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Copyright NBottou - Evêque sortie cathedrale

Quelle fête, c’est le carême !

Porté par la joie de la si belle ordination épiscopale de dimanche dernier, je m’adresse à vous tous, diocésains de Mende, au seuil de ce carême 2019.

Après le mardi-gras et le carnaval où les masques couvrent les visages, voici le mercredi des cendres… Il ouvre un temps, où par contraste, nous sommes précisément invités à jeter les masques. Il s’agit d’avancer vers le Seigneur et de rencontrer nos frères à visages découverts. Le carême se présente donc à nous comme un temps de vérité et de réalisme, de conversion et de réconciliation.

A lui seul, le mot « carême » évoque les 40 ans passés par le peuple hébreux au désert. 40 années entre l’Égypte opulente et la terre promise. Mais 40, ce sont aussi 40 jours et 40 nuits de marche d’Élie jusqu’à la montagne de Dieu l’Horeb pour la rencontre du Dieu vivant. 40 ce sont également, bien sûr, les 40 jours passés par Jésus au désert.

A vrai dire, le carême est devenu une pratique bien étrange aux yeux de nos contemporains mais aussi pour certains chrétiens ! Un temps de carême, c’est quand il fait mauvais temps. Un visage de carême, c’est un visage triste et fermé comme une porte de prison. Un feu de carême, c’est un feu qui ne réchauffe rien… rien du tout.

Votre nouvel évêque vous invite à vivre le carême, comme une fête ! Pourquoi ? Tout simplement parce que ce temps liturgique nous invite à nous rapprocher de Dieu et de nos frères. Temps de conversion tout simplement pour vivre mieux selon l’Évangile ! Demandons à Dieu, la grâce de célébrer ces 40 jours, avec le désir d’apporter un peu de lumière à notre monde, d’offrir un sourire -premier signe de charité pour les autres-, et de réchauffer les cœurs de nos proches par l’attention, la délicatesse, l’écoute. Le carême peut être vécu vraiment comme une fête !

 

+ Benoit BERTRAND
Évêque de Mende