Église catholique en Lozère

27 février 2021 | 

A Dieu, Sœur Marie-Louise

Sœur Marie-Louise Lauraire est née le 7 janvier 1926 à Alteyrac commune du Chastel-Nouvel. Elle est la troisième d’une famille d’agriculteurs de 9 enfants dont 2 sont morts en bas âge.

Marie-Louise fréquente l’école primaire du village jusqu’au certificat d’études puis continue ses études au Collège Saint Joseph à Mende, où elle fait connaissance avec les sœurs de la Sainte Famille. Elle obtient son Brevet d’Études et se sentant appelée par le Seigneur , elle demande son entrée dans la congrégation de la Sainte Famille où elle fait ses premiers vœux en 1944. Elle poursuit ses études jusqu’en 1947 et elle commence alors sa mission d’enseignante à l’école Saint-Joseph à Mende jusqu’en 1969.

De 1969 à 1973, suite au remaniement des collèges et lycées de la ville de Mende, elle enseignera d’abord au Cours secondaire diocésain de la ville, puis à l’école Jeanned’Arc et enfin au collège Saint-Privat jusqu’en 1976. Elle est alors nommée responsable de la communauté de la Villa Maria et assistante de la Congrégation, tout en continuant son travail d’enseignante.

Sœur Marie-Louise était douée d’une autorité naturelle qu’elle exerçait avec douceur et fermeté. Elle aimait ses élèves, était proche de chacun d’eux, s’intéressait à ce qu’ils vivaient, mais elle avait une attention particulière pour ceux qui avaient des difficultés afin de développer chez eux le meilleur d’eux mêmes. Ses élèves l’appréciaient beaucoup et ils le lui rendront par de nombreuses visites et l’organisation de rencontres d’anciens élèves auxquelles elle participait avec joie .

Elle prend sa retraite en 1987. Elle accepte généreusement d’être envoyée à l’École de la Sainte Famille à VillefranchedeRouergue dans l’Aveyron pour seconder la directrice, assurer le secrétariat de l’école et l’accueil des parents. Elle s’adapte bien à ce nouveau milieu de vie .

En 1998, elle retourne en Lozère et elle est nommée responsable de la communauté de sœurs âgées de Chirac. Personne de paix, très méthodique, elle continuera d’exercer ses talents comme auprès de ses élèves jusqu’à la fermeture de la maison en 2010 et elle rejoint la communauté de la Villa Maria à Mende, heureuse de rendre de nombreux services .

En 2015, sa santé se fragilise. Elle rentre à la Villa Saint-Jean à Chirac. Elle y était heureuse. Ses forces diminuent et elle fait la douloureuse expérience de la maladie et de la dépendance. Petit à petit elle s’est apaisée et mercredi 13 janvier 2021, elle est partie sans bruit rejoindre la maison du Père.

Nous rendons grâce à Dieu pour sa longue vie au service des autres et nous la confions à Marie qu’elle aimait tant prier.

Extraits du témoignage de son frère Léon

« En prenant l’habit des Sœurs, Marie Louise avait choisi le nom de Sœur Saint Benoît. D’après ce qu’on m’a dit, c’était à la demande de notre cousine de Badaroux, Marie, déjà membre de la Congrégation, et qui s’appelait Sœur Sainte Scolastique, la sœur de saint Benoît. C’est noms religieux ont été abandonnés après le Concile Vatican II.

Marie Louise m’a dit un jour qu’elle trouvait plus facile d’enseigner aux garçons qu’aux filles.

J’ai toujours eu l’impression qu’elle prenait très au sérieux sa vie religieuse. C’est peut-être pour cela qu’elle avait été élue, pour quelques années, vicaire générale de sa Congrégation ; c’est-à-dire, la seconde après la supérieure générale. C’est à ce titre qu’elle a participé aux négociations avec les Sœurs de la Sainte Famille de Villegranche-de-Roueurgue en vue d’une fusion qui eut effectivement lieu.

D’une façon générale, je voudrais souligner sa grande délicatesse envers tout le monde, son envie de faire plaisir et d’offrir des petits cadeaux, bien que ses moyens fussent très limités.

Pour toute sa vie exemplaire, elle a bien mérité de jouir e la Paix et de l’Amour auprès de Dieu, car elle a été « une sainte personne »… »