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Copyright JF Salles-Diocèse de Mende

Les plus vulnérables au cœur

Nombreux sont ceux et celles qui, dans notre diocèse, ont les plus vulnérables au cœur. Par un engagement quotidien auprès des plus fragiles, dans des associations caritatives, dans la pastorale auprès des personnes migrantes, malades, âgées, ou handicapées, dans l’aumônerie de la maison d’arrêt ou tout simplement dans leurs relations quotidiennes, beaucoup se font proches de ceux qui souffrent. J’en suis témoin. Ces rencontres sont autant de rencontres avec le Christ agissant au cœur de nos blessures. De ces rencontres se dégage une puissance d’amour et de vie qui porte notre Église.

En plaçant un enfant au milieu de ses disciples, Jésus va encore plus loin. Pour lui, non seulement les plus vulnérables doivent nous tenir à cœur mais plus encore, ils doivent être au cœur, au centre de nos relations, de notre société, de notre Église. Nous le savons, quand les plus démunis ont leur place au cœur de nos communautés, de nos groupes, de nos assemblées, tous s’en trouvent humanisés.

Tel est l’enjeu de la révision des lois de bioéthique qui se prépare pour notre pays. Ne nous y trompons pas, derrière ce qui nous est présenté comme un droit immédiat, droit à mourir, droit à l’enfant, se cache la toute-puissance de l’individualisme et du monde de l’argent. Disciples de Jésus, nous devons aborder les discussions sur la fin de vie, sur la procréation médicalement assistée (PMA) ou encore sur le diagnostic prénatal, en gardant en tête (et au cœur), la dignité de toute personne humaine, de sa conception à sa mort naturelle.

Plus ils sont invisibles et incapables de se faire entendre, plus nous devons mettre les plus vulnérables au cœur de notre société. Jésus nous le demande mais de simples arguments en raison suffisent pour que nous adoptions cette ligne de conduite. Je vous invite à lire et à faire connaître les quelques pages signées de l’ensemble des évêques de France, en mars : « Fin de vie : Oui à l’urgence de la fraternité !» et tout dernièrement : « Respectons la dignité de la procréation ! ». Je vous invite aussi à organiser et ou à participer à une veillée de prière pour la vie, le 1er décembre, au tout début de l’Avent.

Que tous les plus vulnérables, à commencer par les tout-petits, les enfants à naître, soient réellement placés au cœur de notre prière et de notre attention.

 

François Durand
Administrateur diocésain