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Du 5 au 10 novembre 2019, les évêques de France se rassemblent à Lourdes pour l’assemblée plénière d’automne.

Cette édition automnale est marquée par un défi missionnaire de trois ans.

Le Conseil permanent a souhaité que les assemblées permettent aux évêques de prendre en charge ensemble un défi missionnaire qui les rassemblerait tous. Ils ont rapidement été convaincus que la transformation écologique était à la fois une mise en cause de nos habitudes de pensée et de vie et une opportunité formidable de faire briller les lumières de la Révélation de Dieu. Elle représente un défi sérieux pour nos sociétés et appelle un beau travail de la part de l’Église.

L’encyclique Laudato SÍ avait permis de le comprendre, si cela n’avait pas encore été le cas. Mais les diocèses et, de façon générale, le peuple chrétien, peinent à entrer pleinement dans les perspectives ouvertes par le Saint-Père. Le label « Église verte » aide beaucoup de réalités ecclésiales à contribuer aux efforts de tous. Il reste tout de même à faire entendre la parole du salut en face des bouleversements qu’exige l’état de notre planète et du cosmos.

Or, autour des communautés chrétiennes, des jeunes gens nombreux choisissent des modes de vie en rupture plus ou moins visible avec le cours ordinaire de nos sociétés, au nom de leur responsabilité écologique. La plupart n’ont pas besoin de l’Église pour changer : ils le font à partir d’une réaction toute humaine, parfois nourrie de la foi chrétienne, plus souvent en puisant dans d’autres traditions culturelles ou spirituelles ou même en se gardant avec virulence de tout lien avec le christianisme. Ils changent de vie, ils prennent des décisions radicales (ne plus prendre l’avion pour des séjours de moins de 3 semaines, ne plus manger de viande dont on n’a pas vu l’animal qui la fournit, ne plus consommer d’aliments industriels,…), ils travaillent à transformer les modes de production (économie circulaire, conditionnements qui évitent les déchets, maîtrise déterminée des dépenses d’énergie, refus d’employer des sources d’énergie fossile…), ils imaginent des modes de vie sociale qui les rendent indépendants des structures traditionnelles incapables de prendre les décisions nécessaires…

S’ils n’ont pas eu besoin de l’Église pour changer de mode de vie, certains seraient heureux que l’Église ait quelque chose à leur dire. Quelques-uns pressentent qu’ils ont besoin d’une lumière et d’une parole autres pour que leur exigence écologique ne se transforme pas en idéologie, éventuellement violente. Il est donc proposé que pour cette assemblée de novembre 2019, les évêques puissent rencontrer quelques-uns de ces jeunes gens et se laissent bousculer par eux.

Ce thème était propice à un exercice de synodalité : c’est pourquoi le Conseil permanent à demandé aux évêques d’inviter à participer avec eux, aux deux premiers jours de l’assemblée, deux baptisés de chaque diocèse, femme, homme, laïc ou prêtre, diacre ou consacrée ou consacré… pas forcément le ou la spécialiste de Laudato SÍ des communautés chrétiennes. Il s’agit donc pour eux de convier deux personnes avec qui ils souhaitent réfléchir à l’avenir de la mission dans leur diocèse.

Les travaux sur ce thème commenceront le mardi 5 à 8h30 par les Laudes à la grotte et s’achèveront le mercredi 6 après la messe.

Parmi les autres sujets abordés, celui de la lutte contre la pédophilie et un travail sur la ratio nationalis.

Cette Assemblée plénière s’achèvera par la messe télévisée, retransmise en direct sur France 2, le dimanche 10 novembre à 11h.