Lozère. Nous souhaitons à ces jeunes hommes de poursuivre leur vie de foi selon le cœur de Dieu et les assurons de nos prières.

Nolwenn Bottou